Un Congolais brûlé vif lors des violences xénophobes en Afrique du Sud

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Xénophobie en Afrique du Sud
Xénophobie en Afrique du Sud

Kinshasa, 24/04.- Le ministre congolais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Raymond Tshibanda a affirmé jeudi, devant l’Assemblée nationale qu’un ressortissant de la RDC a été brulé vif en Afrique du Sud au début du mois d’avril en cours, au cours des violences xénophobes qui ont fait au moins sept morts, plusieurs blessés et 206 personnes déplacées parmi les ressortissants étrangers.

Le ministre a répondu à l’invitation du bureau de la chambre basse du parlement qui tenait à obtenir des éclaircissements du gouvernement sur ces événements et se faire une idée exacte des dispositions prises par la RDC à cet effet.

C’est ainsi qu’en guise de protestation, le gouvernement congolais a adressé un message aux autorités sud africaines les invitant à faire cesser toutes les violences à l’endroit des ressortissants de la RDC. Il leur demande également d’assurer la sécurité des personnes déplacées et de protéger leurs biens.

Dans ce contexte, M. Tshibanda a indiqué que la visite attendue à Kinshasa au courant de ce mois du gouverneur sud africain de la province de Kwazulu, d’où est partie la flambée des violences décriées, a été simplement annulée par les autorités de la RDC.

Il a, en outre, signalé que compte tenu de la gravité de ces événements qualifiés de malheureux et de tragiques, le gouvernement maintient des contacts permanents avec la RSA, tandis que les contours de toutes ces questions, seront examinés dans le cadre de la grande commission mixte RDC/RSA prévue à Kinshasa dans les prochains jours.

Par ailleurs, le corps du ressortissant de la RDC brûlé vif, dont l'identité n'a pas été communiquée, a été rapatrié pour inhumation, selon le ministre des Affaires étrangères indiquant que tout sera mis en œuvre pour obtenir réparation des préjudices moraux et matériels subis par les congolais en Afrique du Sud. Le gouvernement sud africain a promis dimanche de punir les auteurs des violences xénophobes, rappelle-t-on.

RDC/Rwanda : Confirmation d’une nouvelle incursion de l’armée rwandaise au Congo

Goma, 24/04.- Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya a confirmé, jeudi 23 avril, l’incursion d’une centaine de militaires rwandais dans la localité de Kasizi, à environ 120 km au nord-est de Goma, en plein parc des Virunga, qui s’étend des deux côtés de la frontière congolo-rwandaise dans le territoire de Nyirangongo (Nord-Kivu).

« Je confirme l’infiltration des éléments de l’armée rwandaise sur le sol congolais, à l’intérieur du territoire national, à presque un kilomètre sur la colline appelée Musongoti», a déclaré Julien Paluku depuis la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu.

Alertées par les gardes du parc, les Forces armées de la RDC (FARDC) ont organisé, mercredi, une patrouille dans le territoire de Nyirangongo pour vérifier cette allégation.

Selon le gouverneur du Nord-Kivu, les éléments FARDC qui voulaient s’approcher de ces militaires rwandais pour connaitre la raison de leur présence en ce lieu ont essuyé des tirs.

Un soldat congolais qui a été grièvement blessé lors des échanges de tirs sur la colline Musongoti vers le territoire de Rutshuru, est pour le moment admis à l’Hôpital général de Rutshuru, a indiqué Julien Paluku qui affirme aussi avoir écrit officiellement au Mécanisme conjoint de vérification de la CIRGL pour évaluer la situation.

En juin 2014, les militaires congolais et rwandais s’étaient affrontés sur la colline de Kanyesheja, dans la localité de Kabagana II, en territoire de Nyiragongo, à une trentaine de kilomètres au Nord de Goma (Nord-Kivu). Les Forces armées de la RDC avaient riposté à une provocation des Forces pour la défense du Rwanda (FDR) qui avaient tenté de s’installer sur une colline de Kanyesheja, sur le territoire congolais.

En réalité, l’armée rwandaise bivouaque en République démocratique du Congo depuis 1997, soit en permanence, soit par intermittence, avec la bénédiction de Kigali, redevable du génocide des Congolais ayant fait des millions de morts, selon diverses sources dont AgoraVox, un média citoyen créé en mars 2005 par Carlo Revelli et Joël de Rosnay. Ce média annonce par ailleurs que pour ces seuls derniers six mois, le nombre des victimes a franchi le seuil de 300 morts, le dernier bilan ayant été 293 après le massacre du 4 février dernier. Mercredi 15 avril, 18 personnes, dont une femme enceinte, ont été tuées à la machette (9 décapitées), la spécialité rwandaise, dans les localités de Matiba et Kinzika, ce qui porte le bilan total des massacres à 311 tués depuis le début de la campagne meurtrière en octobre 2014. Le caractère génocidaire des massacres ne fait plus l'ombre d'un doute. Ainsi, le terme est lancé. Mais lorsque l’on sait que, pour la communauté internationale, en RDC « les morts ne sont pas morts »…..

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Un étranger brûlé vif en Afrique du Sud

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