Heurts à la base de Kamina : Une dizaine de morts, mais un seul militaire tué selon Mende

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Ces voyous d'ex-rebelles qui peuplent l'armée congolaise
Ces voyous d'ex-rebelles qui peuplent l'armée congolaise

Kinshasa, 17 juin - Un lieutenant de l'armée congolaise a été tué à coups de machette et plusieurs ex-miliciens démobilisés blessés, lors des heurts survenus le mercredi 15 juin à la base militaire de Kamina, dans la province du Haut-Lomani, selon le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, alors que d'autres sources ont fait état de plusieurs morts.

Ces incidents ont eu lieu au cours d'une manifestation organisée par d'anciens membres des groupes armés démobilisés, composés d'anciens rebelles du M23 et du groupe d'autodéfense Maï-Maï, qui protestaient contre leur maintien dans cette base alors qu'ils ont déjà fini leur formation sur la réintégration sociale. Les forces de l'ordre ont dispersé la manifestation.

"Il y a eu agitation parmi les anciens membres des groupes armés en formation à la base de Kamina. Ils ont terminé leur formation et trouvaient le temps un peu long pour quitter la base et rentrer dans leurs localités d'origine. Ils ont fait preuve d'une grande impatience et voulaient partir par leurs propres moyens, ce qui n'est pas prévu dans le programme. La police militaire les a empêchés de quitter la base", explique Lambert Mende cité par l'APA.

Selon le porte-parole du gouvernement, les ex-miliciens ont fait usage d'armes blanches et jeté des pierres pour exprimer leur ras-le-bol. D'autres sources, dont la société civile et des sources locales ont fait état d'une dizaine de morts. Une source militaire occidentale a parlé d'"une bonne vingtaine de morts " parmi les ex-miliciens de la base militaire de Kamina, qui compte plusieurs milliers d'ex-combattants issus des groupes armés de l'est de la RDC.

Selon les témoignages recueillis, les affrontements entre militaires congolais et anciens rebelles ont eu lieu au moment où ceux-ci voulaient quitter la base militaire pour descendre vers le centre-ville de Kamina. "Il y a eu des morts, c'est une certitude, mais personne ne sait exactement combien et on ne le saura peut-être jamais. Très probablement une dizaine au minimum selon les informations disponibles", a indiqué un spécialiste congolais des groupes armés.

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