Burundi : Insurrection armée et appel au dialogue sur un 3ème mandat décrié

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Le président Pierre Nkurunziza
Le président Pierre Nkurunziza

Kinshasa, 04/11 - Le président burundais, Pierre Nkurunziza, qui fait face à une insurrection armée née fin avril dernier dans une série d’actions de contestation de son 3ème mandat, a lancé lundi un ultimatum de cinq jours à ses concitoyens à déposer les armes, au cas contraire ils seront considérés comme des « criminels armés », dans un message à la nation en kirundi, la langue nationale du Burundi, annonce l'ACP qui cite une dépêche livrée mardi par RFI.

Depuis l’élection du président Nkurunziza pour un 3ème mandat, qu’interdit la constitution de son pays et boycottée par l’opposition, une véritable guérilla urbaine a gagné principalement la capitale Bujumbura, faisant de nombreux morts aussi bien dans la population civile qu’au sein des forces de l’ordre. Les autorités font ainsi allusion aux auteurs de cette rébellion organisée pour résister à ce qu’ils qualifient de « coup d’Etat constitutionnel ».

Dans son discours, à la fois ferme et ouvert, le président appelle également à un dialogue national devant se tenir Burundi, excluant ainsi d'emblée l'opposition en exil. Bref, une réponse en demi-teinte à la communauté internationale qui fait pression sur Bujumbura pour organiser une concertation nationale associant tous ses opposants.

Le pasteur Nkurunzinza s’était entêté à se présenter pour un 3ème mandat à la tête du Burundi, malgré une opposition farouche et des manifestations violemment réprimées, arguant que c’est Dieu en personne qui lui a demandé de demeurer à la tête de son pays. Voilà jusqu’où peut mener l’obscurantisme engendré à travers l’Afrique par la multiplication de ces églises créées par des énergumènes souvent dénués de toute expertise biblique.

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