Elections : Kengo wa Dondo lance l’idée de rationaliser les futurs scrutins

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Elections : Kengo wa Dondo lance l’idée de rationaliser les futurs scrutins

Kinshasa, 16/09 (ACP).- Le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, a suggéré mardi l’idée de rationaliser les futures élections prévues en RDC, de manière à concentrer les moyens disponibles d’abord sur l’organisation des scrutins directs à délais constitutionnels incompressibles, à savoir les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales et, dans un second temps, les scrutins indirects.

« Plutôt que d’organiser tous les scrutins en 2016, deux options fondamentales peuvent être levées, d’une part la concentration de tous les moyens disponibles sur les scrutins à délais constitutionnels incompressibles (élections présidentielles, législatives nationales et provinciales) et d’autre part le regroupement des scrutins par degré », a déclaré le président du Sénat, dans son discours d’ouverture, au Palais du peuple, de la session ordinaire de septembre de la chambre haute du parlement.

Pour lui, il s’agit d’organiser tous les scrutins directs le même jour (présidentielle, législatives nationales et provinciales) et tous les scrutins indirects dans les semaines qui suivent. La Commission électorale nationale indépendante (CENI), organe technique compétent, pourrait se prononcer sur cette proposition dans le cadre des injonctions lui faites par la Cour constitutionnelle, a précisé Léon Kengo wa Dondo, qui a invité par ailleurs la CENI à fiabiliser le fichier électoral.

Quant au processus de décentralisation politique de l’Etat, le président du Sénat a réaffirmé, à l’instar de la Cour constitutionnelle, son caractère irréversible, avant de suggérer que les futurs scrutins directs et indirects au niveau des provinces soient organisés dans le cadre des nouvelles provinces démembrées.

L’avantage de cette option, selon lui, est d’éviter que les assemblées provinciales actuelles soient amenées à élire les gouverneurs et vice-gouverneurs pour un mandat non conforme à la Constitution.

Auparavant, le président du Sénat a rappelé les deux contraintes politiques majeures qui s’imposent au gouvernement dans le cadre de cette session budgétaire, à savoir le financement des futures échéances électorales et la matérialisation de la décentralisation politique amorcée par la loi de programmation. Il a réaffirmé à cette occasion la volonté « non équivoque » des sénateurs d’aller plus vite aux élections.

Pour rappel, sept poids lourds des partis membres de la Majorité présidentielle, dont Gabriel Kyungu et Olivier Kamitatu, ont également appelé, dans une lettre au président Joseph Kabila datée du lundi 14 septembre, au respect absolu de la Constitution ainsi que des délais constitutionnels dans l’organisation des élections qui, soulignent-ils, doivent « consolider la démocratie et consacrer l’alternance politique ». Lire www.lesignalducontinent du 15 septembre 20415.

Avec l'ACP

Commenter cet article