Alerte sur le recul du trait de la côte littorale de Moanda et la disparition de certains ouvrages

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

La zone côtière de Moanda
La zone côtière de Moanda

Kinshasa, 16/ 08 - La route Banana–Moanda, dans la province du Kongo central, va disparaître entre 2050 et 2100 avec le taux de recul du trait de la côte littorale actuellement perceptible, a alerté, vendredi à Kinshasa, M. Gilbert Kilola, représentant du directeur du développement durable, à l’occasion du lancement du « Projet Renforcement de la résilience des communautés de Moanda à l’érosion côtière en RDC » (PANA-Zone côtière), en présence de Mme Ydidiya Shibeshi, associée au programme régional PNUD-FEM.
La proportion des terres perdues touchant la mer, a poursuivi, M. Kilola, doublera de 200 mètres autour de Nsiamfumu et de 100 m entre la cité de Moanda et Banana. La cartographie des risques liés à l’élévation de relèvement du niveau de la mer, quant à elle, montre au total qu’elle peut s’attendre à voir son trait de côte s’élever de 50 à 100 m à l’an 2100. C’est dans ce contexte, a-t-il relevé, que le projet PANA-Zone côtière a été initié et sera mis en œuvre de 2015 à 2020 dans l’optique de renforcer la résilience des communautés et des écosystèmes aux changements climatiques le long de la côte, à travers des activités qui seront mises en place dans le site pilote de Moanda.
Selon le délégué du Programme des Nations Unies pour le développement, Charles wa Sikama, le projet « PANA-Zone côtière » est co-financé par le Fonds pour l’Environnement (FEM) à hauteur de 5,3 millions de dollars pour une durée de 5 ans, dont 400 000 USD par le seul FEM.
Ce projet va contribuer à augmenter la capacité des communautés locales à faire face aux risques climatiques spécifiques à la zone côtière et à les sensibiliser, à travers les médias locaux et d’autres canaux appropriés, sur la vulnérabilité des zones côtières dans le contexte des changements climatiques.

Les efforts du gouvernement central dans la lutte contre les changements climatiques salués

Présent à cette cérémonie, le ministre provincial du Kongo central, en charge de l’Environnement, Florian Massaki Nzembele, a salué les efforts du gouvernement central, qui s’est engagé à affronter les changements climatiques dont les effets néfastes sont perceptibles à divers différents secteurs de la vie nationale en milieux tant urbain et rural qu’en zone côtière.
Le Projet PANA-Zone Côtière, a noté le ministre, répond aux besoins réels des communautés de cette partie du pays jugée vulnérables à cause du manque des moyens financiers et des capacités techniques limitées pour contrer ce phénomène lié aux risques climatiques en zone côtière.
M.Massaki s’est réjoui de voir le ministère de l’Environnement et Développement durable du gouvernement central intégrer les priorités de développement dans la dynamique du changement climatique concernant la contribution nationale que la RDC va soumettre à la conférence des parties à Paris en décembre prochain.
La mise en œuvre des initiatives d’adaptation identifiées pour la résilience du pays aux changements climatiques requiert, a-t-il préconisé, l’appui du gouvernement et de la communauté internationale en compensation à la contribution de la RDC à l’effort mondial d’atténuation des gaz à effets de serre.
Avec l'ACP

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