Le coût du Dialogue format Kodjo : Plus d'un million de dollars sans compter d’autres frais indispensables

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Le coût du Dialogue format Kodjo : Plus d'un million de dollars sans compter d’autres frais indispensables

Bruxelles, 02/08 - Alors que le Rassemblement de l'opposition planche sur un Dialogue qui réunirait 100 participants, en fonction de 50 pour chacun des deux camps politiques - Rassemblement et opposition partageant la même vision-Majorité restructurée à l’hôtel Béatrice, les assises version Edem Kodjo rassemblent de leur côté près de 200 délégués à la cité de l’Union Africaine de Kinshasa.

Un journal kinois, rompu dans le calcul mental a tenté d'évaluer le coût qu'occasionne le forum. Pour Zoom Eco, deux grandes charges sont à couvrir, à savoir la restauration et le « per diem ».
Et d'expliquer : deux pauses café et un repas devraient être prévus par jour. Si l’on considère le prix moyen d’un déjeuner de 15 $ par personne et celui d’un repas avec boisson 50 $ par personne (chez les traiteurs), le total journalier (pauses café et repas) pour 200 personnes représenterait 16 000$. Multiplié par 15 jours, cela donne 240 000 $.

Quant au per diem, le référentiel considéré ici serait selon certaines indiscrétions celui des Nations Unies, soit 285 $ par jour. S’il faut allouer ce per diem à chaque délégué, le calcul donnerait un montant journalier de 57 000 $. L’addition des quinze jours donne un net de 855 000 $.

Avec ces deux charges, on franchit déjà la barre du million de dollars, sans compter d’autres frais non inclus mais indispensables, notamment et pour deux semaines avec deux cents délégués, les fournitures, le fonctionnement d’un secrétariat technique (avec vécu bureautique), la mise à disposition d’une documentation (lois et textes légaux), la prise en charge des services du protocole et le personnel d’appoint.

Le gouvernement congolais très opaque sur les finances publiques

« Pour soutenir ces coûts et avoir des ressources prévisibles, un fonds pour le dialogue est établi et alimenté par l’État congolais », signale la page 8 de la feuille de route du Dialogue national inclusif signée par les parties. Le gouvernement n'a jamais communiqué à ce sujet, le fonds pour le dialogue étant peut-être crypté ou sujet tabou pour Kinshasa qui publie tous les renseignements du dialogue national sauf les aspects financiers, s'indigne le journal.

Dès lors qu’un seul dollar sortira du trésor public, il est tout à fait normal que par souci de transparence et de redevabilité, ce montant soit rendu public, estime Zoom Eco qui explique que les deniers publics appartiennent à l’État et les contribuables sont sensés savoir combien coûteront ces assises à la nation. Mais lorsqu'on y ajoute les dessous de table et d'autres missions des acteurs de l'ombre, l'addition s'annonce plus salée encore et dont on ne connaîtra jamais la vraie hauteur, dans un pays où les finances sont régulées comme du temps de l'homme des cavernes.

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