La crise institutionnelle en RDC évolue vers un cocktail explosif, selon l'envoyé spécial de La Libre à Kinshasa

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Emeutes à Kinshasa (Archives)
Emeutes à Kinshasa (Archives)

Bruxelles, 02/08 - L'envoyé spécial de la Libre Belgique à Kinshasa vient de publier ce mardi un Éditorial dans lequel il met en garde la communauté internationale face au "chaos mortel" que risque d'enfanter la crise institutionnelle et politique en République démocratique du Congo.

Sous le titre "Il est minuit moins cinq à Kinshasa", Hubert Leclecq explique que cette expression rappelle de tristes souvenirs et a été utilisée mi-février 1994 par l'ancien ministre belge des Affaires étrangères Willy Claes pour mettre en garde le pouvoir rwandais de l'époque contre la poussée de violence qui se dessinait et qui, deux mois plus tard, a plongé ce pays dans l'horreur.

Pour notre confrère, même si le Rwanda de 1994 n'est pas la RDC de 2016, la même mise en garde doit être faite aujourd'hui et, cette fois, croit-il, la communauté internationale a le devoir de répondre présent pour que la crise que connaît la RDC n'engendre pas "un chaos mortel".

Le président Kabila, en fin de second mandat, ne peut se représenter mais se contente de faire annoncer que le scrutin sera retardé, alors qu'en face, l'opposition si souvent divisée est parvenue à parler d'une seule voix, bien qu'avec quelques légers accents divergents, rappelle le journaliste belge qui explique qu’Étienne Tshisekedi a démontré par son retour triomphal que le peuple de Kinshasa est de son côté, en tout cas contre la prolongation du mandat de Joseph Kabila.

De l'avis de notre confrère, "le face-à-face est inévitable entre les deux blocs". Et de poursuivre, "un dialogue national inclusif est toujours sur la table, mais personne n'y croit plus. L'opposition se sent pousser des ailes après le succès de son dernier meeting. La majorité présidentielle est dans les cordes dans cette région où les règnes prolongés sont presque une évidence (Burundi, Rwanda, République du Congo, Ouganda, Angola).

En conclusion, l'envoyé spécial de La Libre Belgique note qu'alors il est minuit moins cinq à Kinshasa, "la communauté internationale, elle, attend. Un cocktail explosif qui doit obliger l'ONU à s'investir pleinement dans ce pays (la RDC) pour éviter la répétition du pire". (A suivre : Le point de vue du journal Le Soir)

Autres images d'émeutes à Kinshasa (Archives)
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