Le Nigeria envisage d’amnistier des prisonniers de Boko Haram contre les lycéennes enlevées à Chibok

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Les lycéennes enlevées par Boko Haram
Les lycéennes enlevées par Boko Haram

Kinshasa 17/09 - Des islamistes de Boko Haram emprisonnés pourront être amnistiés en échange de la libération de quelque 200 lycéennes enlevées il y a près d'un an et demi à Chibok (nord-est), a déclaré, mercredi, le Président nigérian Muhammadou Buhari, a indiqué Reuters.

Le Chef de l’Etat avait déclaré lors de sa récente visite à Paris que "Si les responsables de Boko Haram acceptent de nous rendre les filles de Chibok, toutes ces filles, nous pourrions décider d'accorder l'amnistie à leurs prisonniers’’.

"Nous essayons de voir si nous pouvons négocier avec eux la libération des filles de Chibok. Mais nous sommes très prudents: à moins d'être sûr qu'elles sont relativement en bonne santé. Nous garderons nos prisonniers jusqu'à être certains du nombre de filles que nous pouvons récupérer’’, a-t-il ajouté.

Pour rappel, les militants islamistes de Boko Haram avaient fait irruption le 14 avril 2014 au lycée de Chibok, dans l'Etat de Borno, berceau de leur mouvement, où ils avaient enlevé 276 adolescentes qui se préparaient à passer leurs examens. Cinquante-sept avaient réussi à s'échapper mais le sort des 219 autres reste incertain.

Un mois après l'enlèvement, une vidéo en montrait plusieurs dizaines, vêtues de noir et récitant le Coran avec résignation. Le leader de Boko Haram, Abubakar Shekau, s'enflammait alors pour annoncer qu'elles avaient été converties à l'islam et "mariées" à des militants du mouvement islamiste. Selon des défenseurs des droits de l'homme, elles sont en fait soumises au groupe et parfois vendues en esclavage à des militants, voire utilisées comme "bombes humaines" dans des attentats.

Néanmoins, utilisées comme esclaves sexuelles ou mariées à des combattants, on se demande dans quel état se trouvent aujourd’hui ces lycéennes un an après leur enlèvement.

Avec l’ACP

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