Près de 7500 traverses attendues pour stabiliser la voie ferrée Kinshasa-Matadi

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Près de 7500 traverses attendues pour stabiliser la voie ferrée Kinshasa-Matadi

Kinshasa, 21/10 - Près de 7500 traverses sont attendues de l’usine de fabrication des traverses à bêton de la Société commerciale des transports et des ports (SCTP) située à Lufo-Toto, pour stabiliser la voie ferrée entre Kinshasa-Matadi, indique un document de cette entreprise remis mardi à l’ACP.

Selon la source, le Directeur général de la SCTP, M. Kimbembe Mazunga, et le conseiller principal du Premier ministre en charge des infrastructures, M. Baikpon Kalonda,reviennent d’une visite d’inspection dans la province du Kongo Central où ils se sont rendu compte de la reprise effective des activités de cette usine grâce à un appui financier du gouvernement de l’ordre de 10.7 millions USD.

L’usine produit présentement 80 traverses en bêton par jour. Le ralentissement observé dans la fabrication est dû au fait que les machines sont restées longtemps à l’arrêt. Toutefois, l’objectif est de produire 125 travers par jour dans le but d’atteindre la quantité estimée de 7 500 traverses pour démarrer les travaux de raffermissement et de solidification de la voie ferrée, en soutenant les rails et permettre aux locomotives de rouler.

La délégation a également visité l’usine de production des concassés à Kiasi Kolo à plus de 30 km de Lufu Toto. L’usine produit déjà 1 000 tonnes de concassés par jour, des ballasts, des graviers et des poussiers. Pour accroitre la production, le directeur général a décidé de doter cette unité de production de 16 000 litres de carburant.

Auparavant le M. Kimbembe avait eu une séance de travail avec les agents de cette usine dans le but de les encourager à se remettre au travail afin de rendre la desserte par la voie ferrée Kinshasa-Matadi, plus commode attrayante et importante dans la vie économique du pays, conformément aux attentes du gouvernement.

La délégation syndicale de la SCTP contre la privatisation de la gestion des ports

La délégation syndicale de la SCTP désapprouve la décision du gouvernement relative au transfert de la gestion de ses ports maritimes (Boma et Matadi), du port fluvial de Kinshasa et du chemin de fer Kinshasa-Matadi au secteur privé, dans une correspondance adressée au Premier ministre dont une copie a été remise mardi à l’ACP.

Ce mécontentement, indique la source, est consécutif à l’avis d’appel d’offres publié récemment par le gouvernement pour la mise en concession intégrée des ports de Boma, de Matadi, de Kinshasa ainsi que le chemin de fer Matadi-Kinshasa.

Selon la délégation syndicale, le capital social de la société repris dans cet avis d’appel d’offres est minoré et qu’il n’a pas fait l’objet d’un inventaire rigoureux, précisant que cet avis d’appel d’offre va à l’encontre du volet social de la politique prônée par le président de la République concernant la préservation et la création de l’emploi des Congolais.

Elle regrette de n’avoir pas été associée à ce processus de désengagement de l’Etat, soutenant que ceci est contraire au cadre juridique de restructuration de la société prévoyant la représentation des travailleurs par l’entremise de son syndicat.

Elle ne s’oppose pas à la restructuration de la société, mais souhaite le respect et la réalisation des préalables préconisées par le consultant CPCSC dans son rapport avant tout démembrement ou privatisation des activités de l’entreprise. Il s’agit notamment, de reconnaître l’autorité portuaire à la SCTP, d’assainir le bilan de l’entreprise, de relancer les activités des autres secteurs de la société et de préparer la retraite des agents.

Les syndicalistes de la SCTP demandent au gouvernement de reconsidérer cet avis d’appel d’offres en vue de permettre la réouverture des négociations transparentes sur la reforme de la SCTP. Ils apprécient par ailleurs l’instauration par le gouvernement de la redevance logistique terrestre destinée à la relance des activités de chemin de fer et des ports au profit de leur entreprise.

Avec l'ACP

Kimbembe Mazunga, DG de la SCPT

Kimbembe Mazunga, DG de la SCPT

Commenter cet article