Kongo Central : Le nouveau maire de Boma prend ses fonctions devant les membres de la Sécurité

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Mme Marie-Josée Niongo Nsuami (milieu)
Mme Marie-Josée Niongo Nsuami (milieu)

Boma, 17/08 - Le nouveau maire de Boma, Annie Matundu Mbambi, a pris ses fonctions lundi devant les membres du conseil urbain de sécurité, au terme de la remise et reprise avec son prédécesseur, Marie-Josée Niongo Nsuami, suspendue par arrêté du gouverneur du Kongo Central.

Le nouveau maire n’a fait aucune déclaration à la presse à l’issue de cette cérémonie à laquelle ont également pris part le conseiller principal du gouverneur de province en matière juridique, Léon Ngoyi Mbikani, le directeur de cabinet du ministre provincial de l’Intérieur, Mbedi ya Kintembedi, et le ministre provincial du Budget, Adolphe Sambu Mabiala.

Mme Annie Matundu Mbambi a accordé, par la suite sa première audience, aux chefs coutumiers à qui elle a fait part de sa détermination de travailler avec le personnel en place, en prenant en compte leurs compétences et leur disponibilité à collaborer. On perçoit déjà en filigrane le malaise qui règne à Boma et dans la province. Ajouté à cela que la cérémonie soit étroitement scrutée par les services de sécurité - une première en la matière - l'atmosphère est plus électrique que jamais.

Aux dernières nouvelles, nous apprenons des sources locales que l'ancienne maire, Mme Marie-Josée Niongo Nsuami vient d'être mises aux arrêts et transférée à Matadi sur base d'un mandat d'amener signé par le Procureur général près la Cour d'appel de Matadi. La même source renseigne qu'elle est à l'instant au cachot du parquet général de la ville portuaire.

Comme nous l'avions annoncé, le 10 août denier, le gouverneur du Kongo Central, Jacques Mbadu Nsitu, qui l'avait suspendue aux termes d'un arrêté lu sur les antennes de la Radio télévision catholique Nguizani (RTDN) de Boma, lui reproche d'avoir créé un groupe d’amis nommé KIDE, diminutif de « Ki Dempangi » (mon frère ou ma sœur), en vue de ne voter, lors des prochaines élections, que pour un frère ou une sœur de Boma et non quelqu’un qui viendrait d'ailleurs, la taxant faussement de " xénophobie" et d'"incitation au tribalisme", alors même qu'il s'agit d'élections locales. Avec l'ACP

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