Dissidence au sein de l’UNAFEC de Gabriel Kyungu

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Gabriel Kyungu wa Kumwanza
Gabriel Kyungu wa Kumwanza

Lubumbashi, 12/11 - Le député national Marcel Ilunga, élu du territoire de Kaniama dans la province du Haut-Lomami, a été élu président national de l’Union nationale des Fédéralistes du Congo (UNAFEC) Libérale, une aile dissidente du parti cher à Gabriel Kyungu, au cours de la session extraordinaire de la convention de ce parti organisée du 09 au 10 novembre à Lubumbashi.

Cette dissidence, comme il est aisé de le comprendre, fait suite à l’exclusion de la Majorité présidentielle du parti originel, passé à l’opposition, et le souci des dissidents de réaffirmer leur allégeance au président Kabila.

La composition du comité national de l’UNAFEC/libérale se présente de la manière suivante : Président : Marcel Ilunga Leu ; 1er vice-président : Roger Losale ; 2ème vice-président : Bijou Kat ; 3ème vice-président : Edouard Kambwa ; 4ème vice-président : Alain bin Omari ; 5ème vice-président : Kasongo Kibale ; Secrétaire général : Omba Sakatolo ; secrétaire général adjoint : Kibawa wa Mwine.

Après le MLC qui a vu ses dissidents, conduits par Thomas Luhaka, former une « aile libérale » pour conserver les acquis obtenus en reniant la vision du parti originel, le débauchage opéré par Kinshasa à l’occasion de multiples manœuvres, continue de faire son chemin, soit au niveau d’individus, soit de groupes dans ce pays où l’idéal est souvent sacrifié au profit des dividendes.

Paralysie des activités commerciales dans la commune de la Kenya à Lubumbashi

Les activités commerciales dans la commune de la Kenya à Lubumbashi ont été paralysées durant la journée de mardi 10 Novembre 2015 à la suite d’un soulèvement des jeunes de l’UNAFEC qui protestaient contre l’arrestation, par la Police nationale congolaise, de leur encadreur connu sous l’appellation de « général » Zazu.

Les jeunes de l’UNAFEC ont pris d’assaut les avenues du Marché, Basilique, de la Digue et Moba en brûlant des pneus et scandant des slogans et chansons réclamant la libération de leur encadreur.

Ils se sont par la suite attaqués au bâtiment du parquet secondaire de la Kenya où ils ont libéré quelques personnes en détention au cachot et arraché une arme de guerre à un policier commis à la garde de cette juridiction.

Les manifestants évalués à plusieurs centaines ont été dispersés par la police. Le calme était revenu dans l’après-midi et les activités commerciales avaient timidement repris.

Avec l’ACP

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