Ces arrangements particuliers qui ont failli faire volet le Rassemblement en éclats

Publié le par Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa

Bruxelles, 09/01 - Après la signature du compromis politique le 31 décembre dernier, l’archevêque de Mbandaka-Bikoro et vice-président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Mgr Fridolin Ambongo, a affirmé au micro de Radio Okapi que le stade actuel des discussions pour mettre en œuvre l’accord est « la partie la plus difficile ». 

Cette seconde phase des pourparlers appelée « arrangements particuliers », et qui a débuté depuis quelques jours, est censée permettre aux signataires de se mettre d’accord sur les modalités pratiques de la mise en œuvre de l’accord. Pour Mgr Ambongo, elle signifie donner des postes à des plateformes politiques, mais aussi mettre des noms sur des postes. « Ce qui fait monter en surface les susceptibilités et aussi les intérêts égoïstes », explique l'évêque.

C'est aussi cette phase qui a failli créer une crise au sein du Rassemblement, jusqu'à faire craindre son éclatement, certaines personnes se frottant déjà les mains. Elles n'auront plus qu'à mettre leur doigt dans l'oeil.

Si chaque groupe de cette plateforme ayant proposé un candidat premier ministre, le compromis politique global et inclusif trouvé, au Centre interdiocésain, entre les signataires de l’accord de la Cité de l’Union africaine et les non-signataires, prévoit que le prochain Premier ministre soit issu du Rassemblement de l’opposition, plateforme dont l’UDPS, le G7, la Dynamique de l’opposition et l’Alternance pour la république font partie.

Mais l'unanimité se dégage de plus en plus pour que le poste revienne à l'UDPS. Certaines personnes vont jusqu'à avancer le nom de Félix Tshisekedi. Mais lorsque l'on sait que le père chapeaute déjà le Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral, qui devra compter 28 membres, on voit mal une seule composante accepter le nom précité et ainsi tolérer que les choses de la république se règlent dans un cercle purement familial, entre père, mère et fils.

Le Rassemblement propose un gouvernement de 45 membres et revendique 18 portefeuilles

Selon un document publié par actualité.cd et dont l'authentification est encore difficile, le Rassemblement aurait, dans ses "arrangements particuliers, qui sont déjà prêts, proposé un gouvernement fort de 45 membres, qui comprendrait 4 vice-Premiers ministres, 4 ministres d’Etat, 1 ministre délégué auprès du  premier ministre et chargé des relations avec le comité national de suivi de l’accord ainsi que 9 vices ministres.

Le Rassemblement, quant à lui, revendiquerait 17 portefeuilles, à savoir : Le site précise qu""il a reçu une copie de la contribution du Rassemblement à l’arrangement particulier prévu dans l’accord du 31 décembre". Voici par ailleurs les postes convoités par le Rassemblement en faveur de l'opposition non signataire :

Le Rassemblement revendique 17 ministres et 4 vice-ministres dans la répartition des postes en faveur de l'opposition non-signataire de l’accord du 18 octobre. Voici les postes dont question :
- Ministère de l’Intérieur, décentralisation et sécurité
- Ministère de la Justice et gardes des sceaux
- Ministère des Finances
- Ministère de l’Economie
- Ministère du Plan
- Ministère des Transports et voies de communication
- Ministère de l’EPSP
- Ministère du Commerce extérieur
- Ministère des Mines
- Ministère du Développement rural
- Ministère de la Jeunesse, sports et loisirs
- Ministère des Droits Humains
- Ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire
- Ministère du Tourisme
- Ministère du Travail et prévoyance social
- Ministère des Affaires foncières
- Ministère de l’Environnement et conservation de la nature
- Ministre délégué auprès du Premier ministre et relation avec le Comité national de suivi de l’accord
- Vice ministère des Hydrocarbures
- Vice ministère des Affaires étrangères
- Vice ministère du Budget
- Vice ministère de la Défense et anciens combattants

Dans ce document publié, le Rassemblement aurait également noté la nécessité de convoquer les parlementaires pour une deuxième session extraordinaire à partir du 20 janvier, dans le but d’investir le gouvernement, adopter la loi organique sur le Comité national de suivi de l’accord, voter le Budget et investir les membres du Comité national de suivi de l’accord et de la CENI.

Commenter cet article