BREVES/Décès à Kananga du pionnier du scoutisme au Kasaï

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Un groupe de scouts et guides à Kinshasa (Photo Flavien Mvubu)
Un groupe de scouts et guides à Kinshasa (Photo Flavien Mvubu)

Kananga, 17/09 – M. Boniface Dibanda, alias "Aigle laborieux", l’un des pionniers du scoutisme au Kasaï, s’est éteint samedi à Kananga, au Kasaï Central, à plus de 95 ans, a-t-on appris de sources familiales.

La nouvelle de sa mort s’est répandue comme une trainée de poudre dans cette ville où le défunt a consacré une grande partie de sa vie à l’éducation et à l’encadrement de la jeunesse.

Dibanda Boni avait également donné le meilleur de lui-même pour la création des équipes de football telle que Tshinkunku.

Tous les délégués des associations du mouvement scout ont qualifié cette mort d’une perte énorme et d’un vide difficile à combler avec la disparition de cette icône.

Un policier se tue par balle à Kamwesha

Kananga, 17/09 – Un élément de la PNC (Police nationale congolaise) s’est donné la mort par balle la semaine dernière à Kamwesha, localité située à plus de 100 km de la ville de Tshikapa au Kasaï, a appris le week-end un journaliste de l’ACP des voyageurs en provenance de cette contrée.

Le refus de ses frères de l’assister dans le paiement des frais de maternité de son épouse ainsi que l’acharnement de l’infirmier titulaire du centre de santé à ne pas accepter la somme de 8 000 FC sur les 15 000 FC exigés l’auraient poussé à poser cet acte de désespoir.

Des jeunes désœuvrés envahissent le cimetière de Kimbanseke

Kinshasa, 17/09 - Le cimetière Kimbanseke situé dans la commune du même nom est actuellement transformé en un lieu de repos par des jeunes désœuvrés et des inciviques du quartier Ngandu, a-t-on constaté. En effet, ces « nouveaux occupants » rencontrés sur les lieux ont fait savoir qu’ils y viennent pour notamment se reposer, par manque de site aménagé à cet effet dans la municipalité, ou encore pour chercher un travail de fortune comme fossoyeur.

Le jeune Junior Kanga rencontré sur le site a déclaré : « Nous venons au cimetière pour nous reposer et dormir sur les différentes tombes puisqu’il n’y a pas de sièges sur lesquels nous pouvons nous asseoir ni des lits pour dormir ». Un autre jeune a déclaré qu’il fréquentait ce lieu pour y chercher du travail comme fossoyeur car, pour lui, ce qui compte c’est de gagner un peu d’argent.

Selon les habitants de ce quartier périphérique, les jeunes qui fréquentent ce lieu de sépulture sont généralement des sans abris ou des hors-la-loi qui considèrent ce cimetière comme un lieu de refuge après avoir commis leurs forfaits.

Depuis quelques années, ce cimetière avait été fermé sur ordre de l’autorité urbaine mais l’on note une certaine défaillance dans la mise en application de la décision, de sorte que l’on continue encore à y enterrer les morts.

Deux cases incendiées à Bena Kande (Dimbelenge)

Kananga, 17/09 – Deux cases habitées ont été incendiées dernièrement en pleine journée au village de Bena Kande, dans le groupement de Bena Kapuki, à quelques kilomètres du chef-lieu du territoire de Dimbelenge, au Kasaï Central, par deux jeunes gens dont l’identité n’a pas été révélée, annonce un câble parvenu lundi à l’ACP.

Tous les effets mobiliers et autres ménagers des victimes ont été consumés par l’incendie provoqué par un feu de brousse lors de la recherche des rats.

Les cadres de base de Bena Kande ont curieusement caché l’identité des inciviques pour, ont-ils estimé, les mettre à l’abri des poursuites judiciaires déjà entamées à ce sujet. Des textes règlementaires actuellement en vigueur interdisent la pratique de feu de brousse en RD Congo, rappelle-t-on.

12 cas de choléra à Bunia

Bunia, 17/09 - La division provinciale de la Santé de l'Ituri a annoncé, mercredi, la découverte de douze (12) cas de choléra dans la ville de Bunia. A ce sujet, le chef de division unique Emmanuel Leku Apuobo a appelé la population à la pratique de l'hygiène pour éviter la propagation de cette épidémie, au cours de la rencontre qu'il a tenue avec les membres de la division provinciale de la Santé et de la société civile.

A l'issue de cette rencontre, il a été convenu que des points d'eaux publics soient installés à l'entrée et la sortie de la ville de Bunia ainsi qu'à travers les différents quartiers. D'autres cas de choléra sont signalés dans la plaine du lac Albert, renseigne-t-on.

Des voleurs armés présentés à la presse à Boma

Boma, 17/09 - Le maire de Boma, Marie-Josée Niongo Nsuami, a présenté à la presse locale huit voleurs à main armée dont trois femmes, devant le siège administratif de la mairie, au terme d’une opération de ratissage de la Police nationale congolaise.

Parmi les armes blanches trouvées sur le lieu au quartier Ngiengie dans la commune de Kalamu figurent des machettes, des marteaux, des foreuses rechargeables, des piquasses, des tournevis et plusieurs autres matériels lourds pouvant faciliter de forcer les portes des maisons et même de donner la mort.

Mme Niongo a plaidé pour des sanctions exemplaires contre ces inciviques, afin de décourager d’autres qui courent les rues de la ville et ses environs. Elle a appelé la population à maintenir la vigilance, notamment en dénonçant les sites de vente de chanvre, qui sont souvent des lieux de refuge.

1.411 enfants séparés des groupes armés au Katanga

Kinshasa, 17/09 - Les opérations militaires visant à éliminer les groupes armés ont permis de séparer 1 411 enfants dont 1 339 garçons et 72 filles des groupes armés au Katanga, au Nord et au Sud-Kivu et en Province Orientale à travers la section protection de l’enfant de la MONUSCO, a affirmé mercredi le porte-parole onusien, Félix Prosper Basse.

Selon lui, au total 685 enfants ont été séparés des FDLR, d’autres étaient associés aux Mayi-Mayi Rahiya Mutomboki (179), Mayi-Mayi Nyatura (140), au FRPI (80), au NDC Cheka (46), Mayi-Mayi Yakutumba (35), à l’APCLS (33) et 213 enfants ont été séparés d’autres groupes armés. Par rapport à la même période de référence en 2014, cela représente une augmentation dans la documentation des enfants séparés des groupes armés de 63 %, a-t-il ajouté.

M. Basse a fait savoir que les acteurs de la protection des enfants exhortent à nouveau les groupes armés à libérer les enfants et à les confier à la MONUSCO afin qu’ils reprennent une vie normale, notamment aller à l’école ou apprendre un métier.

La section protection de l’enfant salue la reddition à la MONUSCO d’un ancien commandant Rahiya Mutomboki le 4 septembre et encourage le gouvernement à poursuivre en justice les acteurs de recrutement d’enfants et d’autres violations graves des droits de l’enfant tels que le viol et les violences sexuelles, les enlèvements et les attaques contre les écoles et les hôpitaux.

Par ailleurs, en 2015, la protection de l’enfant de la MONUSCO a documenté le meurtre de 48 enfants (36 garçons et 12 filles) et la mutilation de 44 autres, dont 11 filles, à cause de la violence liée aux conflits. Au cours de la même période, 24 incidents qui ont un impact négatif sur la santé et l’éducation des enfants ont été documentés, tandis que 18 écoles et six centres de santé ont été attaqués ou utilisés à des fins militaires, a-t-il précisé.

Avec l’ACP

Des enfants soldats à l'est de la RDCDes enfants soldats à l'est de la RDC

Des enfants soldats à l'est de la RDC

Commenter cet article