Blaise Compaoré visé par un mandat d’arrêt international dans l’affaire Sankara

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Le président Thomas Sakara, tué le 15 octobre 1987
Le président Thomas Sakara, tué le 15 octobre 1987

Kinshasa, 23/12 - La justice burkinabè a émis un mandat d'arrêt international contre l'ancien président Blaise Compaoré, réfugié en Côte d'Ivoire depuis sa chute, en octobre 2014, dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Thomas Sankara, annonce l’ACP qui cite Jeune Afrique.

Même le principal intéressé ne sera probablement pas surpris. Régulièrement cité pour son rôle trouble dans l’assassinat de Thomas Sankara, le 15 octobre 1987, Blaise Compaoré est inculpé « d’assassinat, d’attentat et de recel de cadavre », rapporte Jeune Afrique dans sa publication de mardi.

Selon une source judiciaire interrogée par Jeune Afrique, ce mandat d’arrêt a été émis il y a une dizaine de jours – donc après l’inculpation du général Gilbert Diendéré, l’ancien chef d’état-major particulier de Compaoré, dans ce dossier. Elle intervient alors que le régime de transition s’apprête à transmettre le pouvoir au nouveau président élu, Roch Marc Christian Kaboré, le 29 décembre prochain.

En exil en Côte d’Ivoire depuis sa chute, le 31 octobre 2014, l’ex-président burkinabè faisait jusqu’à présent mine, en privé, de ne pas se soucier d’éventuelles poursuites judiciaires dans le dossier Sankara. « Mais nous nous doutions bien que cela pouvait arriver à tout moment avant la fin de la transition », lâche, amer, un de ses proches.

Une leçon à méditer par tous ces dirigeants qui ignorent que le sang crie toujours vengeance, même des dizaines d'années plus tard. Mais comme le soulignait un politicien belge, "l'unique leçon que l'homme retient de l'Histoire, c'est qu'il ne retient aucune leçon du tout".

L'ancien président Compaoré, rattrappé par l'Histoire

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