Adolphe Muzito interdit de briguer un mandat au sein du PALU

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Adolphe Muzito
Adolphe Muzito

Kinshasa, 16/08 - L’ancien Premier ministre Adolphe Muzito est destitué de ses fonctions au sein du Parti lumumbiste unifié (PALU) avec interdiction de briguer un poste au sein du parti pour une période d’un mandat, indique un communiqué signé par le secrétaire général et chef de ce parti, Antoine Gizenga, reçu samedi à l’ACP.
Le document indique que plusieurs griefs sont mis à charge de cet ancien haut cadre du PALU, notamment « les déclarations faites et des tribunes qu’il organise au sujet du fonctionnement de la RDC au mépris de la discipline du parti », les violations répétées des textes fondamentaux de cette formation politique et le cumul des arriérés de paiement de la dime.
En rapport avec cette décision, le secrétaire permanent et porte-parole du PALU, Makina Malongi, qui réagissait samedi devant la presse, a précisé qu’Adolphe Muzito était suspendu pour une période d’un mandat, à savoir 3 ans, mais qu'il n'est pas révoqué du parti. Il a ajouté que l’incriminé avait à sa disposition toutes les voies pour introduire son recours.
S’agissant des déclarations qui lui sont reprochées, il a rappelé que la discipline au sein du PALU exige que seul le secrétaire général et chef du parti engage le parti. Il délègue le pouvoir avec prérogatives au secrétaire permanent, qui assure la gestion quotidienne du parti et lui fait régulièrement rapport.
On rappelle qu’après les ateliers PALU organisés en décembre dernier en marge du cinquantenaire du parti, devant lesquels sont passées d’éminentes personnalités issues de toutes les couches de la population et pendant lesquels l’ancien locataire de l’Hôtel du gouvernement s’était situé à l’avant-plan, ce dernier a commencé à publier régulièrement dans la presse des « tribunes » destinées à faire le diagnostic du pays dans différents secteurs de la vie nationale. Ce qui, normalement est de son droit en tant qu'intellectuel et notoriété nationale. Il est vrai que le Palu a toujours fonctionné comme un parti paternaliste, Gizenga étant considéré comme un dieu qu'on peut contester et qui dicte toutes les actions des membres. Aucune liberté n'est donc tolérée dans cet environnement dictatorial.
Ce n'est pas la première fois qu'Adolphe Muzito est obligé de se justifier en public. En août 2015, il était soupçonné par la justice belge d'avoir perçu des pots de vin de Duferco par Serge Kubla, bourgmestre de Waterlo, interposé. Les faits litigieux concernent les activités en République démocratique du Congo du groupe industriel Duferco, ce dernier étant suspecté d’avoir, au travers de la corruption d’agents publics congolais, en l'occurrence Muzito, « favorisé l’évolution d’investissements importants dans le secteur du jeu et des loteries ». A cet effet, Serge Kubla, immédiatement incarcéré dans les geôles belges puis libéré sous caution, aurait remis 20 000 euro à Chantal Ngalula, l'épouse de l'ancien Premier ministre congolais, en exercice du 10 octobre 2008 au 6 mars 2012, à l'hôtel Président de Bruxelles à titre d'acompte sur une somme évaluée à 500 000 euro. La justice congolais, elle, visiblement inexistante, n'avait ouvert aucune information judiciaire à ce sujet.

Plus de deux mille observateurs attendus dans le Kongo Central pour la surveillance électorale

Kinshasa, 16/08 - Plus de deux mille observateurs membres des ONG de la société civile sont attendus dans la province du Kongo Central pour la surveillance du processus électoral, indique un communiqué de la CENI parvenu vendredi.
Le vice-président de la CENI, André Mpungwe Songo, qui l’a déclaré mercredi dernier à Matadi lors du lancement de l’opération d’accréditation des observateurs au Kongo Central, a indiqué que celle-ci durera dix jours et entend accréditer les observateurs en vue de renforcer les mécanismes de transparence tout au long du processus électoral.
Il a exhorté les acteurs de la société civile à un travail professionnel, étant donné qu’il s’agit d’une observation qui couvrira l’ensemble du processus avant, pendant et après les différents scrutins électoraux prévus. Les observateurs accrédités, a précisé la source, seront chargés d’évaluer le déroulement normal du processus notamment la planification électorale, la tenue et gestion des scrutins électoraux, l’apport des parties prenantes au processus électoral, l’évaluation des opérations électorales et la publication des résultats.
Ce type d’observation, a fait savoir le vice président de la CENI, est différent de l’observation à court terme, qui ne se limite qu’à la couverture du scrutin le jour du vote à la publication des résultats.
Avec l'ACP

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