Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 12:28

 

 

Dominique Strauss-Kahn inculpé pour violences sexuelles à New York

 

Le Directeur général du Fonds monétaire international (FMI), le Français Dominique Strauss-Kahn, a été inculpe ce dimanche d'agression sexuelle, tentative de viol et séquestration de personne. Des faits qui se seraient produits à l'hôtel Sofitel de New York sur une femme de chambre dépêchée pour faire le ménage. Le patron du FMI était sorti nu de sa salle de bain, se serait jeté sur la dame de 32 ans, l'aurait plaquée au sol avant de tenter de la violer. Inculpé depuis samedi soir, il a plaidé non coupable.

Après les faits lui reprochés, qu'il nie entièrement d'ailleurs, DSK avait quitté précipitamment l'hôtel pour s'envoler pour l'Allemagne où il devait rencontrer la Chancelière allemande puis se rendre en Belgique où doivent se réunir les ministres européens des Finances. Il a été débarqué de l'avion d'Air France et mis sous les verrous. Il risque de 10 à 15 ans de prison selon la loi américaine.

Suivez les dernières informations après l'inculpation de Dominique Strauss-Kahn.

 

Dominique Strauss-Khan caracolait depuis des mois en tête des sondages en France en perspective des élections présidentielles, avec l'effondrement de la popularité du président Sarkozy et à un mois et demi de l'ouverture des primaires socialistes. Cette inculpation tombe donc comme un couperet au sein du parti socialiste où il faisait office de favori et le candidat à même de battre Nicolas Sarkozy. Mais Dominique Strauss-Khann n'est pas à son coup d'essai. Il y a peu une employée du département Afrique au FMI s'était également plainte de harcellement sexuel sur mais l'affaire avait été étouffée compte tenu de la position de la personne soupçonnée.

L'inculpation du patron du FMI rappelle étrangement celle du Premier ministre italien Berlusconi mais surtout celle du vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, pressenti comme probable candidat aux présidentielles congolaises de 2011 capable de tenir tête au président Kabila, après son 'échec' en 2006. Accusé de crimes de guerre perpétrés par les troupes qu'il avait dépêchées en République centrafricaine, sa carrière politique semble s'être arrêtée avec son arrestation en Belgique et sa détention au Tribunal pénal international de La Haye

Même si DSK était relâché, il serait quand même privé de son passeport. Pire, ses adversaires politiques ne s'empêcheront pas d'épingler les nombreuses frasques sexuelles de cet homme politique aujourd'hui à son troisième mariage et qui traîne derrière lui une réputation de chaud lapin. L'affaire risque de mettre un frein à sa carrière politique qui s'annonçait brillante. Elle est également perçue comme un coup dur pour la France qui risque là de perdre définitivement le poste convoitée du FMI.

 

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Mardi 10 mai 2011 2 10 /05 /Mai /2011 22:58

 

 

Récit d'un Burkinabé de passage pour la première fois à Kinshasa

 

Les Africains disaient très justement : ‘Voir Kinshasa et mourir’. En effet, la capitale congolaise était un lieu à voir à tout prix, une ville envoûtante avec ses immeubles modernes, sa vie diurne colorée de tous ses habitants souriants à longueur de journée. Ses nuits étaient tout autant des attractions, avec ces ‘nganda’ lumineux et bruyants, ses dancings recevant jusqu’à l’aube et les innombrables coins de restauration populaire. Que reste-t-il aujourd’hui de toutes ces attractions ?

C’est l’essentiel des propos de ce Burkinabé arrive à Kinshasa pour la première fois, à peine précédé par la sulfureuse réputation de la capitale congolaise.

 

Carnet de voyage et correspondance particulière 

 

Accompagnant à Kinshasa l’équipe nationale espoir, les Etalons du Burkina Faso, pour le match retour des éliminatoires des Jeux olympiques, Londres 2012, j’ai été surpris de constater certaines choses au pays de Kabila. Déjà, la défaite et l’élimination des Etalons espoirs suffisaient pour conclure que le voyage de Kinshasa n’a pas été fructueux. Mais voilà que d’autres situations sont venues empirer cette expédition en République démocratique du Congo (RDC). Retour sur un voyage !

Tout commence à l’aéroport international de Kinshasa, à l’arrivée de la délégation burkinabè, le 7 avril 2011. Les Etalons espoirs attendaient d’embarquer dans un bus digne de ce nom comme le Burkina Faso sait le faire aux équipes visiteuses.

Les joueurs sont dehors, sous le hall. Où est le bus ?, se demandait-on. Le chef du protocole de la Fédération congolaise de football, venu accueillir la délégation, répond : « Voilà le bus là-bas, au fond. On est en train de gonfler une roue ». Et le protocole d’ajouter : « C’est comme un avion ; il faut prendre toutes les précautions »

Deux minutes plus tard, le fameux bus avance. Tous les membres de la délégation burkinabè ont les yeux hagards. « C’est ce bus-là ».

« Et il dit que c’est comme un avion ? », s’étonne un joueur. En fait, le bus, c’est exactement comme celui qui transporte les femmes-balayeuses de Ouagadougou. Une dizaine de places assises pour une délégation de 27 personnes ! Les bagages entassés dans le bus, les uns assis, les autres debout et le vrombissement du fameux bus déchire les artères boueuses de la capitale.

SDC10978 L'avenue de la Victoire, à Kinshasa

 

« C’est la capitale du Congo comme cela ? », nous demande un autre joueur. Les taudis, les voies sales et les caniveaux bourrés avaient attristé les jeunes joueurs qui se demandaient s’ils étaient vraiment à Kinshasa, la fameuse capitale qui abrite 10 millions d’âmes sur les 60 millions que compte la RDC. Et un autre joueur de tirer sa conclusion : « Si c’est comme cela Kinshasa, c’est que notre maire, Simon Compaoré, est à féliciter ». Dommage que la Fédération congolaise de football n’ait pas suggéré une sortie des joueurs au centre-ville où il fait plus beau, pour que les jeunes aient une autre perception de la RDC avant leur retour, car il y a aussi de belles choses à voir à Kinshasa.

 

Eviter de se restaurer dans la rue

 

SDC11018 Un restaurant populaire, à Bandalungwa-Kinshasa

 

 Ce constat passé, cap sur l’hôtel. Les cinq journalistes se détachent du groupe pour se chercher un logis. Un premier séjour dans un hôtel au centre-ville nous donne la température. Unanimement, les confrères se décident à changer d’hôtel car celui de la veille est décevant. Sur indication d’un Burkinabè résidant à 2000 km de Kinshasa que j’ai joint au téléphone, nous sommes enfin bien logés.

Vu les conditions de restauration à Kinshasa, le groupe des journalistes se décide de ne manger que dans un restaurant digne de ce nom, quel qu’en soit le prix. Si le premier jour, nous nous sommes rendus dans un restaurant d’un Ivoiro-burkinabè du nom de Derra, nous avons, pour le reste de notre séjour, mangé sur place à l’hôtel.

Le jour du match, le 9 avril, nous découvrons un Stade des Martyrs mal entretenu. Impensable pour un grand pays comme la RDC ! Malgré tout, la RDC bat le Burkina sur cette pelouse. Il fallait donc revenir au Burkina Faso. Nous sommes le 11 avril et à l’aéroport international de Kinshasa, nous sommes dans le noir. Il fait très chaud ; une chaleur humide.

Il n’y a pas d’électricité à l’aéroport. Quoi ? S’indigne un passager. C’est là que j’ai su que les délestages étaient plus sérieux en RDC qu’au Burkina Faso. Un autochtone de me préciser : « Dans certains quartiers, le délestage peut durer deux mois et demi ». Vous ne rêvez pas. Deux mois et demi ! Incroyable ! C’est la capitale des groupes électrogènes ou des lampes à pétrole. C’est alors qu’une Congolaise vivant au Burkina Faso fait observer : « Si le Burkina Faso avait le dixième des potentialités de la RDC, il allait être un paradis ».

 

La taxe de trop

 

La Fédération congolaise informe la délégation burkinabè que chacun doit payer 50 dollars (environ 23 000 F CFA) pour pouvoir embarquer. Effectivement, la délégation burkinabè déboursera 1350 dollars pour honorer cette fameuse taxe. Pourquoi ? Personne n’ose répondre. « C’est comme cela et c’est obligatoire pour tous les passagers ; même les ambassadeurs et les ministres payent », nous lance un Congolais.

Devant le manque d’informations, je me décide à aller vers la sécurité de l’aéroport ». Là, un policier me signifie que les 50 dollars par passager constituent l’effort de chaque voyageur pour la réfection de l’aéroport de Kinshasa et que cette décision dure déjà deux ans.

Très vite, d’autres policiers m’entourent et je ne manque pas de leur dire que c’est une triste décision car la RDC, à elle seule, peut nourrir toute l’Afrique si elle le veut. Je ne comprends pas pourquoi il faut compter sur les passagers pour refaire l’aéroport de son pays.

Mieux, le passager n’est informé que le jour de son retour. Supposons qu’il reparte chez lui sans le moindre sou ! Devant ma surprise et ma colère, un des agents de sécurité me lance : « Monsieur, vous avez mal parlé ». Vite, un de ses collègues lui répond : "Non. Il n’a pas mal parlé. Il nous plaint, il a pitié de nous ». Et de se retourner vers moi pour ajouter : "Je vous comprends monsieur, mais c’est ce qu’on vit ici ».

SDC11052  Un engin de construction à l'aéroport de N'Djili

 

Formalités à la lueur de torches

 

Il est l’heure des formalités. Je croyais les peines de la délégation terminées. Mais non. Un cafouillage monstre sous le hall. Renseignements pris, tout se fait manuellement à l’aéroport. Le scanner qui identifie les bagages est en panne. C’est ainsi qu’on peut lire sur ledit scanner : « SVP, la machine est en panne. La fouille se fait manuellement ». Je fais vite de photographier ce message. Les Etalons s’organisent pour surveiller les bagages de la délégation jusqu’à l’enregistrement, sous la lueur de torches. Je demande à une policière s’il n’ y a pas de groupe électrogène à l’aéroport. « Si ! Mais je ne comprends rien », me répond-elle. « Même au village, ce n’est pas comme cela », lance un passager.

Même avec les milliers de passagers par jour qui payent chacun 50 dollars depuis deux ans, l’aéroport de Kinshasa ne peut s’acheter un groupe ! Vers la fin des formalités, la lumière rejaillit au grand bonheur des passagers. Ouf, mais pas de climatisation ! Chacun est pressé de rentrer dans l’avion. C’est fait. Heureux de retrouver Addis Abéba en Ethiopie, puis Ouagadougou au Burkina Faso.

Dans la vie, il faut voir pour croire. Et il revient à mon souvenir cette remarque d’un joueur qui était visiblement marqué par le visage que présentait Kinshasa : « Quand tu ne sors pas, tu ne sais pas que le Burkina Faso est bien ».

 

Alexandre Le Grand ROUAMBA (Ouaga-Kinshasa-Ouaga)

 

NDLR : Ne croyez surtout pas qu’il s’agit là d’une injure. Il s’agit plutôt d’une remarque formulée à l’égard de ces leaders qui croient que nous construisons notre pays. Au contraire, il y a trop de vols, trop de pillages et trop de corruption, qui fait que seule une masse insignifiante de récettes de l’Etat passe dans l’effort de reconstruction, alors que la plus grosse part va dans des poches privées, sans que les concernés (gouvernants et magistrats) ne s’en émeuvent un seul instant. Ce qui est criminel, suicidaire et fortement regretable.

La RDC est réellement très riche, mais les politiciens (ces gens qui ne comprennent rien à la politique) croient naïvement qu'on ne peut le développer qu'avec des fonds étrangers. Ainsi, pendant que certains pays africains ont fait un pas en avant dans la modernisation de leur espace, les Congolais, eux, continuent à danser le 'ndombolo', estimant, pour paraphraser un musicien, que : 'Toza na biso bien' (Nous sommes tres bien comme ca). Erreur.

On a construit 2 mètres de route : mobilisation générale, orchestre, danses, per diem et un très haut responsable pour le ruban symbolique. Mais dans l'entre-temps, la moitié du budget alloué a été volé. Drôle de pays, où le ministère public n'a plus comme rôle de traquer les infractions, mais d'avaliser les désiderata des décideurs.

A cette allure, qu'on accepte que les ressortissants de petits pays nous donnent des lecons et nous tournent en dérision, car nous ne sommes plus que des voleurs, des corrompus et des jouisseurs. C'est un constat grave, mais si un Congolais osait porter cette vérité en public, au lieu que cela nous incite à changer, on le jette plutot en prison. Car, 'toza na biso bien'. 

 

 SDC11048  Un acteur de théâtre populaire, improvisé en animateur PPRD

 

(Photos : www.lesignalducontinent, Kinshasa)

 

 

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Jeudi 10 mars 2011 4 10 /03 /Mars /2011 21:30

 

Le vice-Premier ministre Nzanga Mobutu démis de ses fonctions

 

Gizenga-kabila-Nzanga-Yerodia.jpg Nzanga Mobutu, entre Kabila et Yerodia

 

Kinshasa - M. François-Joseph Nzanga Mobutu vient d’etre révoque de ses fonctions de vice-Premier ministre, ministre de l’Emploi, du travail et de la prévoyance sociale, aux termes d’une ordonnance signee par le Président Joseph Kabila.

L’ordonnance présidentielle ne précise pas les raisons de cette révocation, mais l’Agence congolaise de Presse qui l’a annonce jeudi soir precise que M. Nzanga Mobutu, président du parti Udemo (Union des mobutistes) membre, avec le Parti lumumbiste d’Antoine Gizenga, de la coalition AMP (Alliance pour la majorité présidentielle) au pouvoir,  est depuis plusieurs mois absent de son poste  à Kinshasa.

 

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Vendredi 18 février 2011 5 18 /02 /Fév /2011 16:21

 

Un diplomate turc en RDC se donne la mort à Kinshasa

 

Kinshasa - M. Husman, consul de la République de Turquie en poste à Kinshasa, s’est donné la mort le jeudi 17 février dans la capitale congolaise, en se logeant deux balles dans la tête, après s’être enfermé dans son bureau de travail dans la commune de la Gombe.

Un journaliste de l’Agence congolaise de Presse a été dépêché sur place, où il a constaté les faits. L’ambassadeur de Turquie en République démocratique du Congo s’est abstenu de toute déclaration en attendant les résultats de l’enquête.

 

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 21:31

 

Une conférence internationale sur Simon Kimbangu en juillet prochain à Kinshasa

 

Kinshasa - Des professeurs et chercheurs des différentes disciplines de tous les continents sont attendus à Kinshasa, pour une conférence internationale qu’organise l’Eglise kimbanguiste du 19 au 22 juillet 2011 sur le thème : « Simon Kimbangu : l’homme, son œuvre et sa contribution au processus de  libération de l’homme noir en particulier et de l’homme opprimé en général ». Cette nouvelle a été annoncée par le Secrétaire général administratif de l’Université Simon Kimbangu (USK), Jean Akakiwa Bayago, samedi, au cours d’un entretien avec la presse.

 

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Les scientifiques de la RDC, pays hôte, vont échanger avec leurs homologues du monde sur tout ce qui touche au prophète Simon Kimbangu, fondateur de l’Eglise kimbanguiste. Les organisateurs, par l’entremise du comité scientifique de cette conférence, entendent de cette mobilisation des intellectuels, faire entrer Simon Kimbangu dans l’histoire universelle comme un grand personnage ayant joué un rôle important au 20ème siècle, notamment pour avoir éveillé la conscience de l’homme noir et de l’Africain tout court sur son devenir en lui montrant clairement l’égalité qui existe entre les êtres humains.

 

Signature d’un accord de financement de projet de la centrale Zongo II

 

Kinshasa - Le gouvernement congolais représenté par les ministres des Finances Matata Pongo et de l’Energie Gilbert Tshongo et la partie chinoise représentée par l’ambassadeur de Chine en RDC, Wang Yangwu, ont signé samedi un accord de financement du projet de la centrale Zongo II. Le coût du projet est de 360 millions USD.

Le ministre des Finances s’est engagé au nom du gouvernement à suivre l’exécution de ce projet qui entre dans le cadre des cinq chantiers, avant de saluer l’expérience de son collègue Tshongo de l’Energie. Pour celui-ci, il y a environ 25 ans, depuis que la RDC n’a plus construit une seule infrastructure du genre centrale hydro-électrique.

La construction de Zongo II, d’une capacité installée de 150 mégawatt, constitue une véritable bouée de sauvetage pour la ville de Kinshasa qui connait actuellement un déficit énergetique de l’ordre de 140 mégawatt. L’ambassadeur de Chine en RDC s’est déclaré heureux de l’aboutissement de ce dossier qui date de plusieurs années. Ceci démontre la détermination des deux gouvernements de renforcer leur coopération.

Zongo II a une production annuelle de 860 WH, recette annuelle 47 millions USD/an. Renforcement de la capacité de la production des réseaux du pays. Ce projet va créer 2000 emplois pendant sa construction et 300 postes pendant son exploitation. La durée des travaux est de trois ans au lieu de quatre. Il est financé par le gouvernement chinois, durée de remboursement vingt (20) ans, durée de grâce huit (8) ans.

 

15 opérations du cœur et 6 des voies urinaires réalisées à Kinshasa par la Chaîne de l’espoir-Belgique

 

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 Kinshasa - Douze bénévoles de la Chaîne de l’espoir/Belgique ont effectué à Kinshasa leur 8ème mission médico-chirurgicale qui leur a permis de réaliser avec leurs collègues de la Chaîne de l’espoir/RDC, du lundi 24 au vendredi 28 janvier 2011 à la Clinique Ngaliema, 15 opérations du cœur et 6 des voies urinaires à moindre coût sur des enfants qui avaient des malformations, a annoncé samedi à l’ACP Mme Anita Clément, coordonnatrice de cette association belge. Il s’agit des interventions chirurgicales pédiatriques délicates qui durent plusieurs heures et qui nécessitent des équipements adéquats et une infrastructure appropriée qu’on ne trouve pas encore en RDC.

C’est ainsi que la Chaînede l’espoir/Belgique apporte lors de ses missions médico-chirurgicales annuelles organisées depuis 2003 à Kinshasa des équipements indispensables à la réalisation de ces opérations du cœur. La Chaîne de l’espoir/Belgique et la Chaîne de l’espoir/RDC sont appuyées dans leurs actions médico-chirurgicales en faveur des enfants présentant des malformations cardiaques et des voies urinaires par une troisième association sans but lucratif (Asbl) dénommée « Espoir de vie/Lisanga lya Elikya ». Cette dernière se charge de mobiliser les fonds particulièrement auprès du secteur privé. Les trois associations partenaires, dont deux sont médicales et une non médicale, sont actuellement regroupées au sein d’une même Asbl dénommée « CHIRPA ».

Le président de la Chaîne de l’espoir/Belgique, le Pr Jean Rubay a, au cours d’une conférence de sensibilisation organisée par l’Asbl/CHIRPA samedi à la Clinique Ngaliema à Kinshasa, salué la performance du Pr Axel Feyaerts, chirurgien urologue qui a réalisé au cours de la mission qui vient de s’achever 6 opérations pédiatriques délicates des voies urinaires dont 2 au niveau du petit bassin avec des interventions orthopédiques. Il a lancé un appel au secteur privé pour qu’il continue à appuyer financièrement les missions médico-chirurgicales en faveur des enfants de la RDC qui ont des malformations cardiaques car sans son appui, il n’est pas possible de poursuivre l’organisation de ces missions.

Le président de la Chaîne de l’espoir/RDCongo, le Pr. Joseph Shiku Diayisu, a, à cette même occasion, lancé un appel pathétique aux autorités de la RDC pour qu’elles appuient les actions menées par l’Asbl « CHIRPA » en faveur des enfants qui souffrent notamment des malformations du cœur. La présidente de l’Asbl « Espoir de vie/Lisanga lya Elikya », Mme Madeleine Katende a, quant à elle, annoncé que cette association est en train de mobiliser des fonds auprès des partenaires privés pour la création d’un centre de chirurgie pédiatrique cardiaque bien équipé afin que des médecins congolais deviennent autonomes et réalisent seuls des opérations du cœur dans des conditions hygiéniques requises. Selon l’Asbl « CHIRPA », environ 25.000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque année en RDC à cause d’une malformation du cœur, faute des soins qui coûtent très chers et qui nécessitent un transfert dans un pays bien équipé. Dans le monde, un enfant sur 100 naît avec une malformation du cœur.

 

Forte prévalence de la lèpre dans 4 provinces de la RDC

 

Kinshasa - Une forte prévalence de la lèpre est observée dans les provinces Orientale, du Katanga, de l’Equateur et du Bandundu et constitue un problème à résoudre en RDC, a indiqué le directeur du Programme national pour l’élimination de la lèpre (PNEL), le Dr. Jean Norbert Mputu, lors d’une journée d’information organisée à l’intention de la presse vendredi à Kinshasa à l’occasion de la 58ème journée mondiale de cette maladie.

Selon le médecin, jusqu’en 2010, sept provinces avaient réellement atteint l’élimination de cette maladie comme problème de santé publique, notamment Kinshasa, le Nord-Kivu, le Bas- Congo et les deux Kasaï.

 De ce fait, a-t-il ajouté, on a constaté une forte transmission de la lèpre dans un grand nombre de zones de santé (ZS) du pays, soit 90 ZS sur 515 existantes, et un dépistage des cas très faibles dans la ville de Kinshasa. Le directeur du PNEL a également cité les problèmes de la faible couverture et de l’insécurité dans en l’Ituri ainsi que le désengagement d’un partenaire traditionnel dans les deux Kasaï à cause de la crise financière. Face à cela, il a évoqué les défis à relever, à savoir réduire la charge de la lèpre à tous les niveaux provinciaux et périphériques, prévenir et soigner les infirmités dues à cette maladie par l’auto-soin et la chirurgie de la lèpre ainsi que pérenniser les acquis.

La situation évolue bien en RDC, selon lui, car ce pays a atteint le seuil de l’élimination de la lèpre comme problème de santé publique établi par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) qui est de moins d’un cas pour 10.000 habitants. En 2010, la RDC a enregistré 4431 malades lépreux sous traitement, 3734 nouveaux cas, 404 enfants lépreux, 403 cas avec infirmités de 2ème degré, soit une proportion de 11% d’enfants et 11% de cas d’infirmités de 2ème degré. Une augmentation de l’ampleur de malades dans beaucoup de provinces et ZS ainsi qu’une amélioration de la prise en charge des malades grâce à des taux de guérison sont attendues, a conclu le Dr Mputu.

 

 

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 21:03

 

S P O R TS

 

Mazembe réalise le doublé à la Super Coupe CAF face à FUS Rabat (0-0, 9-8 t.a.b.)

 

Kinshasa – Le TP Mazembe de la RDC, double vainqueur de la Ligue des champions de la CAF (Confédération africaine de football), a réalisé un autre doublé à la Super Coupe continentale, au détriment de FUS (Fath Union Sport) de Rabat, samedi au stade de la Kenya, à Lubumbashi, au terme de sa victoire aux tirs au but, 9-8, les deux équipes n’ayant pas pu se départager à l’issue du temps réglementaire, 0-0.

Après déjà un raté de chaque côté et alors que le 11ème botteur de l’équipe marocaine venait de voir sa tentative bloquée par le gardien Robert Kidiaba, celui-ci a pris la responsabilité d’exécuter le 11ème tir de Mazembe à la place d’Ekanga dont c’était le tour d’exécution. Il l’a imparablement transformé, permettant à son club d’enlever pour la deuxième fois consécutive le trophée au bout d’une partie au cours de laquelle le club congolais a eu des difficultés à contourner la ligne défensive de FUS, très bien en place. Les rares actions à signaler sont à mettre au compte de Bedi Mbenza (30ème) dont la tête a percuté le montant sur un coup franc de Lofo Bongeli pour le TP Mazembe et Malick (78ème) qui a vu sa tête détournée sur sa ligne par Kidiaba pour le FUS.

 

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 Par ailleurs, le haut du tableau du palmarès est détenu par Al Ahly d’Egypte avec 4 titres suivi de son rival cairote, Zamalek, avec 3 titres. Enyimba du Nigeria (2003, 2004), Al Ahly d’Egypte (2005, 2006) et, depuis dimanche dernier, Mazembe de la RDC (2009, 2010) sont les seuls à avoir gagné deux titres d’affilée chacun.

Le palmarès complet de l’épreuve de gala se présente de la manière suivante : Africa Sport de la Côte d’Ivoire (1992), Zamalek d’Egypte (1993, 1996, 2002), Espérance de Tunis de la Tunisie (1994), Orlando Pirates de l’Afrique du Sud (1995), Etoile Sportive du Sahel de la Tunisie (1997, 2007), Asec Mimosas de la Côte d’Ivoire (1998), Raja de Casablanca du Maroc (1999), Hearts of Oak du Ghana (2000), Al Ahly d’Egypte (2001, 2005, 2006, 2008), Enyimba du Nigeria (2003, 2004), TP Mazembe de la RDC (2009, 2010).

 

Motema Pembe trop fort (4-0) pour KMKM de Zanzibar

 

Kinshasa – Le DC Motema Pembe de la RDC s’est montré trop fort pour le club zanzibarite de KMKM, renvoyé à ses études sur le score sans appel de 4-0, samedi au stade Amani à Zanzibar, en match aller des préliminaires de la 8ème Coupe de la Confédération. Les buts du Daring ont été obtenus par Ilongo Ngasania « Saddam » (4’), Salakiaku Matondo (13’, 83’) et Inasawa Mfumu Rhino (53’).

Sur le même terrain, dimanche en nocturne, dans la 15ème Ligue des champions de la CAF (Confédération africaine de football), Zanzibar Ocean View a fait jeu égal, 1-1, avec l’AS V.Club de la RDC en réussissant l’égalisation à la 88ème minute alors que le club vert et noir kinois menait au score sur un but de Alfred Mfongang « Sarkozy » à la 72ème minute. Les matches retour auront lieu au stade des Martyrs après le tour final du 2ème Championnat d’Afrique des Nations de football, prévu du 4 au 25 février 2011 au Soudan.

 

« Les Stars » prend le meilleur (4-2) sur Elima Matadi en match amical de football

 

Kinshasa – Le FC Les Stars de Kinshasa a pris le meilleur sur le TC Elima de Matadi qu’il a battu par 4-2, vendredi au stade Tata Raphaël, en match amical de football. Les « bleu et blanc » de la commune de Bandalungwa ont contrôlé le jeu comme à leur habitude pour mener à la pause par 2-0 avant de voir cette avance effacée par des Matadiens dépassés, par la suite, par le rythme imprimé à la rencontre au point d’encaisser deux autres buts dans le dernier quart d’heure de la partie.

 

Foot féminin/Les « Waylas » d’Ethiopie assomment (3-0) les « Léopards » de la RDC en préliminaires des JO-Londres 2012

 

Kinshasa – Les « Waylas » d’Ethiopie ont assommé les « Léopards » de la RDC sur le score de 3-0, dimanche à Addis-Abeba, en match de football féminin des moins de 23 ans comptant pour la manche retour des préliminaires des Jeux olympiques-Londres 2012. A l’aller, le samedi 15 janvier, à Kinshasa, les « Léopards » avaient été tenues en échec à domicile, 0-0, par des adversaires plus techniques.

 

Le Maroc abritera la CAN en 2015

 

Kinshasa - L’organisation de la 30ème Coupe d’Afrique des Nations de football, en 2015, a été confiée au Maroc par le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) en marge de la Super Coupe d’Afrique entre le TP Mazembe et FUS de Rabat du Maroc, samedi à Lubumbashi. C’est pour la troisième fois que le Royaume chérifien organisera cette prestigieuse compétition continentale après l’édition de 1988.

Pour la 31ème édition en 2017, l’organisation reviendra à l’Afrique du Sud, qui avait déjà abrité la manifestation en 1996, dans sa 20ème édition. Le Gabon et la Guinée Equatoriale le feront conjointement pour la 28ème édition en 2012, tandis que la Libye sera l’hôte de la CAN 2013.

Par ailleurs, le comité exécutif de la CAF a fait honneur au Rwanda pour accueillir la 4ème édition du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) en 2016 après la Côte d’Ivoire en 2009, le Soudan en 2013 et la Libye en 2014. Il est à rappeler qu’en tête des pays ayant déjà eu à organiser les phases finales, se trouve l’Egypte avec 4 CAN à son actif (1959, 1974, 1986, 2006). L’Ethiopie (1962, 1968, 1976), le Ghana (1963,1978, 2008) et la Tunisie (1965, 1994, 2004) sont en 2ème position avec 3 phases finales devant le Soudan (1957, 1970). Sans oublier que le Ghana et le Nigeria avaient co-organisé le tour final en 2000.

 

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Lundi 24 janvier 2011 1 24 /01 /Jan /2011 13:54

 

Constituton révisée : Ce qui va changer

 

Kinshasa – Le Président de la République sera désormais élu à la majorité simple à un tour, aux termes de la révision constitutionnelle adoptée par les deux chambres du Parlement réunies en congrès et dont le texte a été promulgué jeudi soir par le Président Kabila.

Cette revision a suscité des commentaires dans diverses directions, le précédent texte de la constitution de février 2008 prévoyant une élection à deux tours, à la majorité absolue.

Huit articles de la constitution du 18 février 2006 étaient concernés par la révision. Outre l’article 71 alinéa 1 révisé, qui prévoit l’élection du Président de la République à un tour, à la majorité simple, les sept autres apportent les innovations suivantes :

L’article 110, qui traite de la perte du mandat d’un parlementaire, stipule désormais, que lorsque ce dernier est nommé à une fonction politique incompatible avec son mandat, il peut, à la fin de cette fonction politique, retrouver son siège au sein du parlement.

Les articles 197 et 198 permettent au Chef de l’Etat d’arbitrer désormais les conflits dans les institutions provinciales, à la suite de nombreuses crises enregistrées dans leur fonctionnement au cours de cette législature. Ainsi le Président de la République peut, aux termes des articles révisés, relever le gouverneur de ses fonctions ou dissoudre l’assemblée provinciale en cas de crise au sein de l’institution provinciale.

L’article 149 place les magistrats du parquet sous l’autorité du ministère de la Justice, tandis que l’article 208 donne pouvoir uniquement au Chef de l’Etat d’appeler le peuple au referendum.

Aux termes de l’article 226 révisé, la programmation de l’installation des 26 provinces prévues par la constitution est laissée aux bons soins du législateur, compte tenu des difficultés rencontrées dans sa matérialisation, et ne répond plus aux dispositions antérieures qui en fixaient la période de manière constitutionnelle.

Enfin l’article 126 intègre une disposition qui oblige le gouvernement de demander au parlement les crédits provisoires lorsque le budget n’est pas voté à temps.

 

Aucune legitimit   é après un tel suffrage ?

 

Selon l’Agence congolaise de Presse (ACP), la révision constitutionnelle, particulièrement celle de l’article 71 alinéa 1, avait soulevé un tollé dans l’opposition, qui estime qu’un Président élu à la majorité simple à un tour n’aurait pas la légitimité nécessaire pour gouverner un pays comme la République démocratique du Congo, une mosaïque de plus de 400 tribus.

Le camp de la majorité, initiateur de la proposition de révision, évoque notamment une contrainte budgétaire, le processus électoral devant avaler près de 800 millions de dollars. Il balaie par ailleurs l’argument de légitimité évoqué par l’opposition, en rappelant que le système de l’élection à un tour pratiqué dans divers pays du monde, qu’il s’agisse du suffrage universel ou de l’élection au second degré au Parlement, n’a jamais conduit à la contestation de la légitimité du Président élu, même si les suffrages ayant consacré la victoire du candidat sont ceux d’une minorité par rapport à l’ensemble de la population du pays.

Le débat à ce sujet à l’Assemblée nationale avait suscité un tel désaccord que certains députés, dans les deux camps, en sont même venus aux mains, avant que l’opposition ne quitte l’hémicycle en bloc pour protester contre l’adoption de la proposition de révision. Celle-ci sera finalement votée par les deux chambres réunies en congrès.

Plusieurs diplomates des pays partenaires de la RDC, qui ont eu ces jours des échanges de vues avec les autorités congolaises ainsi que certaines personnalités politiques qui se sont prononcées sur la question, ont estimé qu’ils n’avaient pas de jugement de valeur à faire sur cette révision qui reste, selon eux, une affaire de politique intérieure à la RDC, rappelle-t-on.

 

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Samedi 15 janvier 2011 6 15 /01 /Jan /2011 20:14

 

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Explosif

 

Programme national multisectoriel de Lutte contre le Sida

 

Duel au couteau entre Muzito et le Ministre de la Santé

 

Les relations ont visiblement viré au vinaigre depuis mi-décembre 2010 entre le Premier ministre Adolphe Muzito et son ministre de la Santé Makwenge Kaput, depuis que le dernier a procédé, de façon anarchique, à des nominations intempestives à la tête de la Coordination nationale du Programme national multisectoriel de lutte contre le Sida (PNMLS), un projet grassement subventionné par le Banque mondiale et considéré, à ce titre, comme une vache à lait par certains responsables vereux du secteur de la santé.

 

Les torchons brûlent entre le Premier ministre qui s'est vu presque injurier par son ministre de la Santé, lequel a carrement passé outre les instructions de la Primature voulant privilégier la légalité dans le dossier des nominations au sein du PNMLS, surtout que les partenaires de la RDC qui financent ce projet avaient les yeux braqués sur ce dossier, afin de garantir l'orthodoxie qui a souvent fait défaut dans l'utilisation des fonds, énormes, engagés dans la lutte contre cette pandémie mondiale. C'était sans compter sur la cupidité de ces Congolais qui ne s'entourent d'aucun scrupule devant l'argent. De quoi s'agit-il au juste ?

Le PNMLS est une institution gérée par un Conseil national depuis sa restructuration initiée en janvier 2010 sous la direction du Premier ministre. Le conseil, placé sous la présidence du Chef de l'Etat et dirigé au quotidien par le Premier ministre, comprend ainsi des délégués de la Présidence, de la Primature, du Ministère de la Santé ainsi que des différentes institutions nationales intervenant dans la lutte contre le Sida.

Néanmoins, le Ministre de la Santé s'est arrogé les prérogatives de nommer unilatéralement les cadres nationaux du PNMLS, passant outre la procédure en vigueur, notamment le décret présidentiel créant le PNMLS qui stipule en son article 19 que « le personnel de la Coordination nationale est recruté de façon concurrentielle» et que « le Coordonnateur national et son Adjoint n'entrent en fonction qu'après signature des contrats avec le président du Conseil national ».

 

Photo-Victor-Makwenge.jpg M. Makwenge

 

 Pour Makwenge Kaput, visiblement en terrain conquis, le Premier ministre et son Conseil national n'avaient qu’à se faire voir ailleurs. N'en faisant qu' à sa tête, il lance un appel de candidatures de façade début juin 2010. Immédiatement, le Premier ministre lui adresse une lettre officielle de rappel à l'ordre. Aux termes de la correspondance, sous référence RDC/GC/PM/0370/2010, Adolphe Muzito enjoint à  son Ministre de la Santé « d'annuler immédiatemenet l'appel à candidature qui est inopportun » compte tenu de « l'existence d'une commission ad hoc créée depuis janvier 2010 » et, donc, seule compétente en la matière.

Au contraire, le Ministre Makwenge, à la surprise générale et sans rire, va s'empresser de nommer respectivement coordonnateur national et adjoint non pas n'importe qui : deux de ses copains à savoir un ancien collègue de service alors médecin dans un hôpital de Lubumbashi ainsi que son propre conseiller médical.

 

La récompense de l'incompétence

 

Au delà de ces nominations empreintes d’irrégularités et marquées par une insubordination osée, sans la moindre crainte ni respect des lois du pays, il est intéressant de savoir que la personnalité des deux recipiendaires n'est pas non plus exempte de tout reproche. En effet, si l'adjoint, Bernard Bossiky Ngoy, ancien conseiller du ministre, est assez peu connu, le nouveau coordonnateur national, Lievin Kapend, nommé le 14 décembre 2010 par le ministre de la Santé, n'est autre que le coordonnateur provincial du Katanga, également originaire de cette province comme son copain le ministre. Le contraire aurait d’ailleurs relevé du miracle.

Connu de tous, agents et partenaires du PNMLS - Banque Mondiale, Pnud-Fonds mondial, Onusida, Unicef et OMS - pour son incompétence, Lievin Kapend a occupé le poste de coordonnateur provincial plus de 5 ans sans la moindre ambition, se montrant même incapable de rencontrer les autorités politiques et administratives de la province, ni de mobiliser 1 seul dollar auprès des entreprises de la province pour soutenir la lutte contre le Sida comme cela est de mise au PNMLS.

 

Une coordination de « personnes vivant grâce au VIH »

 

 Mr-Lievin-Kapend.JPG  M. Lievin Kapend

 

La coordination provinciale du Katanga, que M. Kapend a dirigée depuis la création du PNMLS en 2004, charie une sale réputation, celle d’être la plus médiocre de la RDC. Pour preuve s'il en faut, le dernier rapport d’inspection de la coordination nationale, datant de 2009 que nous nous sommes procuré et qui relève pas moins de 15 points de faiblesses à son encontre.

Le rapport pointe notamment un grave « déficit managérial dans le chef du Coordonnateur provincial », le sieur Lievin Kapend, l'existence dans cette coordination de projets financés mais sans preuve comptable des justifications des montants décaissés, un manque criant d’esprit d’équipe, la démotivation professionnelle et un mauvais climat de travail dus notammenet à des « rivalités » ainsi qu’à des « coteries malsaines et nuisibles », conflit d’intérêt dans le processus de financement des projets et existence de projets sans suite.

Pire, le rapport fait état de forts soupçons de rançonnement des bénéficiaires des subventions de la Banque mondiale et du Fonds Mondial par des cadres de la Coordination provinciale qui s'arrogent au moins 10% du montant financé, d'existence de projets signés par le Coordonnateur provincial sans l’autorisation préalable de Kinshasa et surtout d'opacité dans la gestion des fonds mobilisés.

Voilà résumés les hauts faits d’armes du nouveau promu. Aussi, le seul mérite de Lievin Kapend qui a poussé le Ministre Makwenge à le promouvoir semble donc être à l'opposé de l'objectivité. On parle dans les milieux du PNMLS de l'appartenance à la même province.

 

Faire du PNMLS une boutique privée sur base tribale

 

La chaîne de la médiocrité ne pouvait s’arrêter en si bon chemin. Le nouveau coordonnateur national, Lievin Kapend, a vite fait de singer son maître. Fin décembre 2010, il nomme à son tour coordonnateur provincial du Katanga un « petit » à lui : un certain Sonyi Masekwa, qu’il venait d’engager mi-novembre 2010 comme agent temporaire pour un contrat de trois mois allant jusqu'au 31 janvier 2011. Le sommet du ridicule, sinon de l’incompétence.

 

Poto-SONYI.JPG Le nouveau coordonnateur provincial du Katanga. Vous ne rêvez pas

 

Tenez : Le gars, selon le CV deposé à l’occasion de son recrutement, est détenteur d’un graduat laborieusement décroché en 2004 dans un obscur institut privé en Sciences et techniques de Développement, l’Institut supérieur interdiocésain Mgr Mulolwa au Katanga, lequel ne sera d’ailleurs agréé que deux années plus tard, soit en juin 2006.

Bref, pour être sûr de conserver la mainmise sur la coordination provinciale du Katanga et pouvoir, à l’occasion, « pomper » à son compte les plantureux subsides que la Banque mondiale lui octroie, Monsieur Lievin Kapend ne s’est pas gêné un seul instant. Il promeut un agent temporaire, ayant de surcroît à peine deux semaines d’ancienneté dans la boîte, alors même que la coordination provinciale regorge de cadres compétents en son sein, dont un docteur en Médecine et plusieurs licenciés ayant de deux à six années d’ancienneté. Du jamais vu en RDC et, ni plus ni moins qu’une injure non seulement vis-à-vis du Président Kabila, qui est le président du Conseil national du PNMLS, mais aussi à l’endroit du Ministre de la Santé qui s'est amusé à défier le Premier ministre Muzito en parachutant ce copain incapable à la tête du PNMLS.

Pour rappel, le PNMLS bénéficie depuis sa création en 2004, en termes de ressources financières, de l’apport quasi exclusif de la Banque mondiale à hauteur de 102 millions de dollars pour sa mise en œuvre en 5 ans. C'est cette manne appétissante qui a ôté la raison à certaines personnes du secteur de la Santé.

Mais il faut aussi savoir que le comportement voyou du ministre de la Santé dans cette affaire a provoqué l'indignation des partenaires du PNMLS, qui rechignent aujourd'hui à délier la bourse pour le prochain exercice. Dossier à suivre donc.

 

 

 

 

 

 

 

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /Août /2010 15:35

Quitte ou double entre Motema Pembe et Ndoki a Ndombe en finale de la Coupe du Congo de football

 

Kinshasa - L'attention du Congo footballistique est focalisée sur le stade de la Kenya, à Lubumbashi, où sera connu cet après-midi qui du DC Motema Pembe de Kinshasa ou de Ndoki a Ndombe de Boma sera le champion du pays, à l'issue de la finale de la 46ème coupe du Congo de football. 

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Les champions de la Ville de Boma seront opposés, en finale jeudi au stade de la Kenya à LubumbashiSur le papier, Le DC Motema Pembe, avec 10 couronnes gagnées dans la compétition nationale, paraît mieux loti pour en décrocher une autre devant l’AS Ndoki a Ndombe, également motivée et déterminée mais apparemment dépourvue d’expérience, étant encore en quête de son premier titre. Mais les performances engrengées tout au long du tournoi par la représentante du Bas-Congo (elles étaient deux avec l'AS Veti de Matadi) a fini par booster les ambitions de ce club vert et noir cher aux "Bana Boma Pas deux".

Il est à rappeler qu’en groupe B, Motema Pembe avait terminé en tête avec 7 points en 3 sorties, comme l’avait été Ndoki a Ndombe, dans l’autre groupe, qui arbore le même chiffre à son actif pour le même nombre de rencontres livrées, rappelle-t-on.

 

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /Août /2010 15:32

Kenya Airways : Une poubelle ?

Des voyageurs dénoncent une vraie maltraitance



Par Jean Kiyenga



Les voyageurs empruntant la compagnie aérienne Kenya Airways ne se remettent pas des désagréments accumulés lors des vols les ramenant en Afrique en provenance de Bruxelles. Ils se sont résolus à dénoncer cette situation fâcheuse.

 

Plusieurs correspondances nous sont parvenues de Kinshasa comme de Lubumbashi en République démocratique du Congo des voyageurs croyant faire une bonne affaire en empruntant les vols de la Compagnie aérienne Kenya Airways à partir de Bruxelles. Au contraire, ils ont été déboussolés la plupart des cas.

En effet, le routing des vols signale le départ à partir de Bruxelles-Zaventem, ensuite des escales à Amsterdam et à Naïrobi. A chaque fois, il faut changer d'appareil. Et c'est là que naissent les différents désagréments. Kenya-poubelle.jpg

Plusieurs voyageurs atterrissent à Kinshasa ou Lubumbashi, alors que leurs bagages sont restés en cours de route. Il faut alors attendre, en priant que les bagages soient bien à bord du vol du lendemain.

Une deuxième surprise n'est toujours jamais écartée. C'est le cas de ce médecin qui, à sa descente d'avion à Lubumbashi, se croit être privilégié pour avoir pu récupérer l'un de ses deux bagages, alors que ses voisins n'en auront aucun. Ils sont tous convoqués le lendemain : un vol est annoncé, ramenant les bagages restés à Naïrobi.

Mais le lendemain, le médecin sera décontenancé : son bagage est simplement introuvable. Il fera le va-et-vient deux semaines durant. En vain. C'est seulement alors que le préposé local de la compagnie lui dira : "Il faut remplir un formulaire". Et ce n'est que le début des misères.

"Avez-vous les factures de vos biens qui sont dans le bagage perdu ?", demande-t-on au voyageur médusé. Comme si le préposé avait, lui, la facture de la veste qu'il porte sur lui. Pire, le médecin possède bien des factures des biens qu'il venait fraichement d'acheter à Bruxelles. Mais le comble est que ces factures sont à l'intérieur de la valise perdue. Il rétorque :

"J'ai bien quelques factures, notamment celle d'un appareil se trouvant dans le bagage recherché. Retrouvez le bagage, vous ouvrez, et vous trouverez la facture en question." C'est donc l'impasse.

Il faut ajouter que pendant les deux semaines qu'a duré l'attente, la compagnie a été aux abonnés absents : aucune assistance aux voyageurs lésés, aucun conseil, aucune consolation. Comme si le voyageur avait tort de perdre son bagage. A peine si un site est mis à leur disposition pour visionner le tracking du bagage perdu. Un site d'ailleurs jamais mis à jour, et qui ne traque rien du tout.

Pire, il n'y a aucun moyen de procédez à une réclamation au niveau de Bruxelles ni d'Amsterdam. La compagnie ne possède aucune représentation du tout, sinon un guichet d'une autre compagnie pour les formalités. Rien de plus.

Bref, un voyageur qui a perdu son bagage est abandonné à lui-même. Pour ces voyageurs malheureux, le'unoique conseil, c'est qu'il faut carrément éviter de prendre un vol de Kenya Airways, qu'ils qualifient de "véritable poubelle".

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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