Le G7 se positionne dans l’opposition et se présentera à la présidentielle de 2016

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Six des sept personnalités du G7
Six des sept personnalités du G7

Kinshasa, 13/10 – La plate-forme politique des sept partis politiques « G7 » exclus de la Majorité présidentielle (MP) se positionne désormais dans l'opposition et présentera une candidature commune et unique à la prochaine élection présidentielle de 2016, aux termes de son acte constitutif signé samedi 10 octobre à Kinshasa.

« Le G7, plate-forme désormais organisée, se positionne clairement comme une force de l'opposition et en appelle à toutes les forces politiques et sociales-tant de l'intérieur que de la diaspora convaincues de la nécessité d'assurer l'alternance politique de se joindre à lui, dans un large front républicain, pour la réussite de ce combat », peut-on lire dans cette déclaration.

Cette plate-forme politique se fixe un certain nombre d'objectifs qui doivent caractériser son combat démocratique, notamment la lutte pour le respect par tous les Congolais de la Constitution ainsi que des lois et règlements de la République démocratique du Congo (RDC).

L'acte constitutif du G7 indique que cette plate-forme devra promouvoir l'alternance démocratique en RDC, œuvrer pour l'organisation des élections crédibles et véritablement démocratiques, conquérir le pouvoir et gouverner sur la base d'un programme commun de gouvernement, présenter des candidatures des partis politiques membres aux élections à tous les niveaux et les gagner comme une famille politique unie sous un leadership visionnaire et présenter une candidature commune et unique à la prochaine élection présidentielle. Pour atteindre ces objectifs, le G7 se dit ouvert à d'autres formations politiques et promet de conclure avec celles-ci des accords de partenariat ou de collaboration et ainsi devenir « G7+ », selon les adhésions de nouveaux membres.

Le dialogue politique n'a plus de raison d'être

Quant au dialogue politique, le G7 estime qu'il n'a plus de raison d'être car il ne servirait qu'à retarder inutilement, par de petits arrangements, les aspirations légitimes du peuple congolais à l'alternance prévue en 2016. « Si concertations il doit y avoir, il appartient à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de s'y employer dans le cadre habituel qu'elle a mis en place de manière à dégager le consensus et la mobilisation la plus large des forces politiques et sociales pour le respect de la Constitution », écrit le G7 dans sa déclaration faite à l'issue de la signature de l'acte constitutif.

Le G7 demande par ailleurs au gouvernement de cesser de mettre la pression sur la Ceni, l'obligeant à ne pas publier le nouveau calendrier électoral aménagé. « Le G7 sait que ce calendrier aménagé existe. La Ceni doit donc s'assumer en toute indépendance pour le rendre public, toutes affaires cessantes, et en faire ainsi une boussole éclairant les pas des Congolais vers l'alternance politique apaisée qui doit intervenir en décembre 2016 », ont déclaré les signataires de l'acte constitutif de la plateforme.

Les personnalités politiques suivantes ont signé cette charte, à savoir Pierre Lumbi pour le compte du Mouvement social pour le renouveau (MSR), Olivier Kamitatu pour l'Alliance pour le renouveau du Congo (ARC), José Endundo pour le Parti démocrate chrétien (PDC), Dany Banza pour l'Avenir du Congo (ACO), Gabriel Kyungu wa Kumwanza pour l'Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), Charles Mwando Nsimba pour l'Union nationale des démocrates fédéralistes (Unadef) et Christophe Lutundula pour l'Alliance des démocrates pour le progrès (ADP-MSDD).

Avec l’APA

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