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INFOS NATIONALES
Bientôt la création d’un Tribunal pénal spécial sur la RDC ?
Kinshasa – L’Association africaine de défense
des Droits de l’homme (ASADHO) a encouragé la création d’un Tribunal pénal spécial sur la République démocratique du Congo (RDC), selon un communiqué reçu mercredi. Cette institution judiciaire,
qui devrait emprunter le modèle du Tribunal spécial sur la Sierra Leone, serait chargée de « poursuivre les auteurs des crimes commis entre 1996 et 2002 », précise la source. 1996 est
l'année du début de la première en RDC, avec l'entrée de l'AFDL, convoyée par des hodes rwandaises sous la botte de Paul Kagame, avec les nombreux massacres aussi bien des réfugiés hutu que des
intellectuels congolais, parmi lesquels Mgr Munzihirwa. Mais on se demande pourquoi s'arrêter à 2002 alors que les massacres des Congolais et les violations de tous ordres se sont poursuivis
depuis, jusqu'à aujourd'hui.
Néanmoins, l’Asadho demande aux membres du Parlement de surseoir immédiatement à l’examen de la loi d’amnistie couvrant « les faits de
guerre et insurrectionnels » commis dans la seule province du Kivu caractérisée par les violations graves et massives des droits de l’homme et du droit international humanitaire. Jugé
sélectif, ce projet de loi tente de minimiser les violations graves des droits humains commises dans les provinces du Katanga, de l’Equateur et du Bas-Congo, selon cette institution
judiciaire.
« L’inclusion des faits de guerre comme condition d’amnistie est une astuce juridique qui donne cours à l’interprétation extérieure selon
laquelle des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et les actes de génocide qui sont des faits de guerre peuvent être amnistiés », affirme l’Asadho. Elle recommande aux deux
chambres du Parlement d’adopter deux lois portant la mise en œuvre du statut de la Cour pénale internationale (CPI) et la création du Tribunal pénal spécial sur la RDC.
Près de 6 millions de dollars de financement de la France au profit de la PIR
Kinshasa - Le bilan de la coopération française en faveur de la Légion nationale de la PIR (Police d’intervention rapide) s’élève à près de six millions de dollars américains. Avec ces
moyens, la France a pu doter la Police nationale congolaise des bataillons bien formés et utilement équipés et à même de pérenniser sa capacité opérationnelle, a souligné, mercredi, l’ambassadeur
de France en RDC, Bernard Prévost, à l’occasion de l’inauguration du Centre médico-chirurgical et de l’armurerie centrale de la PIR, capable d’accueillir 2.500 armes. Un réseau informatique a été
également installé pour faciliter les communications entre différents chefs d’opérations. Cela fait partie de trois projets soutenus par la France au profit de la PNC, et qui sont de l’ordre de
380 millions de dollars.
La France qui a déjà formé plus de 4.500 policiers congolais, dont 2.000 au Centre de Kasapa (Katanga), privilégie le respect des manifestants
et l’usage de l’armement non létal dans le maintien de l’ordre public, contrairement à l'usage fait dans le massacre du Bas-Congo où des armes lourdes et des lance-flamme ont été utilisés, dans
un but délibéré de tuer et de détruire. La Coopération française s’est tournée vers des actions de renforcement de capacités.
Le vice-ministre de l’Intérieur, Joseph Mpango Okundo, qui a coupé le ruban symbolique du centre médico-chirurgical et de l’armurerie centrale
de la PIR, a rendu hommage au nom du gouvernement, à la coopération fructueuse entre la France et la RDC, marquée par des réalisations sur les plans de la formation en matière de maintien et du
rétablissement de l’ordre public. La fourniture de véhicules et de matériels de maintenance, la construction d’un laboratoire scientifique pour la Police judiciaire constituent également le fruit
de cette coopération.
La PIR est dirigée par le général Muchail. L’inspecteur général adjoint de la PNC chargé de la maintenance et de la logistique, le général
Bisengimana, et des officiers généraux de la police ont assisté à cette cérémonie.
Trois morts et trois blessés dans des accrochages en RDC
Kinshasa - Trois chefs de groupes armés ont été tués et trois autres blessés dans des accrochages avec les Forces de la République démocratique du Congo (FARDC) dans la province du Nord-Kivu, a
rapporté l’AFP. Ces accrochages ont opposé mardi soir et tôt mercredi les éléments de la 15e brigade des FARDC aux Maï Maï Pareco (Patriotes résistants congolais) du "général" Lafontaine à
Kamandi, localité située au bord du lac Edouard, à environ 190 km de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu a affirmé à l'AFP le "colonel" Ngulu Muhombo, chef d'état-majour de Pareco.
"Ils (les FARDC) nous ont tendu une embuscade près de Kamandi. Deux capitaines et un major de notre mouvement ont été tués au cours des
affrontements", a déclaré ce chef Pareco joint dans les collines de Mbingi, dans le territoire de Lubero. Trois miliciens ont été blessés et plusieurs capturés par les FARDC, selon le "colonel"
Ngulu, expliquant que ses hommes étaient venus dans cette localité répondre à une invitation des FARDC pour participer à une réunion d'harmonisation sur la perception des taxes dans le secteur du
lac Edouard. Aucun responsable des FARDC dans la région n'était joignable mercredi en début de soirée.
Ces affrontements ont été confirmés par les autorités de Lubero qui affirmaient que plusieurs dizaines de familles ont fui Kamandi pour trouver
refuge à Kirumba, distant d'environ 15 km. Un calme précaire était observé mercredi dans la journée à Kamandi, selon l'administrateur adjoint de Lubero, Sylvestre Lusenge. Des accrochages
opposent régulièrement les groupes armés locaux entre eux ou aux éléments de l'armée régulière, en violation du cessez-le-feu de janvier signé à Goma.
Palu : Le groupe parlementaire prend acte de l’exclusion de Mayobo
Kinshasa - Le groupe parlementaire du Parti lumumbiste unifié (Palu), parti du Premier ministre Antoine Gizenga, a confirmé, mardi, la radiation du ministre Godefroid Mayobo de cette formation
politique, au cours d’une réunion tenue au siège du parti dans la commune de Lemba, à Kinshasa, a rapporté Radio Okapi. Selon le président de ce groupe parlementaire, le député national Zénon
Mukwakani, le Premier ministre Antoine Gizenga Fundji, autorité morale du parti, a été informé et a aussi pris acte de cette mesure.
"Le Premier ministre est le chef moral du parti. Ses fonctions de Premier ministre sont incompatibles avec celles qu’il pourrait éventuellement
occuper au sein du parti. Il a pris acte comme n’importe qui", a déclaré à Radio Okapi le président du groupe parlementaire du Palu. "Le groupe parlementaire du Parti lumumbiste unifié a pris
acte de la décision du secrétariat national radiant le ministre Mayobo et demande au parti de continuer les activités dans la sereinité, et aux militants, à partir de cet acte de Mayobo,
considéré comme un acte de trahison, d’être vigilants et de dénoncer tout déviationnisme au sein du parti", a-t-il souligné.
Par contre, un autre député du même parti, Seraphin Zimba Zimba, s’est inscrit en faux contre l’exclusion de Godefroid Mayobo, et a estimé que
la dernière décision revenait au chef du Palu, le Premier ministre Antoine Gizenga. " J’adhère à ce qu’a dit le Premier ministre Gizenga de surseoir à la décision de radiation du ministre
Godefroid Mayobo", a-t-il déclaré à son tour sur Radio Okapi.
Parc des Virunga : 23 éléphants abattus depuis le début de 2008
Kinshasa – Un vingt-troisième éléphant a été abattu au Parc de Virunga, depuis le début de l’année 2008. Les restes, encore frais du pachyderme, ont été retrouvés, lundi à Kasese, à environ 5 km
de la station de Kabaraza, en plein Parc national des Virunga, dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu, a rapporté Radio Okapi.
Selon les premières enquêtes de l’ONG «Innovation pour le développement et la protection de l’environnement», l’animal aurait été abattu par des
militaires FARDC de la 15e brigade, pour des fins alimentaires. Les statistiques de cette ONG basée à Goma précisent que c’est le 23e éléphant, victime du braconnage pratiqué dans cette réserve.
La même source ajoute que deux autres éléphants ont été blessés par balle, lors de cette opération de braconnage, mais ils seraient parvenus à s’échapper.
PROVINCES
Clôture de la session ordinaire de mars 2008 à l’Assemblée provinciale du Bas-Congo
Matadi - Le président de
l’Assemblée provinciale du Bas-Congo, François Kimasi Matuiku Basaula, a présidé la clôture, lundi dans la salle des banquets de l’hôtel Ledya à Matadi, de la session ordinaire de mars 2008 de
son institution en présence du ministre de l’Economie et finances, Kuku di Mayeye, représentant le gouverneur de province empêché, et des notables locaux.
Dans le mot de clôture lu par la vice-présidente, Josiane Mfulu Massaka, l’Assemblée provinciale a remercié les notabilités locales dont la
présence nombreuse, selon elle, était une preuve de l’intérêt que la population du Bas-Congo témoigne en cette jeune institution ainsi qu’à ses animateurs et à son action. Mme Mfulu Massaka
a ensuite fait observer une minute de silence en mémoire de l’ancien gouverneur du Bas-Congo, feu César Tsasa di Ntumba, et des victimes des événements de BDK (Bundu dia Kongo) dans la
province, avant de dresser le bilan des travaux de son institution au cours de cette session.
Elle a, dans ce contexte, fait état notamment de la production législative, des enquêtes et contrôles diligentés à travers la province, des
questions orales et interpellations adressées aux membres du gouvernement ainsi que des missions d’information menées dans certains coins de la province.
S’agissant particulièrement de la production législative, Mme Mfulu Massaka a mis en exergue les deux édits examinés et adoptés par l’Assemblée
provinciale portant l’un sur la création des taxes provinciales et leurs modalités de perception, et l’autre sur la rectification du budget de la province pour l’exercice 2008. Dans le cadre
de sa fonction de contrôle, l’Assemblée provinciale avait diligenté des enquêtes et contrôles au mois de mai sur le péage, les affrontements entre les adeptes de BDK et les éléments de la police
nationale et sur la gestion des fonds mis à la disposition des ETD (Entités territoriales décentralisées) par l’Exécutif provincial.
Les recommandations de l’Assemblée peu suivies par l’exécutif provincial à Matadi
Les recommandations de l’Assemblée provinciale du Bas-Congo sont peu suivies par l’Exécutif provincial, selon la vice-présidente de l’Assemblée provinciale, Marie Josée Mfulu dans son discours à
la clôture de la session ordinaire. Elle a reconnu que les recommandations faites par le législatif provincial n’ont pas été suivies entièrement par le gouvernement du Bas-Congo, soulignant en
revanche, que le travail abattu par son institution était largement positif.
Au total, deux questions d’actualité ont été adressées aux membres du gouvernement provincial, 5 questions orales avec débats, 3 missions
d’information diligentées et une interpellation pendant cette session de mars qui vient de s’achever. Marie-José Mfulu Massaka a par ailleurs plaidé pour la tenue d’un forum pour la paix et le
développement, avec la participation de toutes les forces vives de la province. A son avis, ce rendez-vous représentera une voie de sortie pour le développement du
Bas-Congo.
Les fonctionnaires et agents de Kikwit réclament leurs salaires du mois d’avril 2008
Kikwit - Les fonctionnaires et agents de l’Administration publique de la ville de Kikwit ont manifesté samedi sur les artères de la ville pour réclamer le paiement de la totalité de leurs
salaires du mois d’avril 2008. Cette marche pacifique s’est terminée à la mairie où ils ont déposé leur mémo à l’autorité urbaine.
Selon certains fonctionnaires, ce paiement traîne à cause du déficit de 6.000.000 de francs congolais constaté sur l’enveloppe salariale. Cette
situation entraînerait une perte de 6.000 franc congolais à chaque fonctionnaire de la ville de Kikwit, ont-ils souligné. D’après d’autres sources, l’ordonnateur délégué provincial à la base de
cette situation serait déjà aux arrêts à Bandundu.
Grève des agents et fonctionnaires de l’Administration urbaine de Kinshasa
Kinshasa - Les agents et fonctionnaires de l’administration urbaine de Kinshasa ont eux aussi déclenché un mouvement de grève mardi, marqué par des manifestations devant l’Hôtel de ville où ils
ont scandé des slogans hostiles à l’exécutif provincial. Les manifestants accusent le gouverneur de la ville, André Kimbuta, de bloquer leur prime de deux mois et le non aboutissement des
négociations entreprises à ce sujet entre le cabinet du gouverneur et la coordination syndicale du personnel.
Selon les informations recueillies au gouvernorat, ce retard de paiement concerne non seulement ces agents et cadres, mais aussi les membres du
cabinet du gouverneur, du gouvernement provincial et de l’Assemblée provinciale. Il en est de même du personnel de la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK), une régie financière
provinciale censée doter l’Exécutif urbain des moyens de sa politique. Selon le ministère provincial de l’Economie et finances, ce retard s’explique par le fait que le forfait alloué à la ville
par le gouvernement central en lieu et place de la rétrocession de 40% prévue par la Constitution est insignifiant. C’est avec cette rétrocession libérée également en retard que le gouvernement
provincial paie les salaires au personnel concerné, signale-t-on.
Des condamnations pour viols à Kananga
Kananga - Quatre (4) personnes ont été condamnées pour viols, au cours du 1er semestre de l’année 2008, à des peines allant de 5 à 10 ans de servitude pénale et au paiement des amendes de l’ordre
de 100.000 FC par le Tribunal de grande instance de Kananga, au Kasaï Occidental, a déclaré mercredi M. Tshibangu Mutombo, président de cette juridiction. Pour la même période, a-t-il ajouté,
vingt-sept (27) cas de viol ont été enregistrés, précisant que vingt (20) d’entre eux sont en cours d’instruction. Dans le même contexte, une affaire a été déclarée irrecevable faute des preuves
matérielles probants, tandis que deux (2) autres cas ont abouti à l’acquittement des prévenus.
M. Tshibangu Mutombo a rappelé avec insistance, par ailleurs, que la lutte contre le viol des femmes et des jeunes filles passe d’abord par la
dénonciation des malfaiteurs devant les OPJ (Officiers de police judiciaire) et les OM (Officiers du ministère public) pour parvenir à décourager leurs auteurs et à les punir conformément à la
loi. Il a invité la presse à accompagner la justice dans l’accomplissement de cette tâche sociale pour extirper ce fléau au nom de l’honneur et de la dignité de la femme.
Dix cas de violences sexuelles enregistrés en mai à Kananga
Kananga - Dix cas de violences sexuelles ont été enregistrés en mai dernier à l’antenne de la Ligue de la zone Afrique pour la défense des droits des enfants et élèves (LIZADEEL), à Kananga,
chef-lieu du Kasaï Occidental, a déclaré mercredi l’avocat conseil de cette structure, Me Jean Malhis Lungala. Les victimes de ces actes sont les femmes de 19 à 33 ans et les filles de 4 à 17
ans, tandis que les violeurs se recrutent parmi les hommes de 19 à 60 ans. La majorité des cas de viols ont été commis dans la ville de Kananga et quelques uns dans le territoire de Demba, a-t-il
précisé.
Les victimes qui ont été amenées à la LIZADEEL par les membres de leurs familles ont été accompagnées sur le plan médical et psycho-social par
cette structure. Quelques auteurs de viols sont traduits en justice et d’autres ont fui dans la nature. Face à la recrudescence des cas de violences sexuelles au Kasaï Occidental, Me Lungala a
plaidé pour une grande action de sensibilisation de la population pour dénoncer leurs auteurs. La vulgarisation de la loi sur les violences sexuelles est aussi d’une importance capitale, a-t-il
dit.
ECONOMIE
RDC/FMI : L'Occident ne décolère pas sur les contrats passés avec la Chine
RDC/FMI : L'Occident ne décolère pas sur les contrats passés avec la Chine
Kinshasa – Le Fonds monétaire international (FMI) entend obtenir du gouvernement « la clarification » sur «les grands projets chinois» discutés début mai 2008 au niveau de l’Assemblée
nationale, a indiqué mercredi à la presse le chef de division au département Afrique du FMI, Brian Ames. « Concernant les prêts (chinois), il y a une question de garantie au niveau du
gouvernement », a-t-il précisé à l’issue d’une séance marathon de travail que la délégation du FMI, arrivée mardi à Kinshasa, a eue avec la troïka congolaise conduite par le ministre des
Finances, Athanase Matenda Kyelu.
Le ministre du Budget, Adolphe Muzito, le vice-ministre du Budget, Célestin Mbuyu et le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC),
Jean-Claude Masangu Mulongo, ont pris part à ces discussions consacrées à la politique du gouvernement sur la stabilisation du cadre macro-économique. Le gouvernement a demandé « des
conseils concernant les grands projets chinois », a souligné Brian Ames, ajoutant que le FMI est venu à Kinshasa discuter de ces projets, des implications sur le cadre macro-économique et de
l’insoutenabilité de la dette à l’avenir. « Il faut clarifier et discuter » de ces prêts chinois, a dit le chef de la délégation du FMI.
Par ailleurs, le Fonds monétaire international va, après l’appréciation, relancer les discussions autour d’un programme triennal avec le
gouvernement du Premier ministre Antoine Gizenga. « On ne peut pas dire qu’il y a quelque chose qui était suspendu jusqu’à aujourd’hui » entre la RDC et le FMI, a indiqué M. Ames,
affirmant qu’il y a « un processus où on était en train de discuter d’un programme commun ». La mise en œuvre de ce programme triennal a été au menu de discussions entre la troïka
congolaise et la délégation du FMI qui considère la politique du gouvernement comme « un grand sujet », selon M. Ames.
La plus grande question pour le moment, c’est l’implication du prix du pétrole et des produits alimentaires, a estimé Brian Ames qui a fait état
des mesures que le gouvernement congolais entend mettre en place pour résoudre ce grand problème.
Les Libanais impliqués dans la vente des batteries avariées à Kinshasa
Kinshasa - Les batteries avariées sont commercialisées dans les maisons de pièces de rechange, au centre ville de
Kinshasa, a-t-on appris, mercredi, des automobilistes de taxi et de taxi-bus. Ces derniers révèlent que sur cinq batteries vendues par les maisons de pièces de rechange libanaises au centre ville
de Kinshasa, quatre batteries sont de mauvaise qualité et la durée est très courte.
Ainsi, indique la source, une nouvelle batterie ne dure que deux semaines au lieu de dix ou douze mois de longévité pour une batterie de bonne
qualité. D’où la préférence de nombreux automobilistes pour les batteries d’occasion d’Europe.
La même source précise que bon nombre des importateurs de batteries sont des Libanais et leur source d’apprivoisement de ces produits recherchés
n’est autre que Hong-Kong et Dubaï en Asie. Les automobilistes fustigent enfin la spéculation pratiquée par ces importateurs autour de ces batteries recherchées par les utilisateurs
congolais.
Un train de l’Onatra immobilisé par des «Shégués»
Kinshasa – un train de l’Office national de transport (Onatra), desservant la ligne gare centrale-Kasangulu, a été immobilisé à Kinshasa, mardi, par des jeunes désœuvrés, communément appelés
« Shégués » afin de dévaliser les passagers, qui allaient au grand marché pour vendre leurs marchandises au centre-ville. Plusieurs passagers se sont vu arracher montres, chaînettes,
portables et autres biens de valeur, a-t-on constaté.
L’incident s’est produit à l’arrêt des « Anciens combattants » dans la commune de Kisenso, où les malfaiteurs ont dû sectionner un boyau
(dispositif reliant la locomotive à la voiture) pour immobiliser le train et accéder à bord. Pour échapper à l’agression des voyous, certains passagers ont trouvé refuge dans des maisons
environnantes.
AFRIQUE
L'armée tchadienne annonce une "victoire décisive" à Am Zoer
L'armée tchadienne annonce une "victoire décisive" à Am Zoer
Kinshasa - L'armée tchadienne a remporté mardi "une victoire décisive" sur la rébellion à Am Zoer (Est) et tué 162 rebelles, a affirmé mercredi
le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Touka Ramadan Koré, à des journalistes en présentant les lieux des combats, ont rapporté des stations de radio étrangères captées à Kinshasa
mercredi. "C'est une victoire décisive remporté à Am Zoer (80 km au Nord Est d'Abéché, la ville la plus importante de l'Est). Il n'y aura plus de ville prise, les mercenaires soudanais de
l'Alliance nationale (qui regroupe les diverses factions de la rébellion tchadienne) ont fui ou sont morts", a déclaré le général.
Il a indiqué qu'il y avait eu "162 rebelles tués recensés et sans doute plus" au cours des combats et que l'armée tchadienne avait détruit et
récupéré une quarantaine de véhicules et "fait plusieurs dizaines de prisonniers". L'armée a compté trois morts dans ses propres rangs, a affirmé le général. Une vingtaine de prisonniers, dont
cinq blessés, ont aussi été présentés à la presse par les autorités.
Par ailleurs, le Soudan a démenti mercredi les
accusations du Tchad selon lesquelles des soldats et hélicoptères de Khartoum ont attaqué une garnison tchadienne à
la frontière des deux pays en soutien à l'offensive de la rébellion tchadienne. Le porte-parole de l'armée, le général Othman Mohammed al-Agbash, a déclaré à l'agence nationale Suna que les
forces armées soudanaises ne jouaient aucun rôle dans le conflit chez son voisin. "Il n'y a pas de relation entre l'armée soudanaise et l'opposition tchadienne", a-t-il dit à Suna. Le Tchad a
affirmé avoir été attaqué mardi par l'armée soudanaise à la frontière.
"Les colonnes de mercenaires envoyés en territoire tchadien ayant échoué à s'implanter dans des points stratégiques, l'armée soudanaise est
entrée elle-même en action en attaquant la garnison de l'armée à Adé avec des troupes au sol appuyées par des hélicoptères", a affirmé le gouvernement tchadien.
Le Zimbabwe assouplit la suspension des ONG
Kinshasa - Le Zimbabwe a envoyé mercredi des signaux contradictoires, assouplissant l'interdiction d'exercer des organisations humanitaires tout en expulsant un fonctionnaire des
Nations Unies, à neuf jours du second tour de l'élection présidentielle. Dans le même temps, relèvent des médias étrangers, l'activité diplomatique dans le pays était intense avec la présence
d'un haut représentant de l'ONU et du président sud-africain Thabo Mbeki. Le
régime avait suspendu, début juin, l'accréditation de toutes les organisations non gouvernementales (ONG) présentes dans le pays, accusées de "faire de la politique" avant le duel entre le
président Robert Mugabe, 84 ans, au pouvoir depuis 1980, et le leader de l'opposition, Morgan Tsvangirai, 56 ans.
Mais "cette suspension ne prive pas les malades sous traitement (antirétroviral) des programmes d'aide à domicile et des
médicaments, et l'aide alimentaire n'est pas concernée par la suspension", a précisé le secrétaire d'Etat pour la sécurité sociale, Sydney Mhishi, cité mercredi par le quotidien d'Etat The
Herald.
Simon Mann échappe à la peine de mort en Guinée équatoriale
Kinshasa - Trente ans de prison ont été requis mardi à Malabo contre le mercenaire britannique Simon Mann, accusé d'être le "cerveau" d'un coup d'Etat déjoué en 2004 contre le président
équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, ont indiqué des médias internationaux reçus à Kinshasa mercredi. Le procureur du tribunal de Malabo, où sont jugés depuis mardi matin Simon Mann avec ses
coaccusés, a, dans son réquisitoire, estimé que le mercenaire était à la tête d'un groupe voulant "renverser le gouvernement légal".
Le procureur général de l'Etat, Jose Olo Obono a expliqué qu'il ne pouvait demander la peine capitale, car le Zimbabwe, d'où Simon Mann a été
extradé en février, avait demandé à la Guinée équatoriale qui s'y était engagée, de ne pas le condamner à mort. "La peine de mort est toujours en vigueur dans le pays et ce délit est passible de
la peine de mort, mais nous ne demanderons pas cette peine parce que la Guinée équatoriale l'a promis au Zimbabwe lorsque nous avions demandé son extradition", a affirmé M. Obono. Mais, a-t-il
poursuivi, "Simon Francis Mann reste l'accusé fondamental de ce procès, car il est au centre de cette tentative de coup d'Etat".
Pour le procureur, "c'est lui qui a accepté la proposition d'exécuter ce coup d'Etat, c'est lui qui a recruté (le Sud-Africain) Nick Du toit",
qui dirigeait un groupe de 15 mercenaires à Malabo, et qui depuis purge 34 ans de prison en Guinée équatoriale.
"C'est encore lui qui contacte Mark Thatcher, le fils de l'ancien Premier ministre Britannique Margaret Thatcher pour qu'il finance l'opération
de coup d'Etat et ce dernier a même payé toute l'opération aérienne utilisé durant les préparatifs de l'opération de coup d'Etat", a souligné M. Obono dans son long réquisitoire.
Le procureur note que Mark Thatcher, contre lequel un mandat d'arrêt international a été lancé, "était l'un des financiers de l'opération". Le
procureur relève encore que "c'est Simon Francis Mann qui signe, pour réaliser l'opération, les contrats de participation de 15 millions de dollars avec Severo Moto Nsa", un opposant au régime du
président Obiang, condamné à plusieurs années de prison en Guinée équatoriale.
SPORTS
Dragons et Motema Pembe se neutralisent (1-1) au play-off de l’EPFKIN
Kinshasa - L’AS Dragons et le DC Motema Pembe se sont neutralisés sur le score de 1-1, mercredi au stade Tata Raphaël, en match comptant pour la 7ème journée du play-off de l’Entente provinciale
de football de Kinshasa (EPFKIN). Le DC Motema Pembe était le premier à ouvrir le score par Ebengo (55ème) de la tête sur centre de Deo Kanda, avant que le capitaine Jerry Tondelua (81ème)
prolongeant le tir de Bali, pour l’AS Dragons, ne rétablisse l'équilibre.
Signalons que le joueur Tshilembie de l’AS Dragons a écopé d’un carton rouge pour avoir donné un coup volontaire à Kimvaki de DC Motema Pembe.
Avec ce match nul, l’AS Dragons compte désormais 9 points pour 6 sorties et monte de la 6ème à la 5ème place, tandis que son adversaire en compte 3 pour le même nombre des sorties et reste la
lanterne rouge.
En premier match, l’Olympic club de Kinshasa et le FC les Stars se sont également séparés dos à dos sur la marque de 2-2, grâce aux buts de
Nsiomba Masiala (5ème) et Kalupumbu (88ème) pour l’Olympic, de Mbala (7ème) et Inasawa (48ème) pour FC les Stars. Ce jeudi, au stade Tata Raphaël pour le compte de la même journée, l’AS V.Club
devrait recevoir le SC Inter.
Le Signal du Continent/ACP/APA