Fumée blanche au Dialogue inclusif après la menace de la CENCO : Kabila reste, Badibanga tombe

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Bruxelles, 23/12 - Le Dialogue inclusif réunissant les signataires des assises du Camp Tshatshi et le Rassemblement des forces acquises au changement s'est poursuivi jeudi au Centre interdiocésain, sous la baguette des évêques catholiques, qui avaient sommé les politiciens des deux camps de parvenir à un accord avant Noël, sinon ils devront porter la responsabilité de la colère populaire.

L'épée de Damoclès brandie par la CENCO a sûrement suffi à débloquer une situation qui s'enlisait, car les participants sont finalement parvenus à un accord sur les grandes lignes d'un accord devant déboucher sur un "régime de transition" avec Joseph Kabila et sur des "élections en 2017". Ainsi, Joseph Kabila, qui a provoqué la crise en voulant se maintenir au pouvoir après son deuxième et dernier mandat arrivé à terme le 19 décembre 2016, demeure en fonction jusqu'à la passation de pouvoir avec le nouveau président élu.

En revanche, l'opposition, qui a violemment dénoncé la vague d'arrestations arbitraires opérées jeudi à Lubumbashi, obtient la création d'un "Conseil national de transition" chargé de veiller à la bonne application de l'accord ainsi que l'organisation des élections "fin 2017", alors que la partie adverse s'accrochait à une rallonge jusque avril 2018.

Les principaux points de l'accord

Une plénière est prévue ce vendredi afin d'adopter le texte, avant la signature qui interviendra dans l'après-midi. En résumé, cet accord, dans lequel l'opposition a échoué à obtenir la reforme de la CENI, entièrement contrôlée par le clan Kabila, prévoit :
1. Le président Kabila ne peut briguer un 3ème mandat mais reste en fonction jusqu'à l'élection de son successeur et la passation de pouvoir ;
2. Les élections auront lieu au dernier trimestre de 2017 ;
3. La formation d'un gouvernement de transition dirigé par le Rassemblement et composé « à part égale »,
4. La libération de sept prisonniers politiques et d'opinion, notamment Eugène Diomi et Jean-Claude Muyambo,
5. L'arrêt des poursuites et le retour de Moïse Katumbi en RDC,
6. La constitution d'un Conseil national de transition chargé de la surveillance et du suivi de l'accord.

Un terrible gâchis financier pour un pays incapable de financer ses élections

Ainsi, après le gâchis du Dialogue du Camp Tshatshi qui a coûté plus d'un million de dollars (Lire http://lesignalducontinent.over-blog.com/2016/09/le-cout-du-dialogue-format-kodjo-pus-d-un-million-de-dollar-sans-compter-d-autres-frais-indispensables.html) ainsi que les dépenses que devra occasionner la dissolution de l'équipe Badibanga, la plus éphémère de l'histoire et formée à la sauvette alors qu'il n'y avait pas le feu, Kinshasa aura prouvé à suffisance sa politique du mensonge qui voulait faire croire que "le pays n'a pas d'argent pour l'organisation des élections dans les délais".

Néanmoins, les évêques catholiques pourront regagner leurs diocèses la tête haute pour la messe de Noël, après avoir réussi leur pari là où Edem Kodjo a lamentablement échoué, malgré les dividendes engrangées.

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Manuel Costa 23/12/2016 11:16

I Liked.
MANOSTAXX
The Countries Where People Have No Interest In Politics
https://producaoindustrialblog.wordpress.com/2016/12/23/the-countries-where-people-have-no-interest-in-politics/

Cornelis Nlandu 25/12/2016 12:13

I don't think you're right. People are so much interested in politics in my country that politicians have always to care. Just read my postings to be convinced about what I'm talking.