Les Congolais de la RDC continuent à être chassés de Brazzaville

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Des Congolais expulsés de Brazzaville
Des Congolais expulsés de Brazzaville

Kinshasa, 10/09 - Vingt six ressortissants congolais de la RDC, expulsés de Brazzaville, ont été accueillis mercredi au beach Ngobila, poste frontalier officiel entre Kinshasa et Brazzaville, par les agents de la Direction générale de migration (DGM), a-t-on constaté.

La semaine dernière, 14 Congolais avaient également été chassés sans ménagement de la capitale congolaise, sans que les autorités de Kinshasa ne puisse lever le moindre doigt, faisant dire aux personnes concernées que l’Etat a cessé d’exister depuis longtemps, parce que dans d’autres pays, on convoque l’ambassadeur du pays voyou à qui on lui remet une note de protestation ou on entreprend des actions de représailles.

Selon les documents du service de l’immigration du Congo/Brazzaville, ces compatriotes ont été expulsés pour séjour illégal pour certains, manque des documents d’identité et immigration clandestine pour d’autres.

Embarquée dans les deux derniers canots de la RDC, cette vague des refoulés, la nième depuis le déclenchement en avril 2014 de l’opération de traque des étrangers en séjour irrégulier au Congo-Brazzaville, est composée de 10 femmes, 7 hommes et 9 enfants, dont un bébé.

Dans ce groupe, on compte un couple avec 2 enfants et une femme d’une quarantaine d’années qui a déclaré avoir été arrêtée mercredi matin dans la rue et acheminée au beach Brazzaville pour être renvoyée à Kinshasa.

« Je suis mariée à un Congolais de Brazzaville, avec qui nous avons eu 4 enfants qui sont restés à Brazzaville. La police ne m’a pas donné l’occasion de revoir mes enfants, ni d’aller les récupérer », a-t-elle déploré.

Depuis avril 2014, la police du brazzavilloise a déclenché l’opération « Mbata ya Bakolo » (comprenez « gifle des aînés »), pour bouter dehors tous les clandestins et les étrangers en situation irrégulière. Beaucoup de dérapages, dont des viols, extorsions, sévices corporels et autres violations des droits humains, ont été constatés dans cette opération dans laquelle la population civile s’était mêlée, à la barbe des autorités.

Suite à ces abus, timidement décriés notamment par les autorités de la RDC, beaucoup de compatriotes ont regagné volontairement le Congo, se sentant dans l’insécurité. Depuis le début de ces incidents, les formalités de voyage entre les deux pays sont plus rigoureuses. Avec l'ACP

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