3ème mandat : L’opposition congolaise en meeting mardi à Brazzaville

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Une manifestation à Brazzaville
Une manifestation à Brazzaville

Kinshasa, 20/10 - L’opposition congolaise a réaffirmé lundi la tenue d’un meeting ‘’déterminant’’ mardi à Brazzaville, qui a accueilli nombreux de ses dirigeants bloqués puis libérés dimanche par les autorités à Pointe-Noire, dans le sud du Congo.

Selon l’ACP qui cite des médias étrangers, le porte-parole du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad), Mavoungou Zinga, a indiqué à ce sujet que l’interdiction et les poursuites judiciaires que le procureur voulait intenter contre les opposants ont été levées sans autre forme de procès. ’’J’ai accompagné les amis à l’aéroport. Ils ont tous regagné Brazzaville pour préparer le meeting déterminant du 20 octobre’’, a-t-il précisé.

Le Frocad et l'Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) sont deux plates-formes d'opposition qui dénoncent comme un coup d’État constitutionnel le référendum convoqué pour le 25 octobre sur un projet de nouvelle Constitution devant permettre au président Denis Sassou Nguesso de se représenter en 2016 pour un 3ème mandat, en faisant sauter les deux verrous de la loi fondamentale actuelle qui le lui interdisent.

Saamedi, les deux mouvements avaient tenu un meeting à Pointe-Noire, deuxième ville du Congo, en présence de plusieurs de leurs dirigeants, au cours duquel quatre manifestants ont été blessés par balles par un policier.

Par ailleurs, l’opposition affirme que cinq chefs de file de ces deux mouvements, Guy-Brice Parfait Kolélas, André Okombi-Salissa (IDC), Clément Miérassa, Pascal Tsaty-Mabiala et Claudine Munari (Frocad) ont été bloqués par les forces de l'ordre dimanche, alors qu'ils voulaient se rendre à Dolisie, troisième ville du pays, pour une nouvelle manifestation.

Denis Sassou Nguesso, âgé de 72 ans, avait dirigé le Congo à l'époque du parti unique, de 1979 jusqu'aux élections pluralistes de 1992, qu'il avait perdues. Revenu au pouvoir en 1997 à l'issue d'une sanglante guerre civile, il a été élu président en 2002 puis réélu en 2009.

La Constitution congolaise limite à deux le nombre de mandats du chef de l’État et à 70 ans l'âge maximal pour être candidat à la présidentielle, ce qui embarrasse ce vieux président qui refuse d'aller à la retraite. Par ailleurs, c'est depuis septembre que Brazzaville est en ébullition pour faire respecter à Sassou une loi qu'il a lui-même promulguée, mais comme tout politicien africain, il attend de marcher sur suffisamment de cadavres de ses concitoyens - comme au Burkina Faso ou au Burundi - avant d'entendre raison.

Avec l’ACP

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