Jeudi 13 septembre 2007
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Editorial
 
La RDC est-elle réellement en danger ?
 
On n’a jamais autant qu’aujourd’hui disserté sur l’état, et surtout l'avenir, de la République démocratique du Congo. Certains estiment que la fin de ce pays, en tant que nation, est fin proche. Faisant état par exemple de la naissance d’un Etat indépendant du Kivu sous le vocable de « The United Republic of Kivu ». Les tenants de cette thèse arrivent jusqu’à publier la composition complète de son gouvernement, chapeauté par un président de la république, Elie-Desiré Atawale, et un Premier ministre, Jean Lushindo. On exhibe également l’emblème du nouvel Etat et, pour mieux faire, l’emblème ressemble curieusement à celui du Rwanda.
Les fréquentes incursions du Rwanda et de l'Ouganda à l’est, celles plus récentes de l’Angola à Kahemba dans le Bandundu et à Kitona dans le Bas-Congo, de la Zambie au Katanga ainsi que de la RCD à l’Equateur procèderaient de la même  logique.
D’autres au contraire assurent que la libération du pays est proche, convaincus à cet effet que la RDC fonctionne sous un régime de néocolonialisme, ses dirigeants n’étant là en réalité que pour réaliser des basses besognes commandées par leurs parrains. On cite le Rwanda, la Belgique ou les Etats-Unis principalement.
Peut-on donc affirmer que la RDC est en danger ? Il faut, croyons-nous, remonter à 1997 et même 1996 afin de pouvoir apporter une réponse adéquate à cette interrogation.
En effet, en 1996, le Rwanda envahit une partie de la RDC. La Belgique dépêche à Washington son ministre des Affaires étrangères de l’époque, Eric Derycke, officiellement « pour exiger le respect de l’intégrité territoriale » de son ancienne colonie. Trois jours plus tard, le ministre est de retour. « No comment », répondra-t-il à une question d’un journaliste. Il fallait être illettré pour ne pas saisir que la Belgique ne faisait pas le poids devant le dessein des Américains.
La presse belge sera désormais mise à contribution pour faire avaliser la fourberie selon laquelle il s’agissait d’une simple révolte des « Banyamulenge », un nouveau vocable apparaissant dans toutes les dépêches belges et auquel on ajoutera de manière imparable l’explicatif « tutsis congolais », grâce à la bonne vieille méthode soviétique de matraquage médiatique, de mensonges et contre-vérités, dans le but de transformer la donne en une vérité biblique.
Alors même que les visées américaines, aux termes des documents aujourd’hui disponibles, procédaient du démembrement de ce pays jugé ingouvernable dans ses dimensions du moment.
Mobutu étant alors honni de tous, les naïfs – ils totalisaient sûrement près de 90 % des Congolais - n’y ont vu que du feu. Et, lorsque le 17 mai 1997 les Rwandais escortent l’AFDL à Kinshasa avec personnel, armes et bagages, aussi bien les leaders congolais que la population crieront à « la libération », aveuglés par l’éviction de Mobutu. Mais sans se rendre compte que leur pays était désormais vendu. Lorsqu’ils rouvriront les yeux et réclameront le départ des Rwandais, il était tard. Voilà crûment la réalité synthétisée.
Toute l’histoire de la RDC au lendemain de cette date ne se résumera plus qu’en d’incessants leurres et d’inextricables pièges : « unification du pays » sauf le Kivu où pendant longtemps aucun responsable de Kinshasa ne foulera le pied hormis les Banyamulenge du RCD via Kigali, « partage du pouvoir et des entreprises par les entités et composantes politiques », « brassages », « démobilisation », « réinsertion », Monuc, Eufor, « listes bloquées, zébrées et coupées décalées », « élections », « moratoire sur la double nationalité » autorisant les parlementaires à fouler la loi congolaise au pied avec la complaisance de la Cour constitutionnelle, etc. Mais alors que les Congolais s'amusaient ainsi, nos voisins rwandais et Ougandais, comme d'autres prédateurs, se délectaient à piocher dans les richesses du sous-sol de cette RDC transformée presque officiellement en «un libre-service minier», pour paraphraser un analyste congolais.
Il n’est donc pas étonnant aujourd’hui que certaines langues parlent d’une république en danger. Le contraire aurait d’ailleurs été un prodige. Les esprits intelligents devaient pourtant le percevoir dix ans plus tôt. Ainsi, il est clair que la situation actuelle procède d’une logique implacable découlant du manque de rigueur dans lalectue des enjeux suprêmes dans le chef des Congolais eux-mêmes. Un journaliste n’avait-il pas affirmé à une télévision belge : « Même si c’est un idiot qui remplaçait Mobutu, les Congolais acquiesceraient ». Le même confrère milite aujourd’hui dans un parti d’opposition à Kabila. Drôle de sort, mais logique somme toute .
Néanmoins, le vin a été déjà longtemps tiré. Il faut donc aujourd’hui le boire, et surtout trouver ensemble des solutions durables au lieu de continuer à larmoyer.
 
Cornelis Nlandu

Rédacteur en chef 

 

 RDC – INFOS GENERALES

La RDC fustige la politique de deux poids deux mesures pratiquée par l’UE dans l’Est du pays



Kinshasa
- Le ministre de la Défense Chikez Diemu a déploré, mercredi à Kinshasa, la politique de deux poids deux mesures pratiquée par l’Union européenne (UE). Le fait que la Communauté européenne vend régulièrement des armes aux voisins de la RDC est à l’origine du déséquilibre des forces et de la persistance de l’insécurité dans cette partie de la RDC, a-t-il déclaré.

M. Chikez a, par ailleurs, expliqué que Laurent Nkunda n’a pas de force, avant de lancer un appel aux parents dont les enfants opèrent à ses côtés de les retirer et de les intégrer au sein des FARDC.

Ce processus d’intégration, a-t-il relevé, va s’étendre jusqu’au mois d’octobre prochain où se tiendra la « tripartite plus un » pour évaluer le processus d’intégration et de rapatriement de toutes les forces négatives vers le Rwanda.


La SADC envisage d’assister la RDC pour résoudre la question de l’Est


Kinshasa –
La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) envisage d’assister la RDC pour résoudre les problèmes d’insécurité à l’Est du pays, a fait savoir mercredi à Kinshasa M. Gerson Marco Sangiza, responsable de la commission de défense et sécurité de la SADC, au terme d’un entretien avec le ministre d’Etat à l’Intérieur, à la décentralisation et à la sécurité, Denis Kalume Numbi. La délégation qui devait rencontrer également le ministre de la Défense et anciens combattants fera un rapport au secrétaire exécutif de la SADC pour des dispositions à prendre en vue d’assister la RDC.


Le Président brésilien à Kinshasa Samedi


Kinshasa –
Le Président brésilien Lulla s’adressera aux Parlementaires congolais réunis en congrès au cours de la session ordinaire de septembre qui s’ouvre samedi au Palais du peuple. Les préparatifs d’accueil de l’illustre hôte du parlement congolais ont été évoqués mercredi au cours d’une réunion des deux bureaux du parlement présidée par les présidents Kengo wa Dondo du Sénat et Vital Kamerhe de l’Assemblée nationale.

Les deux bureaux ont, par ailleurs, examiné une série de questions relatives à la rentrée parlementaire, notamment les différents points qui composeront le calendrier de la session ordinaire en dehors du budget de l’Etat. Les membres des deux bureaux ont aussi évoqué le projet de construction de la « Cité du parlement » qui sera érigé sur le site ex-Tembe na Tembe, dans la commune de Lingwala. Les travaux de construction de cette cité sont confiés à une entreprise coréenne pour un coût qui n’est pas précisé.

Par ailleurs, les deux bureaux ont examiné la situation créée par la grève des enseignants qui ont radicalisé leur mouvement à l’appel de leurs syndicats.


La MONUC préoccupée par les combats dans l’Est de la RDC


Kinshasa –
La Mission de l’ONU en République Démocratique du Congo (MONUC) est fortement préoccupée par les combats qui ont eu lieu dernièrement entre d’une part les Maï-Maï/PARECO, suspectés d’avoir des alliances avec les FDLR et d’autre part les éléments fidèles à Laurent Nkundabatwxare, a affirmé mercredi le porte-parole militaire de la MONUC, Gabriel de Brosses.

Selon l’officiel onusien, les combats entre ces forces continuent de faire rage près de Kitchanga, à Rubaya et près de Masisi, aux environs de Shasha et dans les plateaux de Masisi également.

La MONUC lance un appel aux groupes armés de cesser immédiatement les hostilités qui mettent en péril la vie des milliers des Congolais. La RDC, précise la MONUC, a légitimement constitué une armée, et les groupes armés n’ont aucune légitimité et aucun droit de se substituer à l’autorité de l’Etat et à l’armée régulière congolaise pour engager des actions dans l’Est du pays. La MONUC a, par ailleurs, démenti les informations parues dans le quotidien rwandais New Times, en date du 10 septembre, faisant état d’une déclaration de Laurent Nkundabatware qui affirme avoir remis 50 FDLR aux Nations Unies.


La MONUC satisfaite des accords d’Arusha

La MONUC se réjouit des accords signés dernièrement à Arusha, en Tanzanie, entre la RDC et la République ougandaise portant essentiellement sur la sécurité aux frontières des deux Etats, a déclaré mercredi le porte-parole intérimaire de cette mission Michel Bonnardeaux.


Burundi: Six soldats congolais arrêtés pour piraterie sur le lac Tanganyika


Bujumbura
– Le Burundi annonce avoir arrêté six soldats de la RDC, dont deux officiers, mardi sur le lac Tanganyika où, selon lui, ils attaquaient des bateaux de pêche burundais, a annoncé mercredi à Bujumbura le porte-parole de l’armée.
« Hier (mardi), notre marine a arrêté six soldats congolais, dont deux lieutenants, alors qu’ils étaient en train de piller des bateaux burundais dans les eaux territoriales burundaises du Lac Tanganyika», a déclaré à la presse le porte-parole, le lieutenant-colonel Adolphe Manirakiza.

Le lac Tanganyika forme une frontière naturelle entre le Burundi et l’Est de la RDC.
«Les soldats portaient l’uniforme et se trouvaient à bord d’une vedette de l’armée congolaise et ils étaient armés (...) Ils ont déclaré appartenir à la 110ème brigade basée à Baraka et avoir agi sous les ordres de leur commandant, avec qui ils partageaient le butin», selon le porte-parole.

Les soldats congolais ont été arrêtés en possession «de bidons d’essence, d’argent et de caisses de poissons qu’ils avaient déjà pillés», a-t-il poursuivi, ajoutant que «les marins burundais se plaignaient depuis plusieurs mois de ces pillards».

Les six militaires congolais ont été placés en détention. «Nous pensons que leur cas sera réglé» au niveau diplomatique, a commenté le porte-parole. Kinshasa n'a pas commen,té l'information.


Le mandat de la CEI prolongé


Kinshasa
- Le mandat de la Commission électorale indépendante (CEI) vient d’être prolongé par la Cour suprême de Justice à la demande de son président, l’abbé Apollinaire Malu Malu Moholongu, a-t-on appris mercredi de source proche de cette institution.Pour des raisons pratiques et tout à fait fondées, le président de la CEI a saisi la Haute Cour en date du 21 juillet dernier d’où une suite favorable à sa requête lui est parvenue le 27 août.

De ce fait, ajoute la source, cette institution d’appui à la démocratie créée dans la foulée des quatre autres appelées à disparaître avec la dernière transition politique en RDC, va survivre à l’échéance dont elle a sonné le glas. Dans ce contexte, la CEI va organiser les élections locales, municipales et urbaines, et pourtant cette tâche revenait à la Commission électorale nationale et indépendante (CENI) qui devrait succéder à la CEI.

Face au retard observé dans la mise en place de la CENI, le même esprit pratique a milité pour le prolongement du mandat de la CEI. La CEI redémarre ainsi ses activités dans la province du Bas-Congo par une opération de validation des listes électorales en prévision des élections locales dans ces deux territoires.


EPSP : Une rentrée scolaire sans cours dans les écoles publiques


Kinshasa –
Les cours n’ont toujours pas repris dans les écoles du secteur public de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP) une semaine après la rentrée scolaire 2007-2008. Les enseignants, qui refusent de toucher à la craie, répondent ainsi que mot d’ordre de leurs syndicats qui ont décidé de radicaliser le mouvement de grève jusqu’à nouvel ordre, lors de l’assemblée générale conjointe tenue mardi à la paroisse Saint Alphonse de Matete à Kinshasa. Un enseignant, qui a requis l’anonymat, a déclaré mercredi à l’ACP, non sans ironie, que le seul cours qu’ils dispensent actuellement est « le cours de récréation ».

Selon le SYECO (Syndicat des enseignants du Congo) et le SYNECAT (Syndicat national des enseignants catholiques), les préalables posés au gouvernement ne sont toujours pas respectés, à savoir la correction des irrégularités liées à la tension salariale et aux échelons dans le barème payé aux enseignants au mois d’août, l’uniformisation de la base pour tous les enseignants et personnel de l’éducation tant à Kinshasa qu’en provinces et l’allocation des avantages sociaux contraignants. Ils exigent aussi une sanction sévère contre les chefs d’établissements récalcitrants qui continuent à rançonner les parents avec le soutien des gestionnaires, au mépris des instructions ministérielles.


PROVINCES


Insécurité quasi permanente au quartier Kimbangu III à Kalamu


Kinshasa -
Les habitants du quartier Kimbangu III, dans la commune de Kalamu à Kinshasa, vivent ces derniers temps dans une insécurité totale, occasionnée par des éléments incontrôlés en uniforme, a-t-on appris mercredi.

Selon certains habitants du quartier, ces éléments créent la panique et la désolation dans certains foyers par des visites intempestives et des extorsions dans les milieux non éclairés par manque d’électricité. Ils inventent même des postes de contrôle qui relient le quartier Kimbangu III au quartier Yolo-sud, pour rafler les biens privés tels que les portables, montres, chaussures, bijoux et l’argent.

Plusieurs plaintes ont été déposées à la section de la Police nationale, mais en vain, a-t-on souligné. A cet effet, le responsable de la Brigade nationale contre la drogue et la prévention des crimes, l’inspecteur Pini, a été contacté pour qu’une solution durable soit trouvée à ce sujet, indique-t-on.


Un voleur meurt calciné à Bukavu


Bukavu
– Un voleur est mort calciné après avoir été brûlé par la population dans la nuit du 3 au 4 septembre dernier sur l'avenue Stade Mukukwe I, dans la commune d’Ibanda à Bukavu, au Sud-Kivu. Selon le chef de quarter Ndendere, M. Musharamina Balolage, la victime a été surprise en train de voler des pièces de rechange dans un véhicule en panne.

Après l’interrogation de la population, l'infortuné, M. Juakali Mukulikire a répondu qu’il était sentinelle du véhicule en question. Ce mensonge a suscité la colère de la population qui s’est jeté lui. Pendant le châtiment et avant de mourir, feu Juakali a dénoncé ses acolytes et leur lieu d’hébergement.

Le chef de bande des voleurs M. Murhula Kigulubi a été surpris dans sa cachette avec ses trois complices qui sont parvenus à s’échapper. La fouille effectuée sur place a permis de découvrir une bonne quantité de chanvre et plusieurs objets volés précédemment. Actuellement, le chef d’équipe est mis aux arrêts pour répondre de ses actes. Pour éviter le débordement sur le lieu du crime, le commandant de la PNC dans la ville de Bukavu a mis deux policiers à la disposition de la famille de la victime.


La circulation nocturne d’un léopard apprivoisé inquiète la population de Kabondo


Kisangani -
La circulation nocturne d’un mystérieux léopard apprivoisé inquiète au plus haut point la population habitant le quartier FARDC dans la commune de Kabondo à Kisangani, chef-lieu de la Province Orientale, à indiqué à l’ACP le chef du quartier, M. Joseph Daruwezi.

Des sources concordantes révèlent que cette mystérieuse bête a visité dans la nuit du 2 au 3 septembre deux parcelles situées sur la 2ème rue du quartier précité. Selon le chef du quartier, des présomptions pèsent sur une vieille dame, septangénaire, trahie par un de ses petits fils, qui a indiqué que sa grand-mère était déjà chassée du quartier Bataola, de la commune Kabondo, pour la même raison qu’elle se transformait la nuit en léopard.


Plusieurs passagers périssent dans un dans la rivière Kasaï


Kananga -
Un nombre indéterminé des passagers a péri dans le naufrage de l’embarcation « Ville de refuge » survenu lundi dernier vers 23 heures dans la rivière Kasaï au niveau de la localité de Katoka, près de Tshikapa, a-t-on appris de bonne source.

La surcharge de l’embarcation, qui reliait la localité de Pibongo à Tshikapa, est retenue dans un premier temps comme la cause principale de cet accident. La source ne signale pas s’il y a eu des rescapés. Outre la perte considérable en vies humaines, on déplore également celles des marchandises estimées à quelques millions de francs congolais.

Des responsabilités de ce naufrage sont signalées à divers niveaux des différents services publics habituellement impliqués dans le transport fluvial sur ce cours d’eau. Cette catastrophe survient après l’accident ferroviaire de Kakenge qui a causé la perte de plus de 100 personnes et l’épidémie d’Ebola, dite de « Kampungu » dans le territoire de Mweka qui a totalisé 116 décès le 4 septembre dernier.


Le sénateur Mutinga vole au secours des accidents de Lwembe à Kakenge


Kananga -
Un lot des vivres, don du sénateur Modeste Mutinga Mutuishayi, rapporteur de la Chambre haute du Parlement, a été remis dernièrement à Kananga, aux accidentés de la catastrophe ferroviaire de Lwembe (Kakenge) actuellement alités au Complexe hospitalier de Kananga. Il s’agit, entre autres, du riz, du lait, des boîtes de sardine, qui, pour les bénéficiaires, ont été d'un grand soulagement.

Cette contribution du sénateur Mutinga exprime selon ses propres termes, sa communion avec les frères et sœurs frappés par le malheur.


1090 réfugiés congolais de retour à  Baraka


Bukavu –
1090 réfugiés congolais sont rentrés au pays par le port de Baraka dans le territoire de Fizi en provenance de la Tanzanie. Cinq cents d’entre eux sont arrivés le vendredi 7 septembre 2007 avec le concours du HCR et 590 autres avaient débarqué le mercredi 5 septembre 2007.

Ces réfugiés déclarent n’avoir pas reçu la nourriture promise pour 3 mois avant leur réinstallation définitive dans leurs milieux d’origine. Par contre, l’UNHCR avance avoir octroyé à chaque ménage 5O dollars américains à leur arrivée.


Des militaires indisciplinés secouent Minembwe et Lemera

Des militaires indisciplinés continuent à semer la panique dans certaines localités non contrôlées au Sud-Kivu. Selon des passagers venusde Minembwe, territoire de Fizi, suite à une dispute entre militaires la semaine dernière au grand marché près de l’aérodrome, une fusillade a éclaté. Une femme et un enfant ont été blessés par des balles perdues, alors que les biens étaient pillés et l'argent emporté. A Lemera, ce sont des éléments de la 8ème brigade d’Uvira, dans le secteur de Bafuliro, qui rançonnent les habitants. Ces derniers ne peuvent se déplacer après 19 heures sans qu’on leur exige des cartes d’électeurs, suivi des amendes pour ceux qui en manquent.


Bientôt une petite société de taxis à Kinshasa


Kinshasa –
Le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango, a annoncé mercredi à la presse la création d’une petite société de taxis avec au départ une cinquantaine de voitures qui seront peintes au couleurs nationales. Selon le chef de l’administration urbaine, cette initiative vise à soulager la population confrontée chaque jour au problème de transport dans la capitale.

Au fur et à mesure, de nouvelles voitures seront acquises, a-t-il dit. Dans ce même cadre, grâce à la coopération brésilienne, un contrat pour l’obtention de 600 bus a été passé entre la RDC et le Brésil. Le gouverneur de la ville de Kinshasa a souligné que le problème de transport constitue une des priorités pour l’Exécutif provincial de la capitale qui a promis de s’y investir.


ECONOMIE 


Brussels Airlines et Hewa Bora créent une nouvelle compagnie congolaise


Bruxelles -
Le groupe Brussels Airlines et Hewa Bora Airways ont annoncé mardi la création d'une nouvelle compagnie aérienne congolaise, qui opérera des vols intérieurs en RDC et internationaux au départ de l'aéroport de Kinshasa-N'Djili, concrétisant ainsi l'un des premiers projets africains du transporteur belge.

Selon une dépêche de Belga reçue à Bruxelles, la participation du groupe Brussels Airlines dans la nouvelle compagnie se fait à travers sa filiale Pan African Airlines Leasing Company Ltd, une société de droit mauricien se concentrant sur le développement de projets et d'accords de partenariat en Afrique.

"Pan African Airlines dispose de 49 pour cent des parts tandis que le groupe Hewa Bora Airways (HBA) possède les 51% restants des parts de la nouvelle compagnie aérienne", ont indiqué les deux partenaires dans un communiqué.

Les opérations de la compagnie démarreront dès l'obtention des licences et agréments nécessaires et la fin des préparatifs opérationnels. La nouvelle compagnie opérera "selon les normes internationales"depuis sa base principale à l'aéroport de Kinshasa-N'Djili.

"La sécurité, la ponctualité, la fiabilité et le confort sont les valeurs qui seront au coeur des opérations de la nouvelle compagnie", ajoute le texte. Les vols, comprenant un service intérieur ainsi que des liaisons internationales, seront opérés avec des appareils Boeing 737 et BAe 146", ont précisé Brussels Airlines et HBA. Le nom de la nouvelle compagnie sera annoncé ultérieurement. Elle travaillera en étroite collaboration avec Brussels Airlines qui met à sa disposition des ressources en management ainsi que son know-how (savoir-faire) opérationnel.

Grâce à un accord de partage de codes ("codeshare"), la nouvelle compagnie vendra aussi des billets pour les vols entre Kinshasa et Bruxelles opérés par Brussels Airlines - au nombre de cinq par semaine -, poursuivent les deux compagnies. Les vols intérieurs et régionaux de la nouvelle compagnie permettront des correspondances rapides et faciles sur les vols intercontinentaux opérés par Brussels Airlines depuis Kinshasa et, via Bruxelles, vers l'Europe, les Etats-Unis, l'Inde et le Moyen-Orient. Hewa Bora Airways apporte son expérience de plusieurs années dans les activités de transport aérien en RDC.

"Notre volonté est de créer à terme, une compagnie similaire à ce qu'est devenu aujourd'hui Kenya Airways avec KLM, et nous avons toutes les raisons de croire que l'avenir sera prometteur", a déclaré le directeur de HBA, Stavros Papaioannou.


Hausse de prix de la margarine et des huiles sur le marché


Kinshasa –
Le prix de produits alimentaires de la MARSAVCO, notamment la margarine, a connu une augmentation de 1 dollar, indique les dépositaires de ces produits. La même source précise que l'augmentation a été mal perçue par les consommateurs qui n'en comprennent pas la cause, étant donné que le taux du dollar américain est en baisse.

Interrogée par l’ACP, la direction commerciale de la MARSAVCO impute cette majoration des prix à l’augmentation des frais douaniers et diverses autres taxes. La MARSAVCO, qui a toujours pratiqué des prix populaires, disponibles à toutes les bourses, est malheureusement obligée de s’adapter aux réalités du terrain, a ajouté la source.

 

AFRIQUE 



La Chine soutient les efforts de l'ONU et de l'UA au Darfour


Kinshasa -
L'envoyé spécial chinois pour le Darfour, Liu Guijin, a déclaré mardi à New York que le gouvernement chinois avait toujours soutenu les efforts déployés par les Nations Unies et l'Union africaine visant à mettre fin à la crise du Darfour. Selon Xinhuanet reçue à Kinshasa mercredi, Liu Guijin a déclaré à la presse, au siège de l'ONU, que la Chine soutient les recommandations fondamentales du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, sur ce problème.

La Chine estime que les derniers efforts faits par le secrétaire général de l'ONU visant à tenir de nouvelles négociations entre le gouvernement soudanais et les groupes rebelles "contribueront au règlement du problème du Darfour", a affirmé M. Liu. "Nous soutenons la reprise des négociations pour la paix du Darfour entre le gouvernement soudanais et les groupes d'opposition" et les efforts de l'ONU et de l'UA, en particulier la médiation menée par l'émissaire de l'ONU, Jan Eliasson, et celui de l'UA, Salim Ahmed Salim, a-t-il déclaré.


La presse zambienne contre les restrictions de liberté dans les médias


Kinshasa -
L’Association de la Presse de Zambie (Paza) a vivement réagi mardi aux propos de leur ministre de tutelle, selon lesquels les journalistes travaillant dans les médias du service public étaient « tenus de véhiculer, dans leurs analyses, la ligne de pensée du gouvernement».

D’après les médias internationaux reçus à Kinshasa mercredi, le ministre zambien de l’Information, Mike Mulongoti avait déclaré lundi que les pouvoirs publics n’attendaient « aucune critique » venant de la presse publique, ce qui a fait réagir Andrew Sakala, le président de la Paza ayant estimé que les propos de l’autorité «sont décevants et honteux». Mulongoti, par ailleurs porte-parole du gouvernement, avait, en outre, « conseillé » aux journalistes voulant jouir de leur liberté de ton, de rendre leur démission du service public, et de rejoindre la presse privée.

Le ministre avait, à cet égard, averti que les contrevenants à l’interdiction de critiquer le gouvernement, dans les médias du service public, s’exposaient à la perte de leur emploi.

Mais pour la Paza, le gouvernement devait «clairement dire qu’il s’agit plutôt d’un chantage sur les journalistes, pour «qu’ils s’alignent sur les positions du gouvernement s’ils tiennent à leur emploi ». La PAZA est une association professionnelle composée essentiellement de journalistes travaillant dans les médias publics.

Les propos du ministre de l’Information sont perçus comme une nouvelle tentative des autorités de resserrer le contrôle sur l’agence de presse zambienne (Zana) et l’audiovisuelle publique.


Des leaders politiques tchadiens adoptent une feuille de route pour la paix


Kinshasa -
Des représentants de l'ancien Président tchadien Goukouni Weddeye et leurs camarades agissant pour le compte du pouvoir en place à N'djamena, ont mis en place mardi à Libreville, au Gabon, une feuille de route devant guider la mission de paix conduite depuis avril dernier par M. Weddeye, selon un communiqué publié dans la capitale gabonaise et repris par des chaînes de radio étrangères captées à Kinshasa mercredi.

La feuille de route d'une durée de trois mois recommande à la mission dirigée par M. Weddeye de "contacter toutes les oppositions organisées à l'étranger et susceptibles d'adhérer à cette initiative de paix". Le Gabon, en sa qualité de médiateur, s'engage à aider le " Groupe de Libreville " créé à cet effet à réaliser cet objectif, précise le document rendu public en présence du ministre gabonais des Affaires étrangères, Jean Ping.

La délégation de M. Weddeye est représentée par Antoine Bangui, ancien ministre des années 60, alors que Abderahman Moussa représente le pouvoir en sa qualité de médiateur national du Tchad. Chassé du pouvoir en 1982 par Hussein Habré, Goukouni Weddeye a "rompu" son exile en Algérie pour se mettre au service de la paix dans son pays.

En avril dernier, il a rencontré au Gabon l'actuel chef de l'Etat tchadien Idriss Déby Itno en présence du Président gabonais Omar Bongo Ondimba, rappellent ces sources. Le Président tchadien, qui a apprécié favorablement l'initiative de son prédécesseur, a favorisé un séjour à N'djamena de M. Weddeye le 30 juillet dernier. L'ancien chef de l'Etat était allé rendre compte de sa mission au Président Déby Itno. " La mission est difficile au regard du nombre assez important de mouvements armés et non armés ", a déclaré mardi à Libreville M. Bangui. Selon lui, après trois mois, si les objectifs de la feuille de route ne sont pas atteints, les deux parties conviendront de proroger ce délai pour quelques semaines encore.


SPORTS
 


Cereal (g) Kenya et Scom Mikishi (f) sacrés champions d’Afrique de la zone V


Lubumbashi -
Le HC Cereal du Kenya et Scom Mikishi de la RDC ont été sacrés champions de la zone V du CSSA de hand-ball respectivement en versions masculine et féminine. Le HC Cereal a battu dimanche au stade de la Kenya à Lubumbashi le HC Héritage de Kinshasa sur le score serré de 29 buts à 26, en finale de cette compétition.

En version féminine, le HC Scom Mikishi de Lubumbashi a pulvérisé le HC Héritage de Kinshasa sur le score de 40 buts à 28. Par ailleurs, le match qui a opposé l’équipe de HC Cereal du Kenya et la formation du HC Héritage de Kinshasa a été arrêté à quelques minutes de la fin du match à cause du mauvais comportement affiché par les joueurs du HC Héritage, qui ne voulaient pas se soumettre à la décision des arbitres sur le terrain.


AS Momekano de Bandundu et AS Vutuka de Kikwit en finale retour du championnat du Bandundu


Bandundu -
La finale du championnat provincial de la Ligue de football de Bandundu se disputera dimanche au stade du 06 mai de la ville de Bandundu entre l’AS Momekano de l’EUFBAND et l’AS Vutuka de l’Entente urbaine de Kikwit.

Au match aller, disputé le 02 septembre courant à Kikwit au stade du 30 juin, l’AS Vutuka avait battu Momekano sur la marque étriquée d’un but à zéro. L’unique réalisation de cette partie était l’œuvre de l’avant-centre Kapalayi, à la 14ème minute du jeu.

L’équipe qui sera sacrée championne de la province du Bandundu recevra une cagnotte de 5.000 $US (cinq mille) offerte par la firme Vodacom.


Cornelis Nlandu-Tsasa
Avec l'ACP et APA

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Mercredi 12 septembre 2007

RDC – INFOS GENERALES
 
L’ancien vice-président ZAhidi Ngoma sans domicile fixe
 
Kinshasa -   Depuis lundi dernier, l’ex-vice président du gouvernement de transition Arthur Zahidi Ngoma a été déguerpi de sa résidence officielle afin de laisser la place à M. Gizenga, devenant ainsi « sans domicile fixe », selon ses propres termes.
Sur ordre du ministre près le Premier ministre Godefroid Mayobo et du procureur général du parquet de la Gombe,  une centaine des policiers ont encerclé dimanche la résidence de M. ZAhidi. C’est le jour suivant qu’ils ont procédé de force à l’évacuation des mobiliers appartenant à l’ex-vice président, encore convalescent des suites d’une crise qui l’a conduit en Afrique de Sud pour des soins appropriés.
Mais des collaborateurs du Premier ministre Antoine Gizenga devait clarifier ce mercredi cette affaire de déguerpissement de l’ex-vice président de sa résidence, selon des sources proches à la primature.
A la fin de la transition, le Chef de l’Etat, à travers un décret, a accordé une résidence aux vice-présidents. « J’attends cette résidence depuis et jusqu’aujourd’hui, je suis entouré par 500 policiers», a expliqué à la presse M. Z’Ahidi Ngoma, leader du camp de la patrie, qui n’a nulle part ailleurs où loger et qui dit n’avoir pas été avisé de ce déguerpissement.

Un nouveau passeport sera bientôt mis en circulation
 
Kinshasa -Un nouveau passeport sera mis en circulation en République Démocratique du Congo, en vue de permettre à ce pays, en tant que membre de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), de se conformer aux normes et recommandations de celle-ci, notamment en ce qui concerne la sécurité transfrontalière des personnes.
Selon la Banque centrale du Congo (BCC) qui donne l’information dans un document publié à l’occasion de son 55ème anniversaire, au regard de la recommandation 9303 de l’OACI relative à la lisibilité du passeport à la machine, le passeport actuel de la RDC présente des faiblesses notables du fait de sa personnalisation manuelle encore pratiquée à ce jour et de la photo qui est collée au lieu d’être imprimée.
L’Hôtel des monnaies, une branche de cette banque, a ainsi déjà lancé, pour répondre aux exigences de l’OACI, la production du nouveau passeport lisible à la machine, indique la source. La livraison du premier lot de 200.000 (deux cent mille) passeports lisibles à la machine, est prévue à la fin du 3ème trimestre de cette année.
Le nouveau passeport en cours de production, fait-on savoir, est un livret fermé sur 88x125 mm avec coin supérieur et inférieur droit arrondi qui comprend un format « OACI » pour tous les passeports du monde. Il est fabriqué dans ces pages intérieures en une matière thermo-résistante de qualité supérieure, tenace aux attaques chimiques, à la déchirure, à l’humidité et aux températures allant jusqu’à 180 ° C.
 
Gisèle Mandaila victime de racisme au sein du gouvernement belge
 
Bruxelles - La secrétaire d’Etat belge Gisèle Mandaila, d’origine congolaise, avoue avoir souffert du racisme au sein du gouvernement fédéral, dans une interview accordée à un dépliant toutes-boîtes de la section locale d’Etterbeek du FDF distribué dimanche dans la commune bruxelloise et rapportée par l’Agence Belga.
Interrogée sur «son expérience de première femme noire dans un gouvernement belge», depuis son entrée en 2004, la secrétaire d’Etat répond que «ce ne fut pas rose tous les jours».
«D’abord, je voudrais souligner que les personnes d’origine étrangère ne sont pas toujours vraiment acceptées. Je l’ai ressenti. C’est une question de préjugés. Je cumulais les handicaps : femme, extra-parlementaire et noire», indique-t-elle. «Aujourd’hui, j’ai une certaine notoriété, mais elle est plus grande en Afrique qu’en Belgique», précise la secrétaire d’Etat aux Personnes handicapées et aux Familles.
 
La présence de la fièvre d’Ebola confirmée en RDC
 
Genève - L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé mardi la présence de la fièvre hémorragique Ebola dans le centre de la RDC, où des dizaines de personnes ont succombé ces derniers mois à une maladie non identifiée, selon une dépêche de l’AFP.
Cinq cas d’Ebola ont été confirmés au Kasaï occidental, a déclaré la porte-parole de l’OMS à Genève, Fadéla Chaïb, rappelant que cette maladie  mortelle a déjà tué quelque 450 personnes dans le pays depuis 1976. L’OMS n’était pas en mesure de dire si ces cinq malades étaient ou non toujours en vie.
La porte-parole n’a pas exclu qu’une autre maladie puisse être responsable du grand nombre de décès constatés dans la région. L’OMS pense qu’il peut s’agir de la maladie de Shigella, une maladie infectieuse moins dangereuse qu’Ebola.
L’OMS a précisé depuis Kinshasa que 166 personnes sont décédées en l’espace de quatre mois au Kasaï occidental. «Cent soixante-six personnes sur 362 cas enregistrés sur l’axe Mweka-Luebo sont décédées à la suite de la fièvre virale hémorragique d’Ebola qui sévit depuis plus de quatre mois dans cette province», a déclaré à l’AFP le docteur François Nguessan, représentant de l’OMS dans la capitale congolaise.
La maladie, contre laquelle n’existe pas de traitement, a frappé le pays pour la première fois en 1976, faisant 318 malades, dont 200 sont décédés, selon les chiffres de l’OMS. Une deuxième flambée en 1995 a fait 315 malades dont 250 sont morts.
«La priorité pour l’OMS est de trouver les malades d’Ebola, de les isoler et de retrouver les personnes avec qui ils ont été en contact», a souligné Mme Chaïb devant la presse. Les équipes envoyées sur place doivent aussi s’efforcer de transporter les malades vers des unités d’isolement et aider les familles à enterrer leurs morts de façon sûre.
Dans l’ensemble de l’Afrique, la maladie a touché 1.850 personnes et fait 1.200 morts depuis 1976.
 
Vers la radicalisation de la grève des enseignants
 
Kinshasa - Les deux principaux syndicats des enseignants de la RDC ont appelé mardi à la radicalisation de la grève dans le secteur public de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), à l’issue d’une assemblée générale tenue mardi à Kinshasa.
Un projet de déclaration sanctionnant l’assemblée générale conjointe a été lu devant près d’un millier d’enseignants affiliés au Syndicat des enseignants du Congo (Syeco) et au Syndicat des écoles catholiques (Synecat).
Selon ce document, les enseignants ont constaté que le gouvernement refuse de résoudre la crise en restant coupé sur ses positions et comptant sur la politique d’usure.
Depuis le 03 septembre dernier, jour fixé pour la rentrée scolaire 2007-2008, ces syndicats ont déclenché une grève en vue de contraindre le gouvernement à payer le premier pallier du barème de Mbudi. Ce barème négocié en 2004 entre le gouvernement et les enseignants fixe un salaire de 230 dollars USD au huissier et dix fois plus pour le secrétaire général. Ce montant devrait être payé par paliers dont le premier accorde 70 dollars USD au huissier.
A son investiture en février, le gouvernement que dirige le Premier ministre Antoine Gizenga avait promis de payer une somme qui dépassera le premier palier. Jusqu’à ce jour les huissiers ont débuté à toucher exclusivement la somme de 70 dollars USD sans les autres allocations sociales notamment les frais de transport, de logement et des soins de santé.
 
 
PROVINCES
 
Des sachets à la place des préservatifs dans plusieurs villages du Bas-Congo
 
Matadi - Dans des villages du Bas-Congo, des hommes conscients du risque d'attraper le Sida utilisent de simples sachets faute de préservatif qui coûte cher à leurs yeux, indique une correspondance particulière reçue ce mercredi. La pratique de plus en plus courante inquiète les responsables sanitaires de la province.
« Quand ma tante m'en a parlé, j'ai failli tomber en syncope », s'indigne Odette Niangi, une infirmière de Matadi, quand elle a appris que dans les villages de sa province, les hommes recourent aux sachets pour se protéger contre le VIH/Sida lors des relations sexuelles avec des partenaires occasionnelles.
A Kimpangu, Kimvula, Lubisi et dans plusieurs autres localités, la pratique se répand en effet aussi bien parmi les villageois, souvent démunis que parmi les routiers, trop pressés d'assouvir leurs besoins sexuels. A Lubisi, village situé à 350km de Kinshasa, Faustin Lutumba ne nie pas l'existence du Sida. Mais il avoue ne jamais recourir au préservatif :
"Je plaints les citadins qui perdent leur argent à se procurer des préservatifs. Ce sont des histoires qui se voient très rarement et coûtent chers au village", affirme-t-il. A la place, il recourt au sachet qu'il enfile pour, dit-il, se protéger (sic). Dans son village, tout le monde préfère en effet se procurer un paquet de 100 sachets vendus à 250 Fc (0,5$) qu'il peut utiliser à plusieurs "coups", qu'acheter un seul exemplaire de condom à 100 Fc (0,2$) !
Dans les petites agglomérations qui se sont créées le long de la nationale n°1 qui relie le port de Matadi et Kinshasa ou dans les villages aux abords des routes des campagnes, les transporteurs routiers recourent aussi à la même pratique.
A Inkinsi, une cité pourtant très animée sur la nationale à 120 km de la capitale, un routier raconte qu'à minuit passé, il est difficile de trouver des préservatifs, toutes les pharmacies ayant fermé. Je me suis mis à fouiller dans le sac de ma partenaire de fortune. J'en ai fait sortir un sachet par chance… et je m'en suis servi, confesse-t-il. Il avoue que plusieurs de ses collègues s'en servent et ça passe sans problème.
 
Les communautés libanaise et indo-pakistanaise du secteur du commerce rappelées à l’ordre
 
Matadi - Le gouverneur du Bas-Congo, Simon Mbatshi Batshia, a invité les communautés libanaise et indo-pakistanaise oeuvrant dans le secteur du commerce général au respect scrupuleux des clauses du protocole d’accord qu’il venait de signer avec les représentants de ces derniers, en réponse aux revendications des travailleurs de ce secteur, réclamant leur droit à bénéficier des avantages prévus dans la législation sociale en vigueur en RDC.
Le chef de l’administration provinciale du Bas-Congo a fait cette recommandation au cours de la cérémonie de signature dudit protocole d’accord le week-end dernier au siège de la Fédération des entreprises du Congo/Bas-Congo à Matadi, en présence du ministre provincial du Travail, Chantal Nsimba, du maire de la ville de Matadi, Jean Marc Nzeyidio Lukombo, de l’inspecteur du Travail, Mme Bernadette Makaya, du président de la FEC/Bas-Congo, Dieudonné Kasembo ainsi que des représentants des maisons de commerce et des membres des délégations syndicales.
Fruit de l’implication du chef de l’exécutif provincial du Bas-Congo dans la recherche de solution aux revendications des travailleurs de ce secteur vital de l’économie de la province, ce protocole d’accord met l’accent sur le paiement des salaires décents par l’employeur et le respect de la dignité des travailleurs congolais ainsi que de leurs droits socio-humanitaires en général.
 
Des hommes d’affaires chinois en prospection dans la Province Orientale
 
Kananga - Le vice-gouverneur de la province Orientale, Joseph Bangakya, a reçu en audience dernièrement une délégation des hommes d’affaires de la Chambre de commerce de Hong Kong, en visite de prospection en RDC, sous la conduite de M.Billy-Lau. Cette délégation des hommes d’affaires chinois a été conduite auprès de l’autorité provinciale par M. Floribert Aseani Bamukwiyemi, président du Conseil d’administration de la SOSIDER qui les a orientés en Province Orientale. 
Les deux opérateurs chinois, M.Billy Lau et Yoyo, étaient accompagnés du professeur Gracien Ekoko de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), leur interprète qui a établi le contrat pendant son séjour en Chine où il vient de défendre sa thèse de doctorat.
Ces hommes d’affaires chinois sont en prospection de toutes les opportunités d’investissements pouvant intéresser d’autres investisseurs de la chambre de commerce de Hong Kong, en commençant par le secteur agricole, a précisé M. Floribert Aseani.
 
143.539 m3 d’immondices enlevées dans la rivère Gombe à Kinshasa
 
Kinshasa - L’entreprise House construction a enlevé 143.539 md’immondices dans la rivière Gombe pour le curage des avenues des Huileries dans la commune de Lingwala à celle de Libération (ex-24 novembre), a-t-on appris mardi sur place.
Les matières impropres qui ne permettaient pas l’écoulement normal des eaux de cette rivière sont constituées des carcans des camions, des herbes et des sachets. Le curage de cette rivière Gombe a été initié par le gouvernement en vue de résoudre le problème d’inondation constaté dans les communes de Kinshasa, Lingwala, Kasa-Vubu et une partie de la commune de la Gombe.
 
Bas-Congo : Du rififi pour la succession de Kisombe
 
Matadi - Depuis le décès, le 22 juillet 2007, de M. Augustin Kisombe Kiaku Mwisi, ancien vice-président de l’Assemblée provinciale du Bas-Congo, sa succession défraie la chronique à travers la province.
Aux termes de l’art 110 de la Constitution, « le député ayant perdu son mandat est remplacé par son 1er suppléant », sous-entendu en qualité de député et non de vice-président du Législatif provincial en ce qui concerne le prescrit de la loi. C’est là que les Romains vont commencer à s’empoigner.
En effet, le remplacement, selon règlement intérieur de l’Assemblée, s’effectue par voie des urnes. L’on est donc sûr de revoir le duel fratricide entre l’AMP, la famille politique de Joseph Kabila, et l’UN (Union pour la Nation), chère à Jean-Pierre Bemba.
Du côté de cette dernière, une certaine unanimité semble se dessiner autour de la candidature de l’ancien gouverneur Léonard Fuka Unzola pour la poste de vice-président. Son entrée équilibrerait la représentativité des districts au Bureau de l’Assemblée provinciale, où le Bas-Fleuve compte trois membres et la Lukaya un, les Cataractes étant désormais absentes depuis la disparition de Kisombe.
Du côté de l’AMP, également absente du Bureau, elle trouve là l’occasion rêvée d’y faire son apparition. Mais elle doit surmonter un handicap de taille : ses principaux poids lourds ont été nommés ministres dans l’Exécutif dirigé par Mbatshi Batshia. L’unique pion restant est Mme Marie-Josée Mfulu Massaka. Désavantage : Elle est du même district que le président de l’Assemblée, François Kimasi Mantuika. Voilà qui complique gravement l’équation.
 
 
ECONOMIE 

 
Le ministre Kuseyo promet de relancer les activités des Lac
 
Kinshasa - Le ministre de Transports et Voies de communication, M. Henri Remy Kuseyo, a indiqué lundi, à l’issue de la visite des installations des Lignes aériennes congolaises (LAC), que des contacts importants sont pris pour relancer les activités de cette compagnie aérienne nationale.
Le ministre qui a effectué cette descente sur terrain pour s’imprégner des réalités de cette compagnie a fait savoir que la RDC, à l’instar de la RSA avec sa SAA, de l’Ethiopie avec Ethiopian Airlines et du Kenya avec Kenya Airways, « doit avoir impérativement sa compagnie aérienne nationale faisant flotter à travers le monde, avec fierté, le drapeau national congolais ». 
Il a également profité de l’occasion pour relever le malentendu résultant des propos qu’il a tenus sur une chaîne de télévision mal interprétés par ses interlocuteurs, faisant de lui quelqu’un qui est déterminé à « tuer complètement les Lac ».
 
Les agents et cadres des Lac exigent le limogeage de leur comité de gestion
Les agents et cadres des Lac rassemblés devant le bâtiment administratif ont exigé devant le ministre Kuseyo le limogeage du comité de gestion qu’ils accusent de mégestion. Pour les travailleurs, plusieurs problèmes minent leur compagnie, dont l’incompétence des membres du Comité de gestion, le déficit d’information entre la base et le sommet, le clientélisme, le trafic d’information, la non exploitation par mauvaise foi de deux aéronefs en bon état dont dispose les Lac, le non paiement de plus de 100 mois d’arriérés des salaires.
 
Reprise de confiance dans le système bancaire congolais
 
Kinshasa La BanqueCentrale du Congo (BCC) confirme, dans un document publié à l’occasion de son 55ème anniversaire, la reprise de confiance dans le système bancaire congolais.
Cette reprise, note l’institut d’émission, est visible depuis l’agrément de dix établissements bancaires depuis 2001, dont six qui sont déjà opérationnels et quatre sont engagés dans les formalités de démarrage, l’arrêt de l’attentisme observé dans le chef des banques existantes et la relance de l’intermédiation.
L’augmentation du capital social des banques qui passe de 5 millions à 47 millions de dollars américains ainsi qu’une forte concurrence entre les opérateurs du secteur amenant les banques à se déployer à l’arrière-pays à la recherche de nouveaux débouchés sont également des signes évidents de cette reprise de confiance.
D’autres facteurs qui confirment la tendance, selon la BCC, sont surtout le nombre de guichets de banques qui est actuellement de 58 pour un total de 102.211 comptes ouverts au public contre 24 agences avec 50.000 comptes pour l’ensemble du système il y a cinq ans ainsi que le développement de l’innovation dans le système bancaire avec une forte tendance des banques à introduire sur le marché de nouveaux produits et services.
Il s’agit notamment de la monétique, des distributeurs automatiques des billets et les cartes de paiement (cartes de crédit, de débit et prépayées).
La BCC relève cependant des défis auxquels le secteur est confronté, notamment l’assouplissement de la procédure d’agrément des banques, surtout par la réduction du nombre d’intervenants dans l’octroi des autorisations, l’amélioration de la qualité de la circulation fiduciaire pour notamment faciliter les transactions et l’introduction de la monétique en monnaie nationale ainsi que l’amélioration de la capacité de mobilisation de dépôt de la BCC.
La BCC vient de lancer un projet qui aboutira à terme à la cotation des banques commerciales. A court terme, elle propose d’exiger aux banques commerciales la publication des certaines informations utiles pouvant guider les clients dans leur décision de placement des avoirs en banque de manière à résoudre le problème d’asymétrie de l’information.
 
 
SPORTS 
Les causes de l’élimination des Léopards
 
Kinshasa - L’absence d’une politique stratégique bien définie par le ministère des Sports et Loisirs figure parmi les causes liées à l’élimination de l’équipe nationale les Léopards, a confié mardi un expert averti de football congolais ayant requis l’anonymat.
Selon la source, la responsabilité de la mise à l’écart de l’équipe nationale est partagée entre l’autorité de tutelle, la Fédération congolaise de football (Fecofa) et la presse nationale.
Le fait de mobiliser les joueurs professionnels constitue une bonne affaire financière pour les dirigeants du football congolais par rapport aux joueurs locaux, alors qu’une telle initiative ne contribue pas à l’évolution du football congolais, selon cet expert.
 
Henri Depireux sur la sellette
 
Kinshasa - A 9 mois de la fin de son contrat, le compte à rebours a peut être déjà commencé pour le Belge Henri Depireux à la tête des Léopards après l’élimination samedi de l’équipe nationale congolaise de la course pour une place qualificative à la CAN 2008 et après une réunion de travail a eu lieu lundi en fin d’après midi au siège de l’équipe nationale, réunissant une partie du comité exécutif de la Fédération congolaise de football (Fecofa) et le staff technique national.
Selon Laurent N’kuim Lay, deuxième vice-président de la Fecofa, il a été question de l’évaluation globale avec le staff technique, en dépit de tous les moyens disponibilisés. L’évaluation a été faite aussi en fonction du contrat d’objectif que le gouvernement congolais, après avis de la Fecofa, a signé avec l’ensemble du staff technique, a-t-il fait savoir. «Cet objectif n’ayant pas été atteint, nous avons voulu avoir l’impression et l’analyse technique du staff.», a dit M. N’Kuim
Henri Depireux qui, lors de sa prise de commande en 2006, avait promis d’amener les Léopards à la CAN, regrette aujourd’hui certains de ses choix. « On se fait toujours des reproches. J’avais 22 joueurs, et il n’y avait de la place que pour onze. J’en ai donc laissé onze sur le carreau. J’ai donc dû prendre des décisions, même en plein match. La question que je me pose aujourd’hui et beaucoup sûrement se la posent, c’est sur la montée de Yemweni à la place de Mbokani. Voilà. Qu’est ce que vous voulez, j’en suis malade», a-t-il indiqué.
Henri Depireux a parlé aussi de l’ambiance qui a entouré le match RDC-Libye. « Je me reproche de n’avoir presque rien dit à la mi-temps. Je suis scandalisé de n’avoir pas rectifié le tir. Il y avait tellement du monde dans les vestiaires, et même avant le match avec cette histoire des primes et ça parlait dans tous les coins. Tout ça est question de discipline, de concentration, laquelle manque avant le match», a dit Depireux.
Du côté de la Fecofa, on attend le retour au pays de Constant Omari, président de cette institution, pour connaître le sort de Henri Depireux, renseigne radiookapi.net.
 
Le DC Virunga nouveau champion du Nord-Kivu
 
Kinshasa - Le DC Virunga de Goma a été sacré champion du Nord-Kivu après sa victoire à l’épreuve des tirs au but 4-3 (0-0 à l’issue du temps réglementaire) aux dépens du FC Mwangaza de Goma, dimanche à Butembo, en finale du championnat provincial de football. Le vainqueur a été récompense d’une somme de 5.000 USD qu’offre annuellement la Société des télécommunications Vodacom aux équipes championnes des Ligues provinciales.
 
Mbokani en net progrès au championnat de Belgique
 
Kinshasa - L’international congolais Dieumerci Mbokani Bezua est en net progrès, avec à son actif 4 buts en 5 matches, dans les rangs de Standard de Liège, en division I du championnat de Belgique de football.
Selon Fabio Baglio, le manager du joueur, il est en train de crever l’écran, étant du groupe qui vient d’amener en tête du classement le Standard dont les objectifs sont maintenant plus élevés, dont le titre en fin de parcours.
Intervenant au cours de la conférence de presse tenue le week-end à l’Hôtel Memling dans la commune de Gombe, Dominique D’Onoffrio, le directeur sportif du club de Sclessin, s’est attardé sur les conditions optimales dans lesquelles sont placés les sociétaires à Liège, notamment à l’Académie Robert-Louis Dreyfus qui sert à l’équipe de Standard dans la préparation de toutes ses catégories. Il a annoncé être venu en RDC avec la mission de détecter d’autres talents, à Kinshasa et à Lubumbashi.
Pour sa part, le manager Fabio Baglio est revenu sur Mbokani qui avait connu une période difficile dans la formation d’Anderlecht de Bruxelles où il avait entamé sa carrière professionnelle, lors de la saison 2006-2007. L’enfant avait failli céder à la dépression malgré son utilisation en fin de championnat avec, à son actif, 6 buts inscrits, a-t-il indiqué.
Dieumerci Mbokani, transfuge de Bel’or AC, évoluant en division d’élite de la Ligue de football de Kinshasa, a tour à tour été meilleur buteur du championnat kinois en 2004 (18 réalisations), de Lubumbashi et du Katanga au sein du TP Mazembe en 2005.
 
 
AFRIQUE 
 
Syrte : Appel pour les Etats- Unis d’Afrique
 
Kinshasa - Les intellectuels africains du continent et de la diaspora ont, à l'issue des travaux de leur conférence sur "Le continent africain : De l'Organisation de l'unité africaine (OUA) à l'Union africaine (UA)", publié un appel baptisé "Appel culturel de Syrte en faveur de l'édification des Etats-Unis d'Afrique", dans lequel ils affirment la nécessité de trouver les moyens culturels efficaces pour la réalisation des grands objectifs africains, selon le journal « Leader Africa », reçu mardi.
Pour les participants à cette conférence entamée depuis dimanche à Syrte (centre de la Libye), ces objectifs sont symbolisés notamment par la création d'une institution culturelle africaine internationale et la réalisation du projet des Etats-Unis d'Afrique, "pour la promotion du présent et de l'avenir des générations montantes dans un monde où il n'y a pas de place pour les faibles.
L’Appel indique que cette institution culturelle africaine doit oeuvrer en vue d'accélérer la sensibilisation sur l'importance du projet des Etats-Unis d'Afrique, l'élaboration d'études, la publication de recherches et l'organisation de rencontres de nature à incarner l'esprit d'unité et d'appartenance au continent africain.
Il souligne la nécessité pour que cette institution culturelle internationale africaine ait des représentations dans la plupart des grandes capitales du monde, afin de permettre aux intellectuels africains de la diaspora de contribuer à la promotion des objectifs de cette instance par la création d'autres institutions.
 
Création des commissions
Les participants à cette conférence organisée par le Conseil général libyen de la Culture et l'Académie diplomatique africaine préconisent la mise sur pied des commissions pour coordonner les activités de l'institution culturelle africaine, notamment une commission d'honneur composée de chefs de gouvernement africains, un comité consultatif regroupant les chefs de certaines institutions culturelles nationales africaines, un secrétariat général, une commission d'experts issue des domaines de l'information, de la culture, des lettres et de la presse en Afrique et dans la diaspora.
En réponse et conformément à l'action intellectuelle et historique du guide libyen, Mouammar Kadhafi, le communiqué final de cette conférence a appelé à l'application du discours culturel mettant l'accent sur l'unité du continent, et à l'intensification des rencontres intellectuelles, culturelles incarnant une véritable vision africaine inspirée du patrimoine intellectuel et culturel du continent.
 
L'ex-chef rebelle Ntumi repart dans son fief sans entrer dans Brazzaville
 
Kinshasa - L'ex-chef rebelle congolais, Frédéric Bintsamou, alias «pasteur Ntumi», a regagné lundi son fief du Pool (sud-est du Congo), sans être entré comme prévu dans Brazzaville où il devait prendre des fonctions officielles après dix ans à la tête d'une rébellion congolaise, ont indiqué des chaînes de radio étrangères captées à Kinshasa mardi.
Après le retour de Ntumi, le gouvernement congolais a indiqué lundi soir à la presse que le principe de la prise de fonctions officielles à Brazzaville du pasteur Ntumi était maintenu. Retranché dans son fief du département du Pool (sud-est), le pasteur Ntumi devait entrer dans Brazzaville pour prendre ses fonctions de "délégué général chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerres", auquel l'a nommé en mai le Président Denis Sassou.
 
Ntumi accuse le gouvernement
"J'ai regagné le Pool" limitrophe de Brazzaville, a déclaré Ntumi lundi, avant d’ajouter : "J'étais arrivé non loin du pont du Djoué (qui marque l'entrée sud de la capitale à près de 15 km) à 09h00 (08h00 GMT). Puis, les autorités nous ont dit : « Attendez, on va venir vous chercher », a-t-il expliqué, d’après les mêmes sources.
Selon lui, une foule importante s'était rassemblée au niveau du pont, mais a été brutalement dispersée dans l'après-midi par un survol d'hélicoptères et par des militaires qui ont ouvert le feu. D'après le pasteur Ntumi, plusieurs personnes ont été blessées.
Selon un journaliste local habitant non loin du pont, dans le quartier de Makélélé, "des coups de feu nourris a priori en l'air ont semé la panique" en début de soirée. Désormais, "j'attends des garanties de la communauté internationale" pour entrer dans Brazzaville, a ajouté Ntumi. "On ne peut pas rompre le dialogue" avec le gouvernement, mais il faudra qu'il y ait des témoins", a-t-il dit.
 
Une partie remise
Côté gouvernemental, on essayait de calmer le jeu. "La prise de service n'a pas pu se faire. Ce n'est pas dramatique, le principe est maintenu. Il n'y a pas de problème, il n'y a pas de crise", a déclaré à la presse le ministre congolais de la Communication, Alain Akouala.
"L'arrivée du pasteur Ntumi à Brazza et la prise de ses fonctions n'est qu'une question de temps, de raison, de discernement, de sagesse de part et d'autre", a-t-il ajouté. Selon le ministre, le pasteur Ntumi n'a pas respecté le programme initialement prévu et le gouvernement a été "pris de court" par son arrivée ces derniers jours au sud de Brazzaville. Le ministre a également dénoncé la présence avec le pasteur Ntumi, dont les miliciens ninjas et nsiloulous ont combattu l'armée congolaise dans le Pool entre 1998 et 2003, de plus de 100 éléments lourdement armés.
 
Cornelis Nlandu Tsasa, Rédacteur en chef

Avec l’ACP et l’APA


Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Mardi 11 septembre 2007
 

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Situation explosive à l’est de la RDC où Nkundabatware hausse les enchères
 
Goma - La crise menace de s’enliser au Nord-Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo où les Casques bleus ont imposé un fragile cessez-le-feu mais où aucun dialogue ne s’est instauré entre soldats insurgés et autorités de Kinshasa.
Depuis le 27 août, des combats ont opposé des soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des dissidents ralliés au général déchu Laurent Nkundabatware, à moins de 50 km de Goma, chef-lieu de la province.
La Mission de l’ONU en RDC (Monuc), qui a déployé au Nord-Kivu le quart de ses 17.600 soldats de la paix, a imposé le 6 septembre une trêve dans la région, alors que les insurgés étaient sur le point de s’emparer de Sake, à 30 km de Goma.
«La Monuc continue à faire pression pour que les troupes de Nkunda (environ 3.500 hommes) quittent les abords des centres urbains, pour permettre le retour de milliers de déplacés», a déclaré à l’AFP son porte-parole à Goma Sylvie van den Wildenberg.
L’armée congolaise reproche aux insurgés d’avoir permis aux FDLR de reprendre du terrain au Nord-Kivu en désertant les brigades «mixées» (composées à part égale de loyalistes et de «nkundistes»), avant de déclencher les hostilités.
«Le camp Nkunda veut en finir avec le problème des FDLR et cherche, au nom de la défense de la minorité tutsie, l’appui de Kigali», alors que celui du président congolais Joseph Kabila «veut en finir avec le problème Nkunda», quitte à profiter d’un soutien localisé des FDLR, a expliqué un analyste sous couvert de l’anonymat.
«Après quelques succès au début des combats, Kinshasa a cru un moment pouvoir régler militairement ce problème, mais ses troupes n’ont pas résisté et ont dû plier à Sake», a-t-il poursuivi.
Le gouvernement congolais reste depuis silencieux. Il n’a pas répondu aux offres de «dialogue» lancées par Nkunda.
Dans le même temps, des troupes loyalistes continuent d’arriver au Nord-Kivu. Nkunda, dont nombre de ses hommes portent l’uniforme rwandais, dépêche lui des émissaires dans la région pour renforcer ses positions, selon des sources sécuritaires occidentales.
 
Plusieurs foyers de tension
 La guerre déclenchée au Congo par le Rwanda et l’Ouganda, visiblement soutenus par les Etats-Unis dans l’objectif de la balkanisation de ce pays, a contribué à engendrer différents foyers de tension, avec l’apparition de différentes milices venues s’ajouter à la présence depuis 1994 des troupes hutu des FDLR.
Le scénario de partition de la RDC, concocté par le Pentagone, est confirmé par différents documents dont le rapport « Reform, Conflict and Security in Zaïre », publié en juin 1996, le professeur Steven Metz et « Géopolitique du Congo (RDC) » écrit en 2006 par Marie-France Cros et François Misser.
Depuis, le Rwanda et l’Ouganda y exercent un véritable terrorisme d’Etat, pillant systématiquement les ressources du Congo et surtout tuant et violant dans l’indifférence complice de la communauté internationale qui s’efforce d’ignorer ce problème qui a déjà fait plus de 5 millions de victimes.     
Mais face à la résistance congolaise, les initiateurs de la partition de la RDC y ont injecté la question de la minorité Tutsi congolais, inexistante de l’ébauche du projet. C’est aujourd’hui l’alibi pour maintenir la présence rwando-ougandaise aux frontières et jusque dans le territoire congolais.
Au Kivu, Laurent Nkunda se pose en défenseur de la minorité tutsi congolaise et bénéficie de l’appui de Kigali, qui menace régulièrement de pallier l’incapacité de l’Etat congolais à stabiliser les Kivu en envoyant des troupes contre les FDLR, selon des observateurs internationaux.
Mais les esprits lucides se rendront compte que près de sept ans les armées rwandaise et ougandaise ont occupé seules cette partie de la RDC sans résoudre le problème, arrivant même à se canarder mutuellement à Kisangani. Preuve que l’alibi ne tient pas la route.
 
Nkundabatware met en cause la capacité de Joseph Kabila de rétablir l’autorité de l’Etat et pose ses conditions
 
L’ex-général Laurent Nkunda, dont les troupes ont combattu ces derniers jours l’armée régulière dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), affirme ne vouloir lutter que contre des rebelles étrangers et favoriser la «réconciliation nationale».
Dans un manifeste de son mouvement, le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) récemment transmis à l’AFP, Nkunda déplore l’échec du rétablissement de l’autorité de l’Etat en RDC, en dépit de la tenue d’élections générales en 2006 et début 2007.
Cette «absence de l’Etat-Nation», conjuguée à la prolifération de groupes armés étrangers sur le sol congolais, au premier rang desquels les rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), empêche la réconciliation nationale, précise le texte.
Le CNDP appelle à :
   - «régler militairement la question des FDLR» ;
   - «permettre le retour des réfugiés congolais hébergés dans les pays voisins»;
   - «mettre sur pied une commission d’enquête indépendante, sous l’égide de l’Union africaine, en vue d’établir les responsabilités dans les actes de génocide commis en RDC entre 1998 et 2004" ;
   - mettre en place une véritable «réforme de l’armée», à laquelle le CNDP se propose de participer activement;
- «procéder à la récupération des armes légères au sein de la population»;
   - «encadrer les (soldats) démobilisés (...) et faire le suivi de leur réinsertion pour éviter leur recrutement par des groupes armés»;
   - «payer régulièrement et décemment la solde et les rations des militaires (...) pour éviter qu’ils ne se servent sur la population»;
   - «maintenir et renforcer la Commission nationale vérité et réconciliation», à travers notamment l’éducation civique des civils comme des militaires;
   - «libérer le peuple congolais du centralisme kinois (...) et mettre en oeuvre sans délais le fédéralisme»;
   - «mettre en oeuvre la loi d’amnistie (pour les crimes politiques commis pendant la dernière guerre) déjà votée et promulguée, et annuler les mandats d’arrêt émis sans fondement et nuisibles à la réputation des victimes».
Laurent Nkunda est visé depuis 2005 par un mandat pour des «crimes de guerre» commis par ses hommes lors de la brève prise de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, en juin 2004.
 
Fonction publique : 70 Usd pour l’huissier
 
Le gouvernement et l’Intersyndicale nationale du secteur public de la RDC ont convenu de mettre en exécution le premier palier de « l’Accord de Mbudi » qui accorde au huissier 70 dollars américains à compter de la paie d’août 2007. Ceci, en vue d’éviter la paralysie de la paie des agents et fonctionnaires des services publics de l’Etat. Mais, ce taux n’a pu être payé à temps étant donné que le communiqué final sanctionnant ces concertations n’a été signé que le 29 août 2007.
 
Jean Pierre Bemba à Kinshasa avant le 25 septembre
 
Le Bureau politique du Mouvement de Libération du Congo (MLC) a annoncé pour avant le 25 septembre l’arrivée à Kinshasa de son leader Jean Pierre Bemba Gombo, en séjour médico-politique au Portugal depuis avril 2007. Ce retour est facilité par les entretiens qui ont eu lieu à Lisbonne au Portugal, il y a quelques jours, entre l’envoyé spécial du président Kabila, Mr Vital Kamerhe, et le président du Mlc.
Pour la famille politique de l’Opposition parlementaire en RDC, c’est un soulagement, car plus rien n’empêche JP Bemba de rentrer en Rd Congo, s’il le désire réellement.
 
Retrait des troupes ougandaises de quelques localités de Mahagi
 
Kinshasa - Le ministre d’Etat aux Affaires étrangères et à la coopération internationale, Antipas Mbusa Nyamwisi, a, à l’occasion d’une séance de restitution des assises d’Arusha (Tanzanie) faite lundi à la presse, annoncé le retrait des troupes ougandaises de quelques localités du territoire de Mahagi, dans la province Orientale. Ce retrait, a-t-il souligné, constitue une victoire de la diplomatie congolaise à mettre à l’actif de l’Accord de Ngurodoto, en Tanzanie, signé samedi dernier entre le Président de la République Joseph Kabila Kabange et son homologue ougandais Yoweri Museveni.
Il s’agit des localités de Uriwo, Anzida, Panzuru, Ageiro, Pagira, Pamithu. Le chef de la diplomatie congolaise a indiqué que la rencontre d’Arusha a permis à la RDC et l’Ouganda de se mettre d’accord sur la démilitarisation immédiate et simultanée de l’Ile de Rukwaazi, des localités du territoire de Mahagi et de la barrière de Vura.
M. Mbusa Nyamwisi s’est réjoui du fait que l’Accord signé entre Joseph Kabila et Yoweri Museveni porte déjà des fruits, du fait de la normalisation effective de relations bilatérales et diplomatiques entre la RDC et l’Ouganda.
Au cours de cette séance de restitution, au Salon Rouge du ministère des Affaires étrangères, les ministres des Hydrocarbures, Défense, Intérieur, Intégration régionale, Mines, Energies ont planché sur leurs domaines de coopération respectifs notant des avancées significatives en ce qui concerne la recherche de la paix et le développement de la coopération économique entre la RDC et l’Ouganda.
S’agissant de l’exploitation commune du pétrole dans le Lac Albert, le ministre des Hydrocarbures, Lambert Mende a souligné que le gouvernement congolais a obtenu la revisation de l’Accord pétrolier signé en 1990, lequel était en déséquilibre avec les intérêts du peuple congolais.
Les deux pays ont convenu d’une coopération économique axée sur la gestion commune des ressources transfrontalières de gisements importants du pétrole découverts dans le Lac Albert. Selon le président Museveni, seuls 6% des gisements pétroliers découverts sur le lac Albert reviennent à l’Ouganda et les 94% restants à la RDC.
 «Ce sont des grands gisements de très bonnes qualités auxquels il faut ajouter le gaz et l’or. C’est une opportunité qui va nous aider à développer nos Etats et à améliorer les conditions de vie de nos populations», a déclaré le chef de l’Etat ougandais.
 
Kengo wa Dondo attendu en Libye
 
Kinshasa Le président du Sénat congolais, Léon Kengo wa Dondo, est attendu en octobre prochain à Tripoli pour une visite de travail de quelques jours en Libye, a annoncé l’ambassadeur de ce pays en RDC, Mabrouk M.Shintiri, en marge de la célébration du 38ème anniversaire de la révolution libyenne déclenchée en septembre 1969 par le colonel Moammar el Khadafi pour mettre fin à l’ancien système politique avilissant.
Le diplomate libyen, qui a salué la solidité des liens d’amitié entre les deux pays frères, a dit que la visite du président du Sénat dans son pays contribuera encore davantage au renforcement des relations entre Kinshasa et Tripoli.
Parlant de ce que son pays compte faire pour l’Afrique sur le plan économique, l’ambassadeur libyen qui a souligné que son pays est conscient que sa vie se trouve dans le continent africain, a laissé entendre que la Libye entreprend déjà d’importants investissements sur le continent.
 
PROVINCES
 
Bas-Congo : Du rififi pour la succession de Kisombe
 
Matadi - Depuis le décès, le 22 juillet 2007, de M. Augustin Kisombe Kiaku Mwisi, ancien vice-président de l’Assemblée provinciale du Bas-Congo, sa succession défraie la chronique à travers la province.
Aux termes de l’art 110 de la Constitution, « le député ayant perdu son mandat est remplacé par son 1er suppléant », sous-entendu en qualité de député et non de vice-président du Législatif provincial en ce qui concerne le prescrit de la loi. C’est là que les Romains vont commencer à s’empoigner.
En effet, le remplacement, selon règlement intérieur de l’Assemblée, s’effectue par voie des urnes. L’on est donc sûr de revoir le duel fratricide entre l’AMP, la famille politique de Joseph Kabila, et l’UN (Union pour la Nation), chère à Jean-Pierre Bemba.
Du côté de cette dernière, une certaine unanimité semble se dessiner autour de la candidature de l’ancien gouverneur Léonard Fuka Unzola pour la poste de vice-président. Son entrée équilibrerait la représentativité des districts au Bureau de l’Assemblée provinciale, où le Bas-Fleuve compte trois membres et la Lukaya un, les Cataractes étant désormais absentes depuis la disparition de Kisombe.
Du côté de l’AMP, également absente du Bureau, elle trouve là l’occasion rêvée d’y faire son apparition. Mais elle doit surmonter un handicap de taille : ses principaux poids lourds ont été nommés ministres dans l’Exécutif dirigé par Mbatshi Batshia. L’unique pion restant est Mme Marie-Josée Mfulu Massaka. Désavantage : Elle est du même district que le président de l’Assemblée, François Kimasi Mantuika. Voilà qui complique gravement l’équation.
 
Libération d’un journaliste à Kinshasa après dix mois de détention
 
Kinshasa - Une Organisation de défense de la presse en RDC a annoncé lundi ? dans un communiqué, la libération du journaliste Bonsange Mbaka, détenu depuis dix mois.
Journaliste en danger (JED) «exprime son soulagement après la libération, le vendredi 7 septembre, de Bonsange Mbaka», éditeur de Mambenga, un périodique paraissant à Kinshasa.
Il avait été arrêté le 21 novembre 2006 après l’incendie de la Cour suprême de justice (CSJ) lors d’une manifestation de partisans de l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, dont la Cour examinait un recours contre les résultats du second tour de l’élection présidentielle.
Le journaliste avait, lors de heurts entre manifestants et forces de l’ordre, ramassé un téléphone portable d’un militaire et était allé le remettre à un poste de police où il avait été arrêté, accusé de «vol d’effets militaires» devant un tribunal militaire.
Le ministère public avait requis à son encontre un an de prison ferme. L’ONG s’est dite «consternée» par cette longue détention «qui traduit le dysfonctionnement de la justice congolaise et qui constitue une grave violation des droits de l’Homme».
 
160 morts sur 352 cas suite à une épidémie non identifiée
 
Mweka - Une épidémie non encore identifiée sévissant dans la zone de santé de Mweka dans la province du Kasaï Occidental depuis 18 semaines a fait jusqu’ici 160 morts sur 352 cas enregistrés, a indiqué samedi au cours d’un point de presse tenu à Kananga le ministre provincial de la Santé, Dr Fortunat Ntumba Tshitoko.
Un cas de plus a été signalé à Kananga et un autre à Bena-Leka alors que des efforts continuent à être fournis localement pour éradiquer cette épidémie, en attendant l’identification de son germe.
« Il y a eu des interventions d’abord sur le plan local, par les autorités politico-administratives et l’équipe de santé de Mweka, Kampungu et Lwebo. Les autres interventions sont venues ensuite du gouvernement provincial avec l’apport des médicaments et la motivation du personnel soignant», a dit le Dr. Ntumba Tshitoko, ajoutant qu’ils ont aussi reçu les apports de Médecins Sans Frontières et de l’OMS. Une équipe du ministère de la Santé est sur place où elle a prélevé les échantillons qui ont été envoyés à Kinshasa et aux Etats-Unis d’Amérique pour identifier le germe.
 
Nécessité d’une route secondaire au quartier II à N’Djili
 
Kinshasa - Le président Joseph Kabila Kabange a été informé de la nécessité de construire une route secondaire au quartier II à N’Djili devant déboucher sur le boulevard Lumumba à côté de la station service Elf, à l’occasion de l’inauguration, mardi dernier de l’hôpital de l’amitié sino-congolaise au quartier 7.
La construction de cet axe routier permettra de réduire les embouteillages à l’entrée de N’Djili au quartier I sur le boulevard Lumumba.
C’est au cours d’une marche à pied effectuée par le Chef de l’Etat congolais sur certaines artères de N’Djili que la foule, rassemblée au quartier II sur la place dite « Mangobo », lui a exposé ce besoin.
 
Un élément des FARDC molestés à Bumbu pour tentative d’extorsion
 
Kinshasa - Un élément des FARDC, non autrement identifié, a été molesté le week-end par les jeunes du quartier Mbaki, dans la commune de Bumbu, à Kinshasa, pour avoir intimidé avec son arme une vendeuse du petit marché « Moselu », dans le but de rafler de l’argent à cette dernière, a-t-on appris d’un témoin de l’événement.
Ce militaire traversait le marché, arme à la main, avant de s’arrêté devant une marchande. Après quelques minutes d’entretien, il a menacé son interlocutrice impuissante avec son arme. Aussitôt, les curieux ont accouru pour s’enquérir de la situation. Sentant alors le danger, le militaire a tiré des coups de feu en l’air avant de détaler, a indiqué la même source.
Pris en chasse et capturé, l’élément des FARDC a été molesté par les jeunes du quartier et n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention des éléments de la Police nationale. Après vérification, il s’est révélé que le concerné était porteur d’une carte militaire qui ne lui appartenait pas.
 
Décès pour avortement dans un centre médical de Binza-Delvaux
 
Kinshasa - Une jeune fille d’environ 17 ans, dont l’identité n’a pas été révélée, a été admise samedi au centre médical « La puissance », au quartier Delvaux, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, suite à d’intenses douleurs abdominales liées à la grossesse.
Après le diagnostic, le médecin responsable du centre a remarqué que la durée de la grossesse était de quatre mois, qu’il y avait eu tentative d’avortement de la part de la patiente, et que les organes de l’appareil génital étaient fort endommagés par les produits ingurgités.
La gravité de la situation amènera le médecin à pratiquer le curetage en vue de sauver la jeune fille qui, malheureusement, connaîtra une forte hémorragie avant de succomber.
De peur d’être traités de complices, les membres de famille de la défunte ont saisi la police de Binza Pigeon, proche du centre médical, accusant le médecin traitant de provoquer l’avortement d’une grossesse normale, a ajouté la même source. Le médecin responsable du centre a été entendu par les enquêteurs.
 
Une fille de 17 ans violée par son père adoptif
 
Mwene-Ditu - Une fille âgée de 17 ans, dont l’identité n’a pas été révélée, a été violée dernièrement au quartier Ilunga Matobo à Mwene-Ditu au Kasaï Oriental par son père adoptif, a-t-on appris d’une source policière. Le commissariat s’est saisi du dossier au moment où les jeunes du quartier étaient au point de brûler vif le violeur, âgé de 58 ans et sentinelle de son état. Il avait profité de l’absence de sa femme et mère de la fille pour réaliser son forfait.
 
 
ECONOMIE
 
Reprise de confiance dans le système bancaire congolais
 
Kinshasa La Banque Centrale du Congo (BCC) confirme, dans un document publié à l’occasion de son 55ème anniversaire, la reprise de confiance dans le système bancaire congolais.
Cette reprise, note l’institut d’émission, est visible depuis l’agrément de dix établissements bancaires depuis 2001, dont six qui sont déjà opérationnels et quatre sont engagés dans les formalités de démarrage, l’arrêt de l’attentisme observé dans le chef des banques existantes et la relance de l’intermédiation.
L’augmentation du capital social des banques qui passe de 5 millions à 47 millions de dollars américains ainsi qu’une forte concurrence entre les opérateurs du secteur amenant les banques à se déployer à l’arrière-pays à la recherche de nouveaux débouchés sont également des signes évidents de cette reprise de confiance.
D’autres facteurs qui confirment la tendance, selon la BCC, sont surtout le nombre de guichets de banques qui est actuellement de 58 pour un total de 102.211 comptes ouverts au public contre 24 agences avec 50.000 comptes pour l’ensemble du système il y a cinq ans ainsi que le développement de l’innovation dans le système bancaire avec une forte tendance des banques à introduire sur le marché de nouveaux produits et services.
Il s’agit notamment de la monétique, des distributeurs automatiques des billets et les cartes de paiement (cartes de crédit, de débit et prépayées).
La BCC relève cependant des défis auxquels le secteur est confronté, notamment l’assouplissement de la procédure d’agrément des banques, surtout par la réduction du nombre d’intervenants dans l’octroi des autorisations, l’amélioration de la qualité de la circulation fiduciaire pour notamment faciliter les transactions et l’introduction de la monétique en monnaie nationale ainsi que l’amélioration de la capacité de mobilisation de dépôt de la BCC.
La BCC vient de lancer un projet qui aboutira à terme à la cotation des banques commerciales. A court terme, elle propose d’exiger aux banques commerciales la publication des certaines informations utiles pouvant guider les clients dans leur décision de placement des avoirs en banque de manière à résoudre le problème d’asymétrie de l’information.
 
Campagne de remplacement des billets impropres à la consommation
 
Kinshasa L’hôtel de monnaies de la Banque Centrale du Congo(BCC) dispose actuellement d’un stock de 145.800.000 billets de 200 FC et 36.320.000 billets de 500 FC dans le cadre de la campagne de remplacement des billets impropres à la consommation que mène l’institut d’émission.
Selon la Banque centrale du Congo, cette campagne de remplacement des billets impropres à la consommation par des billets neufs se déroule au même moment qu’une autre campagne qui consiste à conseiller à la population de conserver les billets de banque dans les porte-monnaies au lieu de les dissimuler dans les chaussettes ou les soutiens-gorge.
Au cours de cette campagne de sensibilisation, la Bcc demande à la population de ne pas froisser ou plier les billets de banque, de ne pas mélanger les billets de banque avec des produits susceptibles de les tâcher ou les ranger tels que l’huile, le savon, l’encre, le sel, la viande, le poisson frais, la braise, de ne pas écrire sur le billet. La BCC invite aussi de s’abstenir de couper le bord de billets ou marquer le billet d’un signe particulier et de conserver sous terre les billets de banque, même emballés.
Par ailleurs, indique l’institut d’émission, la production des petites coupures de 10 et 20 FC devenus rares, a déjà débuté au mois de juillet 2007. Il est prévu de mettre à disposition 18.000.000 de billets de 10 FC et 25.000.000 des billets de 20 FC afin de mettre fin à la carence de ces petites coupures
 
Mme Akerele appelle à l’industrialisation de la RDC
 
Kinshasa - « La guerre est terminée. Les élections ont eu lieu. Le gouvernement n’a plus qu’à s’adonner aux tâches de développement », a déclaré samedi à la presse Mme Akerele Iyombe Botumbe, femme politique et d’affaires.
Le gouvernement congolais n’a plus de temps à perdre, il doit dès à présent passer à l’essentiel, c’est-à-dire l’industrialisation du pays « pour procurer du travail aux Congolais et accomplir ainsi la promesse du chantier relatif à l’emploi», a-t-elle affirmé.
 « Nous sommes maintenant disposés à participer à toutes les initiatives visant à réussir ce pari, par nos conseils techniques et notre apport à l’économie nationale », a-t-elle dit, invitant tous ses compatriotes à œuvrer pour l’industrialisation du pays.
Mme Akerele, qui dirige un groupe économique dénommé « ESIMO », a lancé depuis quelques années un projet visant à doter la RDC d’une chaîne de Petites et moyennes entreprises (PME) de transformation, notamment des usines de mise en boîte de la farine de courge, de la « mwambe » de noix palmistes ainsi que d’autres produits alimentaires.
Le projet vise également l’exploitation du fleuve Congo et ses affluents, grâce à des unités flottantes. Il englobe enfin, l’exploitation minière à Bafwasende, dans la province Orientale, tandis qu’à Kinshasa, le groupe compte développer l’aménagement d’un complexe industriel qui comprendra une grande minoterie à Bibwa.
Mme Akerele se dit prête à stimuler l’investissement étranger en RDC. Dans ce contexte, elle a relevé sa participation en qualité d’actionnaire, au capital d’un groupe international qui vient d’acquérir l’aéroport d’Abuja, au Nigeria, pour un montant de 100 millions USD payables en 25 ans.
Le groupe dénommé Abuja Gateway Consortium (AGC) et spécialisé dans l’assistance des aéronefs au sol, s’apprête à conclure un jumelage avec l’aéroport international de Ndjili en RDC, lequel devrait profiter aux avions congolais en partance à Abuja.
 
Hausse des prix des denrées alimentaires à Kisangani
 
Kisangani - Les prix des denrées alimentaires de base ont scandaleusement grimpé à Kisangani, chef-lieu de la province Orientale, a constaté un journaliste de l’ACP.
Dans les marchés de la ville, un gobelet du riz blanc est passé de 160 FC à 240 FC, celui de la farine de manioc de 40 FC à 70 FC et celui de la farine de maïs est passé de 60 FC à 120 FC, alors que le gobelet de haricot qui revenait à 320 FC coûte présentement 450 FC.
Cette montée fulgurante des prix des denrées alimentaires est due à la rareté de petites coupures des francs congolais, soit 10FC et 20FC, dont celles en circulation sont pour la plupart « mutilées ». L’autre difficulté est que la SNEL/Kisangani est incapable de fournir aux meuniers du courant électrique de façon continue. Les vendeuses dénoncent également les tracasseries policières et administratives.
 
Une entreprise sud-africaine pour l’extension de ses activités au Bas-Congo
 
Matadi - L’entreprise multisectorielle sud-africaine « ROAD ROC » est déterminée à étendre ses activités productrices au Bas-Congo, notamment dans les domaines des infrastructures socio- économiques de base, la fabrication du ciment, de briques ainsi que de divers produits chimiques, avant de se lancer dans les activités d’exportation des produits locaux.
Cette annonce a été faite par le directeur de cette entreprise, Bernard Rudd, à l’issue de l’audience que lui a accordée la semaine dernière le gouverneur de province, Simon Mbatshi Batshia. L’homme d’affaires sud-africain a soutenu qu’il était venu appuyer la réalisation des cinq chantiers du Président Joseph Kabila, notamment dans les domaines de la création des emplois, de la réhabilitation des infrastructures et de la lutte contre la pauvreté, avant de saluer l’hospitalité du peuple Ne Kongo ainsi que l’esprit d’ouverture au monde du chef de l’Exécutif provincial qui, selon lui, s’emploie à sensibiliser les hommes d’affaires à apporter leur expertise au Bas-Congo.
En réponse à une question, M. Rudd a souligné que l’implantation de son entreprise au Bas-Congo interviendra au début du mois de décembre prochain et offrira plus ou moins 30 nouveaux emplois aux habitants de Matadi.
 
 
AFRIQUE
 
Arrestation du maire du Cap pour rassemblement illégal
 
Kinshasa - Mme Helen Zille, maire de la ville sud-africaine Le Cap, a été arrêtée dimanche soir pour avoir participé à un rassemblement illégal, ont annoncé les radios périphériques captées lundi à Kinshasa. Mme Zille, qui dirige aussi l’Alliance démocratique sud-africaine, a déclaré qu’elle ferait appel aux accusations déposées à son encontre, arguant qu’elle participait à une marche légale contre les trafiquants de drogue.
Madame le maire a fait savoir qu’elle cherchait à réunir les témoins durant le défilé. Elle a révélé qu’un prêtre musulman a été le premier à être arrêté par les autorités, qui ont dispersé la foule. Mme Zille devrait comparaître mardi.
 
Une conférence internationale sur la lutte contre le SIDA au Nigeria
 
Kinshasa - Plus de deux cents scientifiques et experts étaient attendus ce mardi à Abuja au Nigeria pour la conférence annuelle organisée sur l’initiative de l’Université de Harvard sur la prévention du SIDA au Nigeria (APIN), selon un communiqué de cette institution cité par l’Agence Chine nouvelle.
La conférence, sous l’égide du plan d’urgence du Président américain pour la lutte contre le SIDA, réunira les représentants du Botswana, de Tanzanie et de l’Université américaine de Harvard basée à Boston et à Chicago.
Le programme APIN, initié en 2001 par Harvard de la santé publique (HSPH) et qui a financé plus de trente projets au Nigeria, offre actuellement des traitements et aides à plus de 100.000 malades du SIDA au Nigeria, a fait savoir le directeur du programme, Akin Jimoh.
Durant une semaine, les experts devraient partager les progrès et les expériences obtenus dans le domaine de la lutte contre le SIDA, de manière à promouvoir les traitements en la matière, a indiqué ce responsable.
 
Le vice-Président soudanais dément avoir été tué
 
Kinshasa - Le vice-Président soudanais, Salva Kiir Mayardit, a démenti dimanche les rumeurs selon lesquelles il aurait été tué par l’armée soudanaise. Kiir, qui est aussi président du gouvernement du Sud-Soudan, a affirmé que « les ennemis de la paix veulent par ces rumeurs créer un problème entre les habitants du Nord et ceux du Sud du Soudan ».
M. Kiir, également chef du Mouvement de libération du peuple soudanais (SPLM) qui contrôle le Sud du Soudan, a appelé ses concitoyens à ne pas croire en ces rumeurs et à empêcher que ne se reproduise la même chose que lors de la mort de son prédécesseur John Garang, qui avait signé l’accord de paix avec le gouvernement soudanais en janvier 2005 en vue de mettre un terme à 21 ans de guerre civile entre le Sud et le Nord, avant de disparaître dans un crash d’un hélicoptère le 31 juillet 2005. Ce qui avait entraîné trois jours d’émeutes à Khartoum où plus de 130 personnes avaient été tuées et de nombreuses autres blessées.
 
 
SPORTS
 
Football : Le Nigeria champion du monde des moins de 17 ans
 
Kinshasa - Le Nigeria a été sacré champion pour la troisième fois de la Coupe du monde de football de moins des 17 ans, après s’être imposés en finale face à l’Espagne à l’épreuve de tirs au but (3 penalties à 0), dimanche à Séoul en Corée du Sud. A l’issue du temps réglementaire, les deux équipes se sont séparées sur un score vierge, en dépit des assauts offensifs de part et d’autre.
Par ce sacre, le Nigeria vient de remporter sa troisième Coupe du monde dans cette catégorie en huit participations, après ses victoires en 1985 face à l’Allemagne (1-0) et en 1993 devant le Ghana (2-1). Le Nigeria succède ainsi au Mexique, détenteur de l’édition 2005 qui avait alors battu le Brésil en finale sur le score de 2-1.
Pour l’édition 2007, les joueurs Chrisantus (Nigeria) et Tomi Kross (Allemagne) ont été plébiscités respectivement meilleur buteur et joueur de la compétition. En match de classement, l’Allemagne a battu le Ghana par 2-1.
 
Treize pays qualifiés pour la phase finale de la CAN 2008
 
Kinshasa - Treize pays se sont qualifiés pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football (CAN), Ghana 2008, à l’issue des rencontres qui se sont livrées le week-end pour le compte de la 6ème et dernière journée de cette compétition continentale.
A part les groupes 2 et 4 où il faudra attendre les matches de la dernière journée qui opposeront respectivement l’Egypte au Botswana et le Togo au Mali, les autres pays ont obtenu leurs billets pour Ghana de la manière suivante : Groupe 1 : La Côte d’Ivoire ; Groupe 3 : Le Nigeria ; Groupe 4 : la Tunisie et le Soudan ; Groupe 5 : le Cameroun ; Groupe 6 : l’Angola ; Groupe 7 : le Sénégal ; Groupe 8 : la Guinée Conakry ; Groupe 10 : la Namibie ; Groupe 11 : la Zambie et l’Afrique du Sud ; Groupe 12 : le Maroc ainsi que le Ghana, pays organisateur.
Il ne reste que trois places à gagner, deux pour les premiers du groupe 2 et 4 et une pour le troisième meilleur perdant.
 
Les plus grands favoris sont du nombre
Les plus grands favoris, composés des habitués au rendez-vous de la phase finale de cette précieuse compétition continentale, ont répondu présents. La série est dominée par le Nigeria, le Cameroun, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Maroc, la Tunisie, l’Afrique du Sud et la Zambie.
 
Les plus grands absents : la RDC, l’Algérie et le Burkina Faso
Par ailleurs, les plus grands absents de la phase finale de la 28ème Coupe d’Afrique des Nations sont la RDC, l’Algérie et le Burkina Faso.
La RDC a été éliminée à la suite de sa piètre prestation lors du dernier match contre la Libye (1-1) où les Léopards ont pratiqué un jeu désordonné et décousu, sans tactique ni technique. Ce match nul a ainsi donné l’occasion à la Namibie qui a gagné en Ethiopie (3-2), de participer pour la première fois de son histoire à la Coupe d’Afrique des Nations.
Pour leur part, l’Algérie et le Burkina Faso ont été battus respectivement par la Gambie (1-2) et le Sénégal (1-5) lors de la dernière journée.
 
Participation des Léopards boxeurs au championnat du monde de Chicago
 
Kinshasa - Les Léopards boxeurs participeront en octobre prochain, à Chicago aux Etats-Unis, au championnat du monde de boxe, indique une source proche de la Fédération congolaise de boxe (FCB) parvenue lundi à l’ACP. Les boxeurs congolais sont internés depuis la semaine dernière dans un centre sportif basé dans la commune de Ngaliema, ajoute la source.
La préparation des pré-sélectionnés est placée sous la direction technique de Mafuta Mayau assisté par l’entraîneur Engate. Le staff technique a revu à la baisse les effectifs de boxeurs qui étaient à Alger en juillet pour les 9èmes jeux africains.
 

Cornelis Nlandu Tsasa, Rédacteur en chef


Avec l’ACP et l’APA
Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Lundi 10 septembre 2007
Les fils Mobutu demandent pardon aux opprimés du régime de leur père
Gizenga-kabila-Nzanga-Yerodia.jpg  
Kinshasa - Deux fils de feu le président Mobutu Sese Seko, décédé le 7 septembre 1997 à Rabat au Maroc, ont demandé pardon à tous ceux qui ont été opprimés par le régime dictatorial de leur père, lors de la commémoration du dixième anniversaire de sa mort, a constaté un journaliste de l’APA.
Ils se sont exprimés ainsi à Kinshasa au cours d’une messe d’action de grâces célébrée en la cathédrale « Notre- Dame du Congo » dans la commune de Lingwala.
« En son nom, nous demandons pardon à tous ceux qu’il a blessés de son vivant », a dit l’un deux, Giala Mobutu, dans son mot de circonstance, au nom de la famille biologique du deuxième président du Congo.
Il a, loué les qualités paternelles de son défunt père que lui, ses frères et sœurs avaient surnommé « Le pater » qui avait également la responsabilité de présider à la destinée de l’ex-Zaïre et d’initier sa progéniture à l’art diriger le pays. « Il nous emmenait avec lui profitant des vacances scolaires parcourir le pays, en vue de prendre contact avec les populations régionales», a-t-il témoigné.
« C’est une journée de pardon, nous avons des reproches à nous faire nous mêmes. C’est l’occasion également de pardonner tous ceux qui nous font du mal », a déclaré à la presse l’aîné des fils vivants du défunt Maréchal, Joseph-François Nzanga Mobutu, à l’issue de cette messe de suffrage organisée concomitamment dans les différentes églises des chefs-lieux des provinces du pays, selon un communiqué des organisateurs remis à la presse.
Les fils Mobutu, membres de l’Union des démocrates mobutistes (Udemo), qui a conclu une alliance électorale avec le président Joseph Kabila lors de l’élection présidentielle d’octobre 2006, assument respectivement les fonctions de ministre d’Etat chargé de l’Agriculture et celle de député national.
« C’est une journée de fierté parce que dix ans après la disparition du maréchal Mobutu, mon frère et moi accédons aux institutions de la République par le processus démocratique que ce dernier a lancé en 1990 », a-t-il confié.

Cornelis Nlandu, avec l'APA
Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Samedi 25 août 2007

La priorité de droite mal appréhendée par les conducteurs Kinois

La priorité de droite demeure encore très mal appréhendée par bon nombre de conducteurs des véhicules à Kinshasa, provoquant ainsi des embouteillages qui auraient pu être évités notamment aux croisements des artères principales de la capitale, indique une dépêche de l’ACP reçue vendredi soir.

Alors que la situation est normale dans d'autres pays, à Kinshasa, beaucoup d’automobilistes ont du mal à comprendre que la priorité de droite est applicable même quand les feux rouges sont allumés au bien quand le policier de roulage a donné le passage aux véhicules qui sont sur la voie transversale.

Il est, à cette occasion, recommandé aux véhicules qui bifurquent à droite de se ranger du côté droit de la chaussée et de poursuivre leur chemin tout bonnement.

Par contre, tous les véhicules qui traversent la chaussée transversale sont contraints de s’arrêter en se rangeant au milieu, pour ceux qui vont tout droit, ou bien à gauche, pour ceux qui virent à gauche, laissant libre le côté droit pour permettre aux engins qui virent du côté droit d’user de leur priorité de droite.

Des désagréments sont couramment enregistrés au ronds points Kasa-Vubu-Sendwe, boulevard Lumumba-Sendwe et Victoire-Kasavubu, du fait de mauvais positionnement et de la mauvaise application de la priorité de droite.

Un policier du sous-commissariat de Kanshi abattu par un inconnu à son poste de travail

Un élément de la Police nationale congolaise (PNC) surnommé « Jérémie », oeuvrant au sous-commissariat de la place dite Edo, à côté de l’hôpital de Dipumba, commune de la Kanshi à Mbuji-Mayi, Kasaï Oriental, a été abattu la nuit du lundi à mardi dernier par un inconnu à son poste de travail aux environs de 20 heures, rapporte une source policière reprise par l'ACP.

Après l’avoir abattu, le meurtrier a emporté l’arme de la victime à l’endroit où il gardait les détenus, souligne la source. Les premiers éléments d’enquête se penchent sur « la visite » des « suicidaire », ces bandits de grand chemin qui seraient a la recherche des munitions et des armes, tandis qu’une autre piste évoque un règlement de compte.

Par ailleurs, dans la même nuit, un autre policier qui avait ravi à un inconnu cinquante mille Francs congolais et un important colis de diamant a été neutralisé par les policiers patrouilleurs dans le quartier Mulamba wa Mpoyi commune de Kanshi.

Dans ses premières dépositions, ce policier incivique a soutenu que l’arme qu’il utilise lui avait été remise par son collègue malade et qu’il opère avec un groupe des « suicidaires » en circulation nocturne dans le même quartier.

Un jeune homme poignardé par son beau frère dans la commune de la Kanshi à Mbuji-Mayi

M. Mulamba Tshimanga, 40 ans et divorcé, résident au quartier Tubondo II, dans la commune de la Kanshi à Mbuji-Mayi, du Kasaï Oriental, a été grièvement poignardé au niveau du ventre jeudi par M. Kazadi Nkolesha, jeune frère à son ex-épouse, au moment où la victime se démenait pour récupérer ses six enfants gardés par sa belle famille, rapporte une source du GMI (groupe mobile d’intervention) où la dame et sa mère sont provisoirement détenues en lieu et place de leur frère et fils en fuite.

Selon les premières allégations des détenues, rapportées par l'ACP, l’incident est survenu en réponse à la brutalité de l’homme à l’endroit de son ex-épouse à qui il aurait ravi une somme de trois cents dollars américains.

Les médecins de l’hôpital de Dipumba où M. Mulamba est interné certifient que sa vie n’est pas en danger. Les deux prévenues seront déférées devant le parquet de grande instance de Mbuji-Mayi pour des dispositions définitives à ce litige entre les deux familles.

 

 

Des remous à propos de la découverte de l’uranium dans les mines d’or du parc national de Maïko

La découverte de l’uranium, un minerai hautement stratégique, dans les mines d’or du Parc national de Maïko, collectivité de Bakumu d’Angumu, territoire de Bafwasende en province Orientale, crée des remous et provoque des agitations dans cette partie du district de la Tshuapa, selon des sources concordantes reprises par l'ACP.

Un opérateur économique américain domicilié à Butembo, dans le Nord Kivu, serait derrière cette affaire en finançant la direction du Parc national de Maïko dépendant des l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) en vue de lui permettre l’exploitation de ce minerai au lieu de s’adresser en bonne et due forme aux services compétents du ministère des Mines.

L’affaire a été portée au grand jour, selon ces sources, suite à un conflit ouvert entre les dirigeants du Parc au sujet de la gestion cavalière du conservateur titulaire. Mécontent, l’adjoint dévoilera le secret sur la présence de l’uranium dans le parc aux notables du coin, renseigne la source ajoutant que la population des cités Loya et Ewandi de la collectivité de Bakumu d’Angumu constituée en majorité des résistants  « Maï Maï » s’en est prise au conservateur et ses proches de la même tribu Nande avant d’installer provisoirement sont adjoint à la tête de l’entreprise avec un cahier des charges dont le contenu n’a pas été relevé.

Les finalistes de l’UNIKIS réclament la totalité de leur bourse d’études

Les étudiants finalistes du deuxième cycle de l’UNIKIS (Université de Kisangani) ont pris d’assaut mercredi la route conduisant au rectorat situé au plateau médical pour réclamer la totalité de leur bourse d’études. Les manifestants protestaient contre le paiement de leur bourse d’études fixée à 30 dollars US au lieu de 24 dollars remis par les autorités académiques à chaque étudiant.

Le gouvernement, rapporte l'ACP, avait annoncé et promis de payer aux étudiants finalistes des premier et deuxièmes cycles de l’Enseignement supérieur et universitaire, une bourse de 30 US dollars par individu.

Le diocèse de Mbuji-Mayi doté d’un hôpital de plus de 500 lits

Le diocèse de Mbuji-Mayi vient d’achever la construction de quatre modules sur les six prévus, d’un grand hôpital dont la capacité totale d’accueil est de cinq cents lits dont 238 pour les quatre premiers modules qui seront opérationnels avant la fin de l’année en cours. Deux services vont démarrer dans un premier temps. Il s’agit de la maternité et de la médecine interne.

Ces précisions ont été fournies à l’Evêque diocésain, Mgr Tharcisse Tshibangu, en présence du ministre provincial de la Santé et Affaires sociales, Dr Roland Shodo, lors de leur visite du complexe hospitalier érigé sur le site de Lukelenge, dans le territoire de Katanda, à quelque 30 km au Nord-Est de Mbuji-Mayi.

Le Dr. Vicky Kambaja Ilunga, directeur du Bureau diocésain des œuvres médicales, a sollicité à cette occasion l’appui des différents partenaires de la santé pour améliorer les conditions d’accueil, un puit d’eau a été foré à plus ou moins 65 mètres de profondeur, tandis qu’un château d’eau de 36.000 m3 sera construit et l’eau de pluie recyclée.

L’Evêque de Mbuji-Mayi a baptisé cet hôpital « Notre Dame de l’Espérance », car, a-t-il dit, on a plus besoin de l’espérance d’être guéri et de se rétablir. Il a sollicité l’appui des différents bailleurs.

Le gouvernement du Bas-Congo contre l’exploitation illicite du diamant dans la province

 

Matadi, 24/08 (ACP).- Le gouvernement provincial du Bas-Congo, réuni récemment en conseil hebdomadaire des ministres sous la présidence du vice-gouverneur de province, Déo Nkusu Kunzi Bikawa, a décidé de mettre sur pied des startégies susceptibles de lutter contre l’exploitation illicite du diamant industriel dans la province, singulièrement dans la rivière Luzumu, dans le territoire de Kasangulu, district de la Lukaya.

Le ministre provincial de la Justice, Droits humains et Informations et porte-parole du gouvernement provincial, Dieudionné Pambu Ntima, qui a annoncé cette décision le même jour au cours de son compte-rendu, a précisé qu’une commission interministérielle composée des ministres de l’Intérieur et de la Justice ainsi que du commissaire général aux Mines a été constituée en vue de faire le suivi sur l’application de ces stratégies.

Concernant la maximisation des recettes du péage, le ministre provincial en charge du Budget a souligné que l’objectif actuel du gouvernement provincial était de porter ces recettes à un million de dollars américains par mois, lesquelles (recettes) seront pré-affectées aux travaux de réhabilitation des infrastructures socio-économiques de base dans la province.

La décision de réajustement à la hausse des recettes du péage est consécutive aux écarts constatés entre les recettes réalisées et les tonnages enregistrés au péage, a expliqué le ministre du Budget, avant de faire part au conseil des ministres des propositions concrètes visant à atteindre cet objectif, notamment des mesures portant réajustement du taux du péage ainsi que celles destinées à endiguer la fraude.

S’agissant du contrat de partenariat entre le gouvernement provincial du Bas-Congo et l’entreprise de génie civile Groupe Malta Forrest, le conseil des ministres a envisagé la possibilité de la revisitation des clauses du contrat qui lie les deux parties, en prévision du renforcement des capacités dans ce domaine.

Déplorant la baisse sensible des recettes dans le secteur des hydrocarbures, le gouvernement provincial a décidé la réhabilitation des agents contrôleurs dans ce secteur, avant de demander aux ministres des Hydrocarbures, des Finances et du Budget ainsi qu’au commissaire général aux Mines de légaliser les taxes et la loi sur la parafiscalité pétrolière.

D’autres sujets intéressant surtout la vie sociale de la population du Bas-Congo en général et de la ville de Matadi en particulier ont également retenu l’attention du conseil des ministres. Il s’agit de la sécurisation du site OEBK (Organisation pour l’équipement Banana-Kinshasa) à Matadi où seront érigés les postes haute et moyenne tension de la SNEL (Société nationale d’électricité) dans le cadre de l’assainissement du réseau électrique de la ville portuaire, de la vétusté des établissements pénitentiaire, de la province, notamment dans la ville de Boma, et Songololo et Mbanza-Ngungu dans les cataractes, où l’on enregistre plusieurs cas d’évasion des criminels, ainsi que le dossier des dockers oeuvrant au port public de l’ONATRA/Matadi qu réclament l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

Le ministre provincial du Travail a été, dans ce cadre, instruit de s’impliquer dans les négociations d’un protocole d’accord entre l’ONATRA et les délégués des dockers pour une paix sociale dans cette entreprise publique.

Enfin, le conseil des ministres a été informé de la calamité provoquée par les pluies torrentielles qui se sont abattues dernièrement à Tshela, chef-lieu du territoire du même nom, au Bas-Fleuve, causant des dégâts matériels importants sans toutefois déplorer de pertes en vies humaines, avant de décider d’accorder une assistance substantielle aux sinistrés.

 

Vers le transfert de technologie de l’entreprise sud-africaine Global Railway Engineering dans les secteurs portuaire et ferroviaire

 

Kisangani, 24/08 (ACP).- L’entreprise sud-africaine Global Railway Engineering est déterminée à transferer sa technologie et la stabilité de son groupe dans les domaines portuaire et ferroviaire aux entreprises congolaises du secteur, notamment l’ONATRA (Office national de transport), la SNCC (Société nationale des chemins de fer du Congo) et l’OEBK (Organisation pour équipement Banana-Kinshasa).

Le directeur commercial de Global Railway Engineering, Rowlen Gericke, qui a fait cette déclaration lors d’un entretien avec la presse de Matadi à l’issue de l’audience que lui a accordée au début de semaine le vice-gouverneur du Bas-Congo, Déo Nkusu Kunzi Bikawa, a expliqué que c’est dans ce contexte qu’il fallait circonscrire sa visite au port de Matadi et à Muanda, en vue d’évaluer les prévisions budgétaires au regard des travaux que nécessite la réalisation de ce projet de développement de la province.

 
Les rhinocéros blancs menacés de disparition dans le parc national de Garamba

Kinshasa, 24/08 (ACP).- La menace de disparition des rhinocéros blanc du nord du parc national de la Garamba dans la province Orientale n'est toujours pas éradiquée jusqu'à ce jour, a constaté l'ACP après un entretien avec un des responsables du stand de l'iIstitut congolais pour la conservation de la nature, ICCN.

Cette espèce est classée parmi les endémiques car, elle ne se retrouve nulle part ailleurs qu'en RDC, a poursuivi son interlocuteur.

L'insécurité dans ce parc, le braconnage des Mbororo, la présence des rebelles ougandais de l'armée du seigneur, LRA, la prolifération d'armes autour du parc et la découverte des minerais et l'installation des réfugiés non loin dudit endroit sont les principales causes de la dégradation de la situation de ces animaux.

L'ICCN a en 2005 envisagé la translocation  de cette espèce qui ne se compte plus qu'après d'une dizaine vers le Kenya afin de la préserver de tout danger.

Cette démarche n'a pas abouti et une brigade, régiment parc des FARDC, fut déployé à Faradje pour la sécurisation de ce site.

Site du patrimoine mondial depuis 1980, il a une superficie de 500.000 ha et regorge outre les rhinocéros , les éléphants et les girafes.

Les parcs nationaux de la RDC sur la liste des sites en péril

 

Kinshasa, 24/08 (ACP).- L'ICCN a pour mission la protection de la faune et de la flore dans les réserves naturelles intégrales ou quasi intégrale, la recherche scientifique et le tourisme ainsi que la gestion des stations de capture établies dans ou en dehors des réserves.

L'état général de conservation des sites est demeuré très préoccupant, a-t-on appris dans la mesure ou tout les sites font face à des menaces dont l'intensité varie d'un endroit à un autre.
Les sites du patrimoine mondial sont toujours sur la liste des sites en péril.

Des efforts sont faits dans les sites du patrimoine mondial grâce aux apports des partenaires afin de réduire dans la mesure du possible le braconnage armé, la violation des limites des aires protégées, la pêche illicite, l'exploitation minière artisanale, la prolifération des positions des militaires etc...

Début des premières journées minières du Bas-Congo

Matadi, 24/08 (ACP).- Les premières journées minières initiées par le gouverneur de province du Bas-Congo, Simon Mbatshi Batshia, ont débuté jeudi 23 au 25 août courant dans la ville de Matadi, a-t-on constaté auprès du commissariat aux Mines du Bas-Congo.       Selon la source, l’objectif poursuivi par ces assises consiste à sensibiliser l’opinion publique sur la nouvelle vision de l’Exécutif provincial de mettre à contribution les dividendes du secteur minier et des carrières  dans le processus du développement du Bas-Congo. Outre la vulgarisation  du code et règlement miniers ainsi  que des avantages qu’ils    offrent aux investisseurs, ces assises  permettent également aux participants de réfléchir sur les pistes et stratégies à mettre en place pour la mobilisation des recettes minières en faveur du processus du développement de la province.

L’occasion sera également propice, a précisé la source, pour présenter aux investisseurs  potentiels dans ce domaine, la carte géo- minière du Bas-Congo qui reprend les différents indices, gisements miniers et carrières, en vue de susciter les investissements.

La République sud-africaine engagée à réhabiliter le jardin zoologique de Lubumbashi

Lubumbashi 24/08 (ACP).- M. Phakalane Thompson, directeur adjoint du jardin zoologique de Pretoria, en Afrique du Sud et membre du comité africain des zoos, a échangé mardi avec Moïse Katumbi Chapwe, gouverneur du Katanga, des voies et moyens de réhabiliter le jardin. Ils ont également parlé de la collaboration entre les zoos de Pretoria et celui de Lubumbashi pour réhabiliter complètement le jardin zoologique de Lubumbashi, qui faisait jadis la fierté du Katanga.

Il a expliqué l’objet de sa visite à Lubumbashi, qui consiste à faire l’état des lieux de zoo et préparer la formation du personnel du zoo afin de renforcer le lieu de coopération entre les zoos d’Afrique.

Innovation à la RTNC sur la production cinématographique

Kinshasa, 24/08 (ACP).- La Radiotélévision nationale congolaise (RTNC) vient d’innover sur le plan de la production cinématographique, selon les informations fournies mardi à une délégation de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC)/Kinshasa à la FIKIN par MM. Florent Gilanda et Kakusa, cadres de cette entreprise de presse au stand de celle-ci.

La RTNC est à même aujourd’hui de réaliser plusieurs spots publicitaires, documentaires pour les sociétés, dépliants sonores, chips et albums pour les musiciens grâce à son nouvel équipement, ont expliqué ces cadres.

A titre d’exemple, ont-ils relevé, « Identité », un film de Bernard Ngimbi Mansia, de 26 minutes, est déjà réalisé dans cette entreprise de médias.

Réception des procès-verbaux des élections sénatoriales au Sénégal

Kinshasa, 24/08 (ACP).- La Commission nationale de recensement des votes reçoit depuis mardi des procès-verbaux des résultats du vote des élections sénatoriales avant de les transmettre au Conseil constitutionnel chargé de la proclamation définitive du scrutin de dimanche, ont annoncé les radios périphériques reçues jeudi à Kinshasa.

La réunion se tient en présence des représentants des listes des candidats et se déroule sans encombre, selon la même source qui précise que les procès-verbaux seront remis au Conseil constitutionnel. Conformément à la loi, les partis ont un délai de cinq jours pour formuler d’éventuels recours auprès du Conseil constitutionnel.

Selon les résultats provisoires proclamés dimanche par les présidents de bureaux de vote, le Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir) a remporté 34 des 35 sièges de sénateurs pour lesquels les 12.000 grands électeurs étaient consultés. L’unique siége ayant échappé au parti au pouvoir est allé à AND JEF/PADS. 65 autres sénateurs désignés par le Chef de l’Etat viendront s’ajouter aux 35 sénateurs élus pour qu’on atteigne les 100 sénateurs appelés à composer le futur Sénat. Le sénat, instauré en 1999 sous Abdou Diouf, a été supprimé en 2001 par le Président Abdoulaye Wade avant d’être restauré en mai dernier.

Les Zambiens invités à protéger les pierres précieuses du pays 

Kinshasa, 24/08 (ACP).-
Le Chef d’Etat zambien, Levy Mwanawasa a invité mardi ses concitoyens à contribuer à la protection des pierres précieuses contre le pillage des étrangers sans scrupule venus dans le pays à la recherche de la richesse des minerais.

Il s’est dit préoccupé par le fait que certains hommes d’affaires étrangers font d’énormes bénéfices grâce aux pierres précieuses du pays qu’ils obtiennent à des prix excessivement bas. Le Président Mwanawasa a fait remarquer que les minerais précieux étaient en train de sortir du pays pour développer d’autres pays au détriment du peuple zambien.

A cette occasion, le Chef de l’Etat zambien a relevé que les efforts du gouvernement dans la lutte contre la pauvreté étaient affectés par certains Zambiens, qui aident les étrangers à obtenir les métaux précieux aux prix dérisoires.

Il a indiqué que son gouvernement travaillait sur les mesures à prendre pour assurer que les ressources naturelles soient bénéfiques au peuple zambien. Le Président Mwanawasa se trouve à Ndola pour l’inauguration officielle de la route Luanshyal-Kafulafula et l’ouverture du centre de formation de joalliers.

Un projet de loi sur la maîtrise de l’immigration au parlement français

Kinshasa, 24/08 (ACP).- Un projet de loi sur la maîtrise de l’immigration sera discuté en septembre prochain au parlement français en session extraordinaire, annonce-t-on.

Les conditions du regroupement familial, qui sera conditionné à divers critères, notamment le « respect des valeurs de la République et le degré de connaissance de la langue française » ont été modifiées dans le nouveau texte présenté au conseil des ministres le 4 juillet.

Les étrangers qui souhaiteraient venir en France pour regroupement familial bénéficieront d’une formation d’une durée maximale de deux mois préalablement à leur arrivée en France. Ceux qui souhaitent faire venir leurs familles respectives devront par ailleurs justifier de revenus adaptés à la taille de la famille.

Les parents ayant obtenu un regroupement familial signeront avec l’Etat un « contrat d’accueil et d’intégration pour la famille « un engagement qui signifié une formation sur les droits et devoirs des parents en France.

65 % des Français ont une opinion positive pour Sarkozy et 54 % pour Fillon

Kinshasa, 24/08 (ACP).- Le Président français Nicolas Sarkozy obtient 65 % d’opinions positives et le Premier ministre François Fillon 54 %, relève un sondage réalisé par LH2. 65 % des Français interrogés ont une opinion « très » (22 %) ou « assez » (43 %) positive pour M. Sarkozy, avec un recul de 2 % par rapport au résultat du précédent sondage les 6 et 7 juillet. Les opinions négatives sur lui sont de 30 %(16 % sassez, 14 % »  très « ), contre 27 % dans le mois dernier. M. Fillon enregistre 54 % d’opinions positives (12 % très, 42 % assez) contre 55 % et 37 % des sondés ont une opinion négative pour lui, contre 35 %.

Cornelis Nlandu avec l'Agence congolaise de Presse








Dragons s’impose (2-0) devant V.Club au play-off de l’EPFKIN


Kinshasa, 24/08 (ACP).- L’AS Dragons s’est imposé devant l’AS V.Club sur le score de 2-0, jeudi au stade des Martyrs, en match remis comptant pour la 12ème et dernière rencontre du play-off de l’EPFKIN (Entente provinciale de football de Kinshasa) pour les deux formations.

Les deux buts des Monstres ont été inscrits par Zemanga dès la 5ème minute et de Mossiango à la 71ème minute de la tête sur un centre parfait de Kelela. Malgré sa victoire sur les Dauphins noirs, l’AS Dragons qui jouait son dernier match terminera deuxième ou troisième après ou devant le SC Inter qui doit rencontrer le DC Motema Pembe ce samedi.

En premier match, le DC Motema Pembe a battu l’Olympic Club de Kinshasa (OCK) sur la marque étriquée de 1-0, grâce à une réalisation de Yemweni Ngidi de la tête à la 26ème minute.

Par cette victoire, le DC Motema Pembe compte 29 points sur 13 sorties, sacré champion de Kinshasa et ne pourra plus être rejoint malgré les trois matches qui restent.


Les Léopards JUDOKAS à pied d’œuvre pour la préparation au championnat du monde


Kinshasa, 24/08 (ACP).- Les Léopards Judokas dames et messieurs se préparent en kabgymnase du stade des Martyrs en prévision de leur participation le 10 septembre au championnat du monde de judo prévu à Rio de Janeiro, en Brésil, a annoncé mercredi à l’ACP, l’entraîneur titulaire Paboyo Bolela.

Les présélectionnés qui sont les seuls judokas de Kinshasa, sont à pied d’œuvre depuis un mois sous la houlette du staff technique composé de l’entraîneur Mboyo Mamisa Kamenge et Toya.


Deux policiers et plusieurs personnes blesses lors d’incidents au stade de Béton de Lukala


Lukala, 24/08 (ACP)-. Deux éléments de la PNC (Police nationale congolaise) du commissariat de Lukala, dans le district des Cataractes, ainsi que plusieurs civils ont été blessés grièvement lors des incidents qui ont émaillé la rencontre de football ayant opposé le week-end au stade de Béton de Lukala le CS CILU et l’As Veti-club de Matadi dans le cadre de la manche retour du championnat direct de la LIFBACO (Ligue de football du Bas-Congo), a-t-on appris lundi de source proche de cette institution.

Selon la source, les supporters de CS CILU mécontents du score du match (1-0) en faveur des visiteurs, ont voulu corriger les dirigeants sportifs de ce club, qui, selon eux, n’avaient pas pris au sérieux la préparation psychologique de cette rencontre capitale pour la qualification du SC CILU au titre provincial.

Ces actes de violence interdits par les textes légaux régissant le football au monde, ont atteint des proportions inquiétantes, allant jusqu’à endommager quelques véhicules transportant des " fans ", des sympathisants et autres supporters de l’As Veti Club de Matadi. Par ailleurs, a souligné la source, plusieurs supporters de l’As Veti-Club qui s’étaient évanouis dans la nature pour se soustraire à la chasse à l’homme déclenchée à la suite de ces incidents, sont restés bloqués à Lukala par manque de moyens de transport, les véhicules qui les y avaient amenés ayant été obligés de rentrer dans la précipitation.

 

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Vendredi 24 août 2007



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Une politique de communication agressive pour une Afrique longtemps sur le chemin des traverses

L'avènement des nouvelles technologies a fait apparaître de nouveaux modes de communication, mais surtout une nouvelle race de journalistes, venus bouleverser la manière traditionnelle de faire l'information. Néanmoins, tous les professionnels restent convaincus que le papier demeurera encore longtemps le support privilégié. Ceci que l'on soit dans les pays développés ou ceux en développement.                                    

En effet, le caractère superficiel du net, le vieux reflexe récalcitrant mais surtout la liberté d'expansion et dans la multiplicité impose encore l'ancien mode, toujours d'actualité d'ailleurs, d'exposer ses vues sur le bon vieux papier, que l'on peut partager en société et dont on peut commenter le conténu en tous lieux et en divers postures.    
Mais il reste vrai que les réflexes nouveaux qu'imposent les nouvelles technologies font, pour paraphraser un confrère, qu' "Aujourd'hui, on demande désormais au journaliste d'être capable d'écrire et de saisir son texte, de filmer ou de photographier avec une camera ou un appareil photo, de podcaster, de bloguer, ou de chater". La litanie n'est toutefois pas exhaustive. 
                                                                    
Dans ce monde en mutation, le journaliste, le vrai, s'adapte et réinvente son univers professionnel, de peur de disparaître simplement. Il est de même pour l'Afrique, face à la mondialisation, qui l'oblige de réinventer de nouvelles armes devant sortir le continent du déficit communicationnel qui lui a souvent fait manquer nombre de ses rendez-vous avec l'histoire.
                                                                                
C'est dans cette optique qu'il convient d'inscrire la création du Magazine "Le Signal du Continent", qui vient simplement remplacer l'ancien mensuel que nous avions l'habitude d'animer. Le souci est de répondre à la grande demande des Africains, face à la multiplication de ces publications souvent réalisées à la commande et, donc, ne servant qu'à la propagande sans faire avancer les débats d'un iota. 
                            
En attendant que cette initiative soit définitivement concrétisée sur son support de prédilection, nous utiliserons ce blog pour vulgariser les craintes mais surtout les espoirs du continent. Au moment où ses fils sont en train de réécrire leur histoire longtemps faussée par des prises de positions partisanes ne servant souvent que de supports à ces lobbies commis à étouffer l'envol de l'Afrique.                                     
De même, dès le mois de septembre, nous aurons le plaisir de disposer de deux rendez-vous hebdomadaires sur le petit écran. Cette initiative intéressera d'abord les téléspectateurs de Kinshasa, avant qu'elle ne soit développée dans d'autres coins de l'Afrique.  
                                                                                                            
A cet effet, nous aurons l'honneur d'animer depuis Bruxelles deux émissions différentes chaque mardi et vendredi, grâce à une grille horaire que Télé 7, une chaîne privée kinoise, est disposée à nous offrir. L'objectif étant d'établir une passerelle entre Kinshasa et d'autres capitales africains ainsi que leur grande diaspora disséminée à travers le monde. 
                                                                                                  
Il s'agira des émissions “Tranche de vie de la Diaspora” et “Porte ouverte”, qui consisteront en des Débats, des Interviews et des Portraits mais aussi des Reportages sur les Initiatives en faveur du Continent, des Initiatives par les Africains de la Diaspora ou des Faits de société. 
                                                                            
L'esprit général demeure toutefois le décryptage professionnel de l'actualité, dans sa diversité, de manière à faire participer toute l'architecture de la Société africaine outre- atlantique. L'objectif étant de faire de chaque émission une vraie fête de l'esprit, et de chaudes retrouvailles entre les Africains de tous les horizons, malgré les milliers de kilomètres qui séparent les uns des autres. 
                                                             
                                                                                                                              
                                                                                                                              
                                                       Cornelis Nlandu-Tsasa                 
                                                       Président d'Info Europe-Afrique asbl     
                                                       Rédacteur en chef
                                  
Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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