Appel au calme après le massacre de 18 personnes dont une femme enceinte éventrée à Miriki

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Le massacre à l'est de la RDC semble être banalisé
Le massacre à l'est de la RDC semble être banalisé

Goma, 10/01 - Le vice-gouverneur de la province du Nord-Kivu, Me Feler Lutayichirwa Mulwahale, a appelé vendredi la population de Miriki au calme et à la cohabitation pacifique dans cette contrée où il a conduit une délégation mixte gouvernement provincial, Assemblée provinciale du Nord-Kivu et MONUSCO.

Cette descente est intervenue un jour après le massacre, dans la nuit du mercredi 06 à jeudi 07 janvier, de 18 personnes par des miliciens identifiés comme des rebelles rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).

Selon l’autorité provinciale, « les hommes armés qui ont surpris la population dans leur sommeil ont tué au total 18 personnes, faisant usage des armes blanches jusqu’à éventrer une femme enceinte avant de charcuter son bébé ».

Face à ces actes barbares, de terrorisme et de crimes contre la dignité humaine, le vice-gouverneur Feller Lutayichirwa a annoncé la mise en place d’une commission d’enquête chargée d’investiguer sur les faits afin d’identifier les auteurs. Le vice-gouverneur a annoncé en outre que les unités de la police et des FARDC ont été renforcées pour la sécurisation de la contrée de Miriki afin de prévenir d’autres actions du genre.

Ces mesures sécuritaires, a-t-il précisé, s’étendront sur tous les villages de Lubero et ceux du territoire de Walikale comme de Rutshuru où sévissent les rebelles rwandais des FDLR.
A toute la population qui a trouvé asile dans les localités environnantes de Miriki, il a appelé tout un chacun à regagner son bercail et à reprendre les activités quotidiennes car la sécurité est rétablie.

Un baratin entendu depuis 1996 que l'insécurité règne dans cette partie de la RDC et qui ne rassure plus aucun esprit sensé, la MONUSCO et les FARDC s'étant avérées parfaitement incapables de sécuriser une population abandonnée à elle-même et massacrée à souhait, dans un silence assourdissant de Kinshasa et de la communauté internationale.
Avant de regagner Goma, la délégation mixte a assisté à l’inhumation des 18 corps victimes de la barbarie survenue dans la localité de Miriki, à près de 200 km au Nord de Goma, à cheval entre les territoires de Lubero et Walikale.

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