Une équipe sanitaire du Sénégal en formation à Kinshasa sur Ebola

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Une équipe sanitaire du Sénégal en formation à Kinshasa sur Ebola

Kinshasa, 14/07 - Le ministre de la Santé publique, Félix Kabange Numbi, a lancé, jeudi, l’atelier de formation d’une équipe pluridisciplinaire du Sénégal sur la lutte contre la maladie à virus Ebola, prévu du 13 au 21 août à Kinshasa.

« Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la solidarité africaine en vue de partager l'expérience de la RDC dans la lutte contre la maladie à virus Ebola », a déclaré le ministre de la Santé publique, ajoutant que les participants sénégalais à cette formation de formateurs assimileront et appliqueront le concours expérientiel de la RDC sur la surveillance épidémiologique, sur la prise en charge clinique et psychosociale de la maladie ainsi que sur la prévention et le contrôle des infections.

La réussite pour la surveillance exige l’échange bidirectionnel entre les participants et entre les participants et les formateurs, a-t-il indiqué avant de remercier tout les partenaires qui ont accompagné la RDC dans la lutte contre la maladie à virus Ebola, notamment l’OMS, l’Agence japonaise de Coopération internationale (JICA) et l’UNICEF.

Pour le représentant de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) du Sénégal, Ryuichi Kato, qui a lu le mot de circonstance de son collègue de la RDC, Obata Eihiko, le séjour des Sénégalais à Kinshasa est le résultat du succès obtenu lors du partage d’expérience de la RDC à l’équipe ivoirienne dans le cadre de la formation de formateurs en Côte d’Ivoire, avec la facilitation de l’équipe de la RDC ainsi que l’appui technique congolais dans la consolidation de la stratégie ivoirienne de lutte contre la maladie à virus Ebola.

« Forte d’une expérience de gestion de sept épidémies de la maladie à virus Ebola, la RDC détient une expertise opérationnelle reconnue à ce jour sur le plan mondial. Elle a alimenté l’essentiel des recommandations et stratégies actuelles de l’OMS en matière de la riposte ou du contrôle de l’épidémie », a déclaré Ryuichi Kato.

Le directeur du Programme de lutte contre la maladie, Dr Kebela, a félicité le ministre de la Santé publique pour sa disponibilité à descendre sur le terrain lorsqu’une épidémie se déclare. Les derniers cas en date se sont déclarés à Isiro et à Boende. Il s’est également réjoui de cette formation qui va renforcer les capacités, surtout des Sénégalais qui ont une expérience d’un cas et attendent beaucoup de la RDC. Il les a rassurés d’y trouver un grand profit afin qu’ils puissent à leur retour au pays former des équipes.

La JICA, dans sa mission d’appui au développement des Ressources humaines de la Santé dans la région d’Afrique de l’Ouest, s’est proposée d’organiser, à la demande du ministère de la Santé du Sénégal, la formation de ses cadres nationaux sur la gestion de la riposte d’une épidémie de la maladie à virus Ebola avec l’expertise congolaise.

Le directeur du Programme de lutte contre la maladie, Dr Kebela a félicité le ministre de la Santé publique pour sa disponibilité à descendre sur le terrain lorsqu’une épidémie se déclare. Les cas récents sont les épidémies d’Isiro et de Boende. Il s’est réjoui de cette formation qui va renforcer les capacités surtout des Sénégalais qui ont une expérience d’un cas et attendent beaucoup de la RDC. Il les a rassurés d’y trouver un grand profit afin qu’ils puissent à leur retour au pays, former d’autres personnes.

L’épidémie de la maladie à virus Ebola, qui sévit en Afrique de l’Ouest, notamment en Guinée, au Libéria et en Serra Léone depuis plus d’un an, a été qualifiée d’urgence de santé publique de portée mondiale par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Elle est la plus longue, la plus meurtrière et la plus couteuse des toutes les épidémies d’Ebola qu’a connues le monde.

La notification journalière des cas diminue jour après jour, mais la gestion de la queue semble prendre beaucoup de temps. Cela exige à tous les pays voisins, dont le Sénégal, de maintenir le niveau d’alerte et d’améliorer la préparation à une éventuelle riposte à l’importation de la maladie à virus Ebola, rappelle-t-on.

Avec l'ACP

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