Un financement pour une 2ème prise d’eau des centrales d’Inga

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Un financement pour une 2ème prise d’eau des centrales d’Inga

Kinshasa, 13/08 - La Société nationale d’électricité (SNEL) a obtenu un financement pour l’ouverture d’une deuxième prise d’eau des centrales hydroélectriques d’Inga I et II, a-t-on appris mercredi de source proche de cette entreprise, qui n’a pas révélé la hauteur du financement.

La SNEL entend augmenter la quantité d’eau sur le canal d’amenée, afin de maintenir en fonctionnement les groupes de ces centrales même en périodes d’étiage du fleuve Congo, a indiqué la source, soulignant que la prise d’eau existante aurait été conçue avec un défaut à sa sortie du fleuve, où s’observe une couche rocailleuse semblable à un dos d’âne, retenant la vitesse de l’eau vers le canal d’amenée d’Inga.

L’ouverture d’une 2ème prise est l’une des mesures prises par la SNEL pour renforcer la production d’Inga, a indiqué la source, précisant que deux dragues sont opérationnelles actuellement pour désensabler le canal.

Inaugurés respectivement en 1972 et 1982, les barrages d’Inga, avec une puissance installée de 1775 mégawatts, souffrent de manque d’eau depuis 2011, en raison de l’étiage sévère du fleuve Congo. La baisse actuelle est considérée comme une « catastrophe », car la SNEL a perdu plus de 10 cm de niveau d’eau aux centrales, poussant l’entreprise à réduire la capacité de production et à renforcer les délestages à Kinshasa, au Kongo central et au Katanga, zones desservies par l’énergie d’Inga, a précisé la source.

Le projet PRISE prévoit la construction des mini-réseaux d’adduction d’eau aux Kasaï

Le coordonnateur national du projet de renforcement des infrastructures socioéconomiques dans la zone centre de la RDC (PRISE), Corneille Kabamba, a annoncé mercredi à la presse la construction de 60 mini-réseaux d’adduction d’eau, de 60 écoles et 60 centres de santé dans les provinces du Kasaï Oriental et Occidental.

M.Kabamba a laissé entendre que la ville de Kananga dispose des installations, dont la construction avait été financée par la Banque africaine de développement (BAD), qui souffrent de vétusté, comme celles de Mbuji-Mayi.

« Il n’ya pas un réseau fiable pour alimenter en eau potable ces populations estimées à près de 2 millions d’habitants », a-t-il dit avant d’appeler à une intervention à Mbuji-Mayi, la ville de Tshikapa ayant déjà été prise en compte par un autre projet dans le Kasaï Occidental.

Par ailleurs, au second semestre dernier, PRISE a lancé le processus de sélection d’un bureau devant mener les études de faisabilité pour la construction d’une microcentrale à Tshikapa, des écoles et des centres de santé.

Avec l’ACP

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