Les morts continuent à se compter à Bujumbura

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Une vue de la ville de Bujumbura
Une vue de la ville de Bujumbura

Kinshasa, 24/11 - Au moins quatre civils ont été tués à Bujumbura, au cours de violents affrontements qui ont opposé dans la nuit de samedi à dimanche les forces de l'ordre aux insurgés armés qui combattent le pouvoir du président Pierre Nkurunziza, selon la police et des témoins.

Selon diverses sources citées par l’ACP, deux civils et trois policiers ont également été blessés. Pour le porte-parole adjoint de la police, Moïse Nkurunziza, tout a commencé quand la police est allée arrêter un groupe de jeunes qui tenaient une réunion pour préparer une attaque à la grenade, dans un bar de Ngagara, un quartier contestataire du nord de la capitale burundaise.

"Les policiers se sont faits tirer dessus par des criminels armés qui ont également lancé des grenades, puis la violence s'est répandue comme une traînée de poudre de quartier en quartier", a-t-il poursuivi, citant notamment Nyakabiga, Jabe et Bwiza (centre) ainsi que et les quartiers de Musaga et Kanyosha dans le sud.

Selon plusieurs habitants contactés par téléphone, cette flambée de violence a duré plus de deux heures et a été ponctuée de tirs d'armes automatiques et de mitrailleuses, d'une quinzaine d'explosion de grenades et d'obus de mortier. "Les responsables de cette insécurité sont des bandes armées non identifiées. La police est intervenue pour mettre fin à toute cette violence", a assuré Moïse Nkurunziza.

Depuis plusieurs mois, les affrontements violents entre des insurgés, issus de la contestation du 3ème mandat du président burundais, et les forces de l'ordre se sont multipliés à Bujumbura, malgré une campagne de désarmement lancée il y quelques semaines. Au moins sept personnes ont été tuées dans de tels affrontements dans plusieurs quartiers de Bujumbura dans la nuit de dimanche à lundi.

Le pouvoir burundais a récemment indiqué avoir récupéré une vingtaine d'armes lors des opérations de fouille des quartiers contestataires, parlant de "succès", alors que de nombreux témoignages font au contraire état d’une présence accrue d’armes de guerre depuis.

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