L'Agola traque ses opposants : Dix-sept condamnations à des lourdes peines de prison

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Dos Santos, qui dirige l'Angola d'une main de fer
Dos Santos, qui dirige l'Angola d'une main de fer

Kinshasa, 30/03 - Dix-sept opposants politiques poursuivis par la justice, ont été reconnus coupables d’actes préparatifs à une rébellion et d’association de malfaiteurs, à l'issue d'un procès mouvementé, ont indiqué mardi les agences étrangères.

La peine la plus lourde est prononcée contre Domingo da Cruz, journaliste et professeur d’université, qui a écopé de huit ans et demi de prison ferme. Il est considéré, par le tribunal de ce pays dictatorial, comme le leader du groupe car c’est lui qui a traduit le livre de l’Américain Gene Sharp "De la dictature à la démocratie", ouvrage que lisaient 15 des 17 accusés au moment de leur arrestation.

Vient ensuite le plus connu des condamnés, le rappeur Luaty Beirão. Il est condamné à cinq ans et demi de prison ferme pour « rébellion contre le président de la république et tentative de coup d’État, association de malfaiteurs et falsification de documents ».

Le procès a été ajourné une douzaine de fois et la défense a, à plusieurs reprises, dénoncé des irrégularités ainsi que le manque de preuves. Les peines de prison s'échelonnent de deux à huit ans de prison ferme, un verdict « scandaleux », selon les défenseurs des droits de l’homme.

Les accusés, comme leurs avocats, s’attendaient à une condamnation, mais pas aussi sévère. « La justice est allée beaucoup trop loin », a déclaré Maître Francisco Miguel, l’un des avocats de la défense. Ceci s’explique, en partie, par la nouvelle accusation, formulée la semaine dernière, d’«association de malfaiteurs ».

Niger : Liberté provisoire pour l'opposant nigérien-candidat Hama Amadou

Kinshasa, 30/03 - La Cour d'appel de Niamey a accordé mardi la liberté provisoire à l'opposant-candidat Hama Amadou, hospitalisé en France depuis le 16 mars dernier après avoir été évacué depuis sa prison nigérienne, ont rapporté les médias étrangers citant l’un de ses avocats. « La décision est claire: la Cour d'appel vient d'ordonner la liberté provisoire du candidat Hama Amadou. Il est libre à partir de mardi », a affirmé à la presse Me Mossi Boubacar, un des avocats de Hama Amadou, qui a passé toute la campagne électorale de la présidentielle en prison.

A sa sortie de l'hôpital parisien où il est soigné, M. Amadou n'aura plus à regagner sa prison de Filingué, à 180 km au nord de Niamey, selon une source proche du dossier. A priori, il devait sortir soit mardi, soit ce mercredi, a déclaré son médecin parisien, le Dr Luc Karsenty, de l'Hôpital américain.

L’opposition dit non au dialogue sans transition politique

L'opposition nigérienne conditionne "tout dialogue" avec le président Mahamadou Issoufou, dont elle conteste la réélection, à la mise en place d'une "transition politique", annonce un communiqué.

"Tout dialogue" passe "nécessairement par l'instauration d'une période de transition politique inclusive", censée "rétablir la normalité constitutionnelle" dans le pays, déclare dans un communiqué la Coalition de l'opposition pour l'alternance (Copa 2016).
Avec l'ACP

L'opposant Hama Amadou

L'opposant Hama Amadou

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