Tshisekedi : "Si au 19 septembre la CENI n'a pas convoqué les élections, nous parlerons de haute trahison"

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Etienne Tshisekedi devant la foule ce 31 juille 2016
Etienne Tshisekedi devant la foule ce 31 juille 2016

Bruxelles, 31/07 - "Impressionnant", le mot est certainement faible pour quantifier la foule que le "Rassemblement des forces politiques acquises au changement", a drainée ce dimanche 31 juillet sur le Boulevard Triomphal, dans la commune de Kasa-Vubu, que d'aucuns chiffrent à 3 millions de personnes, certaines autres allant jusque 7 millions.

Nous l'avons souligné bien avant, la popularité d’Étienne Tshisekedi, le président de l'UDPS et du Comité des sages du "Rassemblement", n'était plus à démontrer. La preuve, s'il en fallait encore, a été éclatante, tellement quasi tout Kinshasa actif a tenu à être présent à cet événement qui va demeurer historique, au moins pour son record d'affluence.

Pour le lider maximo, qui a été le principal intervenant et qui s'est exprimé en lingala, le peuple congolais a tant souffert par manque de leadership. Après une minute de silence demandée pour honorer toutes les personnes tombées sous le poids de cette souffrance, Étienne Tshisekedi a affirmé que "ceux qui ont triché en 2011 n'auront plus l'occasion de nous tromper". Aussi, a-t-il ajouté, "si au 19 septembre la CENI n'a pas convoqué l'électorat, nous parlerons de haute trahison et le peuple va imposer sa démocratie".

Le préavis de Kabila débute le 19 septembre

Pour lui, "Kabila débutera son préavis le 19 septembre et le 19 décembre, le préavis est terminé. Le 20 la maison doit être libre". Et de rassurer : "Cet homme qui, depuis 2001 jusqu'à aujourd'hui, joue à qui perd gagne ne devra plus échapper à notre vigilance".

Se félicitant de la mobilisation grandiose du jour, il a souligné : "Les élections ont déjà eu lieu", allusion à la foule compacte présente au rendez-vous. Étienne Tshisekedi s'est toutefois dit favorable au dialogue, mais il a averti que "le peuple doit se prendre en charge pour exprimer sa souveraineté" à cette occasion..

A ce sujet, il s'est déclaré opposé au 3ème mandat de Joseph Kabila et milite pour le strict respect de la constitution. "On ne veut plus de morts car beaucoup sont déjà morts. Pas de violence. Celui qui tue, la CPI l'attend", a-t-il prévenu avant de rappeler les préalables du Rassemblement à sa participation au dialogue, à savoir sans la présence du facilitateur Edem Kodjo, qu'il a qualifié de "grand kabiliste" dans son adresse et après la libération des prisonniers politiques, dont la liste a été remise au groupe de soutien à la facilitation.

Hommage à la diaspora congolaise

Le président du Comité des sages du "Rassemblement" a tenu à saluer le travail abattu par la diaspora en faveur du pays, sans autre précision, avant d'annoncer que Moise Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle en soins médicaux en Europe et sous le coup d'une condamnation, "va bientôt regagner le pays". Il a par ailleurs largement dénoncé les accusations portées par Kinshasa contre l'ancien gouverneur du Katanga.

Aux forces de l'ordre, à savoir les militaires et les policiers également présents en nombre dans les parages du lieu du meeting, il a lancé : "Vous devez être au service de la nation et pas d'un individu". Il a enfin rassuré, au sujet du "Rassemblement : « Nous sommes ensemble, désormais. Nous devrons avoir le même langage au sujet du dialogue. Nous sommes très attachés à notre constitution et elle déclare que le président ne peut aller au-delà de deux mandats ».

Les images de l'impressionnante manifestation de l'opposition sur Bld Triomphal
Les images de l'impressionnante manifestation de l'opposition sur Bld TriomphalLes images de l'impressionnante manifestation de l'opposition sur Bld Triomphal

Les images de l'impressionnante manifestation de l'opposition sur Bld Triomphal

Commenter cet article