Le gouvernement pour une solution favorable aux revendications des infirmiers

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Les infirmiers radicalisent leur grève en RDC
Les infirmiers radicalisent leur grève en RDC

Kinshasa, 23/11 - Le ministre de la Santé publique, Félix Kabange Numbi, a annoncé samedi à une délégation des syndicats des infirmiers, conduite par le président de l’Association des infirmiers du Congo (ANIC), que les discussions sont en cours au niveau du gouvernement pour répondre aux revendications des infirmiers, qui observent une grève relative à l’augmentation de leur prime de risque. « Dès qu’on aura dégagé une enveloppe pour laquelle nous serons sûrs de payer, nous allons vous faire appel », a-t-il déclaré à cet ffet.

Le gouvernement a pris en compte toutes ces revendications et est en train de chercher des solutions pour les satisfaire, a indiqué le ministre qui a cependant dénoncé l’attitude des syndicats des infirmiers qui ont décidé de radicaliser leur mouvement pendant que le dialogue se poursuit.

Pour Félix Kabange Numbi, on ne peut pas radicaliser la grève quand on est en plein dialogue. « Il ne faut pas politiser ce mouvement pour créer des remous sociaux. C’est pourquoi, je vous invite à échanger avec vos syndicats en leur disant que nous sommes en négociation et la solution viendra du gouvernement. En tant que ministre de la Santé publique, je ne saurai trouver seul la solution. Il s’agit d’une décision du gouvernement. La radicalisation peut entraîner la rupture du dialogue, or nous ne devons pas l’interrompre», a-t-il indiqué

Les infirmiers grévistes du Kongo Central opposés à la réquisition de la main d’œuvre privée

Les infirmiers grévistes du Kongo Central se sont dit, par l’entremise de leur délégué syndical Julien Nsukula Nzionzio Wamba, opposés à la réquisition de la main d’œuvre privée dont se serviraient certains responsables des formations médicales de l’Etat pour suppléer à la carence du personnel infirmier constaté depuis le déclenchement de la grève.

Le délégué syndical Julien Nsukula, qui l’a annoncé vendredi, a fait savoir que cette pratique visant à recourir à la main d’œuvre étrangère attise le mécontentement sur le lieu de travail, dans cette grève sèche qui s’observe jusque là avec discipline à travers toute la province du Kongo Central. Il a appelé les gestionnaires des formations médicales publiques à ne pas céder à la tentation de faire usage de cette pratique, félicitant ses membres pour leur discipline depuis le début de cette grève.

Les infirmiers et le personnel administratif du Kongo Central ont entamé mardi une grève sèche, dans le cadre d’un mouvement national, pour revendiquer le paiement d’un complément de 250 000 FC par mois et par personne à partir du mois d’octobre ainsi que la mécanisation d’au moins 15 000 agents non médecins sur plus de 50 000 admis sous statut depuis 2008.

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