L’Amicale Lipopo reçoit Maurice Boyikase sur la promotion de la langue lingala

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

M. Maurice Boyikase Buafomo
M. Maurice Boyikase Buafomo

Bruxelles, 28/09 – L’association Amicale Lipopo, réunissant les ressortissants de la Ville de Kinshasa, a reçu, dimanche en la Salle de l’Egalité à Molembeek, le linguiste Maurice Boyikase Buafomo, venu entretenir les membres de l’importance de la promouvoir de la langue lingala, que la plupart d’Africains apprécient et veulent apprendre.

Pour Boyikase, la musique congolaise a grandement contribué à populariser le lingala à travers l’Afrique. Aujourd’hui, au Kenya, en Côte d’Ivoire et au Cameroun comme ailleurs, tout le monde veut chanter en lingala et apprendre cette langue, a-t-il fait savoir.

Il a par ailleurs souligné l’importance de mener des recherches en la matière. Si le Maghreb peut communiquer en Arabe, quelle est la langue de l’Afrique subsaharienne, a-t-il interrogé.

Dans le même contexte, il a énuméré les cinq principes qui, à son avis, guident le monde, à savoir l’énergie (pétrole, gaz, électricité), la communication, le transport, la science et la religion, faisant remarquer qu’aucun vocable n’existe en lingala pour traduire « l’énergie », « la communication » et « la religion », alors que pour les deux autres, la traduction est à peine approximative.

Le livre Bwaka Nzoto

Alliant la parole à l’acte, M. Boyikase a annoncé la sortie en décembre prochain de son ouvrage Bwaka Nzoto, sous-titré « Vocabulaire exact et amoureux du Lingala », offert sous forme d’un coffret d’un livre de 96 pages accompagné d’un CD de chansons exécutées par Gaby Lita Bembo, bien connu des mélomanes.

Le CD reprend plusieurs chansons populaires à Kinshasa, telle « Masta mast’oyo », « Banga Daring », « Sanza na moyi bolingi nini », mais aussi des œuvres de chanteurs belges dont « Noir c’est noir » de Johnny Halliday ou « Ne me quitte pas » de Jacques Brel, interprétées en lingala.

Cornelis Nlandu

Une vue du bureau de l'Amicale Lipopo. A l'extrême dr, M. Boyikase (Photos Cornelis Nlandu)

Une vue du bureau de l'Amicale Lipopo. A l'extrême dr, M. Boyikase (Photos Cornelis Nlandu)

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