RDC : Huit casques bleus soupçonnés d’abus sexuel

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Des casques bleus du contingent nigerian
Des casques bleus du contingent nigerian

Kinshasa, 27/08 - Huit cas d’allégations d’abus et d’exploitation sexuels ont été signalés jusqu’au mois d’août 2015 par la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), a indiqué mercredi à Kinshasa le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC, Martin Kobler, à l’occasion de la conférence de presse hebdomadaire des Nation Unies. Les différentes affaires seront jugées par la RDC.

Le chef de la MONUSCO revient d’une campagne de sensibilisation et d’information du personnel civil et militaire de la MONUSCO, qui l’a amené à Kisangani, Bunia, Beni, Kamango, Bukavu, Matarule et Goma, à la suite des allégations d’abus sexuels portées contre des casques bleus en République centrafricaine ayant conduit à la démission du représentant spécial de Baki Moon, le général sénégalais Baboun Gaye.

Martin Kobler, qui était accompagné du commandant de la Force de la MONUSCO et du chef de la Police de la MONUSCO, a souligné « qu’un cas d’abus et d’exploitation sexuels est un cas de trop », avant de réaffirmer le principe de tolérance zéro en la matière après 54 allégations signalées en 2009 contre 13 cas en 2014. « Nous travaillons intensément pour empêcher ce problème », a-t-il relevé.

Le chef de la MONUSCO a appris au cours de cette tournée que les pays les plus grands contributeurs des troupes onusiennes en RDC, comme le Bengladesh ou l’Inde, ne présentent pas ces cas. Il a invité les autres pays contributeurs à sensibiliser leurs troupes avant de venir en RDC, pour plus de rigueur et de tolérance zéro, conformément aux instructions du secrétaire général des Nations Unies.

Au cours des différents entretiens avec le personnel onusien, Martin Kobler a rappelé les règles en vigueur au sein de l’organisation, avant de le convier à plus de responsabilité pour préserver l’image des Nations Unies.

Avec l’ACP

Commenter cet article