Mercredi 13 mai 2009

Depuis lundi en librairie

 

 "Les cadres congolais de la 3ème république"

 

Bruxelles - L'ouvrage "Les cadres congolais de la 3ème république", oeuvre de deux journalistes de l'Agence congolaise de Presse (ACP) publiée par l'Edition L'Harmattan, se trouve en librairie depuis le lundi 11 mai 2009, a-t-on appris des auteurs dudit ouvrage, MM. Joseph-Roger Mazanza Kindulu et Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa, respectivement directeur et sous-directeur du Bureau européen de l'ACP à Bruxelles, qui l'ont réceptionné le même jour.

Préfacé par le Professeur André Yoka Lye Mudaba, ce répertoire biographique jette un nouvel éclairage sur les itinéraires, quelquefois sinueux, des cadres congolais et permet ainsi de mieux cerner, à travers les différents parcours, les mutations opérées au cours de l’histoire récente de la RDC.

Le document, qui est la deuxième édition des « Nouveaux cadres congolais – Figures d’aujourd’hui et de demain », publié en 2005, rend compte du nouvel environnement politique né du scrutin de 2006, à l'issu duquel bien des habitués des répertoires ont échoué à négocier le cap et ont quitté l’arène ou pris du recul, cédant la place à de jeunes figures ainsi confortées par le suffrage universel.

Mieux, l'ouvrage "Les cadres congolais de la 3ème république" se veut plus innovant, dans ce sens qu'il présente un échantillon plus étoffé et plus large des dirigeants congolais de divers horizons, intégrant même ceux des Congolais qui, en dehors des politiciens et autres, assument des responsabilités, importantes ou minimes, pouvant avoir une quelconque incidence sur le comportement des membres de leur communauté.

Ainsi, font leur entrée des personnalités qui ont réalisé une ascension fulgurante, telles le Premier ministre Adolphe Muzito, ses vice-Premier Emile Bongeli et Mobutu Nzanga, le gouverneur Moïse Katumbi Chapwe ou le vice-gouverneur Guilbert Paul Yav Tshibal Katanga, Roger Nsingi et André Kimbuta Yango, respectivement président de l'Assemblée provinciale et gouverneur de Kinshasa. D'autres nouveaux hauts cadres cadres, dont Jean-Marie Dikanga Kazadi, ministre provincial de l'Intérieur au Katanga, Jean-Marie Vianney Longonya Okungu Dembe D’Ote, administrateur délégué général de l'ACP, Emmanuel Bakanyize Birhali, directeur provincial des Impôts, ou encore Hélène Kwamba Tshibola, médecin provincial du PNMLS responsable de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH-Sida au Katanga, figurent parmi tant d'autres dans le nouveau répertoire. 



Evêques, journalistes, députés, magistrats et musiciens s’y côtoient harmonieusement

 

Se côtoient également dans l’ouvrage des évêques de l’Eglise catholique, des élus du peuple, des journalistes ainsi que des cadres de la magistrature et, pour la première fois, des vedettes de la chanson telles que Tabu Ley Rochereau, Simaro Lutumba, Shungu Wembadio Jules Papa Wemba, Jossart  Nyoka Longo, Agbepa Mumba Antoine dit Koffi Olomide, Ngiama Makanda Noël alias Werasson ou JB Mpiana.

De même, l'Histoire de la RDC s'accélérant presque de jour en jour, les auteurs ont tenu à prendre en compte des personnalités qui se sont signalées dans les récents événements à l’est comme à l’ouest de la RDC, notamment Laurent Nkundabatware Mihigo et Omar Basile Diatezwa, deux cadres du CNDP, tout comme Ne Muanda Nsemi, né Zacharie Badiengila, chef suprême de Bundu dia Kongo, mué en parti politique dénommé "Bundu dia Mayala". 

L'ouvrage, qui compte un total de 636 notices biographiques, dresse ainsi des repères déterminants et rafraîchit la mémoire collective grâce à des remises à jour incessantes. Dans cette optique, il constitue un document indispensable pour les acteurs et les observateurs intéressés au devenir du Congo.

Rédacteur en chef de www.lesignalducontinent.over-blog.com , J. Cornelis Nlandu-Tsasa, qui a également assuré la mise en page de l’ouvrage, est ainsi à son quatrième livre, après La Rumeur au Zaïre de Mobutu – Radio-trottoir à Kinshasa (1997), Joseph Kabila peut-il réussir ? (2001) et Les nouveaux cadres congolais – Figures d’aujourd’hui et de demain (2005).  

 

Les cadres congolais de la 3ème république, Edition L’Harmattan, Paris 2009 (265 pages)

FNAC – 25,50 Eur ou
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=28632

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 7 mai 2009

 

Interdiction de citer les noms des autorités publiques dans les chansons, enfin !

 

Kinshasa - Le ministre de la Communication et des médias, Lambert Mende Omalanga, a interdit, par une lettre circulaire adressée aux organes de presse audiovisuels, la citation abusive des noms des autorités publiques dans les chansons et spectacles à caractère commercial.

L’interdiction du ministre Mende vient mettre fin à la tolérance observée dans cette pratique incivique depuis la mesure prise le 15 septembre 2005 par la Commission nationale de censure des chansons et des spectacles suivant la lettre n°Just/05/CNCCS/053/2005 du président de cette commission. Une exception est cependant accordée aux œuvres produites et diffusées dans le cadre de l’appui du monde artistique à l’effort de reconstruction nationale.

Les artistes musiciens et dramaturges congolais, rappelle-t-on, ont instauré dans leurs prestations, une pratique dénommée « Libanga », consistant à mentionner des noms de personnes dans leurs œuvres moyennant des espèces. sonnantes

Pour se faire prévaloir, certains d’entre eux vont jusqu’à insérer dans leurs chansons des noms des autorités et mandataires publics sans en avoir reçu l’autorisation mais lorgnant quelque chose en retour.

Néanmoins, dans cette culture « ndombolo » qui pollue la moralité congolaise, les autorités citées s’en orgueillissaient même. Pour preuve, personne n’a jamais porté plainte contre Olomide, Werrason ou JB Mpiana, passés maîtres dans cet art, allant jusqu’à entrer en studio d’enregistrement avec un cahier de brouillon truffé d’une litanie de noms. 

Ainsi, on a souvent entendu en toute impunité les noms de Barnabé Kikaya, particulier du président Kabila, Emile Bongeli, ministre, Evariste Boshab, secrétaire général du PPRD passé depuis au perchoir de l’Assemblée, Augustin Katumba Mwanke ou encore Christophe Muzungu. Et même des noms des généraux, ou des gouverneurs de province tel Moïse Katumbi.

 

André Kimbuta et de Vital Kamerhe les plus prostitués

 

Mais les noms les plus prostitués par ces musiciens écervelés en mal d’inspiration demeurent certainement ceux d’André Kimbuta et de Vital Kamerhe – qui risque d’ailleurs de ne plus être courtisé depuis qu’il a été lâché par ses compères du PPRD. 

Ce qui est le plus lamentable est que ceux qui sont ainsi célébrés par nos musiciens sans moralité sont souvent les plus obscurs et les plus médiocres, ou parmi les nouveaux riches qui ont le plus pioché dans la caisse de l’Etat et qui, en aucun cas, ne peuvent justifier leur richesse insolente par leur seul salaire.

Nos musiciens sont ainsi arrivés à privilégier la médiocrité et à délaisser ceux qui méritent de passer à la postérité, tel un général comme Mbuza Mabe, le seul qui a pu repousser une attaque au Kivu, Floribert Chebeya et ses compères qui abattent un travail appréciable en matière de défense des droits de l’homme, ou l’étudiant qui a réussi le pourcentage le plus élevé aux Examens d’Etat, et pourquoi pas un certain Etienne Tshisekedi, l’infatigable opposant, aujourd’hui fatigué. La liste n’est pas exhaustive.

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 27 avril 2009

 

Violences à l’Est de la RDC 

Des milliers de maisons incendiées 

 

Kinshasa - «Oxfam France Agir ici» a déclaré vendredi que des habitants de zones reculées dans l’Est du République démocratique du Congo (RDC), où les affrontements entre l’armée congolaise et les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) se poursuivent malgré toutes les déclarations jubilatoires faites autour de l’opération conjointe avec l’armée monoethnique rwandaise, sont victimes de graves violences.

A l’occasion d’une récente mission de terrain dans le territoire de Lubero, au Nord Kivu, des villageois ont rapporté à un représentant d’Oxfam international que plusieurs milliers de maisons avaient été incendiées depuis le début des opérations militaires en janvier dernier. Au cours de la seule semaine dernière, au moins 250 maisons ont été réduites en cendres.

Marcel Stoessel, directeur d’Oxfam/Grande Bretagne en RDC, témoigne de retour d’un déplacement dans cette zone de conflit : « Aucune zone de la région où je me suis rendu n’est sécurisée. Les villageois sont forcés de fuir, certains pour la cinquième ou sixième fois, et perdent de vue des membres de leurs familles en chemin.

Les femmes sont violées et victimes de multiples exactions. Les gens se font voler leurs biens alors que leurs maisons sont réduites en cendres. Tout cela se passe à l’heure où je vous parle, mais le monde regarde ailleurs», tout comme les autorités nationales, plutôt préoccupées à piocher dans les caisses de l’Etat. Les récits que j’ai recueillis sont bouleversants.                          

Une femme m’a expliqué avoir assisté au viol d’une de ses voisines par trois hommes armés. Elle pense que la victime est ensuite décédée. Elle s’est enfuie avec ses enfants, mais son mari est parti dans une autre direction et elle ne sait pas où il se trouve».

Après la visite de Nicolas Sarkozy à Kinshasa, il y a un mois, au cours de laquelle le président français avait promis aux Congolais que «la France ne [les] abandonnera pas», la France pilotera une mission du Conseil de Sécurité à Kinshasa et à Goma à la mi-mai.

«Même si la RDC ne fait plus la une des journaux comme ce fut le cas l’année dernière, la guerre est loin d’être terminée pour les Congolais. En attendant l’arrivée des renforts, la France doit veiller à ce que les troupes actuellement sur le terrain fassent tout leur possible pour protéger les civils», a déclaré Nicolas Vercken, d’Oxfam/France Agir ici.

Oxfam France Agir ici vient de publier un  «baromètre de la protection des civils 2008»  qui vise à évaluer l’impact sur les civils de 10 conflits qui se sont poursuivis en 2008, ainsi que la réponse de la communauté internationale, y compris le traitement médiatique dont ont bénéficié ces différents conflits.

 

75 % des Congolais souffrent de malnutrition

 

Le baromètre souligne que la RDC a connu l’une des deux plus importantes vagues de déplacés en 2008 et que 75% de la population congolaise souffrent de malnutrition. Pourtant, la moyenne d’aide au développement pour les Congolais est de 20 dollars par habitant et par an alors qu’il est de 350 dollars en moyenne par Irakien.

Au moins 250.000 personnes ont été contraintes de fuir leurs maisons depuis le mois de janvier. Oxfam international s’alarme du manque de protection des civils dans leurs villages d’origine mais également dans les villes où ils se réfugient, car des hommes armés s’y rendent également coupables de nombreuses violations des droits humains.

Le nombre de Casques bleus patrouillant dans les zones touchées par de nouvelles violences n’est pas suffisant et laisse les civils apeurés et vulnérables. Alors que la Monuc est composée d’environ 17 500 casques bleus, sa présence dans les zones où se regroupent les déplacés n’est que très peu visible.

«Les communautés nous expliquent qu’elles se sentiraient plus en sécurité si davantage de Casques bleus patrouillaient à pied», explique Marcel Stoessel.

Oxfam international appelle la Monuc à s’assurer que ses effectifs sont déployés dans les zones où elles pourront protéger au mieux les populations les plus exposées. Oxfam France Agir ici est également préoccupée par le sort des civils au Sud-Kivu où s’étendent désormais les opérations militaires contre les FDLR.

Des informations font état de milliers de personnes ayant pris la fuite, craignant une éruption de violences et d’attaques.

 

Cinq garçons violés par les FDLR à Walikale

 

Walikale - Cinq jeunes garçons qui quittaient Misahu pour Mutongo en groupement Ihana, dans le territoire de Walikale dans le Nord-Kivu  ont été violés par les rebelles hutu rwandais des FDLR entre le 10 et le 14 avril dernier, selon l’administrateur du territoire de Walikale, Dieudonné Tshishiku.

Ce dernier précise que ces jeunes gens sont tombés dans une embuscade tendue par ces rebelles au cours de leur voyage, rapporte radio Okapi, parrainée par l’ONU. Les rebelles les avaient enlevés  le 10 avril en brousse où ils ont passé 4 jours à être utilisés comme objets d’apaisement d’appétits sexuels à ces combattants hutu rwandais. Dieudonné Tshishiku affirme que l’un de ces victimes qui a réussi à s’évader est actuellement à Kibua pour des soins appropriés dans une formation médicale de la place.

 

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 22 avril 2009


Une rencontre au sommet dans les prochains jours entre Kabila et Do Santos 

 

Un nouveau marché des dupes ?

 

Par Lady-Gisèle Mbadu

 

Kinshasa – On a vu comment les Rwandais ont boutiqué l’opération conjointe avec les Fardc, afin de pourchasser les FDLR adversaires de Kigali (évalués à près de 30.000 hommes), alors que du côté congolais, il fallait se contenter d’une seule prise, l'arrestation de Nkundabatware, encore détenu dans un palais luxueux quelque part chez ses frères tribaux à Gisenyi, alors que tous ses éléments, d'origine douteuse, entraient dans l'armée congolaise. Il n'y a visiblement que le Congo pour conclure un tel deal !

Cette fois-ci, alors que Luanda avait occupé pendant de longs mois plusieurs localités aussi bien du Bandundu que du Bas-Congo, en toute impunité et sans que les officiels congolais (certainement peureux) n’élèvent la voix, enfin une rencontre au sommet est prévue dans les tout prochains jours entre les Chefs d’Etat angolais José Edouardo Do Santos et congolais Joseph Kabila Kabange.

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Alexis Thambwe Mwamba, l’a annoncé, mardi, dans la soirée, au retour d’une visite éclair que le Premier ministre congolais Adolphe Muzito a effectuée à Luanda, en Angola, selon l’Agence congolaise de Presse (ACP) reçue mercredi.

M. Alexis Thambwe Mwamba qui était de la suite du Premier ministre avec son collègue de l’Intérieur et de la sécurité, Célestin Mbuyu Kabango, a dit qu’Adolphe Muzito était porteur d’un message du Président Kabila à son homologue angolais, relatif aux conflits frontaliers à répétition entre la RDC et l’Angola. C’est pour mettre un terme définitif à ces conflits que le Chef de l’Etat congolais a pris l’initiative de rencontrer son homologue angolais dans les jours qui viennent.

Soldats rwandais en pleine fiesta à leur retour à Kigali

L’on se rappellera qu’il y a deux ans, les forces armées angolaises avaient envahi le territoire de Kahemba, dans la province du Bandundu où elles avaient même hissé le drapeau angolais. Il a fallu l’expertise de la Belgique et du Portugal, deux anciennes métropoles de ces deux pays, pour revenir au tracé des frontières de la Conférence de Berlin. En février 2009, des policiers angolais ont fait une nouvelle incursion dans le territoire de Mbanza-Ngungu, au Bas-Congo, plus précisément dans les localités de Sava, Ina et Kuzi.

C’est la visite du Premier ministre Muzito au mois de mars dernier qui a persuadé ces hommes en uniforme de regagner leur pays. La RDC est un Etat semi enclavé qui partage 9000 km (neuf mille kilomètres) de frontières avec ses voisins, dont près de 2000 dans sa partie Ouest avec l’Angola.

Outre les ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur, les gouverneurs du Bas-Congo et du Bandundu ont également fait partie de la suite du Premier ministre Adolphe Muzito.

Mais avec la faiblesse congénitale de l’armée congolaise, on se demande sincèrement avec quel poids la RDC va peser au cours de la rencontre. En effet, depuis 1996, tous les pays avoisinants se moquent éperdument de ce pays, qui ne songe même pas à réorganiser son armée afin de commencer à sécuriser ses frontières.

Autant,  le Congo-Zaïre avait été attaqué par le Rwanda et l’Ouganda en 1996 puis en 1998, sans avoir la force pour réagir, autant l’Angola commence également à y prendre goût en occupant des villages, sans rencontrer la moindre opposition, que ce soit au niveau militaire ou politique. 

                                                                                                                                              Lady-Gisèle Mbadu 

 

 

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 20 avril 2009

LOGO-CONTINENT.jpg


Administration et Rédaction : 75, Marius Duchéstraat 1800 Vilvoorde-Belgique – Compte : 000-1779090-13
Tél. : + 32 496 84 26 94 –  e-mail :
cornelisnlandu@yahoo.fr - lesignalmagazine@yahoo.fr 
Représentation Kinshasa : 54, Avenue Ndala - Kinshasa-Lemba - Tél : + (243) 89 81 34 349 



Assemblée nationale :
 

L’AMP rafle tous les postes et confirme la marche de la RDC vers un parti unique
Par Lady-Gisèle Mbadu, Consultante en Communication politique


Kinshasa - L’Alliance de la majorité présidentielle (AMP) a confirmé, lors des scrutins qui se sont déroulés du vendredi à samedi derniers, sa cohésion, à mi-parcours de la première législature de la Troisième République, en raflant tous les postes du nouveau bureau de l’Assemblée nationale, mais aussi la marché inéluctable de la RDC vers un système de parti unique qui ne dit pas encore son nom.

Si l’ancien Président du Parlement pouvait s’autoriser une certaine liberté d’expression, le nouveau président élu, de surcroît secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) Evariste Boshab, ne pourra se l’autoriser de son côté, fort de l’expérience malheureuse qu’a connue son prédécesseur, subitement lâché aussi bien par la presse officielle tant écrite qu’audiovisuelle, et sans que l’autorité de régulation des médias, la HAM, puisse lever le moindre doigt.

Autant d’indications qui démontrent à suffisance que le temps est venu pour les hommes politiques congolais de s’aligner bien docilement derrière un seul homme, un seul parti et un seul chef, de peur d’avoir toute la foudre s’abattre sur soi. Exactement comme pendant les bons vieux temps du MPR de Joseph-Désiré Mobutu, ou du temps de la grandeur de l’Union sacrée de l’opposition, où il fallait penser comme Tshisekedi, sinon on s’attirait tous les noms d’oiseaux de la part de la « presse rouge » (Umoja, Le Potentiel, Le Phare, Elima, etc), que tout le monde s’arrachait sans savoir que le pays plongeait vers un dangereux radicalisme taliban.

Aujourd’hui, sans le savoir, les mêmes sont savamment en train de tisser les tentacules qui vont les broyer dans une spirale de terreur dictatoriale et les bâillonner de façon à sacrifier eux-mêmes leur liberté d’expression si chèrement acquise. Comme pour dire que, visiblement, les Congolais sont plus à l’aise dans un système de parti unique, au cas où ils s’y retrouveraient financièrement. Les députés congolais, qui se sont fallacieusement affublés de l’appellation de « représentants du peuple », l’ont encore une fois prouvé vendredi et samedi dernier lors des scrutins.

Dans cette atmosphère d’apocalypse pour la démocratie congolaise, pour laquelle plusieurs ont trouvé (bêtement ?) la mort, il n’y aura au Parlement congolais ni Gilbert Kiakwama, ni le MLC Mwamba Tshisimbi, ni Joseph N’Singa Udjuu, que d’aucuns attendaient, ni personne pouvant garantir une certaine liberté même apparente. Dorénavant, on peut dire que la nouvelle devise du parlement est « Silence dans les rangs, et que personne ne bouge ».

L'ancien président Kamerhe, diabolisé à outrance pour avoir émis un autre son de cloche

Ainsi, le PPRD Boshab a réalisé le score éloquent de 329 voix sur 482 votants, surclassant aisément ses concurrents les plus en vue, que sont les poids lourds de l’opposition François Mwamba Tshisimbi (75 voix), Baudouin Idambituo (54 voix) et Gilbert Kiakwama (15 voix).

Présidés par le bureau sortant dirigé par le député Vital Kamerhe, les scrutins se sont déroulés dans la transparence, à la grande satisfaction des députés. La passation des pouvoirs entre les deux bureaux devait avoir lieu ce lundi après-midi au Palais du Peuple. Ci-après la configuration du nouveau bureau élu.
- Président            : Evariste Boshab (PPRD – Kasaï Occidental) 329 voix pour sur 482 votants

 

- 1er vice-président            : Boris Mbuku Loka            (ARC – Bandundu) 273 voix pour sur 480 votants

- 2ème vice-président            : Mme Georgine Madiko Mulende (PALU – Bandundu) 271 voix pour sur 481 votants

- Rapporteur            : Makonero Wildor   (PPRD – Sud-Kivu) 266 voix pour  sur 481 votants

- Rapporteur adjoint   : Me Sophie Kakudji Yumba (UNAFEC –Katanga) 256 voix pour sur 481 votants

- Questeur : Dieudonné Bolenge Tenge Balea (MSR-province Orientale) 250 pour sur 482 votants

- Questeur adjoint   : Robert Popolo Mbongenza (PDC-Equateur) 256 voix pour sur 482 votants.

 

Panique pour vingt- cinq propriétaires des immeubles situés le long du boulevard du 30 juin 

 

Kinshasa - Vingt- cinq propriétaires des immeubles qui ont empiété l’emprise du boulevard du 30 juin en son tronçon compris entre la gare centrale et le rond- point SOCIMAT vers l’UTEXCO, viennent d’être sommés de déguerpir endéans dix jours, afin de permettre l’exécution des travaux d’ élargissement du boulevard, a révélé jeudi Roger Busima Kataala, directeur général de l’Agence congolaise des Grands travaux à l’occasion d’un point de presse qu’il a animé conjointement avec l’administrateur- délégué général de l’Office des voiries et drainage, Victor Tumba-Tshikela.

Il s’agit du ministère du Budget, de Super marché, de Congo Futur sur l’avenue Batetela, du Restaurant Régina, de la REGIDESO, de la Direction général de migration (DGM), de Tigo, du Vodacom, du Restaurant Pizzeria, de Ruf Congo, l’immeuble situé en face de Raw Bank et de la banque « Raw Bank » elle-même, de Kin Mart, Berceau solidarité, de Kenya Airways, de la Galerie du  centenaire, de SOZACOM, de l’ONATRA, de la CEI pour leurs murs de clôture et la Galerie Kutula/Christine pour la terrasse, le marché des artistes et le parking de la direction régionale de la REGIDESO.

La largeur de la route, a précisé le DG Busima, ne doit pas être sacrifiée au détriment des occupations anarchiques qui peut- être, n’ont pas bénéficié à l’Etat mais une catégorie des individus véreux. Le gouvernement par le truchement des structures en charge des infrastructures routières a le devoir d’accomplir l’objectif de construire deux voies avec possibilités d’avoir quatre bandes pour chacune.

Approché par l’ACP, l’administrateur- délégué général de l’Office des voiries et drainage, Victor Tumba, a relevé l’existence des concertations entre lui et les autres institutions impliquées directement ou indirectement dans le dossier. S’agissant de la réhabilitation des autres routes à travers la capitale, l’ADG Tumba a affirmé l’existence d’autres programmes qui s’occupent de leur réhabilitation. Il s’agit du programme relais qui réhabilite déjà 101 km sur les tronçons ci-après : avenues Clinic Boka, Kimbondo, Lubumbashi, Inga, Gambela, Masina, Pelende, Mushi et l’université.

Dans le cadre du financement de la Banque mondiale, il a fait savoir le démarrage imminent des travaux des avenues de l’Ecole Ngiri-Ngiri, Shaba, Landu, Sefu et tant d’autres. Evoquant la question liée à la traversée du boulevard, l’ingénieur civil Tumba a indiqué que dans moins d’une semaine l’entreprise CREC 7 va procéder au traçage  du marquage clouté avant l’installation des points lumineux dans les croisements avec les autres avenues perpendiculaires au boulevard du 30 juin, qui, a-t-il conclu, sera une voie express sur  laquelle les viaduc seront construits pour éviter la traversée au sol.

 

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 2 avril 2009

Le MLC estime que la CPI ne réussira pas à prouver la culpabilité de Bemba

 

Kinshasa - Le Mouvement de libération du Congo (MLC), principal parti d’opposition en République démocratique du Congo, a estimé, mercredi à Kinshasa, que la Cour pénale internationale (CPI) ne pourrait pas établir la responsabilité de Jean-Pierre Bemba comme chef militaire.

Dans une version amendée de l’acte d’accusation initial, le procureur de la CPI qui se débat comme un diable dans un bénitier, pour accabler mordicus Bemba, a retenu lundi la responsabilité pénale en tant que chef militaire contre l’ancien vice-président congolais.

«Nous ne voyons pas comment le procureur (Luis Moreno-Ocampo), même avec cette requalification des charges, va prouver que Jean-Pierre Bemba avait l’effectivité du commandement des troupes envoyées en Centrafrique», a déclaré à l’AFP François Muamba, secrétaire général du parti de Bemba.

L’ex-candidat à l’élection présidentielle en RDC en 2006, qui avait été exfiltré de Kinshasa en avril 2007 pour le Portugal pour des raisons médicales, est accusé de crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en République centrafricaine en 2002-2003. Les soldats de la rébellion du MLC étaient allés appuyer le régime du président centrafricain Ange-Félix Patassé, menacé par une rébellion du général François Bozizé, qui avait fini par s’emparer du pouvoir.

Des juges de la CPI avaient demandé le 4 mars à M. Moreno-Ocampo de requalifier «le type de responsabilité pénale» imputée à M. Bemba, estimant que les éléments de preuve présentés par l’accusation semblaient établir qu’un «crime différent» que celui allégué par l’accusation «(avait) été commis». Ils avaient estimé que M. Bemba pourrait être poursuivi comme «chef militaire et supérieur hiérarchique» pour les crimes commis par sa milice en République centrafricaine.

«Nous sommes confiants et attendons avec sérénité la décision des juges d’ici fin juin. Nous sommes convaincus qu’ils vont devoir rendre justice à Bemba», a ajouté M. Muamba.

Dans l’acte d’accusation initial, le procureur estimait que M. Bemba, 46 ans et arrêté le 24 mai 2008 à Bruxelles, était «pénalement responsable, conjointement avec une autre personne ou par l’intermédiaire d’autres personnes», de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

 

Trois opposants toujours détenus illégalement à Kinshasa

 

Kinshasa - L’Association africaine de défense des droits de l’Homme (Asadho) a exprimé mardi sa «vive préoccupation» suite à la détention jugée illégale depuis trois mois à Kinshasa de trois membres d’un parti d’opposition.

«L’Asadho exprime sa vive préoccupation au sujet de l’enlèvement et la détention illégale au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK) de trois militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS)», une formation non représentée au Parlement, écrit l’ONG dans un communiqué.

Il s’agit, selon l’Asadho, de Louison Kusa, Socrate Tshany et Papy Kongolo, enlevés fin décembre 2008 et début janvier 2009 par les services spéciaux et qui n’ont jamais été présentés devant un juge pour présenter leurs moyens de défense, en violation aux règles élémentaires de droit.

«On a rencontré les détenus mais ils disent ne pas connaître le motif précis de leur arrestation. Selon eux, il s’agit d’un harcèlement du gouvernement à leur encontre», a déclaré à l’AFP le président de l’Asadho, Me Jean-Claude Katende.

L’ONG recommande au procureur général de la République d’ordonner «(leur) mise en liberté» et à l’inspecteur général de la Police d’engager des poursuites judiciaires «à l’encontre des policiers qui (les) ont arrêtés arbitrairement».

Grand parti d’opposition aujourd’hui en déperdition et fondé dans la clandestinité en 1982 pour combattre le régime Mobutu, l’UDPS avait boycotté les élections générales de 2006 et 2007 et n’est donc pas représenté dans les institutions en place. Son chef historique, Etienne Tshisekedi, vit actuellement en Europe alors que la plupart de ses dirigeants ont rejoint d’autres partis jusque, pour certains, à embrasser l’AMP et même le PPRD au pouvoir.

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 2 avril 2009


Une jeune femme meurt en pleine célébration de son mariage à Goma

Selon une dépêche de l'Agence congolaise de Presse reçue ce jeudi, le marié a vu brusquement la femme, non autrement identifiée, tomber par terre devant les invités et les spectateurs médusés. Aussitôt acheminée à l’Hôpital Charité maternelle, à environ 50 m de ladite salle, les médecins, après examen et analyses, ont simplement constaté et déclaré le décès de l’infortunée.

Les causes de cette mort n’ont pas été élucidées par les médecins, mais à croire le marié inconsolable, la défunte n’avait présenté aucun signe d’une quelconque maladie. Le corps a été ramené à Gisenyi, où résident les parents de la victime, pour l’inhumation.


Un homme rend grosse sa fille adoptive à Matete


Kinshasa - Un père de famille non autrement identifié, habitant le quartier Kunda II, dans la commune de Matete à Kinshasa, a rendu grosse sa fille adoptive âgée de quatorze (14) ans, a appris l’ACP mercredi, d’une source proche de cette famille.
Selon cette source, la fille est née de la première union de son épouse et cet homme l’avait adoptée alors qu’elle avait cinq (5) ans. Il s’est mis finalement à entretenir des rapports immoraux avec cette fille, toute en lui interdisant de révéler quoi que ce soit à sa mère, prenant par ailleurs le soin de lui offrir régulièrement des cadeaux pour acheter son silence.
Sa femme ayant constaté des signes de la grossesse de sa fille, l’a interrogée maintes fois et cette dernière est passée aux aveux en dévoilant ses relations illicites avec son père adoptif. Mis au courant de la nouvelle de son forfait, le malfaiteur a pris la poudre d’escampette. Une réunion de famille est convoquée pour examiner cette situation, renseigne la source.

Quatre travailleurs de la MIBA surpris dans la cave de traitement


Mbuji-Mayi  - Quatre travailleurs de la société Minière de Bakwanga (MIBA), avec à leur tête M. Tshizubu Pépé, chef de service mécanique chargé de l’entretien des machines de traitement des graviers, ont été surpris la semaine  dernière, dans une cave située dans l’enceinte de l’usine centrale de triage du diamant, en train de tamiser du gravier extrait des machines, aux arrêts depuis le 8 novembre dernier, indique une source de la surveillance/MIBA où les inculpés sont préventivement détenus.
L’équipe des gardes minières qui faisait la ronde dans les différents endroits stratégiques, dans le cadre des patrouilles régulières, affirme avoir trouvé, dans l’enceinte de l’usine centrale de triage du diamant, un groupe des creuseurs clandestins, qui avaient déjà détruit une grande partie des fils barbelés et des cadenas placés aux portes de l’entrée principale de ladite usine, où l’on ne peut accéder sans le concours des travailleurs.  Lors de leur audition, les prévenus ont plaidé non coupables, alléguant qu'ils se sont retrouvés dans la cave afin de se réchauffer grâce aux machines en fonction.

Promenade de santé de V.Club devant RCK (4-0) à l’EPFKIN


Kinshasa L’AS V.Club a réalisé une promenade de santé devant le RC Kinshasa, battu sévèrement par 4-0, mercredi au stade des Martyrs, à l’occasion des 17ème et 18ème journées du championnat de l’Entente provinciale de football de Kinshasa (EPFKIN). Bien qu’ayant mis au repos un bon nombre de ses cadres, notamment le capitaine Lofo, Ilonga, Ntela et Nyemba, le club vert et noir a survolé la rencontre en traduisant sa supériorité par Etimi (10ème, 66ème), Mpele Mpele (51ème sur penalty) et Bokanga (84ème).
De son côté, l’AS Dragons a eu raison de l’AJ Vainqueurs, grâce au winning-goal réussi par Tshibasu (57ème) : 1-0. Ce jeudi, dans le même cadre, le programme prévoit les matches Mambitiri-Impact et Inter-Kintainers.
Par ailleurs, le classement partiel se présente de la manière suivante : 1.
Canon Buromeca 46 points (10 matches joués), 2. V. Club 42 points (17 matches), 3. Inter 37 pts (17 matches), 4. Motema Pembe 37 pts (19 matches), 5. Dragons 37 pts (19 matches), 6. Olympic 32 pts (17 matches), 7. Les Stars 25 pts (16 matches), 8. Amazone 25 pts (17 matches), 9. MK 24 pts (17 matches), 10. Canon de 13 avec 24 points (18 matches).
Goma Une jeune femme d’environ trente ans habitant Gisenyi, la ville rwandaise en face de Goma, a subitement trouvé la mort samedi en pleine célébration de son mariage civil, dans la salle de la mairie de Goma. La mort est survenue juste au moment où le couple s’apprêtait d’échanger les bagues nuptiales.

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 23 mars 2009


Kinshasa renvoie à Paris un clandestin expulsé de France

 

Paris - Un père de famille sans-papier, venu voir sa fille aux urgences d’un hôpital de la banlieue parisienne, a été arrêté et expulsé de France vers Kinshasa avant de revenir, dimanche, les autorités congolaises refusant de l’accueillir, selon des sources concordantes.

D’origine angolaise, Romano Kanda, âgé de 40 ans et vivant en France depuis neuf ans, est arrivé, dimanche, à l’aube à l’aéroport parisien de Roissy où il a été arrêté et placé en garde à vue, a indiqué à l’AFP la préfecture. Il avait été expulsé, samedi, vers Kinshasa où les autorités congolaises ont refusé de l’accueillir à sa descente d’avion et l’ont renvoyé à Paris.

«C’est une décision qui semble contradictoire par rapport à ses documents», a estimé la préfecture. Selon elle, «M. Kanda disposait d’un laisser-passer consulaire délivré par les autorités congolaises, donc qui avaient reconnu sa nationalité congolaise». M. Kanda devrait être déféré lundi devant un juge du tribunal de grande instance de Bobigny, au Nord-Est de Paris.

Le Réseau Education sans Frontières (RESF), qui s’oppose à l’expulsion de parents dont les enfants sont scolarisés en France, a reproché aux autorités locales d’avoir envoyé M. Kanda «dans un pays qu’il ne connaît pas, où il n’a pas d’attaches».

M. Kanda «vit un drame familial avec sa gamine à l’hôpital, on l’arrête, on l’envoie n’importe où avant qu’il ne passe devant le juge des libertés et de la détention» (JLD), a affirmé Brigitte Cerf, de RESF. «C’est bien la preuve que (les autorités) ne se sont pas renseignées, (qu’elles) ont voulu faire trop vite car on est dans cette politique du chiffre absurde», a-t-elle ajouté.

La préfecture avait indiqué samedi que «la reconduite a été régulière dans le sens où (le père de famille) n’a pas fait de recours devant le JDL» et «n’a pas non plus fait de demande d’asile».

La France a adopté une politique restrictive en matière d’immigration. En 2008, quelque 30.000 départs volontaires ou contraints ont été enregistrés, un chiffre supérieur à l’objectif de 26.000 départs fixé par le gouvernement et en hausse de 28,5% par rapport à 2007.

 

Nicolas Sarkozy en RDC, au Congo et au Niger les 26 et 27 mars


Paris - Nicolas Sarkozy effectuera les 26 et 27 mars une tournée dans trois pays africains, la République démocratique du Congo (RDC), le Congo et le Niger, sa première visite sur le continent depuis son voyage express en mai dernier en Angola, a annoncé vendredi l’Elysée.

Le chef de l’Etat français doit entamer son déplacement le jeudi 26 par Kinshasa, où il doit rencontrer son homologue de la RDC, Joseph Kabila, puis s’exprimer devant le Parlement pour évoquer notamment l’initiative de paix controversée qu’il avait esquissée, en janvier, pour tenter de régler durablement le conflit qui ravage l’Est du pays.

Devant les ambassadeurs étrangers, M. Sarkozy avait proposé une «nouvelle approche» pour apaiser la région des Grands lacs, évoquant un «partage des richesses» entre la RDC et le Rwanda. Ses propos ont provoqué une levée de boucliers à Kinshasa et dans la diaspora congolaise, le contraignant à démentir le mois dernier dans la presse locale toute velléité de «démembrement» de la RDC.

Il se rendra également le 26 au Congo voisin, où il sera reçu à Brazzaville par le président Denis Sassou Nguesso. Après une nuit à Brazzaville, M. Sarkozy fera étape le vendredi 27 au Niger, où le numéro un mondial du nucléaire civil, le groupe français Areva, a signé, en janvier, un contrat pour l’exploitation de la mine d’uranium d’Imouraren, la plus importante du continent africain.

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 23 mars 2009

Kinshasa se met au pas de la dictature

 

Embargo des médias publics sur l’Assemblée nationale et coupure des signaux des médias privés

 


Kinshasa - Alors que les médias publics, dont la Radiotélévision nationale, sont entretenus grâce à l’argent du contribuable, un black out total est observé à la télévision nationale au sujet des activités de l’Assemblée nationale, dénonce l‘organisation Journalistes en danger (JED).

«JED dénonce vigoureusement des forces occultes qui tendent (...) à confisquer au public son droit d’entendre tous les sons de cloche dans la crise» qui secoue l’Assemblée nationale de la RDC, déclare l’ONG, dans un communiqué.

«Ces forces occultes veulent également imposer un black-out total sur le président de l’Assemblée, Vital Kamerhe, dans certains médias, particulièrement dans l’audiovisuel», ajoute l’ONG.

Une crise est ouverte à l’Assemblée depuis que l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP), exige la démission de Vital Kamerhe à qui elle reproche d’avoir désavoué publiquement le président Kabila, en qualifiant de «grave» l’entrée, le 20 janvier, des soldats rwandais dans l’Est du pays, après un accord entre Kinshasa et Kigali.

Depuis, constate JED, «les medias, à Kinshasa comme en province, paient les frais de cette crise». Les journalistes ont été empêchés lundi par la police d’assister, à Kinshasa, à la séance d’ouverture de l’Assemblée, boycottée par les députés de la majorité.

«La RTNC (télévision publique), pour la première fois depuis le début de la législature (en 2006), a boycotté la retransmission en direct des cérémonies solennelles de la rentrée à l’Assemblée et au Sénat», souligne JED.

Le même lundi, selon JED, le signal d’une télévision privée (Télé 7) a été interrompu durant 5 heures, peu après la diffusion d’une interview du président de l’Assemblée. Jeudi, une autre télévision privée, Antenne A, a vu son signal coupé alors qu’elle diffusait une émission consacrée à la crise à l’Assemblée.

L’ONG rapporte aussi que des policiers ont brutalement dispersé, mercredi, à Kinshasa des vendeurs des journaux, leur reprochant de «distribuer des journaux reprenant le discours prononcé par Kamerhe, lors de la rentrée parlementaire».

Dans la province du Sud-Kivu, «Dominique Kalonzo, journaliste à la radio, «Le messager du peuple», émettant à Uvira, a été violemment pris à partie par un officier de l’armée congolaise, qui menaçait de fermer la radio», relève JED.

L’officier reprochait au journaliste «d’avoir diffusé, sans son aval, une information sur une marche de soutien à Kamerhe organisée le 13 mars».           

Trois militants des droits de l’Homme et un journaliste avaient été arrêtés dimanche, à Kinshasa, à l’issue d’une conférence de presse sur la crise à l’Assemblée. Ils ont été libérés mardi soir.
L’ONG déplore, enfin, «la grave dérive totalitaire qui tend à s’installer en RDC par la confiscation de la liberté de la parole» et demande au gouvernement de «mettre fin à toutes les tentatives d’instauration de la pensée unique».

 


La Haute autorité des médias au service du pouvoir

 

L’Association africaine des droits de l’Homme (ASADHO) dénonce « l’embargo de fait » sur les activités de l’Assemblée nationale, dans la correspondance qu’elle a adressée jeudi à la Haute autorité des médias pour solliciter la fin de cet embargo à la radio et télévision officielles (RTNC), « décrété », selon elle, depuis le 16 mars, lors de la rentrée parlementaire.

« Depuis le 16 mars jusqu’à ce jour, aucune des activités de l’Assemblée nationale n’a fait l’objet d’un reportage de la part des médias publics, c’est-à-dire de la part de la RTNC. Et nous avons constaté que le ministre n’est pas intervenu.

Pour régulariser la situation, nous pensons que c’est la Haute autorité des médias (HAM) qui est l’organe de régulation, qui doit rapidement intervenir pour faire cesser cet état des choses, et faire mener les enquêtes afin de faire sanctionner la RTNC », a plaidé le vice-président de l’Asadho, Georges Kapiamba.

Selon ce dernier, la RTNC a violé «les dispositions constitutionnelles parce qu’elle a privé la population d’une information aussi importante que celle liée au fonctionnement de son institution qui est l’Assemblée nationale et, de ce fait, la HAM aurait dû réagir.

« C’est un silence total jusqu’à ce jour. Nous avons demandé à la HAM de faire respecter l’éthique et la déontologie des journalistes dans le traitement des informations pour que les injures et attaques personnelles, auxquelles nous sommes entrain d’assister à ce jour, puissent être arrêtés », a-t-il ajouté.

La Ham dit ne pas être encore en possession du courrier de l’Asadho. Mais, en attendant une position officielle, les responsables de l’autorité de régulation affirment qu’ils se concertent déjà, au niveau interne, sur ce dossier, selon la radio onusienne Okapi.

 

 

Le doigt pointé sur le PPRD et l’AMP

 
La Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV) se dit «vivement préoccupée par la multiplication d’actes intolérance contre, en plus des défenseurs des droits de l’homme, des étudiants, des médias objectifs » plaidant en faveur de la normalisation du fonctionnement de l’Assemblée nationale à travers le respect de la Constitution et son règlement intérieur, selon un communiqué de cette Ong ; reçu dimanche soir à l’APA.

« La crise institutionnelle, précisément à l’Assemblée nationale, ponctuée par des démissions forcées est rendue artificiellement sujet hypersensible qui expose tout individu ou groupe d’individu ayant une option contraire à celle de l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP), majorité qui forme le gouvernement en RDC», écrit VSV.

La VSV rapporte que la coupure subite du signal de CKTV est intervenue en pleine émission sur la crise prévalant à l’Assemblée nationale, plus précisement l’éventualité de la démission de M. Vital Kamerhe du poste de président de l’Assemblée nationale, «suite à l’accentuation des pressions et manœuvres politiques tous azimuts de l’Amp ».

A cette occasion, il a été dénoncé, affirme cette Ong, l’utilisation abusive par l’Amp des journalistes. Depuis lors, le signal de CKtv n’a pas été rétabli, signale la VSV qui accuse l’Amp d’entretenir la confusion et qui se substituerait au gouvernement de la République».

 


 

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 16 mars 2009


Echec de l'offensive rwando-congolaise



Les FDLR affirment infliger des pertes aux Congolais et Rwandais


Nairobi - Les rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ont affirmé vendredi avoir infligé de lourdes pertes aux armées congolaise et rwandaise lors «d’intenses combats» dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), à croire une dépêche de l'AFP. Les troupes rwandaises entrées le 20 janvier en territoire congolais pour aider l’armée de Kinshasa à traquer les FDLR, basées dans l’Est de la RDC et considérées comme l’une des principales causes de l’insécurité dans cette région, sont officiellement rentrées dans leur pays le 26 février.
«D’intenses combats continuent d’opposer la coalition aux FDLR dans la province du Nord-Kivu», écrit le secrétaire exécutif de l’organisation, Callixte Mbarushimana, dans un communiqué daté de Paris. Les combats les plus meurtriers ont eu lieu dimanche «dans les environs de Peti et Pinga», deux localités du territoire de Masisi, où «la coalition a perdu plus de 50 militaires», affirme le texte, alors qu'officiellement le contingent rwandais a regagné Kigali.
Lors d’autres affrontements dimanche et lundi «dans les environs de Miliki dans le territoire de Lubero», les FDLR ont mis en échec une attaque de la coalition qui y a perdu plus de 40 hommes, selon la même source, qui ne précise cependant pas s’il s’agissait de soltats congolais ou rwandais.

Lundi, la coalition aurait encore perdu «plus de 30 militaires» lors des combats» dans le Masisi, affirme encore le communiqué, selon lequel les FDLR «ont saisi (...) des quantités considérables de matériel militaire dont des canons et des mortiers».

A la fin de l’opération conjointe RDC-Rwanda contre les rebelles, le gouvernement rwandais avait pourtant jugé que les FDLR avaient été «sérieusement affaiblis», reconnaissant toutefois que le «problème n’était pas résolu».


Drame humanitaire à Sava Ina après l’occupation de l’armée angolaise


Mbanza-Ngungu - La majorité des habitants de Sava Ina, l’une des localités occupées par des militaires angolais dans le Bas-Congo,ont fui leur village et leurs conditions de vie sont des plus difficiles, bon nombre d’entre eux passant la nuit à la belle étoile. Selon le député Jacques Lungwana, qui revient de la contrée et qui tire la sonnete d’alarme, Sava Ina vit «un véritable drame socio-humanitaire», rapporte radio Okapi parrainée par l’ONU.

Le député a effectué un voyage à Luvaka, un village situé à moins de 20 km de Sava Ina où il a recueilli de nombreux témoignages faisant état de la situation humanitaire préoccupante dans laquelle se trouvent ses habitants qui ont fui l’occupation des soldats angolais. Sans toit et sans nourriture, même l’accès à l’eau potable leur est également difficile. Les élèves ne vont plus à l’école, note-t-il.

Le député Lungwana se dit étonné de voir que le gouvernement central ne réagit pas face à cette situation. «C’est vraiment inquiétant, la situation est dramatique », a-t-il lancé avant de jeter des fleurs au vice-gouverneur de la province du Bas-Congo, Déo Nkusu « qui a pensé au moins à donner quelque chose à ces gens-là.»

« Aujourd’hui, je ne peux demander que deux choses : que les deux gouvernements se mettent ensemble pour trouver la solution, et que le gouvernement congolais puisse venir en aide à cette population qui est en détresse», a conclu le député Jacques Lungwana.

Du coté du gouvernement central, le ministre des Affaires sociales, Barthélemy Botswali, contacté par radio Okapi, a déclaré ne pas être informé de la situation que traversent les habitants du village Sava Ina. Par ailleurs, d’autres sources renseignent, en revanche, que la population du village de Kuzi continue, malgré la présence des soldats angolais, à vaquer librement à ses occupations.


Les attaques de la LRA dans deux districts de la province Orientale contre la population s’intensifient


Kisangani - Les rebelles ougandais de la LRA ont intensifié jeudi et vendredi leurs attaques contre les civils dans les districts du Haut Uélé et du Bas Uélé, dans la province Orientale, où l’on déplore environ 5 morts et plus de 30 civils enlevés. Ces attaques ont provoqué d’importants mouvements des populations qui fuient leurs villages vers d’autres centres, note radio Okapi, parrainée par l’Onu.

Dans la journée de jeudi, le village de Bangalu, situé à 50 km de Dungu-Centre, deux civils ont été tués et 7 autres enlevés par des rebelles ougandais. Dans la même entité, un jour plus tôt, les mêmes rebelles ont encore tué deux civils à Masabe, à 85 km à l’Est de Dungu-Centre. A l’issue de cette attaque, un jeune homme de 18 ans, rescapé et blessé à l’abdomen, a été conduit à l’hôpital général de Gangalanabodio où il suit des soins jusqu’à présent. Le coordonnateur de la commission diocésaine « justice et paix » de ce territoire a confirmé l’information.

Selon lui, les habitants de Masabe se dirigent actuellement vers Faradje, et ceux de Bangalu vers Nyangara, où les FARDC sont présentes. Dans le district du Bas-Uélé, un opérateur économique a été tué à Nango, situé dans la collectivité de Mompoyi, en territoire d’Ango. Selon un chef coutumier de la place, ce ressortissant soudanais, très connu dans le milieu, revenait de Yambi, au Sud-Soudan, avec sa marchandise sur un vélo. La même source signale des scènes de pillages survenues le même jeudi, suivies de l’enlèvement de 25 civils par la LRA à Bamangana, un village de la collectivité de Mopoyi.


195,5 millions du FMI en urgence pour la RDC, frappée de grave crise


Washington - Le Fonds monétaire international a annoncé jeudi que son conseil d’administration avait approuvé en urgence le versement de 195,5 millions de dollars à la République démocratique du Congo (RDC), confrontée à une grave crise économique. Ce versement se fera dans le cadre de la «facilité de protection contre les chocs exogènes», qui fournit un prêt avec un taux d’intérêt très réduit aux pays pauvres touchés par une crise née hors de leurs frontières.

«Fin 2008, la crise financière mondiale et le ralentissement économique ont provoqué la chute des prix mondiaux des principales exportations» du pays, qui est un important producteur de matières premières, a expliqué le FMI. «Cette baisse, s’ajoutant à une aggravation du conflit dans l’Est du pays, a réduit les réserves brutes (en devises, ndlr) officielles à un niveau très bas, mis le taux de change sous pression, et affaibli les perspectives de croissance», a ajouté l’institution multilatérale.

Le pays a connu en 2008 une croissance de 8,2%, et une inflation de 28%. Le FMI prévoit que la croissance chute à 4,4% cette année, et l’inflation à 12%. Pour stopper la chute de la valeur du franc congolais, qui a considérablement renchéri le coût de la vie dans un pays très dépendant de ses importations, la Banque centrale du Congo a relevé son taux directeur de 28% à 65% entre décembre et janvier.

«Les autorités ont suivi une politique adaptée pour réagir au choc», selon le FMI, mais «en l’absence d’une aide suffisante des donateurs, à court terme, les difficultés de la balance des paiements et du budget de l’Etat nécessiteraient une réduction considérable des importations et une baisse des dépenses publiques».

La Banque mondiale avait annoncé en février un prêt à long terme et sans intérêt de 100 millions de dollars au pays. Dans le même cadre de soutien aux Etats frappés par les conséquences de la crise mondiale, la RDC attend de la Banque africaine de développement 50 millions USD promis par une délégation d’administrateurs de cette institution financière qui a séjourné en février dernier à Kinshasa.

Ce contexte, souligne-t-on, a mis en mal les emplois existants avec des des licenciements massifs dans les provinces minières, principalement, celles du Katanga et du Kasaï oriental, où les pertes d’emplois avoisinent trois cents unités. Même les creuseurs artisanaux ont déserté leurs puits à la suite de la chute des prix des produits miniers. Cette situation aggrave la pauvreté dans le pays.

Les cent millions Usd serviront à financer les importations de biens de première nécessité pour endiguer et peut-être enrayé l’inflation à travers la bausse des prix. Il servira à payer un mois de salaires des enseignants et six mois de facturation d’eau et d’électricité à charge de l’Etat.


La dépréciation du franc congolais face au dollar a repris en RDC


Kinshasa - La monnaie congolaise, le franc congolais, a repris sa dégringolade face au dollar et à l’euro, en dépit de mesures prises par le gouvernement, a rapporté jeudi la radio onusienne Okapi. La barre des 800 francs congolais (FC) pour un dollar américain a été franchie mercredi à Kinshasa sur le marché noir. Et il faut plus de 1.000 francs pour obtenir un euro. En trois mois, la monnaie congolaise a perdu plus de 35% de sa valeur face au billet vert, entraînant du coup une flambée des prix de biens de consommation - dans un pays où le revenu moyen par habitant est d’un dollar par jour -, a souligné Radio Okapi, parrainée par l’ONU.

Sur les marchés de Kinshasa, l’augmentation des prix de produits alimentaires est proportionnelle du taux d’inflation. Un sac de cossettes de manioc se négocie ainsi actuellement à 45.000, voir 47.000 FC, soit une augmentation de plus de 30% par rapport à fin décembre 2008. Il en est de même pour le maïs. Le prix d’un bidon d’huile de palme est passé de 9.000 à 15.000 FC, alors qu’un sac de riz de 25 kilos s’écoule aujourd’hui à 24.000 FC, contre 19.000 FC en début février. Un carton de poisson est acheté à 40.000FC contre 30.000 FC en fin décembre.

La devise de la RDC avait déjà connu un premier accès de faiblesse début janvier, avant que le gouvernement de Kinshasa et la Banque centrale du Congo (BCC) ne prennent une série de mesures, dont un relèvement du taux directeur d’intérêt par palliers de 28 à 63%. La monnaie congolaise était ainsi remontée au taux de 650 FC pour un dollar (550 sur le marché parallèle) après une chute brutale - de l’ordre de 20% -, avec des taux qui avaient alors atteint plus de 900 francs pour un dollar. Mais les interventions de la BCC ont réduit ses réserves en devises étrangères, qui avaient chuté en février à 36 millions de dollars - soit un à deux jours de couverture des importations, selon un expert.

La RDC, qui tente de se remettre des suites d’une longue guerre civile et régionale, entre en 1998 et 2003, est touchée de plein fouet par la crise économique mondiale et la chute des cours de ses matières premières, bien que celui du cuivre ait rebondi en raison de la faiblesse des stocks, a expliqué un spécialiste du dossier à l’agence BELGA.

Face à la baisse de ses recettes, le gouvernement tente de les «maximaliser» en réclamant des régies financières qu’elles collectent davantage et plus rapidement les impôts et taxes. Kinshasa compte aussi sur l’aide des donateurs internationaux. La Banque mondiale (BM) a annoncé le 27 février l’octroi d’une aide de 100 millions de dollars à la RDC, en faisant l’un des deux premiers pays - avec l’Arménie - à bénéficier d’une nouvelle facilité de prêts d’urgence. Cette aide doit permettre de financer des importations indispensables de biens et de matières premières, de payer des enseignants ainsi que les factures d’eau et d’électricité de l’Etat.

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés