Un regroupement des partis politiques chrétiens prône un dialogue « sincère et inclusif »

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Un groupe de politiciens congolais
Un groupe de politiciens congolais

Kinshasa, 09/10 - La Dynamique chrétienne pour l’unité et le développement (DCUD) plaide pour un « dialogue sincère et inclusif » en vue de décrisper le climat politique marqué, selon ce regroupement de partis politiques, « par une impasse ».

Dans un mémorandum adressé au président de la République et dont une copie est parvenue jeudi à l’ACP, cette plate-forme invite tous les acteurs politiques au dépassement de soi. « Nous savons qu’il règne un manque de confiance entre le président de la République et certains leaders politiques tant de l’opposition que de la Majorité présidentielle, mais nous les invitons tous à faire un dépassement de soi pour l’intérêt supérieur de la nation », affirment les signataires du document.

Le dialogue proposé ne devra pas être un lieu de règlement de compte ni de lutte de positionnement entre la Majorité présidentielle et l’opposition, mais « un temps d’écoute mutuelle » en vue de trouver des solutions appropriées aux problèmes qui menacent l’existence de la nation, propose la DCUD.

Ce regroupement de partis politiques chrétiens relève quelques faits politiques qui créent des tensions et nécessitent la convocation d’un dialogue par le président de la République. Il cite notamment le calendrier électoral buté à certaines contraintes logistiques et financières, la tension au sein de la société civile et la tergiversation des acteurs politiques.

« Le dialogue ardemment désiré pendant longtemps semble s’éloigner, au moment même où le président de la République engage le processus de convocation », déplore la Dynamique qui invite les acteurs politiques, toutes tendances confondues, à faire montre « d’ouverture d’esprit et de sens de responsabilité » pour ne plus faire reculer cette opportunité.

Mais la dynamique oublie que cette rencontre va également nécessiter une certaine logistique, alors même qu’elle dénonce dont elle dénonce pourtant des « contraintes logistiques et financières ». Par ailleurs, lorsque l’on connaît la vertu de la palabre en Afrique, ces assises risquent de s’éterniser et empiéter de plus belle sur le calendrier électoral et provoquer d’autres problèmes pouvant déboucher sur des émeutes comme en janvier dernier.

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