Présidentielle 2016 : Joseph Kabila ne sera pas candidat, selon le porte-parole de la Majorité

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

André-Alain Atundu Liongo, porte-parole de la Majorité
André-Alain Atundu Liongo, porte-parole de la Majorité

Kinshasa, 30/03 - Le ministre d’État au Budget, Michel Bongongo a confirmé mardi, l’organisation des élections en RDC, à l’issue de la réunion d’évaluation du processus électoral tenue au siège de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), avec les partenaires du Processus d’appui au cycle électoral en RDC (PACEC) en vue d'examiner les voies et moyens d’organiser des élections correctes et apaisées.

« Le gouvernement mettra tout en œuvre pour que le processus électoral aille de l’avant. Nous avons des difficultés, mais nous voulons d’abord des élections en vue de soutenir les efforts de la CENI », a-t-il souligné.

De son côté, le président de la CENI, Corneille Nangaa, a soutenu que son institution a présenté le rapport sur l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs des nouvelles provinces avant d'établir l’état des lieux du processus électoral avec ses contraintes, surtout financières. Les parties en présence ont souhaité voir le gouvernement poursuivre son programme de décaissements en vue de donner l’occasion à la CENI de faire face à d’autres contraintes urgentes, a-t-il ajouté.

Le représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations unies et coordonnateur résident du Programme des Nations Unies pour le développement en RDC (PNUD), Mamadou Diallo, a salué la mobilisation du gouvernement avant d'estimer qu'en dépit de la question de lisibilité qu’exigent certains partenaires avant de communiquer leur engagement, ceux qui sont déjà prêts devraient libérer leurs contributions pour permettre à la CENI de s’attaquer à la révision du fichier électoral.

Joseph Kabila n'est pas candidat en 2016, selon Atundu Liongo

Dans un commentaire sur le Mémorandum de la Majorité présidentielle, le porte-parole de cette plate-forme, André-Alain Atundu Liongo, a affirmé que "la Majorité présidentielle respectera la Constitution de A à Z". En d'autres mots, pour ceux qui savent lire entre les lignes, cela signifie simplement que pour lui, Kabila n'est pas candidat à l'élection présidentielle en 2016, puisque la Constitution en vigueur le lui interdit, après avoir épuisé son quota.

Du coup, les esprits à Kinshasa se sont réveillés car, auparavant tout était fait pour que Joseph Kabila rempile. On avait d'ailleurs inventé tout et rien à cet effet : "Kabila désir" made in Professeur Kin-Kiey Mulumba, brusquement converti en responsable de la MOPAP et qui s'est aventuré jusqu'à prétendre que "Kabila est un génie", sans préciser ce que celui-ci a inventé pour être qualifié de tel, en passant par "Kabila tolembi yo te" qui, en réalité, est un simple copier-coller du Mobutisme avec son parti-Etat de triste mémoire.

Aujourd'hui, même au sein de la Majorité on semble ouvrir les yeux et les ambitions commencent à s'affirmer dans certains anti-chambres, après l'échec de la modification de la Constitution ainsi que celui de l'organisation d'un dialogue que personne ne veut, malgré tout l'argent bêtement décaissé par le gouvernement pour l'imposer - affichage des pancartes à travers Kinshasa, négociations clandestines avec espèces sonnantes pour dévoyer certains partis politiques.

Matata Ponyo, Aubin Minaku et Olive Lembe souvent cités

Ainsi à Kinshasa, on chuchoterait que les tractations ont débuté pour désigner le dauphin de Joseph Kabila car, tout le temps que celui-ci est resté président, personne n'était assez téméraire pour lorgner vers son fauteuil, de peur de s'attirer les foudres des vouvouzelateurs et surtout des services secrets dans cette république "démocratique" hautement militarisée.

Selon des indiscrétions, les noms constamment cités pour succéder à Kabila sont ceux de Matata Ponyo, Aubin Minaku et Olive Lembe. Mais pour notre tuyau, chacun traînant sa part de casseroles, les différentes bouches qui chuchotent à l'oreille du chef sont largement mises à contribution, souvent pour dénigrer. Peut-être aussi un 4ème larron tapis dans l'ombre ? En tout cas, dans une réaction à Lubumbashi il y a quelques mois, Olive Lembe, elle, avait démenti être candidate à la présidentielle.

Le bilan de Joseph Kabila largement négatif, à croire le même Atundu

Dans le même commentaire et pour justifier les difficultés d'organiser les élections "dans les délais constitutionnels" et la nécessité d'aller au dialogue, M. André-Alain Atundu, croyant bien faire, a par ailleurs relevé que "les infrastructures routières se trouvent en très mauvais état à travers la RDC". Comprenez que pour lui, le bilan de Joseph Kabila est largement négatif sur ce volet, après avoir échoué, 16 années durant, à réhabiliter ne fût-ce que les routes, soit le minimum pour un dirigeant.

En effet, ceux qui reviennent de Kinshasa témoignent que la voirie urbaine s'est littéralement dégradée. Même le Boulevard du Souverain présente des nids de poule tout au long du tronçon longeant le Palais du Peuple. Sans compter By-Pass, le Rond-Point Ngaba et les autres voies à l'intérieur des communes qui sont totalement impraticables. Il ne faut surtout pas évoquer le cas des provinces, abandonnées à elles-mêmes. A Kinshasa, même la route nouvellement construite reliant Mariano dans la Commune de Kalamu, et le Boulevard Lumumba à Limete, en passant par Mompono à Yolo, est aujourd'hui carrément interdite à la circulation compte tenu de son état de dégradation avancée.

Pour une Commission d'enquête sur la dégradation des routes

Un politicien de l'opposition est allé jusqu'à proposer une commission d'enquête en vue de clarifier le phénomène faisant que malgré des milliers de millions du contribuable investis par l’État pour les routes, quasiment aucune n'a été correctement réhabilitée. Il soupçonne à cet effet des cas de fraude et de corruption qui feraient que très peu d'argent soit arrivé entre les mains des entrepreneurs, les empêchant ainsi de remplir correctement leur tâche.

Dans ce bilan chaotique du régime finissant, il ne faut même pas parler de l'électricité, que les Congolais ne voient que quatre heures maximum par jour, étant donné que, souvent, elle revient autour de 20 heures pour repartir à deux heures la nuit. Un Kinois a interrogé : " Celui qui procède au délestage, est-ce une vraie personne ou un fantôme ? Puisque même à cette heure tardive, il ne dort jamais ". Dans un quartier de Matadi, lorsque le courant est coupée, les jeunes gens crient ironiquement : "Vive la révolution de la modernité".

Arnaud-Chris Lukamba Niolo

De g à dr: Centre-ville et Kimbanseke à Kinshasa - Une route en IturiDe g à dr: Centre-ville et Kimbanseke à Kinshasa - Une route en IturiDe g à dr: Centre-ville et Kimbanseke à Kinshasa - Une route en Ituri

De g à dr: Centre-ville et Kimbanseke à Kinshasa - Une route en Ituri

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muzungu matenga Kamaguru 03/04/2016 15:07

Votre commentaire
nous disons merci aux majorites presidentielles qui ont fait cette magnigance betisse pour que les peuples congolais continues des souffrir et mourir jour et nuit. Touts les erreurs Joseph kabila avait fait se ne pas lui seul selon moi ceque nous avons constante une grande part si combe nos élus nationals; mais malheurs à eux que mots ils dira devant Sa populations en Decembre 2016. nous remerciers kabila aux projects comme sauvenir vous laissez aux peuples congolais:avoir laisse voix routiers, 2.voix fuviales, 3.voix airennes et chemins du Fer:+27732425165