BREVES/Insécurité grandissante dans le Parc national de Virunga

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Le parc de Virunga
Le parc de Virunga

Butembo, 15/08 - Des cas d’insécurité ont été enregistrés dans le parc national de Virunga, au Nord-Kivu, ont rapporté vendredi les personnes rescapées empruntant les divers axes arpentant le site de ce patrimoine mondial étendu sur le territoire de Masisi à Beni, en passant par Nyiragongo, Rutshuru et Lubero.
Le dernier en date est celui d’un homme qui roulait à moto et qui a été assassiné, le matin du lundi 10 août à Karuruma, en plein parc national de Virunga du côté de la chefferie des Ashu, plus à l’est de la ville de Butembo. Selon les témoins, les faits se sont déroulés entre la rivière Semuliki et la localité de Kambo, lorsque la victime, M. Kakule Kambula Joël, qui provenait de Kasindi pour Butembo, a été abattu par des tueurs qui se sont volatilisés dans le parc. Le corps a été conduit à son domicile situé à Musienene/Kitambi, une localité à plus au moins 20 km au sud de la ville de Butembo.
Quatre heures auparavant, une dame à bord d’un minibus en route pour Goma a été criblée de balles à Mabenga, dans le même parc de Virunga. Elle a succombé à ses blessures quelque temps après.

Afflux des déplacés de guerre à Kasugho au Nord-Kivu

Butembo, 15/08 - La localité de Kasugho-centre, à 45 km au sud de Lubero, chef-lieu du territoire du même nom, connaît depuis le mois dernier un afflux des déplacés, a indiqué le chef de cette agglomération qui estime pour le moment à plus de 1 696 ménages déjà enregistrés et dépourvus de toute assistance. Selon cette source, des dizaines d’enfants déplacés n’ont pas étudié l’année écoulée, fuyant l’insécurité dans leurs milieux habituels.
Un activiste des droits humains a indiqué que pour survivre, ces déplacés effectuent des travaux journaliers dans les champs des particuliers. Certains d’entre eux commencent à se livrer au maraudage pour survivre, s’inquiètent les activistes de la société civile qui craignent le pire si rien n’est fait pour améliorer les conditions de vie de ces infortunés.
Il faut noter que depuis l’installation d’une grande base militaire des FARDC à l’entrée ouest de Kasugho centre, en territoire de Lubero, la population se sent rassurée et vaque désormais à ses occupations sans inquiétude. Plusieurs villages sont restés inhabités plus à l’ouest de Kasugho où l’insécurité causée par des groupes armés est perceptible. Ici, les affrontements opposent les Maï-Maï, commandés par N’tabo Taberi alias Tcheka, aux FDLR contraignant ainsi la population à se refugier dans les villages sécurisés, aux enelentours de Kasugho.

Satisfaction des forces vives de Kalehe face à la traque des bandits armés par les FARDC

Bukavu, 15/08 - Les forces vives de Kalehe, dans la province du Sud-Kivu, se disent satisfaites par la traque que les éléments des Forces armées de la RD Congo (FARDC) mènent dans leur entité contre des voleurs et autres bandits armés.
Les éléments du bataillon spécial du 104ème régiment des FARDC basé à Numbi dans les hauts plateaux de Kalehe rapportent avoir abattu un homme lundi 10 aout 2015. Cet homme, longtemps recherché, était accusé d’avoir commis plusieurs crimes, notamment des meurtres, des vols ainsi que des pillages à Nyabibwe, Minova et dans les hauts plateaux du territoire de Kalehe. Deux complices de ce criminel ont aussi perdu la vie lors de l’attaque.

Retour effectif de la paix dans deux groupements du territoire de Tshilenge

Mbuji-Mayi, 15/08 - Le calme est effectivement observé dans les groupements de Bena Tshitala et Bena Tshimanga, chefferie de Bakwa Kalonji dans le territoire de Tshilenge au Kasaï Oriental, après des affrontements entre les deux communautés suite à un conflit de limites de terre qui les opposait, affirme le ministre provincial de l’Intérieur et Affaires coutumières, Hyppolite Mutombo Mbwebwe, lors d’un point de presse.
Il a, à cette occasion, démenti les nouvelles faisant état de plusieurs personnes grièvement blessées lors de ces affrontements survenus au moment où les agents du parquet près le tribunal de grande instance de Tshilenge exécutaient une décision judiciaire en faveur du groupement de Bena Tshimanga, laquelle était contestée par le camp adverse de Bena Tshitala.
Le ministre Mutombo a exhorté les deux chefs coutumiers à plus de responsabilité et à contribuer au développement et à la sécurisation de leurs administrés. Il promet des sanctions exemplaires aux fauteurs des troubles pendant cette période de profondes mutations politiques au pays. Ils ont été appelés également à la réconciliation immédiate en vue de favoriser un climat apaisé.

Du jus et du vin de fabrication congolaise exposés à la FIKIN

Kinshasa,15/08 - Du jus et du vin "made in RDC" sont exposés au pavillon 17 de la Foire internationale de Kinshasa (FIKIN), a-t-on constaté vendredi.
Parmi les exposants figure l’entreprise « Tango Congo », spécialisée dans la fabrication du jus Tangawisi, à base de gingembre. Selon les renseignements recueillis sur place, cette petite entreprise, dont le siège social est établi dans la commune de Barumbu à Kinshasa, produit près de 1 250 bouteilles de jus de tangawisi.
Tango Congo emploie une vingtaine d’agents et envisage d’étendre ses activités sur l’ensemble du pays. Cette PME est confrontée au manque de financement pouvant lui permettre d’augmenter sa production.

La SNEL envisage de raccorder 6400 nouveaux abonnés à Kisenso

La société nationale d’électricité (SNEL) envisage de raccorder 6 400 nouveaux abonnés dans la commune de Kisenso, sud de Kinshasa, a-t-on appris vendredi au stand de cette entreprise commerciale à la FIKIN. Selon la source, la SNEL a débuté une campagne de sensibilisation de la population en prévision de ces raccordements.
A cet effet, la SNEL entend installer des réseaux domestiques et des compteurs à prépaiement dans cette commune. A cette occasion, elle a invité les abonnés de Kisenso à payer les factures d’électricité, en vue de permettre à l’entreprise d’améliorer la qualité des services rendus à la clientèle.

La société indienne BML disposée à prêter 30 millions USD à la MIBA

Mbuji-Mayi, 15/08 - Une entreprise indienne dénommée BML, spécialisée dans la fabrication des engins lourds utilisés dans l’exploitation minière, et dont une délégation a séjourné à Mbuji-Mayi, se dit disposé à prêter à la Minière de Bakwanga (MIBA) une somme de trente millions de dollars US remboursable dans cinq ans, pour la relance de ses activités.
C’est ce qu’a confié à la presse M. Dieudonné Mbaya Tshiakanyi, directeur général intérimaire de la MIBA, qui conduisait la délégation de l’entreprise indienne, à l’issue de l’entretien qu’ils ont eu avec le gouverneur de province.
Le DG ai a indiqué que ces propositions sont très favorables, avec une année de grâce pour le remboursement, mais que l’exécution exige, avant tout engagement, une procédure qui consiste à faire le rapport aux membres du Conseil d’administration de la MIBA, au gouvernement congolais qui est actionnaire majoritaire et à la SIBEKA, actionnaire minoritaire. Dès que les autorisations seront obtenues, une banque indienne pourra décaisser cette somme d’argent, a ajouté un délégué de l’entreprise indienne.

L’entrée principale du polygone MIBA envahie par des constructions anarchiques

L’entrée principale du Polygone de la société minière de Bakwanga (MIBA), est présentement envahie par des constructions anarchiques des autochtones Bakwanga, originaire de la ville de Mbuji-Mayi, qui se déclarent propriétaires du sol et sous-sol actuellement sous occupation de cette entreprise depuis 1934.
Ce constat a été fait par le Dg ai de la MIBA, Dieudonné Mbaya, lors d'une visite effectuée à l’entrée de cette concession stratégique de l’entreprise qui garde ses réserves. Quelques personnes ont ainsi obtenu des lopins de terre d'un agent retraité du service de l’urbanisme qui a été sollicité par ces présumés propriétaires terriens pour le bornage des parcelles dans la concession pour laquelle la MIBA détient des titres d’occupation.
Les autochtones Bakwanga contactés disent avoir été autorisés par la Conférence nationale souveraine (CNS) après avoir constaté que la MIBA a exploité leurs terres pendant cent ans et qu’après cette échéance, les terres devraient leur revenir de plein droit. Ils ne détiennent cependant aucun document autorisant ce lotissement.

Le gouverneur du Nord-Kivu compatit avec sinistrés de l’incendie du quartier Murara-Goma.

Goma, 15/08 - Le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya, a exprimé jeudi sa vive compassion à l’endroit des familles victimes d’un incendie survenu dans la nuit de mardi à mercredi, au quartier Murara à Goma. L'incendie dont l’origine reste inconnue a coûté la vie à une jeune fille de 12 ans, morte carbonisée, en plus des maisons d’habitation et des entrepôts de marchandises partis en fumée. Une visite du site a suffit pour que le chef de l’Exécutif provincial du Nord-Kivu se rende compte de l’ampleur des dégâts.
Selon le père de la fille décédée, l’enfant était venue à Goma en vacances, en provenance du territoire de Lubero. Elle a été asphyxiée en plein sommeil. Le gouverneur Julien Paluku a invité les opérateurs économiques à constituer une délégation afin de répertorier les dégâts dans la perspective de définir le niveau d’intervention du gouvernement provincial.

Le gouvernement prend en charge les funérailles des victimes du tremblement de terre au Sud-Kivu

Kinshasa, 15/08 - Le gouvernement organisera les funérailles des Congolais victimes du tremblement de terre qui a sévi le 07 août dans la province du Sud-Kivu, indique un rapport d’évaluation des dégâts et d’assistance humanitaire menée du 10 au 12 août par les membres du gouvernement central dans cette contrée.
Selon le rapport préliminaire reçu vendredi à l’ACP, le gouvernement a pris l’engagement de soutenir les personnes hospitalisées et de réhabiliter dans la mesure du possible les habitations détruites.
Le rapport humanitaire a révélé que le séisme s’est attaqué aux territoires de Kabare, de Kalehe, d’Idjwi ainsi qu'à la ville de Bukavu.
Selon les experts du Centre de recherche en sciences naturelles de (CRSN) de Lwiro, dans la même province, le séisme avait débuté le 7 août à 3h25 du matin, avec une magnitude de 5.8 à la première secousse et 5.3 à la deuxième, suivie de plusieurs répliques. Son épicentre se situerait entre les territoires de Birava et Kalehe, tandis que les zones à risques résiduels sont celles à fortes pentes et fortement agglomérées où des glissements de terrain sont prévisibles, rapporte-t-il.
Les premiers dégâts enregistrés sont notamment le décès d’un agent de la police judicaire à Katana, d’un enfant de 11 ans à Tshofi à Kalehe ,des maisons détruites et d’autres endommagées, notamment la clinique de l’Hôpital général de référence de Katana, la paroisse catholique de Mwanda ainsi que les bâtiments de la police et de la prison d’Idjwi, renseigne la source.
Le ministre de la recherche scientifique, Daniel Madimba, le gouverneur du Sud-Kivu, Marcellin Cishambo, ont également fait partie de cette mission exécutée sous la conduite du ministre des Affaires foncières, Dieudonné Bolengetenge, faisant l’intérim de son collègue du Genre et affaires humanitaires.
Avec l'ACP

Des dégâts après le séisme au Sud-Kivu

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