Les auteurs de la lettre du G7 au président Kabila se sont auto-exclus, selon la Majorité présidentielle

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Les auteurs de la lettre du G7 au président Kabila se sont auto-exclus, selon la Majorité présidentielle

Kinshasa, 17/09 - Le bureau politique de la Majorité présidentielle (MP) et son allié, le Parti lumumbiste unifié (PALU) estiment que les signataires du mémorandum du 14 septembre 2015, à savoir les sept partis de la majorité (G7), adressé au président congolais et autorité morale de la MP « se sont auto-exclus » de la famille politique du chef de l’Etat.

Réunis mercredi à Kingakati sous la présidence du secrétaire général de la coalition, Aubin Minaku, le bureau politique de la MP et le PALU qui se sont penchés sur le contenu de ce mémorandum affirment, dans un communiqué parvenu à l’ACP, que ses signataires « se situent aux antipodes des options concertées au sein de la MP et ses alliés », en reprenant à leur compte « les procès d’intention faits par l’opposition à l’autorité morale de la MP ».

« Alors que le respect de la Constitution a toujours été une constante dans les déclarations et les actes du président, le mémorandum fait croire le contraire, exposant gratuitement notre autorité morale à la vindicte publique », indique le communiqué, qui précise que ce mémorandum « jette l’opprobre sur la Majorité, en confortant l’idée qu’elle aurait des visées anti-démocratiques que les signataires se sont données la mission de pourfendre ».

La Majorité présidentielle et le PALU invitent par conséquent les signataires du mémorandum à « tirer les conséquences du choix stratégique qu’ils ont ainsi opéré, en faisant simplement le constat qu’ils ont choisi de quitter la Majorité présidentielle pour rejoindre l’opposition ».

Selon La Libre Belgique, les sept signataires indiquent pour leur part, dans un communiqué, qu’il est « inacceptable » que la réunion du Bureau politique se soit tenue en présence d’intrus non-membres, à savoir ceux du Palu, précisant qu’ls ont « demandé une motion pour que le problème posée par la lettre soit examiné au fond et pas sur la forme. Ce qui a été refusé ».

Un prochain remaniement en vue

Après l’exclusion de la Majorité des sept partis signataires de la lettre querellée ainsi que le limogeage d’Olivier Kamitatu du gouvernement et de Pierre Lumbi comme conseiller spécial en matière de Sécurité, d’autres démissions devraient suivre, anticipent les analystes, le formations politiques concernées disposant d’autres ministres mais aussi des membres au Bureau de l’Assemblée nationale.

Pour le dernier cas, il faudra un vote de l’hémicycle, note La Libre Belgique qui fait remarquer que l’exclusion de ces sept partis ampute Joseph Kabila de 70 à 80 députés, ce qui ne devrait pas faire basculer la donne. L’examen et le vote du budget, inscrits à la session de l’Assemblée qui s’est ouverte mardi, sera l’occasion d’en savoir davantage sur les nouvelles alliances qui devraient se constituer.

Pour le quotidien belge, il est aussi question de savoir si les ministres issus de l’opposition (UFC de Léon Kengo, UDPS dissidente et MLC dissident de Thomas Luhaka) vont suivre le mouvement des frondeurs. Mais connaissant l’appétit égoïste des politiciens congolais, il est très peu probable de compter sur la moindre démission.

Avec l'ACP et La Libre Belgique

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