Kinshasa en ébullition avec des étudiants très montés au sujet des frais académiques

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Manifestation d'étudiants à Kinshasa
Manifestation d'étudiants à Kinshasa

Bruxelles/Kinshasa, 22/11 - Les étudiants de Kinshasa sont dans la rue depuis lundi 16 novembre dernier, date à laquelle un groupe d’étudiants avait conquis le site de l’INBTP et cadenassé toutes les portes d’entrée pour manifester leur colère face à la majoration des frais académiques, de 350 USD à 500 USD. Plusieurs cas de violences ont été signalés à cet effet les 16 et 18 novembre derniers à l’Institut national de bâtiment et travaux publics (INBTP) et à l’Institut supérieur d’architecture et urbanisme (ISAU), avec tous les dégâts collatéraux inhérents à toute manifestation estudiantine.
Les étudiants avaient également réclamé le déguerpissement, par les autorités compétentes, des étudiants qui se sont auto-logés, en cassant les portes des chambres des homes. Ils ont aussi demandé le maintien à son poste du directeur général, le professeur Hubert Makengo Lutimba, qui, par sa politique de bonne gouvernance, a placé l’INBTP sur l’orbite du développement et de la modernisation.
Pour Kinshasa, il s'agit plutôt d'un "motif fallacieux" car "aucune augmentation des frais académiques" n’est envisagée dans les établissements publics au cours de cette année académique, contrairement aux rumeurs répandues dans les milieux des étudiants à travers la ville de Kinshasa . C'est ce que le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Théophile Mbemba Fundu, a affirmé vendredi devant les députés, à la plénière de l’Assemblée nationale, à l’invitation du bureau de la chambre basse, suite à une motion d’information lui adressée par le député Kanku Bukasa, relative aux incidents des 16 et 18 novembre derniers.
De l'avis du ministre, il s'agit d'une « tentative de manipulation politicienne pour des objectifs obscurs ».

Kinshasa voit des sorciers partout à Kinshasa

Kinshasa, habitué à une communication du type stalinien, croit donc voir des sorciers à tous les coins des rues, au lieu de trouver des solutions là où les problèmes se posent. M. Théophile Mbemba s'est contenté de rappeler l’historique de la création de ces établissements qui évoluaient jadis dans une même structure avant d’être scindés en 2010, en donnant la chronologie des événements reliés au relèvement des frais académiques de l’année en cours.
Il a expliqué que son ministère fixe les frais d’études chaque année et les modalités y relatives à leur fixation, alors que le Conseil des partenaires, composé du comité de gestion, du corps académique et scientifique, du personnel administratif, technique et ouvrier ainsi que la coordination des étudiants, arrêtent par consensus la hauteur des frais connexes considérés non standard. C'est sûrement à ce niveau que le clash intervient avec les étudiants, qui ont en tête, et avec raison, le chiffre total à savoir frais académiques et frais connexes.
Bref, le ministre Mbemba est allé dire au parlement que tout ce violent mouvement des étudiants ne relève finalement que de l’imagination des personnes mal intentionnées, étant donné qu’aucun communiqué annonçant l’augmentation des frais académiques n’a été rendu public par leurs comités de gestion respectifs. Il a carrément oublié d'aller voir combien d'étudiants sont dans leurs auditoires à l'UNIKIN, où les étudiants sont chassés pour non paiement des frais, preuve que ceux-ci sont réellement exorbitants par rapport au revenu moyen des Congolais.
Mais, les étudiants de leur côté ne l'entendent pas de cette oreille. Ils continuent d'empêcher les professeurs et personnel d'accéder à leurs bureaux, paralysant ainsi les activités académiques et para-académiques.

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kapend 06/03/2017 15:25

il est a savoir que les justes valeurs qui regorge de l'educatiuon doivent certe etre les reflet des nos institutions je pense tout commence par un point de depart....