Kisangani: deux médecins incarcérés après la mort en couches d'une femme

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Une réunion de l'Ordre des médecins congolais
Une réunion de l'Ordre des médecins congolais

Kisangani, 24 juin – Le syndicat national des médecins (Synamed) dans la Province Orientale a suspendu, le mardi 23 juin, la prestation de se membres dans toutes les formations médicales publiques et privées agréées de Kisangani jusqu'à nouvel ordre. A la base, l'arrestation de deux médecins par le parquet général de Kisangani.

Docteurs Thérèse Mokaria et Max Amba sont incarcérés à la prison centrale de Kisangani depuis le samedi dernier. Selon le président du Synamed/Province Orientale, le Dr Alliance Tagoto, ses deux collègues sont accusés d'être à l'origine du décès de la femme d'un magistrat, en avril dernier. D'après la même source, ce décès est survenu suite au manque de sang pour transfuser cette dame qui venait d'accoucher par césarienne.

Le Dr Tagoto a dénoncé ce qu'il considère comme un vice de procédure: "La procédure n'est pas respectée d'autant plus que les médecins bénéficient d'un statut spécifique, qui exige [qu'en cas d'une faute de la part d'un médecin, l'Ordre des médecins devrait se réunir pour établir la culpabilité de l’incriminé. Et la justice aussi devrait ouvrir un dossier qu'on devrait fixer au tribunal pour un jugement. Selon lui, un médecin peut être incarcéré, s'il est formellement condamné par la justice. "Mais, le fait d'inviter les médecins au téléphone et leur dire directement : 'vous êtes incriminé pour homicide involontaire, vous êtes arrêtés’' constitue un vice de procédure.

Le procureur général en Province Orientale s'est réservé de tout commentaire. Pendant ce temps, le service minimum est organisé dans toutes les formations médicales concernées par cette suspension, affirme le médecin chef de la division provinciale de la santé/Tshopo.

Wallonie-Bruxelles : Denis Mukwege premier lauréat du prix pour la démocratie et les droits de l'Homme

Bruxelles, 24 juin - Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles devait décerner ce mercredi après-midi son premier prix pour la Démocratie et les Droits de l'Homme au gynécologue et militant des droits de l'homme congolais Denis Mukwege, indique l’APA qui cite l’agence Belga.

Créé en avril dernier, ce prix récompensera chaque année une "réalisation spécifique s'inscrivant dans le cadre de la Francophonie et des valeurs qu'elle défend en matière de promotion de la paix, de la démocratie et des droits de l'Homme". M. Mukwege, qui était annoncé à Bruxelles mercredi pour recevoir son prix, a été désigné à l'unanimité du jury composé du président du Parlement, des membres du Bu- reau et des chefs de groupes politiques.

Le montant du prix, d'une valeur de 10.000 euros, sera intégralement versé à la Fondation Panzi du docteur Mukwege, qui lutte contre toute forme de violence basée sur le genre, accompagne les victimes et contribue à l'émancipation de la femme victime de violence sexuelle.

Avec l’APA

A gauche, le Dr Mukwege  -  A dr, l'entrée de l'Hôpital de LodjaA gauche, le Dr Mukwege  -  A dr, l'entrée de l'Hôpital de Lodja

A gauche, le Dr Mukwege - A dr, l'entrée de l'Hôpital de Lodja

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