Lu pour vous : Adama Traoré est mort "d'un malaise" puis "d'une infection"

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Manif en France après le décès d'Adama Traoré
Manif en France après le décès d'Adama Traoré

Adama Traoré est mort "d'un malaise" puis "d'une infection" et de quelques "égratignures" après avoir été interpellé par des gendarmes à Beaumont-sur Oise (Black Lives Matter... partout dans le monde, en RDC aussi)

Adama Traoré est décédé pendant son transfert par les forces de l'ordre, en juillet 2016, à Beaumont-sur Oise, à l'abri des regards. La mort de ce jeune de 24 ans, avait entraîné plusieurs nuits de violences à Beaumont-sur-Oise et dans les communes voisines, en France.

Il a été déclaré mort, d'abord "d'un malaise" puis "d'une infection très grave ayant touché plusieurs organes" puis, peut-être, d'une "crise cardiaque" ou d'une "insolation due à la canicule"... et, d'après un premier rapport d'autopsie confirmé par...

- Il n'y en aura pas de troisième ! Baboyi na bango !

un second, si le corps d'Adama Traoré présentait certes quelques "égratignures" celles-ci ne correspondaient certainement pas à des "violences significatives" susceptibles d'entraîner la mort

Mort à l'abri des regards

Adama Traoré est décédé pendant son transfert, à l'abri des regards.
Comme Freddie Gray retrouvé mort dans un fourgon de police, en avril 2015, à Baltimore, à l'abri des regards.
Comme Lamine Dieng mort dans un fourgon de police, en juin 2007, à Paris, à l'abri des regards.
Comme tant d'autres en France ou aux Etats-Unis, retrouvés morts après avoir été interpellés par des "forces de l'ordre".
Comme tant d'autres en RDC, assassinés à Beni, encaqués dans une fosse commune à Maluku ou repêchés dans la rivière N'djili (dans sa partie dénommée Ngwele, entre le Pont-Rail et le fleuve Congo), morts à l'abri des regards.

Bokeba na bino !

Il ne faut pas mettre son doigt dans la gueule d’une fourmilière, d'un moulin à café, d'un poisson tigre goliath, d'un nid d'abeilles ou d'un Nyamuragira qui fait la sieste, il pourrait fort bien se réveiller, sauter à la gueule des mbila et réduire en bouillie leurs maîtres-chiens. Il faut se méfier du fleuve, des rivières et des lacs, des savanes et des forêts que l'on dit impassibles.

Il faut se méfier aussi des plages de Moanda, du lac Kivu et de la Mfuti qui pourraient fort bien s'ouvrir et avaler goulûment tous les nantis, arrogants et dédaigneux, qui s'y prélassent sous la protection des mbila, s'approprient et privatisent les lieux publics et les biens collectifs et pissent à la raie d'une population locale paupérisée.

Et un tabernacle tombé en panne et désactivé ou un frigo à pétrole désaffecté servant de coffre-fort à une petite communauté rurale, apparemment assoupis, pourraient fort bien sortir de leur léthargie et happer les mains, les bras et les jambes des mbila et de leurs commanditaires qui tenteraient de forcer leurs secrets ou de les dévaliser.

Même une vieille carcasse de crocodile, se desséchant dans les hautes herbes d'un terrain vague de Kingabwa, pourrait fort bien se remettre à fonctionner.

Bokeba ! Bino nyonso : ba mbila na ba robocop ! ba "forces de l'ordre" ! ba ANR, ba DGM, ba LENI, ba MURA na ba FARDC...

Signé "Vieux ba Diamba" (de ses vraies initiales DDL)

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