Rapatriement de la fille de la congolaise tuée en Inde

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Mme Cynthia Vechel Kadima, dont la fille vient d'être rapatriée
Mme Cynthia Vechel Kadima, dont la fille vient d'être rapatriée

Kinshasa, 29/07 - Mlle Mohanani Vechel Sania (8 ans), fille de Cynthia Vechel Kadima Tshibunda, tuée le dimanche 3 juillet 2016 en Inde, a été rapatriée vendredi à Kinshasa, en provenance de New Delhi. L’ambassadeur de la RDC dans ce pays, Mme Rosette Mossi Nyamale, s’est impliquée personnellement dans le dossier du rapatriement de l’enfant lorsqu’elle a appris que celle-ci était de nationalité congolaise à travers son passeport.

Ce document, transmis de Kinshasa par voie électronique, lui a permis, avec le concours d’un avocat, de mener des démarches pour ce transfert, a dit la diplomate congolaise, rappelant les instructions données par le gouvernement pour le rapatriement de l’enfant et du corps de l’illustre disparue.

La prise en charge de l’enfant sera décidée par la famille et le gouvernement, a dit Mme Mossi, notant que l’essentiel était d’acheminer à Kinshasa l’enfant qui était déjà mise sous tutelle en Inde.

S’agissant du rapatriement du corps de la défunte Cynthia Vechel Kadima, l’ambassadeur a fait savoir que la police indienne a annoncé mercredi dernier dans la soirée avoir disposé la dépouille mortelle dans une ville située à deux heures de vol de New Delhi. « J’ai envoyé une pompe funèbre pour reprendre la dépouille en vue de son rapatriement vers la RDC», a-t-elle dit, précisant que cette question sera soumise au gouvernement, sans toutefois fixer une date précise.

La mort de la jeune congolaise Cynthia Vechel Kadima (30 ans), qui avait été découpée en morceaux par son mari indien, avait provoqué une vague de violences à Kinshasa. Au moins deux Indiens avaient été blessés le matin du mercredi 6 juillet 2016 au grand marché de Kinshasa, où ils avaient été attaqués par des personnes qui manifestaient contre le meurtre de leur concitoyenne. Les boutiques et magasins des Indiens étaient restées fermées.

Selon les médias indiens, après avoir tué son épouse dans la ville de Hyderabad, le mari, Rupesh Kumar Mohanani (36 ans), avait découpé le corps de la défunte en plusieurs morceaux en vue d’effacer les éléments de preuve, Il avait été arrêté et présenté à la presse, avant que le juge ne réclame la peine de mort à son encontre.

Deux mois auparavant, soit fin mai 2016, un jeune professeur congolais, John Bompengoa, avait également été tué à coups de pierres et de briques par trois hommes à New Delhi, après une querelle dans un transport en commun. Les trois agresseurs avaient pourchassé le professeur de 23 ans dans le quartier huppé de Vasant Kunj, avant de le lapider. La victime est décédée à l'hôpital le lendemain.

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