Le journaliste Jean N’saka wa N’saka conduit dimanche en sa dernière demeure

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Le siège de l'ACP, à Kinshasa
Le siège de l'ACP, à Kinshasa

Kinshasa, 08/09 - Le journaliste Jean N’saka wa N’saka, directeur-rédacteur en chef retraité de l’Agence congolaise de presse (ACP), décédé lundi 31 août dernier à Kinshasa de suites d’une courte maladie, a été conduit dimanche en sa dernière demeure, au cimetière de Kinkole.

De son vivant, l’illustre disparu, né en 1935, était considéré tout au long de sa carrière journalistique comme « un véritable icône en journalisme d’agence en particulier et dans la presse en général », selon les différents témoignages recueillis sur le lieu funéraire. En effet, dans leurs témoignages, les confrères du défunt ont vanté ses valeurs intellectuelle et professionnelle d’un « mentor » ayant encadré bon nombre de ses pairs.

N’saka wa N’saka a su donner le meilleur de lui même, rempli correctement son devoir vis-à-vis de la nation et suscité l’engouement au travail des hommes et des femmes tant de l’ACP que des autres organes de presse. Il a également été parmi ceux qui ont communiqué les ficelles du métier de journalisme d'agence au rédacteur en chef de www.lesignalducontinent, ayant d'ailleurs été son dernier rédacteur en chef à Kinshasa, avant son transfert au Bureau de Bruxelles, en 1991.

Dans la transmission des connaissances, le défunt tenait à tout prix que les jeunes journalistes qu’il encadrait puissent lui ressembler au plan de l’écriture journalistique, a reconnu Nzuzi Moanda, ancien journaliste de l’ACP.

Modèle pour les journalistes œuvrant dans les différents organes de presse tels que Le Phare, Le Potentiel, La Tempête des Tropiques, où il a eu à collaborer, N’saka wa N’saka laisse une réputation d’un homme rigoureux dans le travail, qu’il voulait toujours excellent.

Sa plume alerte, directe, incisive relatant des faits véridiques lui valaient parfois « des misères et des incompréhensions de la part des responsables de certains médias dans lesquels il collaborait », s’est souvenu le rédacteur en chef du journal La Tempête des Tropiques, Martin Mukanya.

Sur le plan familial, l’une de ses filles lui a rendu un hommage mérité pour les avoir élevés dans la rigueur sans laquelle ils ne seraient devenus des responsables aujourd’hui. L’éducation reçue de leur père et l’instruction qu’il leur a assurée, selon elle, constituent le grand patrimoine qu’il leur a légué.

Le journaliste Richard Kinzambi de l’ACP avait vanté les qualités morales et intellectuelles de celui qui lui avait ouvert les portes de l’ex-AZAP, en août 1988, à la direction provinciale de Bandundu. Il a retenu de son ancien encadreur trois qualités, à savoir la rigueur, l’amour du prochain et l’impartialité, qu’il a démontrées à travers de nombreuses réalités vécues ensemble.

Les funérailles de l’illustre disparu se sont déroulées en présence des membres de sa famille, de ses anciens collègues de l’ACP ainsi que de nombreux amis et connaissances.

Le genre pris en compte dans la restructuration de la rédaction de l’ACP

La décision portant restructuration de la rédaction centrale de l’Agence congolaise de presse rendue publique lundi par son directeur général ad interim, Justin Kangundu Khossy, accorde la direction de deux desks exclusivement aux femmes sur les sept retenus.

Sur les 7 desks que compte l’agence, quatre rédactrices en chef ont été nommées respectivement aux desks du genre, science, santé et environnement. Il s’agit de Banzi Bambela au desk Genre et Bokeme Kinziunga au desk Science, Santé et Environnement, tandis que Mmes Baaya Ndakala et Constance Tekitila les seconderont dans leurs lourdes tâches comme adjointes.

Par ailleurs, Brigitte Mabila et Hortense Vula sont secrétaires de rédaction aux desks genre et sport. Jolie Tshidibi Mputu et Miphy Buata ont, elles, été désignées chefs de rubrique dans leur secteur d’exploitation.

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