Les leaders des partis politiques du G7 victimes d'intimidations et de menaces

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Kyungu wa Kumwanza
Kyungu wa Kumwanza

Kinshasa, 21 sept - Comme à l’accoutumée, le ministre Lambert Mende a manqué une nouvelle occasion de se taire, en déclarant lors d'un point de presse tenu vendredi dans la salle de Conférences du Fleuve Congo Hôtel, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa, que " les frondeurs de la nouvelle plateforme politique dénommée G7 ne sont pas victimes d'intimidation, ni de menace de la part de la famille politique du chef de l'Etat, ni de forces obscures ".

Les faits démontrent plutôt le contraire, car plusieurs cas de menaces et d’intimidations sont signalés à travers la RDC, jusqu’à provoquer l’indignation de trente-trois ONG qui ont dénoncé « des actes d'intimidations et menaces contre les leaders des partis politiques membres de G7 ayant adressé une lettre au chef de l'Etat pour réclamer l'alternance démocratique en 2016 », au cours d'une conférence de presse, tenue le vendredi 18 septembre à Kinshasa.

Au Katanga, des policiers ont encerclé l'église que fréquente Kyungu wa Kumwanza

Un important dispositif policier a été déployé dimanche 20 septembre dans la matinée aux alentours de la Basilique Sainte Marie de la commune de la Kenya à Lubumbashi.

Selon des témoins, des policiers étaient visibles autour de cette église pendant que Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l'Union nationale de fédéralistes du Congo (Unafec), s'y trouvait pour la prière. Tous les policiers étaient armés. Certains étaient à pied et d'autres à bord d'un véhicule.

Ils ont quitté la basilique Sainte Marie, après l'avoir encerclée pendant quelques temps. Kyungu wa Munwanza est sorti quelque temps après la fin du culte, sous les applaudissements des membres de son parti.

Sankuru : Fermeture de la radio de Christophe Lutundula

La radio communautaire Owoto de Katako Kombe n'émet plus dans la nouvelle province du Sankuru, depuis jeudi 17 septembre dernier. Tout le matériel de cette entreprise de presse appartenant au député national Christophe Lutundula, signataire du mémorandum du G7, a été démantelé et ramené à Lodja par les services de sécurité, selon des sources officielles et indépendantes. La radio y est installée depuis 2002

Des démissions en cascade

Le rapporteur du Sénat - Après les révocations du conseiller spécial du chef de l'Etat en matière de sécurité, Pierre Lumbi, et du ministre du Plan et Révolution de la modernité Olivier Kamitatu, plusieurs autres membres des partis signataires de la lettre ouverte adressée au chef de l'Etat ont jeté l’éponge. C’est aussi le cas, que nous avons annoncé, du 1er vice-président de l’Assemblée, Charles Mwando Nsimba.

Après eux, le rapporteur du Sénat Modeste Mutinga, membre du MSR, l'un des partis signataires de la lettre ouverte, a démissionné vendredi 18 septembre de son poste. L'annonce de cette démission a été faite par son cabinet quelques heures avant la plénière du jour au Sénat. Sur Twitter, la plateforme de sept partis politiques signataires de la lettre ouverte a aussi relayé l'information.

Les ministres des Affaires foncières, de la Fonction publique et de l’Economie - Le ministre des Affaires foncières et cadre du Mouvement social pour le renouveau (MSR) Dieudonné Bolengetenge a jeté l'éponge. Il a remis sa lettre de démission, vendredi 18 septembre, au Premier ministre, Augustin Matata Ponyo. Dans sa correspondance, Dieudonné Bolengetenge explique que cette démission est consécutive à l'exclusion de son parti de la Majorité présidentielle. Le même vendredi, un autre cadre du MSR et rapporteur de l'Assemblée nationale, Norberty Ezadry, a également déposé sa démission comme le secrétaire général adjoint de la MP, Didier Molisho.

La démission de Bolengetenge a été suivie de celles de ses collègues Jean-Claude Kibala et Modeste Bahati Lukwebo, ministres respectifs de la Fonction publique et de l’Economie, qui ont également remis leurs tabliers vendredi et samedi.

Le maire-adjoint de Lubumbashi - Le maire-adjoint de Lubumbashi, Mme Clotilde Mutita, a démissionne de ses fonctions maire-adjoint de la ville de Lubumbashi (Haut-Katanga), a démissionné de ses fonctions, vendredi 18 septembre.

Elle affirme avoir déposé sa lettre de démission à l'administration du gouvernorat de province pour exprimer son attachement à son parti, l'Union nationale des démocrates fédéralistes (Unadef), l'un des signataires de la lettre ouverte demandant au chef de l'Etat de respecter absolument la Constitution et d'organiser les élections dans les délais constitutionnels.

Avec l’APA

De gauche à dr, Modeste Mutinga, Mme Clotilde Mutita et Lambert MendeDe gauche à dr, Modeste Mutinga, Mme Clotilde Mutita et Lambert MendeDe gauche à dr, Modeste Mutinga, Mme Clotilde Mutita et Lambert Mende

De gauche à dr, Modeste Mutinga, Mme Clotilde Mutita et Lambert Mende

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