L'Ouganda se met à emprisonner ses opposants

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

L'ex-général David Sejusa, arrêté en Ouganda
L'ex-général David Sejusa, arrêté en Ouganda

Kinshasa, 02/02 - Un virulent opposant et ancien chef de renseignement du président ougandais Yoweri Museveni a été arrêté dimanche, alors que la tension monte en Ouganda à l'approche de l'élection présidentielle du 18 février, rapporte lundi les médias internationaux. " L'ancien coordonnateur des services de renseignement David Sejusa a été arrêté ", a affirmé dimanche l’État ougandais. Selon la source, l'arrestation du général Sejusa a été suivie d'une fouille de deux heures et demie par l'armée ougandaise de sa résidence.

L'ex-général Sejusa a fait partie de la plus haute hiérarchie militaire ougandaise, chef notamment des services de renseignement et proche conseiller du président Museveni. Il a ensuite fondé le Front Liberté et Unité, se plaçant parmi les adversaires directs du président en exercice, même s'il n'est pas candidat à la présidentielle.

Au pouvoir depuis 1986, le président Yoweri Museveni affrontera au premier tour de la présidentielle, le 18 février, sept candidats dont l'opposant historique Kizza Besigye, dirigeant du Forum pour un changement démocratique (FDC), et l'ex-Premier ministre Amama Mbabazi, ancien cacique du pouvoir. Mais la peur que des violences émaillent les élections monte à l'approche du scrutin, toutes les parties s'accusant mutuellement de former des milices armées pour peser sur les résultats. Les États-Unis ont par ailleurs reconnu, début janvier, la détérioration de l'environnement électoral en Ouganda et ont exprimé leur inquiétude à ce sujet. Avec l'ACP

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