Jeudi 6 novembre 2008

Le Premier ministre pour la restauration de la sécurité au Nord-Kivu, sans trop convaincre

 

Goma Le Premier ministre Adolphe Muzito a déclaré, mardi, au cours d’un point de presse à Goma, dans le Nord-Kivu (Est de la RDC), qu’il était venu mettre en exécution la feuille de route du Président Joseph Kabila Kabange, sur les actions prioritaires à mener. Parmi celles-ci, il a cité la restauration de la sécurité dans la partie Est du pays, notamment au Nord-Kivu.

M. Muzito, qui venu réconforter la population de cette province, a également indiqué qu’il était venu écouter les différentes couches de la population en vue de permettre au gouvernement de mieux restaurer son autorité. Cette restauration exige un dialogue sincère entre les groupes armés et le gouvernement, dans le cadre du Programme Amani (Programme sur la paix, la sécurité et le développement dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu), a souligné le Premier ministre.

Le chef du gouvernement a, en outre, fait savoir que les questions humanitaires ont aussi constitué l’objet de sa mission dans le but d’appréhender les besoins à ce sujet, pour des solutions adéquates visant le retour des déplacés dans leurs milieux d’origine. Le gouvernement, pour y arriver, va s’atteler aux aspects sécuritaire et diplomatique tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, a ajouté le Premier ministre. Il a, enfin appelé les belligérants au cessez-le-feu, avant de remettre symboliquement 50 (cinquante) tonnes de vivres, don du gouvernement dont 20 tonnes en provenance de Kinshasa et 30 autres achetées sur place à Goma pour les déplacés dans le Nord-Kivu.

Mais l’on est presque certain que les Rwandophones du CNDP, qui ont plus de respect pour les vaches que pour la vie humaine, feront la sourde oreille aux appels de Muzito. Seule une armée forte est à même de dissuader les velléités expansionnistes des parrains de Nkundabatware.

 

La MONUC condamne la reprise des combats à Rutshuru, au Nord-Kivu

 

Kinshasa - Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC et chef de la MONUC (Mission de l’ONU en RDC), Alan Doss, condamne avec la plus grande fermeté la reprise des combats depuis mardi à Rutshuru et ses environs, dans la province du Nord-Kivu entre les éléments d’autodéfense des groupes « Maï-Maï » et le CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) de Laurent Nkundabatware, a rapporté mercredi la mission onusienne.

Selon la MONUC, la violation de cessez-le-feu met une fois de plus en danger la sécurité des civils et les importants efforts actuellement menés pour tenter de sortir de la crise dans l’Est de ce pays et risque d’aggraver la situation humanitaire déjà dramatique dans cette province. La MONUC réitère son appel pressant aux parties concernées pour une cessation immédiate des hostilités et un rétablissement du cessez-le-feu, sans évoquer un seul instant l’idée de désarmer les rebelles, seule solution pour une paix durable. A croire que l’insécurité arrange la communauté internationale.

 

Le Kivu ne vit plus que d’aide humanitaire, alors que la Communauté internationale se fout de la fin des hostilités …

 

De la Grande-Bretagne

 

Kinshasa La Grande-Bretagne a décidé d’envoyer bientôt par voie aérienne, une aide humanitaire d’urgence à la RDC en faveur des populations de la province du Nord-Kivu affectées par le récent conflit armé, annonce un communiqué de l’ambassade britannique à Kinshasa parvenu mercredi à l’ACP.

« La situation en RDC demeure extrêmement grave », indique le communiqué, citant le ministre britannique de la Coopération, Douglas Alexander qui souligne qu’il se pose actuellement un besoin urgent en nourriture, eau et abri dans le Nord-Kivu. Selon la source, une cargaison de 90 tonnes sera constituée de 18 mille couvertures, 11 mille bâches et de 24 mille seaux en plastique ainsi que 1 (un) million de comprimés de purification d’eau.

Le communiqué note que ces biens seront distribués par l’UNICEF et quelques ONG aux personnes ayant été contraintes de quitter leurs habitations et qui se trouvent dans le besoin d’une assistance immédiate, eu égard au manque de stocks pour rencontrer la demande dans les zones les plus touchées.

L’ONU estime que plus de 1,6 million (un million six cent mille) de personnes sont actuellement déplacées à travers la RDC. Outre cette assistance, M. Douglas Alexander a également annoncé un appui supplémentaire de 5 (cinq) millions d’euro en faveur de l’aide humanitaire au Nord-Kivu, précisant que l’assistance globale à la RDC va atteindre le montant de 42 million d’euros.

 

365 tonnes du CICR

 

Kinshasa Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a procédé à la distribution de 365 tonnes d’aides alimentaires aux déplacés dans le camp de Kibati, province du Nord-Kivu, à l’Est de la RDC, indique un communiqué de cette institution parvenu mercredi à l’ACP. Selon le communiqué, ces vivres couvriront pendant 10 (dix) jours les besoins de 65.000 (soixante-cinq mille) personnes déplacées à la suite des derniers affrontements armés qui ont eu lieu dans le Nord-Kivu.

Le CICR, ajoute la source, achemine depuis une semaine dans ces camps environ 60.000 (soixante mille) litres d’eau aux personnes qui ont trouvé refuge dans des lieux sans infrastructures adéquates. Le chef de la délégation du CICR en RDC, Max Hadorn en visite au Nord-Kivu a déclaré que « la situation alimentaire est dramatique » au vu d’un grand nombre des femmes, d’enfants et des personnes âgées plongées dans une profonde détresse.

Pour les aider, le CICR a mis en place des opérations d’urgence qui répondent aux besoins les plus pressants en eau, en nourriture et en matière hygiénique. Des nombreux volontaires de la Croix-Rouge de la RDC travaillent également pour promouvoir l’hygiène et assainir les camps de Kibati où sont installées des latrines.

 

Kinshasa aussi en situation sanitaire désastreuse

 

Kinshasa - Les malades internés dans les centres hospitaliers publics à Kinshasa traversent une situation catastrophique très déplorable proche de la non assistance à personnes en danger. Cette situation désastreuse, constatée à l’hôpital Roi Baudouin dans la commune de Masina, aux hôpitaux de référence de N’Djili, d’amitié Sino-congolaise également à N’Djili, de Kitambo et celui de référence de Kinshasa, est consécutive à la grève des infirmiers oeuvrant dans ces hôpitaux du secteur public, débutée le 11 septembre dernier, soit 10 jours seulement après celle des enseignants.

Les rares malades présents dans ces hôpitaux sont soit des personnes vulnérables, soit des anciens cas dont les familles sont en difficulté financière, tandis que ceux disposant des moyens ont choisi les formations hospitalières privées, ont soutenu quelques malades contactés.

Quelques médecins indiquent que la tâche leur est difficile car ils ne peuvent pas assumer les soins infirmiers ou même bien traiter les malades sans les examens de laboratoire, sans le prélèvement du sang, crachat, selles ou les urines dont les tâches reviennent aux infirmiers. Le gouvernement doit comprendre que c’est un métier de complémentarité et de collaboration franche, ont-ils indiqué.

Les malades et leurs gardes ont, de leur côté, souhaité voir le gouvernement trouver une solution aux exigences des infirmiers avant de déplorer les cas de décès croissant dû au manque des soins appropriés. Le nombre de médecins est insuffisant aux différents services des hôpitaux et les soins de nouveaux-nés sont présentement assurés par leur grand-mère.

 

Un adolescent battu à mort à Kinshasa Kisenso

 

Kinshasa - Un garçon de dix-huit ans, non autrement identifié, habitant le quartier Bikanga, dans la commune de Kisenso, à Kinshasa a été battu à mort, mardi par une bande de jeunes gens de ce quartier, a appris l’ACP mercredi de source policière. Selon la source, la victime entretenait des rapports coupables avec une fille de quatorze ans en dépit des multiples mises en garde des amis de la fille.

Dans son entêtement, il a été surpris en compagnie de la fille par le frère aîné de cette dernière qui, accompagné de ses amis, l’ont tabassé et l’ont laissé agonissant avant de prendre la fuite. Il a été conduit au centre hospitalier d’Etat de Kisenso où il est mort quelques heures plus tard. Alertée, la police a constaté les faits avant de sécuriser la famille de la fille face aux menaces des amis du défunt.

 

Incendie des habitations des agents du campus de Kinshasa

 

Kinshasa - Les habitations de certains agents et cadres du campus universitaire de Kinshasa incendiées a provoqué une panique chez les élèves de l’institut de Mont Amba et des étudiants de cette université, a-t-on appris, mardi, de bonne source. 

Selon certaines sources concordantes, cet incendie est consécutif aux raccordements anarchiques du courant électrique par les mêmes agents occupant le garage, les entrepôts ainsi que la chambre froide de ce campus universitaire. L’incendie a endommagé plus d’une dizaine d’habitations occupées par les agents administratifs et les assistants de cet établissement d’enseignement universitaire. 

Aussitôt que l’incendie s’est déclaré, précise-t-on de même source, les occupants ont pris la précaution d’évacuer les biens meubles et les appareils électroménagers. Aucun dégât matériel ou humain n’a été signalé, note-t-on.

Note :

Faute de temps, submergé que nous sommes par les trvaux, demain seulement nous publierons un commentaire sur la Victoire de Barak Obama face aux attentes des Congolais.
Nous publierons également un Hommage au personnel de l'Ambassade due la RDC en Ethiopie, après tous les efforts consentis à l'occasion du décès d'une Congolaise sur place. Un acte devant servir d'exemple pour nos diplomates. A demain pour la suite.

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Vendredi 31 octobre 2008

RDC

La nouvelle guerre à l'est : Quels enjeux ?

 

Un commentaire de Cornelis Nlandu-Tsasa

 

"Les politiciens africains sont des personnes qui ne comprennent rien à la politique", avait affirmé une célèbre cantatrice africaine. La guerre qui vient une fois de plus d'endeuiller l'est de la RD Congo par le fait de Laurent Nkundabatware, un officier de l'armée congolaise pourtant déchu par Kinshasa, sans que la sentence ne soit suivie d'effet - certains crieront à la complaisance sinon à la complicité - n'est qu'une suite logique de cette assertion.

Il faut remonter dans l'histoire immédiate pour en saisir les aboutissants. En 1996, Kigali veut en finir avec les camps des réfugiés hutus installés à la lisière de Goma. Une véritable boucherie s'en suivra, que des spécialistes qualifieront à juste titre de "contre-génocide", dont le journaliste rwandais Sibomana, qui en paiera de sa vie, le pouvoir monoethnique rompu dans l'art du mensonge ne lui ayant jamais pardonné d'avoir relaté une vérité que même la Commissaire européenne Emma Bonino avait en vain voulu dénoncer.

L'opération musclée de l'armée rwandaise sur les camps des réfugiés, menée d'une facilité déconcertante donnera des idées au dictateur de Kigali pour régler ses comptes à Mobutu. C'est le volet politique de l'aventure. mais il fallait remplacer l'homme fort de Kinshasa par qui ?

Devant le retour massif des hutus venus des camps, Kigali développe l'idée de déverser son trop plein de population sur les plateaux du Kivu. Il fallait néanmoins maquiller l'aventure, en poussant un Congolais au-devant de la scène. C'est l'apparition de Laurent-Désiré Kabila. Mais en réalité, ce sont des Rwandophones qui piloteront l'opération, avec à leur tête pas moins que James Kabarebe lui-même, le stratège militaire de Kagame.

Dans un document publié par la Présidence congolaise au lendemain de la guerre qu’initie le RCD d’Azarias Ruberwa et que nous avons publié dans Joseph Kabila peut-il réussir (Editions L’Harmattan, 2005), Laurent-Désiré Kabila reconnaît qu’il ne contrôlait rien, même pas son propre bureau, qui était entièrement entre les mains des Rwandais – ou Rwandophones, c’est selon. Alors que lui-même, une année auparavant faisait croire qu’il n’y avait aucun Rwandais dans son entourage. La vérité est têtue.

 

La Conférence sur la paix pour rire …

 

Aujourd’hui, et à coups de millions, Kinshasa organise une « Conférence sur la paix, la sécurité et le développement pour les provinces du Kivu », du 6 au 23 janvier 2008 à Goma, suivie de la création d’une structure, le Programme Amani, chargé du suivi des recommandations, le tout pour caresser Nkundabatware dans le sens du poil alors même que, pour de faits largement moins graves dans le Bas-Congo, chars de combats sont majestueusement déployés, appuyés par des lance-flammes et tout l’arsenal de la guerre de cent ans. On inventera aussi une expression comme les Congolais en ont le secret : Il faut « rétablir l’autorité de l’Etat », dont on est incapable, sinon pas pressé, dans le Kivu.

Au sujet des adeptes de BDK, il faut également reconnaître que le chef de l’Exécutif du Bas-Congo, Mbatshi Batshia, plus militant PPRD que gouverneur, facilitera la tâche à ses patrons de Kinshasa pour accomplir la sale besogne chez ces paisibles Bakongo, question de conserver son poste et de plaire à celui qui détient les prérogatives de nommer les cadres.

Pendant ce temps à Kinshasa, les (ir)responsables continuent à danser au « ndombolo », au moment où Nkundabatware gonfle ses muscles, au même moment qu’il amasse tantôt le matériel que Kagame lui pourvoit contre coltan et or, tantôt les armes abandonnées par l’armée régulière en débandade et que le responsable de la Logistique à l’état-major général, un ressortissant tutsi, envoie au Kivu. Comment voulez-vous gagner une guerre dans des conditions maximales de traîtrise et d’irresponsabilité frisant la complicité !

 

Irresponsabilité maximale à Kinshasa

 

Une armée se prépare avec de solides moyens financiers. La RD Congo n’est pas pauvre. Il n’y a que les naïfs qui croient le contraire, et qui prient pieusement pour que ce pays soit reconnu parmi les pays les plus pauvres. Alors que les ministres, les députés et les sénateurs s’attribuent souverainement des salaires frisant l’indécence, face aux fonctionnaires aux rétributions de misères et impayées.

En définitive, la RD Congo a besoin de stratèges pour lui définir la voie pour sa reconstruction. Et il ne faut pas se leurrer : la solution ne viendra jamais de l’extérieur mais de ses propres fils. Il n’y a qu’à lire la Constitution congolaise, truffée d’insuffisances à la pelle. Elle a été élaborée dans la petite université de Liège en Belgique par des professeurs à peine formés, alors que l’Université de Kinshasa est outillée à le faire, avec ses constitutionnalistes dont la renommée dépasse les frontières nationales.

Il faut un sursaut de nationaliste, totalement absent de nos (ir)responsables, qui gonflent la composition du gouvernement en pleine crise planétaire, qui détournent les recettes de la SNEL en toute impunité, alors qu’elles pouvaient aider à résoudre le problème de délestage – en plein 21ème siècle et pour un pays au scandale hydraulique – qui piochent dans les caisses publiques en abandonnant les soldats à leur triste sort – pourquoi s’étonner qu’ils pillent avant de se replier – qui organisent des missions bidon à l’extérieur avec sorties intempestives de devises A l’occasion d’un colloque de femmes à New York, on a même vu débarquer 80 jeunes filles congolaises incapables de parler correctement ni le français ni l’anglais et incapables de prononcer un mot ni lors d’une commission ni d’une plénière – certainement recrutées parmi les passe-temps de quelques jouisseurs au pouvoir à Kinshasa.

On a faussement dit que l’armée de Mobutu n’a gagné aucune guerre, alors qu’elle en a remporté à N’Djamena avec le général Mahele, comme à Kigali face aux FPR de Kagame alors qu’Habyarimana était au pouvoir. Dans les conditions décrites ci-haut, comment s’étonner que l’armée de Laurent-Désiré Kabila, savamment démantelée par les Rwandais dès le 17 mai 1997, ainsi que celle de Joseph Kabila, issue d’un dangereux brassage et torpillée de l’intérieur, puissent ne remporter aucune victoire ?

Mais même, alors que les Congolais ont applaudi l’arrivée de LD Kabila pour succéder à Mobutu – du moins ceux qui ne savent pas lire entre les lignes –  ils se compteront sur le petit bout du doigt ceux qui supporteront Nkundabatware pour remplacer Joseph Kabila. Il n’y a que les aveugles politiques et les opportunistes maladroits qui courent dans les bras du général rebelle sous mandat d’arrêt pour crimes de guerre. Basile Diatezua, qui est aujourd’hui à Goma, sourd comme une carpe, devra bien méditer.

 

 

 

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Lundi 27 octobre 2008

Les présidents des Assemblées provinciales à Bruxelles en colloque sur la Décentralisation

 

Bruxelles - Le président du Sénat, M. Léon Kengo wa Dondo, ainsi que les onze présidents des Assemblées provinciales de la République démocratique du Congo se sont retrouvés à Bruxelles du lundi 20 au jeudi 23 octobre où ils ont participé à un colloque sur la Décentralisation organisé par le Parlement de la Communauté française de Belgique en collaboration avec l'Université de Liège autour du thème "Consolider la démocratie en RDC".

Pendant leur séjour, les participants ont eu à se rendre compte de la manière dont leurs collègues régionaux belges fonctionnent, avec des députés de la majorité et ceux de l'opposition qui oeuvrent dans l'intérêt général, des propositions de l'opposition devenant parfois des projets du gouvernement après toute la procédure de délibération et ce, afin de permettre aux élus congolais de voir s'il y a à prendre et à s'inspirer.

Au cours de la séance de clôture, M. Léon Kengo wa Dondo, président du Sénat, s'est félicité des interventions et débats qui ont marqué les travaux et qui, à son avis, démontrent l'intérêt du projet de coopération entre les assemblées de la RDC et le Parlement de la Communauté française. Il a émis le vœu de voir le 2ème cycle de formation se tenir, afin de renforcer les capacités de ces assemblées et repousser les limites de l'ignorance, estimant que les Congolais sont à l'école de la modestie et qu'il est aussi bon d'apprendre auprès des autres.

Revenant sur la problématique de la rémunération dont la faiblesse, selon certains intervenants, concourt à la corruption, le président du Sénat a reconnu qu'il s'agit là d'un problème complexe dont la solution passe par la croissance et le contrôle des effectifs, face à des organigrammes qui ont implosé depuis longtemps. Avec la décentralisation, les administrations provinciales devront progressivement assurer la prise en charge des agents de l'administration centrale et rendre la base plus opérationnelle, a souligné M. Kengo qui a souhaité que ces assises puissent profiter non seulement aux présidents des assemblées mais à toute la population. Il a enfin signalé que le budget 2009 prendra en compte les souhaits exprimés par les assemblées provinciales, tout en faisant remarquer à leurs animateurs qu'un budget ne doit pas consister en un catalogue de problèmes mais plutôt un inventaire des recettes et de dépenses.  

 

Faire entendre la voix des Congolais de la base

 

M. François Kimasi Matuiku Basaula, président de l'Assemblée provinciale du Bas-Congo et doyen des présidents des assemblées provinciales, a pour sa part remercié la Communauté française de Belgique qui a ainsi permis aux participants de se mettre à l'apprentissage de la décentralisation, grâce à laquelle ils peuvent aujourd'hui entendre et faire entendre la voix des Congolais jusqu'aux coins les plus reculés du pays. Il a néanmoins fait remarquer que les présidents des assemblées provinciales sont venus apprendre et non copier ce que font leurs collègues belges, avant de relever qu'il persiste en RDC une incompréhension entre les acteurs, laquelle appelle à la mise en place d'un cadre de concertation afin de déterminer qui fait quoi, comment et quelle ressource mettre à la disposition de qui.

Plusieurs interventions ont marqué la séance de clôture, notamment celle du Prof. Bob Kabamba de l'Université de Liège sur "La coopération interparlementaire" entre la RDC et la Belgique dont les résultats appellent à la poursuite de l'opération. Quant au Prof. André Shikayi de l'Université de Kinshasa, qui s'est exprimé sur "La décentralisation et les moyens financiers", il a relevé certaines contradictions entre les vœux des provinces et les réalités du terrain, notamment sur l'insoutenabilité financière qui exige que l'Etat central continue à assumer beaucoup de mission au vu de la pression des charges, ainsi que sur la capacité de gouvernance locale, entre autre en matière de capacité d'absorption des ressources. Il faut que le passage à une décentralisation effective se fasse dans une dynamique favorable, car trop de pression fiscale va avoir une incidence sur les investissements et les prix à la consommation, a-t-il souligné.

Aux termes du bilan de cette coopération, dressé par le président de l'assemblée provinciale du Kasai Oriental, M. François Kabala Ilunga Mbidi, il ressort que l'objectif consiste à renforcer les capacités du personnel politique et des fonctionnaires afin de garantir la bonne gouvernance que nécessite la construction d'un Etat de droit en Afrique. Quatre étapes ont marqué la mise en oeuvre de cet accord, a-t-il précisé, à savoir le besoin en formation des fonctionnaires exprimé en avril 2007, suivi en juin de la même année par l'organisation pendant trois jours à Kinshasa d'un module en faveur de quatre fonctionnaires par province sur le "mandat et le rôle du parlementaire, la fonction publique parlementaire et le greffe".

Ensuite se sont tenues, du 15 janvier au 27 mai 2008 concomitamment à Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani, des journées d'information et d'échanges sur la Décentralisation en raison de 10 députés par province, autour de la Constitution, le Plan d'aménagement d'une province, le budget, l'éducation et la politique sanitaire. Enfin, les présentes assises, qui constituent la dernière étape, a permis aux présidents des assemblées provinciales de participer aux travaux en commission et en plénière du Parlement de la Communauté française et de rencontrer ses fonctionnaires.

Le deuxième cycle de cette coopération débutera avec la formation de tous les députés et fonctionnaires des provinces, à commencer par ceux de la province du Bas-Congo, en janvier 2009.

 

 

 

 

 

 

 

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Lundi 27 octobre 2008

Le gouvernement Muzito : On reprend (presque) les mêmes et on recommence

 

Kinshasa  - La composition du nouveau gouvernement congolais animé par le Premier ministre Adolphe Muzito a été rendue publique dimanche par ordonnance présidentielle numéro 08/067.

Si les postes clés reviennent aux personnalités généralement connues de tous, parmi les innovations, on note la création de trois postes de vice-Premier ministre, question de contenter et d’engraisser le plus de monde sans aucun souci d’efficacité, la suppression du poste du ministre d’Etat près le Président de la République et celui de ministre près le Premier ministre ainsi que la scission de plusieurs ministères. En outre, le nombre des ministres est porté de 33 à 37. Allez-y comprendre quelque chose en pleine crise planétaire et avec un budget congolais qui frise celui d’un petit village ailleurs. Huit ministres sont maintenus à leurs postes, d’autres sont permutés et seize figures font leur entrée, ou presque, puisque la plupart y ont déjà été.

 

Le nouveau gouvernement se présente de la manière ci-après :

-         Vice-premier ministre chargé des besoins sociaux de base : François Joseph Mobutu Nzanga

-         Vice-premier ministre chargé de la reconstruction : Emile Bongeli Yeikolo ya Ato

-         Vice-premier ministre chargé de la sécurité et défense : Mutombo Bakafwa Nsenda

 

-         Ministre de l’Intérieur et sécurité : Célestin Mbuyu Kabanga

-         Ministre de la Défense nationale et des anciens combattants : Charles Mwando Nsimba

-         Ministre des Affaires étrangères : Alexis Thambwe Mwamba

-         Ministre de la Décentralisation et aménagement du territoire : Antipas Mbusa Nyamwisi

-         Ministre de la Coopération internationale et régionale : Raymond Tshibanda Ntunga Mulongo

-         Ministre de la Justice : Luzolo Bambi Lessa

-         Ministre des Relations avec le Parlement : Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N’Sefu

-         Ministres des Infrastructures, travaux publics et reconstruction : Pierre Lumbi Okongo

-         Ministres des Finances : Athanase Matenda Kyelu

-         Ministre du Plan : Olivier Kamitatu Etsu

-         Ministre du Budget : Michel Lokola Elemba

-         Ministre de l’Environnement, conservation de la nature et tourisme : José Endundu Bononge

-         Ministre de l’Economie nationale et du commerce : André Philippe Futa

-         Ministre du Portefeuille : Jeannine Mabunda Lioko

-         Ministre de l’Agriculture : Norbert Basengezi Katitima

-         Ministre des Transports et voies de communication : Matthieu Pita

-         Ministre des Mines : Martin Kabwelulu L.

-         Ministre de l’Energie : Laurent Muzangisa Mutalamu

-         Ministre des Hydrocarbures : René Isekemanga Nkeka

-         Ministre des PTT : Louise Munga Mesozi

-         Ministre de l’Industrie : Simon Mboso Kiamputu

-         Ministre de la Communication et des médias : Lambert Mende Omalanga

-         Ministre de la Santé publique : Auguste Mupipi Mukulumania

-         Ministre de l’EPSP : Maker Mwangu Famba

-         Ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire : Léonard Mashako Mamba

-         Ministre des Affaires foncières : Kisimba Ngoy Maj

-         Ministre de l’Urbanisme et habitat : Générose Loshiku Muya

-         Ministre de l’Emploi, travail et prévoyance sociale : Ferdinand Kambere Kalumbi

-         Ministre de la Fonction publique : Michel Botoro Bodias

-         Ministre de la Culture et des arts : Esdras Kambale Bahekwa

-         Ministre du Développement rural : Safi Adiki

-         Ministre de la Jeunesse et sports : Patrick Sulubika Matchembera

-         Ministre des Petites et moyennes entreprises : Claude Basibuhe Nyamulabu

-         Ministre de la recherche scientifique : Joseph Lititiyo Apata

-         Ministre des Droits humains : Upio Kakura

-         Ministre du Genre, de la famille et de l’enfant : Marie-Ange Lukiana Mufwankol

-         Ministre des Affaires sociales, action humanitaire et solidarité nationale : Barthélémy Botswali Lengomo

-         Vice-ministre de l’Intérieur : Zéphyrin Mungongo

-         Vice-ministre de la Défense et des anciens combattants : Oscar Masamba Matemo

-         Vice-ministre des Affaires étrangères : Ignace Gata Mavita wa Lufuta

-         Vice-ministre des Congolais de l’étranger : Colette Tshomba  Ntundu

-         Vice-ministre de la Justice : Musonda Kalusambi

-         Vice-ministre des  Travaux publics :  Gervais Ntirumenyerwa Kimonyo

-         Vice-ministre des Finances : César Lubamba wa Ngimbi

-         Vice ministre du Budget : Alain Lubamba wa Lubamba

-         Vice-ministre de l’Agriculture : Kibibi Kamanzi

-         Vice-ministre des Mines : Victor Kasongo Shomari

-         Vice-ministre des Hydrocarbures : Gustave Beya Siku

-         Vice-ministre de l’Enseignement professionnel : Arthur Sedea Zabuso

-         Vice-ministre de l’Enseignement supérieur : Bokele Djema

-         Vice-ministre du Développement rural : Willy Mubobo Nzamba.

  

   

 

 

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Lundi 20 octobre 2008

Adolphe Muzito promet pour «bientôt» la publication de l’équipe gouvernementale

 

Kinshasa - Le Premier ministre Adolphe Muzito, a promis pour «bientôt» la publication de son équipe gouvernementale, à l’issue de sa rencontre jeudi avec le Président Joseph Kabila.

Nommé depuis le 10 octobre dernier, le nouveau Premier ministre sortait de son deuxième tête-à-tête avec le Président de la République. Cette rencontre a précédé le début officiel des consultations avec les responsables de différents partis politiques en vue des discussions sur les noms de futurs ministres de ce gouvernement selon le quota réservé à chaque formation politique.

Le week end dernier, différentes personnalités politiques ont été consultées par M. Muzito. Il s’agit, entre autres, des responsables du Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD), des Forces du renouveau (FR), du Parti des démocrates chrétiens (PDC) et du Parti lumumbiste unifié (Palu). Pour ce parti, c’est son secrétaire général Antoine Gizenga,  le Premier Ministre sortant,  qui a reçu  M.Muzito à l’Hôtel du gouvernement.

Adolphe Muzito, cadre du Palu, succède à Antoine Gizenga, chef du même Parti. Après 20 mois à la tête du gouvernement, M. Gizenga (83 ans) a démissionné de ses fonctions le 25 septembre dernier pour raisons liées à son âge.

 

Le corps de Kamitatu Massamba inhumé dimanche à Masimanimba

 

Kinshasa - Le corps de M. Cléophas Kamitatu Massamba, l’un des pères de l’indépendance, décédé le 12 octobre dernier en Afrique du Sud à l’âge de 77 ans, suite à une maladie, a été inhumé dimanche à Massimanimba, chef-lieu de son territoire d’origine, dans la province du Bandundu (Nord-Ouest).

L’illustre disparu a eu droit vendredi à un ultime hommage de la part des personnalités congolaises, amis et connaissances, à Kinshasa. Au Palais du Peuple, siège du Parlement congolais, où la veillée mortuaire a été organisée avant le transfert de la dépouille samedi à Masimanimba, les députés et sénateurs ont témoigné sur le disparu, qualifié de « baobab» et de «monument» de la politique congolaise.

Le Président de l’Assemblée Nationale, Vital Kamerhe, considère M. Kamitatu comme une « figure emblématique » de la politique congolaise, un bel exemple de nationalisme dont les générations futures devraient s’inspirer. Au nom de tous les députés de la première législature à la 3e République, il a rendu un hommage mérité au disparu, dont il retient un précieux héritage, à savoir son fils, Olivier Kamitatu, qui a présidé l’Assemblée nationale de la transition, laquelle a doté le pays de la Constitution de la 3e République.

Plusieurs autres témoignages ont été faits tour à tour par le gouverneur du Bandundu, Richard Ndambu, le vice-gouverneur de Kinshasa, Bafiba, le Représentant des députés du Kwilu, Tryphon Kin-kiey Mulumba, le Président de l’Assemblée provinciale du Bandundu et le sénateur Engulu, ami du disparu.

Ils ont unanimement reconnu les mérites de M. Kamitatu, qualifié de «baobab et d’homme d’Etat humble», pour avoir choisi, malgré son envergure nationale, de travailler à l’intérieur du pays où il a mis à la disposition des jeunes, sa riche expérience politique.

Dans l’oraison funèbre qu’il  a prononcée, le Président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, s’est attardé sur le dévouement, de M. Kamitatu en tant qu’ homme d’Etat. « La RDC perd un homme d’Etat dévoué toujours disponible et discret », a dit M. Kengo, affirmant que « c’est un monument de notre pays qui a marqué l’histoire politique depuis l’indépendance».

Pour le Président du Sénat, au-delà de l’homme politique, Kamitatu est un grand intellectuel qui a publié plusieurs ouvrages parmi lesquels la « grande mystification du Zaïre », écrit pendant son exil.

Décédé au grade de Commandeur de l’Ordre national de Léopard, le disparu a également été honoré par la chancellerie des Ordres nationaux, qui a déposé une gerbe des fleurs sur la dépouille, après que les Présidents des deux Chambres du Parlement aient signé le registre des condoléances.

Un office religieux concélébré par les trois évêques auxiliaires de Kinshasa, NNSS Landu, Kisonga et  Bulamatari et l’évêque de Kikwit, Mgr Mununu, a été organisé  en la cathédrale Notre-Dame du Congo à Lingwala en mémoire du disparu.

 

Décision mardi en appel sur la remise en liberté de Thomas Lubanga

 

La Haye - La Cour pénale internationale (CPI) jugera mardi un appel des décisions de la Chambre de première instance de suspendre la procédure contre Thomas Lubanga Dyilo, un chef de milice congolais accusé de crimes de guerre. Ce qui serait un camouflet pour cette cour visiblement créée pour les sous-fifres d’Afrique, les grands criminels bien connus de tous étant autorisés à toujours courir.

«La Chambre d’appel tiendra une audience publique afin de rendre ses jugements dans les appels interjetés par le procureur», indique la CPI dans un communiqué. A la demande de la défense, la chambre avait ordonné la suspension de la procédure contre le chef de milice congolais, Thomas Lubanga Dyilo, puis sa remise en liberté provisoire, le 2 juillet.

Ses avocats avaient soulevé une question de droit, à savoir l’égalité des moyens entre l’accusation et la défense. La défense exige, en effet, que lui soient communiqués les documents des Nations unies qu’a utilisés le procureur pour soutenir son accusation, afin de pouvoir les contester, ou éventuellement les utiliser à décharge de l’accusé.

Or, l’ONU a fourni ces informations à la suite d’un accord de confidentialité avec le procureur, procédure permise par le statut mais qui n’existe pas pour les juges ou la défense. Un accord totalement en phase avec tous les prescrits du droit. Le procureur avait fait appel des deux décisions, et obtenu, en attendant la décision de la chambre d’appel, le maintien en détention du suspect.

Thomas Lubanga, est le premier accusé de la CPI à répondre de crimes de guerre pour son rôle dans la guerre civile ayant ravagé ce district de l’Ituri. Alors même que d’autres crimes sont en train d’y être commis aux yeux et à la barbe de l’ONU, qui ferme les yeux on ne sait pourquoi – ou on sait pourquoi.

En tant que chef de l’Union des patriotes congolais (UPC), Thomas Lubanga est accusé d’avoir supervisé et organisé l’enrôlement forcé d’enfants au sein des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), l’aile militaire de l’UPC, entre septembre 2002 et août 2003.
Si l'on reparle de Thomas Lubanga, on est en revanche toujours sans nouvelle de Jean-Pierre Bemba, le leader du MLCF et de l'opposition congolaise, visiblement livré par la Belgique pour des considérations politiciennes à la suite d'événements survenus ailleurs, alors que des crimes sont commis à vaste échelle et de manière récurrente dans son ancienne colonie, sans que cela ne puisse l'émouvoir outre mesure. Comme qui dirait que pour la Belgique et la Communauté internationale, "en RDC les morts ne sont pas morts".
  

Mise en  circulation effective de nouveaux passeports en RDC

 

Kinshasa - Le vice-ministre des Affaires étrangères, Ignace Gata Mavita, a procédé la semaine dernière au lancement officiel sur le marché de nouveaux passeports congolais lisibles à la machine, rapporte un communiqué.

Ce lot vient de mettre ainsi fin à une rupture de stock longtemps observée à la Direction de la Chancellerie du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale. Une situation que l’on ne peut observer qu’en RDC, où gouverner n’est visiblement pas prévoir.

Selon l’ingénieur Bastien Blanc de l’entreprise française Obertur, gagnante de ce marché, l’émission de ces nouveaux passeports répond ainsi à un besoin urgent des détenteurs potentiels en attendant la mise en circulation des passeports biométriques ou électroniques prévue pour février 2009.

Le 17 septembre, le ministre des  Affaires étrangères avait réceptionné un lot de 53.000 passeports de type lisible à la machine produits par l’Hôtel de monnaie de la Banque Centrale congolaise représentant le solde de la commande de 100.000 passeports.

 

Des réfugiés de RDC relatent les rafles d’enfants par les rebelles ougandais

 

Gangura (Soudan) - D’abord, les rebelles ougandais ont enfermé les enfants dans l’école. Ils ont exécuté les récalcitrants, attaché les autres. Puis ils ont mis le village à sac et sont repartis avec un butin précieux : une centaine d’enfants, enrôlés de force dans la guérilla.

La scène s’est déroulée fin septembre à Dungu, une localité agricole de la Province orientale, en République démocratique du Congo, où sévissent les rebelles ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).

Les huttes de chaume du village ont été incendiées, les réserves à grain détruites.
«Ils les ont tous emmenés dans la brousse», raconte Mary doucement, enlaçant son bébé d’un an. «C’est à ce moment-là que je me suis enfuie au Soudan». Après une fuite de plus 50 km dans la jungle, Mary est finalement arrivée avec de nombreux autres adultes de son village à Gangura, une localité de l’Etat soudanais d’Equatoria-Ouest située à une dizaine de kilomètres de la frontière avec la RDC.

A Gangura, les réfugiés attendent à l’ombre de manguiers que les représentants du HCR recueillent leurs témoignages. «Ce que les rebelles ont fait subir à ces gens est inhumain», s’insurge Lexson Wali Amozai, directeur de la Commission de réhabilitation et de secours du Sud-Soudan dans l’Etat d’Equatoria-Ouest, chargé de la coordination des organisations humanitaires aidant les réfugiés.

L’ONU a récemment accusé la LRA de «graves violations des droits de l’homme» contre les villages de la région. Si 5.000 réfugiés sont arrivés dans le Sud du Soudan, selon l’ONU, les attaques menées par la LRA ont fait un nombre de déplacés encore plus grand à l’intérieur de la RDC.

Pour beaucoup, ces violences sonnent le glas de trois ans de négociations de paix sur l’une des plus longues guerres d’Afrique. Les dirigeants de la LRA se moquent de nous. Vous ne pouvez pas entreprendre des négociations de paix alors que vos troupes attaquent des civils innocents», s’élève M. Amozai.

Joseph Kony, le chef de la LRA, a pris les armes il y a 20 ans pour sortir de l’oubli les populations du Nord de l’Ouganda, avait-il dit. Mais ce sont les civils, et non les militaires, qui ont payé le prix fort des méthodes brutales de rebelles habitués à couper les bras et les lèvres de leurs victimes.

Chassés d’Ouganda en 2005, ils se sont installés dans les jungles du Nord-Est de la RDC, un pays presque sans maître d’où ils peuvent facilement entrer au Sud-Soudan, une région semi-autonome du Soudan, voire en République centrafricaine.

Les négociations de paix sont au point mort depuis avril, quand Joseph Kony, sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, a refusé de signer un accord de paix avec Kampala, de crainte d’être arrêté.

Selon l’ONU, près d’un millier de rebelles ougandais se trouvent en RDC. Très mobiles, ils opèrent par petits groupes de cinq. Les civils se sont habitués aux raids dans leurs villages, où les rebelles viennent chercher toute sorte de produits de base, du savon aux batteries de voiture. Mais ces raids sont depuis peu beaucoup plus brutaux, laissant penser que la LRA pourrait chercher à recruter en vue d’une nouvelle offensive.

Les rebelles ont aussi provoqué des déplacements de population au Sud-Soudan, en y faisant des incursions, allant même jusqu’à attaquer une base militaire. L’armée sud-soudanaise a bien déployé des troupes à la frontière mais les civils redoutent le danger qui pourrait surgir à tout moment de la forêt. «Les gens demandent: pourquoi la LRA veut-elle nous tuer? Nous ne sommes pas Ougandais, nous ne faisons pas partie de ce conflit», explique Jemma Nunu Kumba, gouverneur de l’Etat d’Equatoria-Ouest.

 

Bunagana, bastion des rebelles de Nkundabatware

 

Bunagana - «Bienvenue au Congo libéré»: à Bunagana, localité à la frontière entre l’Ouganda et la RDC, les rebelles  de Laurent Nkunda ont pris leurs quartiers et font étalage de la puissance de leur armement.

Bastion de la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNPD) du général déchu Laurent Nkundabatware, la population de cette localité poussiéreuse entourée des volcans de l’Est de la RDC vit sous «administration» rebelle. Elle est à l’écart des lignes de front situées plus au Sud de la province du Nord-Kivu, vers Goma.

«Partout au Congo, le peuple souffre. Les fonctionnaires sont en grève. Les écoles sont fermées. Les hôpitaux sont fermés. On a donné sa chance au gouvernement, il a échoué», affirmait samedi un membre de la direction politique du CNDP, Oscar Mugabu, pour justifier la reprise des combats.

Placée sous contrôle rebelle, la population de Bunagana assure soutenir l’action du général déchu, qui dit vouloir défendre la minorité tutsi installée dans la région. Et non toute la population congolaise tel que veut nous le faire croire les valets de Nkundabatware.

«Je suis très content, dans la zone contrôlée par le CNDP, il y a de la sécurité, mais dans la région contrôlée par les forces du gouvernement, il n’y a pas de sécurité», déclarait en fin de semaine un instituteur de Bunagana,  Peter Mugabu, ajoutant que son soutien à Laurent Nkundabatware n’a rien à voir avec son origine ethnique. Preuve, s’il en faut qu’il s’agit ici d’un tutsi, rompu dans l’art du mensonge.

«Je suis un Congolais. Je ne suis ni un Hutu ni un Tutsi, je suis juste un Congolais», martelait-il. Voilà un nouveau mensonge : un tutsi qui clame n’être ni lui-même, ni l’autre.

Le CNDP, qui vient de recevoir dans la ville le soutien de deux députés du Nord-Kivu et des dizaines d’élus locaux venus annoncer leur ralliement à la rébellion, fait étalage dans Bunagana de son équipement militaire.

Dans les rues, des camions paradent, chargés de combattants, équipés d’artillerie, de batteries anti-aériennes, de lance-grenades. Selon les rebelles, ces armes ont été prises récemment lors de victoires sur l’armée congolaise. Des informations à prendre avec prudence pour un peuple habitué au mensonge, car il peut bien s’agir d’armes livrées par le Rwanda, qui soutient le mouvement en armes et en hommes.

           
Matonge de Kinshasa : Le marché Djakarta ravagé par un incendie

 

Kinshasa – Un incendie a détruit une vingtaine de boutiques du marché Djakarta du quartier Matonge, dans la commune de Kalamu, à Kinshasa, dans la nuit de vendredi à samedi.

Une bougie, par mégarde allumée dans l’une des vingt-cinq boutiques détruites, serait à la base de l’incendie qui s’est déclarée aux environs de 01 heure du matin samedi. Le feu s’est vite propagé sur un espace de près de 40 hectares à cause de produits inflammables contenus dans ces boutiques de fortune montées de manière très rapprochée.

La propagation du feu a été endiguée grâce aux citernes d’eau d’un hôtel situé non loin du lieu du sinistre, les services appropriés étant totalement absents en toute impunité.

 

Le Signal du Continent, avec l’APA

 

 

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Lundi 20 octobre 2008

Merci pour les précisions, Monsieur le Conseiller principal

Le Signal du Continent vient de recevoir une réaction du Conseiller principal Kimbembe Mazunga, chargé des infrastructures à la Présidence, à la suite de notre article intitulé "Presse congolaise : On veut refaire le Parti-Etat".
M. Kimbembe nous donne totalement raison dans notre version qui soulignait qu'une certaine presse congolaise, pour faire plaisir à on ne sait qui, se permettait allègrement de travestir la vérité en affirmant tous azimuts qu'à chaque fois qu'il y avait des travaux d'intérêt public, il fallait relever qu'il s'agissait d'un "don du Président de la république". Et nous ajoutions: "même si dans le même article il faille se contredire" dans les précisions d'où filtre qu'il s'agit en réalité d'un "lot commandé par le gouvernement".
La réaction de M. Kimbembe contient des informations d'un tel intérêt que nous la publions dans son intégralité à l'intention de nos lecteurs. Merci, Monsieur le Conseiller principal pour vos précisions qui vont dans le sens de notre analyse, et qui prouvent que Le Signal du Continent ne va jamais dans la complaisance.
Nous avons eu l'occasion, lorsque nous étions Rédacteur en chef du Signal Magazine, d'interviewer M. Kimbembe, alors Gouverneur de la Ville de Kinshasa, qui avait gracieusement accepté de nous recevoir dans son bureau de travail. Nous avions salué à cette occasion la rigueur et la justesse de ses analyses, que nous partageons ici avec vous, chers lecteurs. Voici.
Cornelis Nlandu.


- L'annonce par over-blog:

    over-blog.com : Vous avez reçu un commentaire

Fri, 17 Oct 2008 13:40:31 +0200

Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par KIMBEMBE Mazunga sur l'article Presse congolaise : On veut refaire le Parti-Etat, sur votre blog lesignalducontinent


- Commentaires de Monsieur Kimbembe Mazunga

Je viens (bien tardivement) de lire l'article relatif au matériel des travaux publics alloué à la Province du Kasai Occidental par LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE. Cet équipement a été livré par la firme sud-africaine, BELL EQUIPMENT, à la suite de la signature, le 15 février 2008, d'un contrat entre le Ministre des Finances et le Représentant de cette société. Il ne s'agit nullement d'un DON du Chef de l'Etat; c'est le Gouvernement congolais qui, à travers le Trésor Public, a payé la facture relative relative à la livraison de ce premier lot (composé du matériel pour des travaux sur routes en terre) qui devra être complété par un deuxième pouvant premettre la réalisation des travaux sur des routes asphaltées.
C'est que les compatriotes devraient savoir est que c'est à la suite de son séjour à Kananga, à la suite de l'accident ferroviaire de Kakenga que le Chef de l'Etat s'est rendu compte que tant l'Office des routes que l'Office de Voiries et Drainage (OVD) ne disposaient du matériel qui devait leur assurer de jouer leur rôle dans la maintenance du réseau routier de la Province. Il a donné instructions à tous les Ministères concernés et nous avons, au niveau du Cabinet, fait en sorte que le dossier évolue de la manière à donner rapidement suite aux préoccupations exprimées par les compatriotes de cette partie de la République.
Il y lieu de noter, en outre que c'est pour la toute première fois, depuis sa création que l'OVD recevait du matériel acquis sur financement de la République. Toutes les fois, ce sont la Banque mondiale ou les autres bailleurs qui équipent cette entreprise. La dernière dotation date d'ailleurs de 1990 ! De même, pour l'Office des routes, en 37 ans d'existence, la première livraison du matériel sur financement du Gouvernement congolais remonte au 25 septembre 2008. Cela fait suite à la préoccupation du Chef de l'Etat de donner à cette entreprise les moyens de sa politique.
En effet, au début, le programme PROROUTES financé par le DFID, prévoyait de réhabiliter la route de Kisangani-Banalia avec une largeur de 4,5 mètres !!! Scandale en plein 21ème siècle et en même temps l'Office des routes, au Bas-Congo, ouvrait la RN 16, Kisantu-Ngeba-Lemfu-Ngindinga-Kimvula, sur 11 mètres par endroits... La solution pour la Chef de l'Etat était de commander le matériel pour l'Office des routes. Ce n'est pas un DON mais une réalisation du Gouvernement sous la haute impulsion du Chef de l'Etat.
Salutations cordiales à tous,

K.M.

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Lundi 13 octobre 2008

ABAKO

 

La base déclare son soutien inconditionnel à M. François Kimasi

Matadi – L’ABAKO (Alliance des bâtisseurs du Kongo) est une et indivisible, a déclaré le président du groupe parlementaire de cette formation politique à l’Assemblée provinciale du Bas-Congo, le député Kifu Kikanda Vetem, opposant ainsi un démenti formel à une rumeur faisant état de la scission de son parti en deux entités distinctes.

Le président du groupe parlementaire de l’ABAKO qui a ainsi tenu, en présence des députés provinciaux Vangu Payadu dit COVAPA et Kinamvuidi Sangi, à réitérer le soutien de la base au seul ABAKO présidé par Monsieur François Kimasi Matuiku Basaula, a expliqué à l’Agence congolaise de Presse (ACP) que son parti, qui dispose d’une base très solide dans la province du Bas-Congo, est l’objet d’une cabale orchestrée par un groupe d’aigris désirant créer un doublon du parti.

 « Les auteurs de cette cabale doivent se choisir un autre nom pour convaincre l’opinion de quoi ils sont capables, au lieu de convoiter une appellation riche d’un passé glorieux et historique dans ce pays », a martelé le député Kifu Kikanda Vetem dont le message a été relayé par ses collègues dans les dialectes locaux. « La seule ABAKO valable est celle dirigée par le président général François Kimasi Matuiku Basaula », a conclu le président du groupe parlementaire de l’ABAKO.

 Comme on peut le constater, l'affaire n'est pas à son dénouement. Il nous faudra donc attendre encore des jours mais aussi des déclarations encore plus contradictoires les unes par rapport aux autres afin de tenter d’y voir un peu plus clair.

 

Tory- Aurèlie Mulete

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Lundi 13 octobre 2008

Séisme au sein de l’ABAKO

 

Le Président général François Kimasi révoqué de la tête du parti

 

Kinshasa – Le Président général de l’Alliance des Bâtisseurs du Kongo (ABAKO), M. François Kimasi Matwika Basaula, vient d’être révoqué de la direction de cette formation politique, apprend-on ce lundi de l'Agence Presse Associée qui reprend un communiqué du Secrétariat général en charge des Relations avec les partis politiques au ministère de l’Intérieur, de la Décentralisation et de la Sécurité, diffusé samedi.

Le secrétaire général de ce ministère, Okende Bonge, déclare se référer au communiqué de ce parti relayé dans plusieurs chaînes de télévision faisant état de ce changement. A cet effet, il précise qu’en ce qui concerne l’Abako, les membres fondateurs et effectifs majoritaires avaient déposé au mois de septembre un procès-verbal notarié, une déclaration sur le changement des personnes chargées de la direction et de l’administration du parti au ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et de la Sécurité.

Après examen minutieux de ce dossier par le Secrétariat général aux Relations avec les partis politiques, poursuit M. Okende, il s’est avéré que la déclaration faite à l’issue des décisions prises par l’organe habilité de ce parti politique est conforme aux dispositions des statuts de l’Abako.

Les membres ont décidé donc de mettre fin au mandat de Monsieur Kimasi comme président général de ce parti politique. C’est ainsi que l’administration du secrétaire général aux Relations avec les partis politiques a préparé la lettre par laquelle le ministre d’Etat a pris acte de tous les changements intervenus au sein de ce parti politique, conformément à la loi portant organisation et fonctionnement des partis politiques, conclut le secrétaire général Okende.

Le Signal du Continent n'est pas encore parvenu à joindre l’intéressé en vue de recueillir sa réaction a cette mesure de révocation qui s'apparente à un véritable séisme; au moment où l'on a cru que les politiciens ne Kongo pouvaient enfin être fédérés au sein d’un parti auquel tout le monde se reconnaît.

 

Tory-Aurèlie Mulete

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Samedi 20 septembre 2008

Un nouveau né ce vendredi dans la famille du Président Kabila

Kinshasa - Madame Olive Lembe Kabila, épouse du président congolais Joseph Kabila Kabange, a donné naissance à un garçon, ce vendredi 20 septembre 2008 à la Clinique Ngaliema, à Kinshasa, a appris l'Agence congolaise de Presse (ACP) de la Maison civile du chef de l'Etatle du chef de l'Etat.
Le bébé et la maman se portent bien, précise-t-on de même source où l'on commente que le Président congolais a tenu à ce que son épouse accouche dans un hôpital de la République démocratique du Congo et non à l'étranger, selon l'agence nationale qui ne donne néanmoins aucune indication sur les orientations futures en la matière, lorsque l'on sait que le Trésor public est régulièrement obligé de décaisser un montant conséquent pour soigner des apparatchiks du régime à l'étranger, sans que cela ne puisse émouvoir personne.

Cornelis Nlandu

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Jeudi 31 juillet 2008

La chasse aux rats et petit gibier dégrade les écosystèmes de Kimvula au Bas-Congo

 

Kimvula - Une dégradation à grande échelle des écosystèmes est observée sur l’ensemble du territoire de Kimvula, district de la Lukaya, dans la province du Bas-Congo, où l’on assiste à chaque saison sèche à des incendies volontaires de la savane provoqués par des jeunes paysans en quête du petit gibier et autres rats.

Selon une source territoriale, la chasse aux rats et au petit gibier à laquelle s’adonnent au quotidien les jeunes paysans au détriment de l’agriculture permet à ces derniers, après vente, de se constituer des ressources financières pour la subsistance familiale.

Toutefois, déplore la même source, pour ce maigre butin, les feux de brousse non seulement détruisent les écosystèmes en décimant la faune et la flore, mais également, dévastent les champs des paysans.

 

Le groupe électrogène de l’hôpital général de Basoko retrouvé dans la forêt

 

Kisangani - Le groupe électrogène de l’hôpital général de Basoko, miraculeusement disparu du bureau de l’administrateur gestionnaire de cette formation médicale, a été retrouvé dans la forêt non loin de l’hôpital. C’était au cours d’une fouille systématique menée par les jeunes de cette localité dans la forêt autour de la formation médicale d’où a été soutiré l’appareil, sans casse ni autre forme d’effractions, ont révélé les députés du district de la Tshopo. Des enquêtes sont en cours auprès des services spécialisés en vue d’en découvrir l’auteur.

D’ores et déjà, les députés provinciaux de ce territoire se réjouissent de la mobilisation générale de toutes les forces vives de la cité de Basoko qu’ils appellent à une vigilance tous azimuts pour empêcher le départ pour d’autres cieux de cet important outil de travail offert par l’Exécutif de la province Orientale.

 

Arrêt du barrage hydroélectrique de Mobayi Mbongo

 

Gbadolite - La centrale hydroélectrique de Mobayi Mbongo, située à 25 km de la ville de Gbadolite, Nord Ubangui dans la province de l’Equateur, est complètement à l’arrêt depuis 3 jours à cause de la défectuosité de certaines pièces essentielles de la toute dernière turbine.

Cet arrêt, qui a provoqué d’office la rupture de l’énergie électrique pour laquelle les responsables de la SNEL (Société nationale d’électricité) et les autorités politico-administratives avaient tiré la sonnette d’alarme quelques mois plus tôt, pourrait perdurer si l’acquisition des pièces de rechanges traînait. De source sûre, on apprend que la SNEL avait déjà consenti une somme de 194.000 euros pour la réparation des machines en panne.

Cette situation, constate-t-on, a entraîné des conséquences graves, notamment la rupture d’approvisionnement en eau potable, le non fonctionnement des machines et autres appareils dont l’utilisation nécessite l’énergie électrique, portant ainsi un coup sérieux à la vie socio-économique de Gbadolite et ses environs. A cela s’ajoutent l’insécurité et le vol de câbles qui sont à craindre la nuit.
Mis en service en 1989, et deuxième du type moderne en Afrique, le barrage de Mobayi Mbongo avec ses trois turbines n’a jamais connu depuis un certain temps de remplacement des pièces défectueuses, si bien que les deux premières machines avaient cessé de fonctionner depuis près de cinq ans, signale-t-on.

 

Recrudescence de la tuberculose à Kisangani

 

Kisangani - La tuberculose prend de plus en plus de l’ampleur à Kisangani, chef-lieu de la province Orientale.

Cinquante (50) cas de tuberculose positive au VIH/SIDA sur deux cent (200) ont été détectés pendant le premier trimestre de l’année 2008. Selon l’infirmier titulaire du centre de santé Boyoma, Jérôme Bonni, déjà en 2007, ses services ont enregistré 257 cas contre 249 en 2006.

Pour lui, la tuberculose qui est une maladie infectieuse et contagieuse au niveau surtout des poumons, se transmet sous forme de gouttelette et se manifeste par la faiblesse, l’amaigrissement et le manque d’appétit.

Elle se remarque par la toux, la température et la transpiration nocturne. Toute personne qui tousse pendant 14 jours sans cesse est présumée atteinte de la tuberculose, a-t-il conclu.

 

 

 

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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