L'est de la RDC toujours en proie à une insécurité croissante

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

L'est de la RDC toujours en proie à une insécurité croissante

Plus de 2 200 personnes en fuite dans le territoire de Kalehe
Bukavu, 15/11 - Plus de 2 200 personnes sont en fuite à Lumbishi, en territoire de Kalehe, vers différents villages des moyens-plateaux de Kalehe dont Numbi, Kavumu et Murhambi, révèlent les humanitaires opérationnels dans cette partie de la province et ce, à la suite des affrontements entre les Forces armées de la RD Congo (FARDC) et des miliciens d’auto-défense non autrement identifiés.
Les familles déplacées et celles des localités environnantes vivent dans la psychose en raison des exactions commises lors des affrontements et craignent d’éventuelles représailles des acteurs armés actifs dans la zone, renseignent ces interfaces.

Reddition massive des éléments ex-combattants au DDRRR

Goma 15/11 - Plusieurs ex-combattants issus de différents groupes armés se sont rendus au camp DDRRR MONUSCO à Munigi, au début de cette semaine, a-t-on appris de la division de l’information publique de la MONUSCO/Nord-Kivu.
Selon la source, jusque jeudi, 95 personnes au total étaient logés dans le camp DDRRR à Munigi, près de 12 km de la ville de Goma. Ils viennent de différents groupes armés dont des Mai-Mai ADF, FRPI et les deux fractions des FDLR Foca et Rudi.
Parmi les éléments qui se sont rendus, il y a trois ex-M23 dont 1 Congolais, 1 Rwandais et 1 Ougandais, 20 combattants FDLR/FOCA avec 18 dépendants, 1 FDLR/FPP, 2 Mai-Mai Nyantura,33 ex-combattants FRPI, 13 ADF, 1 Mai-Mai APCLS, 1 Raiya Motombiki, 1 NDC Guido et 2 La Fontaine.
Par contre, pour les FDLR qui se rendent à Kanyabayonga, deux groupes qui s’étaient rendus volontairement étaient composés de 341 personnes dont 67 ex-combattants ainsi que 274 dépendants composés de 59 femmes et 215 enfants, a précisé la Monusco.

Dix écoles fermées suite aux affrontements entre Mai-Mai et FDLR à Walikale

Goma, 15/11 - Le directeur de l’école de Lusala, un groupement du territoire de Walikale, a confirmé, jeudi, la fermeture de dix écoles primaires causée par les affrontements entre les groupes armées du Mai-Mai et les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).
Les responsables de ces écoles, respectivement du groupement d’Ikobo, de Kisimba et de Banyanga, ont jugé bon de fermer leurs écoles afin d’éviter le déplacement vers des destinations diverses des élèves et éviter des dégâts en vies humaines.
Selon la source, il s’observe une insécurité très grandissante dans le territoire de Walikale où les FARDC sont absentes dans les groupements affectés. Cette situation que subissent les paisibles populations de cette contrée, qui ont longtemps souffert, prendra fin si et seulement si le gouvernement congolais décide de déployer les forces loyalistes pour sécuriser cette population.
Avec l'ACP

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