Arrivée à Kinshasa des envoyés spéciaux de l’Union africaine et de l'ONU au chevet du Dialogue de Kabila

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Le fcilitateur Edem Kodjo, vomi par certains politiciens
Le fcilitateur Edem Kodjo, vomi par certains politiciens

Kinshasa, 27/06 - Deux envoyés spéciaux, celui de l’Union africaine (UA) pour les Grands Lacs, Ibrahim Fall, et celui du Secrétaire général des Nations Unies pour les Grands Lacs, Said Djiniit, sont arrivés dimanche à Kinshasa, en provenance respectivement d’Addis-Abeba et de Nairobi, dans la perspective de lancer la tenue du Dialogue politique national en RDC, convoqué par le président Kabila en novembre 2015 et qui est boudé par une tranche des politiciens congolais.

Deux autres personnalités sont également arrivées dans la capitale congolaise dans le même cadre. Il s’agit de M. Wilson Kajwengye, chargé de paix et sécurité au sein de la Conférence internationale des Grands Lacs (CIRGL), qui est arrivé dimanche, et du Guinéen Issaka K. Souare, conseiller senior en médiation aux Nations Unies, qui a atterri samedi à l’aéroport international de N’Djili en provenance de New York. Il est détaché auprès de la Facilitation du Dialogue national inclusif en préparation en RDC.

La tenue du «dialogue politique national inclusif » avait été annoncé par le chef de l’État congolais le samedi 28 novembre 2015 dans une allocution radiotélévisée en vue de "donner sa chance à la relance du processus électoral" selon ses termes. Il fut convoqué par ordonnance n°15/084 publiée deux jours plus tard, soit le lundi 30 novembre 2015, laquelle indiquait que dans un délai ne dépassant pas dix jours, à dater de sa signature, un Comité préparatoire devait être institué et composé de délégués issus de la Société civile, de la Majorité et de l’opposition politique. Mais rien de cela n'est advenu depuis lors.

En effet, le forum est chahuté par une bonne partie de l'opposition qui craint qu'il puisse avaliser le glissement du mandat du président actuel, qui prend fin le 19 décembre 2016 aux termes de la constitution en vigueur. Le conclave organisé les 8 et 9 juin à Genval, en Belgique, dit "Conférence des forces politiques et sociales acquises au changement - Conférence de Bruxelles", a lui, carrément rejeté "le Dialogue politique tel que convoqué par le président Joseph Kabila".

La rencontre a plutôt préconisé que le dialogue soit présidé par un facilitateur auquel il faudra adjoindre 4 représentants issus de l'Organisation des Nations Unies, de l'Union européenne, des États-Unis et de l'Organisation internationale de la Francophonie, afin de garantir que les décisions qui y seront prises seront opposables à tous. La conférence des évêques de la RDC avait pour sa part averti que le dialogue ne devait pas « aboutir à une transition ».

Par ailleurs, le facilitateur désigné, le Togolais Edem Kodjo, peine toujours à concilier les points de vues des différentes parties prenantes, dont certaines sont même arrivées jusqu'à exiger son départ de Kinshasa, pour prises de positions partisanes et incapacité à décrisper la situation

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