Violences à Kinshasa : "Message clair envoyé à Joseph Kabila", selon La Libre Belgique

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Un homme abattu par balle à Kinshasa
Un homme abattu par balle à Kinshasa

Bruxelles, 20/09 - Alors que des coups de feu se font encore entendre ce mardi matin dans la capitale congolaise, La Libre Belgique revient sur les violentes manifestations du lundi 19 septembre 2016 qui ont tourné à l’affrontement meurtrier entre les forces de l'ordre et la population civile, sous le titre "Message clair envoyé à Joseph Kabila".

Trois mois ! Constitutionnellement, ce 19 septembre, il restait trois mois au pouvoir congolais pour organiser le scrutin présidentiel, écrit Hubert Leclerq, qui fait néanmoins remarquer que cette élection ne pourra se tenir dans les délais prescrits.

Notre confrère souligne que le président Joseph Kabila et toute sa majorité ont multiplié les "accidents de parcours" pour éviter que ce scrutin présidentiel, synonyme de retraite pour l’homme fort du pays atteint par la limite de deux mandats consécutifs, ne puisse se dérouler dans les délais.

Pour l’opposition, ajoute-t-il, ce 19 septembre est "le début du préavis pour Kabila" avait prévenu, le 31 juillet dernier, le vieux leader de l’opposition Etienne Tshisekedi, 84 ans, devant une foule de plusieurs centaines de milliers de Kinois, quatre jours après son retour d'un long séjour à Bruxelles pour des soins.

De nombreux morts

Pour le quotidien belge, malgré la mise en garde du patriarche, le président et sa majorité ont maintenu le cap. Pour tenter de donner une allure acceptable à ce retard, ils sont parvenus à organiser un dialogue national qui réunit depuis le 1er septembre l’écurie présidentielle, une minorité de l’opposition et des membres de la société civile. Objectif : définir un calendrier pour le prochain cycle électoral. Si la majorité a finalement accepté de commencer par l’élection du président, le calendrier ferme et définitif fait toujours défaut, note le journal.

Dans les rangs de l’opposition mais aussi, très largement, de la rue, ce dialogue est vécu comme "une distraction". "Le vrai calendrier est inscrit dans la Constitution", explique Joseph Olengankhoy, le patron du Fonus (Forces novatrices pour l’union et la solidarité), cité par La Libre Belgique et dont trois membres ont été tués ce lundi à Kinshasa.

Initialement, un cortège devait arriver devant le siège de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante), l’organe qui doit techniquement organiser les élections. Mais le gouverneur de Kinshasa avait fait modifier le parcours en dernière minute, fait remarquer La Libre qui explique que cela n'a pas suffi à démobiliser la population kinoise qui, dès les premières heures de ce lundi, s’est mise en marche pour crier sa colère.

Un face-à-face avec la police, puis l’armée quand celle-là était dépassée, a rapidement dégénéré. "Quatre morts dont deux policiers", pour les autorités. "Une cinquantaine sur tout le pays", selon l’opposition. "On a toutes les identités. Un rapport complet sera remis aux autorités nationales et internationales", continue M. Olenghankhoy.

"Nous devions aller à la Ceni pour remettre le mémo de l’opposition sur l’organisation du scrutin. Nous en avons été empêchés, nous y retournerons très prochainement , promet-il. Ce n’est plus seulement le jeu opposition contre majorité. C’est tout un peuple qui veut le départ de ce monsieur", conclut le président des FONUS.

L'ensemble de la presse étrangère, télévisions et radios, ont ouvert leurs journaux hier comme ce matin sur les violences meurtrières de Kinshasa, avec des manifestants déclarant "nous ne voulons plus de toi, Kabila" ou encore "nous voulons le respect strict de notre constitution et des délais constitutionnels".

Commenter cet article

GAUME 02/04/2017 13:21

Bonjour, Je suis Mr GAUME Laurent un homme commerçant d'origine Française et Américaine résidant en France. Dans le but de lutter contre la pauvreté et d'apporter une aide à l’humanité, je vous propose en ligne : -Des Prêts commerciaux -Des Prêts personnels -Des Prêts de financement -Des Prêts immobilier Et tout allant de 1.000 ? À 10.000 000?. Le taux d'intérêt des crédits est de 2% l'an et les conditions d'offre de prêt sont très simples. Les prêts demandés sont obtenus dans un délai de 24 heures après le dépôt des dossiers. Mon offre est sérieuse, vous pourrez vous en rendre compte à travers la procédure qui est la procédure légale d'octroi de prêt entre particulier. Contactez-moi dès aujourd’hui. Voici mon Adresse Email : service_particulier@outlook.com

Cornelis Nlandu 06/11/2016 13:03

Tu es simplement malade, Leroux. Ce n'est pas un blog des marabouts, ni des féticheurs et encore moins des diables. Va voir ailleurs

Cornelis Nlandu 27/09/2016 12:44

Et ça coûte quoi pour un gouvernement de préparer les élections à temps. Par ailleurs, ça coûte quoi pour un responsable de respecter sa propre parole ? Il n'y aurait jamais eu des morts.

benjamin mibengu 27/09/2016 09:32

Parfois il faut accepter certaines injustices dans la vie pourvu qu'on soit en paix,ca nous couterai quoi si nous acceptons que nous perdions une annee si c'est ca qui nous amenera a une election sans perte en vie humaine?