Mardi 24 juin 2008

Les Casques bleus occupent une localité de l’Est de la RDC, après des affrontements FARDC-CNDP


Goma - Les Casques bleus de la Mission de le l’ONU en République démocratique du Congo (Monuc) contrôlent, depuis dimanche matin, la localité de Mutabo, située à 7 km de Rutshuru-centre. Mutabo est une localité tampon entre les FARDC (Forces armées de RDC) de la 6e brigade intégrée et les troupes du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) basées dans le groupement de Busanza où des combats entre les troupes du CNDP et les FARDC avaient fait mercredi dernier, au moins 6 morts.

 

Le bureau de la Monuc à Goma a indiqué que «l’occupation de la localité de Mutabo par les casques bleus est le résultat d’un arrangement entre les FARDC de la 6e brigade qui ont accepté de quitter cette localité et les troupes du CNDP de Laurent Nkunda basées dans le groupement de Busanza. Ces troupes ont à leur tour accepté de garder leurs positions initiales à Karambi, à environ 5 km de Mutabo, sur la route de Kitagoma. Cet accord à l’amiable confirme le retour au calme dans cette zone située à 7 km de Rusthuru centre, théâtre des combats entre les troupes du CNDP et les FARDC, mercredi dernier.

La société civile de Rusthuru se félicite de l’occupation de Mutabo par les Casques bleus de la Monuc. Mais un responsable de cette organisation citoyenne déclare toutefois que les lignes avancées des deux parties ne font que se rapprocher davantage, notamment sur deux autres axes : l’axe Rutshuru-Bunagana en passant par Djomba et celui qui relie Kinyandoni à Karambi. René Abandi, porte-parole du CNDP rejette quant à lui toutes ces allégations. Pour lui, il ne s’agit que des mensonges.

Si aucun affrontement d’envergure n’a éclaté au Nord-Kivu depuis le lancement du processus de paix de Goma, en janvier, le cessez-le-feu est régulièrement violé, certains groupes continuent à recruter des combattants et tentent d’élargir leur zone de domination, selon l’ONU.

Le prix du maïs a augmenté à Mbuji Mayi


Kinshasa - Principale denrée alimentaire de la province du Kasaï Oriental, le maïs coûte de plus en plus cher depuis le week-end dernier. La Fédération des entreprises du Congo (FEC) a évoqué notamment l’augmentation des prix du maïs en Zambie et au Katanga. La FEC a évoqué aussi une conséquence de la hausse du prix du baril de pétrole sur le plan international.

Selon radio Okapi qui cite des sources locales, cette flambée de prix est observée dans les principaux marchés de la ville de Mbuji Mayi. La mesure de maïs qui coûtait 950FC, il y a 3 jours, se négocie actuellement à 1.300, voire 1.500FC. A la division provinciale de l’Economie, on parle de l’enclavement de la province, mais surtout de l’absence des routes praticables. Athanase Mbiye, chef de division a.i., a estimé que la faible production de maïs et de certains produits serait également à la base de cette hausse de prix. Pour le président urbain de la FEC, la crise mondiale est à la base de cette situation. Willa Bukasa a expliqué que le maïs a augmenté de prix aux points d’approvisionnement qui se trouvent être la Zambie et le Katanga. Il a incriminé aussi la perturbation climatique qu’a connue la province pendant la saison culturale. Cette hausse de prix touche aussi les produits manufacturés dont le sucre.

Les activités commerciales paralysées à Mambasa


Kinshasa - Les opérateurs économiques de Mambasa, dans le district de l’Ituri, Province Orientale, ont décidé de fermer depuis deux jours boutiques et magasins pour réclamer le changement du comité local de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), dont le mandat, d’après eux, a expiré depuis plusieurs mois, a rapporté radio Okapi.

 

Pour ces opérateurs, l’élection d’un nouveau comité local de la FEC doit se faire maintenant. Mais la direction du district de la même organisation estime que les revendications vont à l’encontre des normes légales. Selon le président de la FEC/Ituri, Constant Bubulenga, la situation ne serait pas particulière au seul comité de Mambasa. Tous les territoires du district sont confrontés au même problème. Il a précisé que des élections de nouveaux membres devraient avoir lieu bientôt sous la supervision du comité du district.

Entre-temps, les conséquences socio-économiques se font déjà sentir. Les responsables de la société civile de Mambasa font part de l’observation sur le marché de la pénurie des biens de première nécessité, notamment le sucre, le sel et le savon.


Environ 800 familles de déplacés en situation difficile à Bafwasende

 


Kinshasa - Environ 800 familles d’Opienge déplacées à Bafwasende, à 262 km au Nord est de Kisangani, chef-lieu de la Province Orientale, sont dans une situation humanitaire préoccupante et 90 % d’entre elles vivent dans des familles d’accueil et manquent de médicaments, de nourritures et autres produits de première nécessité. Selon Jacques Ajaruvwa Wathum, chargé des Affaires humanitaires au sous-bureau Ocha à Kisangani, une équipe humanitaire mixte Mission de l’ONU en RDC (Monuc) - agences onusiennes et Caritas Congo a effectué une mission d’évaluation sur place.

 

«Les besoins prioritaires exprimés par les personnes déplacées se regroupent dans les secteurs de la santé, de la sécurité alimentaire et les non vivres. L’hôpital général de Bafwasende souhaiterait bien avoir un appui en médicaments essentiels pour prendre en charge les malades qui arrivent. Il y a un certain nombre de cas qui ont été référés», a-t-il précisé.

Des cas de victimes de violences sexuelles doivent être pris en charge médicalement, a encore indiqué M. .Ajaruvwa Wathum ajoutant que le stock dont dispose actuellement l’hôpital général est insuffisant et devrait être renforcé. Sur le plan alimentaire, ces populations déplacées avaient déjà cultivé et semé notamment du riz et d’autres cultures, mais ont du les abandonner. «On va devoir discuter avec les acteurs de la sécurité alimentaire d’une alternative qui pourrait permettre de les assister assez rapidement», a-t-il dit. Ces déplacés ont fui les affrontements en mai entre les FARDC et les Maï-Maï réfractaires au brassage. Selon le général Jean-Claude Kifwa, commandant de la 9e Région militaire, 30 personnes ont été tuées lors de ces affrontements.


Affrontement entre les groupements Bokutu et Ngonzi dans l’Equateur : 4 blessés graves

 


Kinshasa - Quatre personnes ont été grièvement blessées au cours d’un affrontement entre les communautés rivales Bokutu et Ngonzi qui vivent à 37 km de Lisala, sur la route de Bumba, dans la province de l’Equateur. Selon l’administrateur du territoire de Lisala, ces deux communautés se disputent depuis des années un étang piscicole très poissonneux. Une équipe de policiers a été dépêchée dimanche sur les lieux, afin de calmer la situation, selon radio Okapi.

 

Selon l’administrateur du territoire de Lisala, deux paysans du groupement Bukutu ont surpris, vendredi, un habitant du groupement Ngonzi en train de pêcher dans cet étang. Ces derniers l’ont copieusement battu. Alertés, les Bokutu sont allés affronter les Ngonzi. Il s’en est suivi une bagarre généralisée à la machette entre les deux communautés. Un habitant du groupement Ngonzi et trois du groupement Bokutu, ont été grièvement blessés.

Les autorités locales n’ont été saisies de cette situation que samedi soir. Un calme précaire règne dans ces deux localités, a soutenu l’administrateur de territoire, indiquant que les instigateurs de ces accrochages se sont réfugiés dans la brousse. C’est le 5ème accrochage du genre entre ces deux groupements. Les précédents accrochages, à propos de cet étang, avait fait plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels, dont des cases incendiées. Les autorités locales avaient réconcilié les deux communautés en mars 2007. Ce nouveau conflit semble remettre cette réconciliation en question.


Le Signal du Continent/APA

 

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Lundi 23 juin 2008

Province Orientale : Plus de 30 tués depuis fin mai dans des combats

Kinshasa - Plus de 30 morts ont été enregistrés dans des combats qui opposent depuis la fin mai les Forces armées de République démocratique du Congo (FARDC) et des miliciens locaux Maï Maï dans le territoire de Bafwasende, dans la Province Orientale, a-t-on appris vendredi des sources militaires. "Depuis le début des opérations, nous avons enregistré 29 tués du côté des combattants Maï Maï et 4 tués dans les rangs des FARDC", a déclaré le général Jean-Claude Kifwa, commandant militaire de la Province orientale.

Selon des estimations de sources militaires des Nations Unies, le bilan pourrait être bien plus lourd et dépasser les "50 tués". "Les opérations ont été lancées le 27 mai dans la région d'Opienge à plus de 250 km de Kisangani, chef-lieu provicial, pour restaurer l'autorité de l'Etat face à des groupes armés qui refusaient de démobiliser", a expliqué le général Kifwa. Les premiers accrochages ont éclaté le 27 mai car, selon le général Kifwa, les Maï Maï "ne voulaient pas quitter la zone d'Opienge-Elonga (plus au sud-est, à la frontière entre la Province orientale et le Nord-Kivu) parce qu'ils se cachent dans le parc national de la Maïko où ils font de l'exploitation minière et du braconnage".

Le général affirme que ces éléments armés bénéficient "du soutien de certains notables" du territoire de Bafwasende, qui sont "complices" et profitent notamment du trafic d'ivoire instauré dans le parc. "On avait décidé d'une trêve le 11 mai, mais ils (les Maï Maï) l'ont rompue en nous attaquant le 17 mai à Elonga. Nous allons poursuivre les opérations pour les obliger à rendre les armes", a-t-il affirmé.

L'opération des FARDC est très critiquée par certains élus de la région. "Depuis le début de cette opération, il y a environ 3.000 déplacés qui sont arrivés à Bafwasende, totalement démunis", a déclaré Michel Botoro, député national élu dans ce territoire.

"Cette opération militaire n'a aucune justification. L'autorité de l'Etat n'était pas remise en cause par les Maï Maï. C'est depuis le début des opérations que les autorités locales sont débordées par les afflux de déplacés", a-t-il affirmé.

Certains élus locaux affirment que les FARDC cherchent à s'emparer des mines de la région d'Elonga. "Le parc de la Maïko est riche en or et en coltan. C'est cela qu'ils veulent récupérer et c'est pour cela qu'ils ont envoyé environ 400 soldats contre à peine plus de 50 Maï Maï dans la Maïko", a affirmé à l'AFP un élu, sous couvert d'anonymat.

Retour du président Kabila à Kinshasa via à N'Djamena

Kinshasa - Le Président congolais Joseph Kabila a regagné Kinshasa samedi soir venant de Rome via N'Djamena, au Tchad, a-t-on appris dimanche de source aéroportuaire. Le chef de l’Etat était accompagné de quelques membres de son cabinet et du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Antipas Mbusa Nyamuisi.

A N'Djamena, il a eu un entretien avec son homologue tchadien Idriss Deby Itno. Rien n'a filtré de cette rencontre. La visite du chef de l’Etat congolais au Tchad est intervenue quelques jours après une offensive des rebelles qui a secoué l’Est de ce pays. Les rebelles tchadiens, en provenance de l’Est, avaient investi début février la capitale tchadienne à la suite des violents affrontements.

Une démonstration populaire de soutien au président Deby et à l’armée nationale tchadienne s'est déroulée samedi après-midi dans les rues de la capitale.

Kinshasa : Les chauffeurs qualifient John Numbi d'anti-patriotique et menacent de paralyser la capitale

Kinshasa - Les chauffeurs de mini-bus, bus, fula-fula, et taxi du secteur privé affirment "s'insurger contre le comportement anti-patriotique du général John Numbi", inspecteur général de la Police nationale congolaise (PNC), qu'ils accusent de "tenir à tout prix à rendre le transport difficile à Kinshasa", dans une pétition adressée au Président Joseph Kabila.

"Hier, si ce général s'est imposé pour le contrôle des plaques des véhicules contraignant beaucoup de transporteurs à garer leurs véhicules dans leurs propres parcs automobiles, sans leur donner le minimum de temps possible pour changer les plaques des pays importateurs aux plaques de la RDC, depuis peu, il a encore donné l'ordre pour le contrôle des assurances à partir de ce lundi 23 juin 2008, en promettant aux chauffeurs ou aux transporteurs d'immobiliser au camp Kokolo les véhicules des irréguliers", souligne la pétition.

Après un délai de grâce accordé aux automobilistes de Kinshasa par la Société nationale d'assurances (Sonas), cette entreprise publique a décidé de lancer dès ce lundi un contrôle de l'assurance véhicules avec le concours de la police. Tout en affirmant ne pas "s'opposer à toute mesure du gouvernement tendant à la maximisation des recettes, dans leur secteur, ils déclarent cependant "constater avec amertume qu'en cas d'accident ou d'incendie de leurs véhicules, bien qu'assurés à la Sonas, ils ne reçoivent rien, en contre-partie, de la part de cette entreprise d'assurances dont les prestations sont plus dirigées vers un groupe de privilégiés bien connus au pays".

Selon les chauffeurs, l'inspecteur général de la PNC aurait exigé que les véhicules des irréguliers soient immobilisés au camp Kokolo, "comme si la PSR ne dispose d'aucun endroit approprié (fourrière) pour garer ces véhicules". Les pétitionnaires font remarquer que l'Etat congolais ne disposant pas assez de véhicules pour le transport en commun comme à l'époque des sociétés publiques de transport (TRANSAM, CITAS, UTIC, CITY TRAIN, SOTRAZ), il ne serait pas opportun de lancer une telle opération "pour éviter que les routes soient sans véhicule en commun".

Par conséquent, si un délai de grâce ne leur est pas accordé, les chauffeurs du transport en commun du secteur privé menacent de mettre en exécution leur plan de "Kinshasa sans transport en commun", avec toutes les conséquences qui en résulteraient.

"En tant que garant du peuple, le Chef de l'Etat peut, en définitive, accorder un délai de grâce aux chauffeurs du secteur privé pour leur permettre de se mettre en règle", conclut la pétition.

Le Signal du Continent/APA

 

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Lundi 23 juin 2008

Angola : Arrestation d'un Congolais qui voulait vendre un enfant pour 10.000 USD

Kinshasa - La police angolaise a arrêté un homme qui tentait de vendre un enfant de deux ans pour 10.000 dollars (6.400 euros) dans la ville pétrolière de Soyo, au nord de Luanda, a rapporté samedi la presse d'Etat citée par l’AFP. Matundo Mbunga, 25 ans, originaire de la République démocratique du Congo (RDC), montrait la photo du petit Mbunga Lay pour attirer les acheteurs potentiels, selon le quotidien Jornal de Angola. Il a été arrêté mercredi après avoir approché un homme qui l'a ensuite dénoncé aux autorités, ajoute le quotidien.

La police enquête pour savoir si l'enfant qu'il tentait de vendre est le sien. "Nous enquêtons pour déterminer si l'enfant photographié est celui de Matundo Mbunga ou s'il s'agit d'un enfant volé", a dit l'officier de police Francisco Fortunato, cité par Jornal de Angola. M. Mbungo a expliqué aux autorités qu'il avait besoin d'argent pour investir dans une affaire devant lui permettre ensuite de voyager en Europe, poursuit le journal.

Le Signal/APA

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Samedi 21 juin 2008

Les avocats de Bemba obtiennent l'ajournement de son transfert à La Haye

 

La justice belge a suspendu le transfèrement du principal opposant en République démocratique du Congo (RDC), le sénateur Jean-Pierre Bemba, au siège de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Ce transfert devait intervenir ce week-end, a indiqué vendredi un avocat de M. Bemba.

M. Bemba, un ex-rebelle devenu vice-président durant la transition (2003-2006) en République démocratique du Congo (RDC), puis sénateur, est en détention préventive en Belgique depuis son interpellation à Rhode-Saint-Genèse le 24 mai, sur un mandat d'arrêt international émis par la CPI.

Depuis son arrestation, les avocats de M. Bemba, qui souhaite comparaître libre devant la CPI, ont introduit plusieurs recours devant la justice belge pour réclamer sa remise en liberté, dont l'un est toujours pendant devant la Cour de cassation, la plus haute juridiction du royaume. "Nous avons appris hier (jeudi) qu'un ordre de mission avait été donné pour transférer M. Bemba ce week-end à La Haye", a expliqué vendredi un des avocats du principal opposant au président congolais Joseph Kabila, Me Aimé Kilolo Musamba.

"Nous avons donc saisi en référé le président du tribunal de première instance de Bruxelles, qui lors d'une audience extraordinaire à huit heures vendredi a décidé d'interdire de procéder au transfèrement de M. Bemba à La Haye tant que la procédure devant la Cour de cassation n'est pas tranchée", a ajouté l'avocat. La Cour de cassation doit se prononcer sur la validité de décisions prises par des juridictions d'instruction - chambre du conseil et chambre des mises en accusation - qui ont décidé à plusieurs reprises de maintenir M. Bemba en détention.

"On attend la décision de la Cour de cassation la semaine prochaine", a précisé Me Kilolo. "L'objectif est de permettre à M. Bemba de comparaître libre, car il accepte de comparaître, mais pas dans des conditions d'humiliation inutile", a ajouté l'avocat du candidat malheureux à la présidentielle de 2006.

M. Bemba est poursuivi par la CPI pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, dont des meurtres et des viols, commis par des éléments du Mouvement de Libération du Congo (MLC, une ex-rébellion congolaise muée en parti politique) en Centrafrique entre le 25 octobre 2002 et le 15 mars 2003. Les troupes du MLC étaient intervenues pour mater, à l'appel du président centrafricain Ange-Félix Patassé, une rébellion menée par le général François Bozizé. (Belga) 20/06/08 22h48

 

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Jeudi 19 juin 2008
La vidéo de la visite de Joseph Kabila auprès de Benoît XVI

Cliquez sur le lien ci-après pour visionner les images de la visite du président congolais à Rome. Bonne chance si cela peut marcher. Cornelis Nlandu

  Regarder la vidéo en Italien
Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Jeudi 19 juin 2008

RDC / Vatican / Visite du president Kabila

Vatican, Italy, June 19, 2008 (APO) - “Le Saint-Père a reçu ce matin M.Joseph Kabila Kabange, Président de la République démocratique du Congo qui, accompagné de son Ministre des Affaires étrangères, s’est ensuite entretenu avec le Secrétaire pour les rapports avec les états”.

“Les entretiens ont principalement porté sur la situation socio-politique du pays, tout particulièrement dans les provinces orientales du Nord et du Sud Kivu. On a souligné à ce propos le caractère prioritaire du respect des droits humains dans le processus de cessation des souffrances de la population et de construction d’une société plus juste et solidaire. L’aspect régional de la question a également été abordé, dans l’espoir que l’application du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement de la Région des Grands Lacs marque un tournant décisif dans l’établissement de la paix et du bien-être de tous ses habitants”.

“L’importance de l’éducation et de la formation des jeunes générations a été soulignée parmi des perspectives d’avenir du pays, d’autant que l’Eglise est toujours disposée à contribuer à cette mission auprès de la jeunesse”.

“D’autres thèmes d’intérêt commun ont été évoqués, telle l’importance du dialogue et de la collaboration, y compris en vue de résoudre le différent relatif à la restitution de biens d’Eglise nationalisés il y a des dizaines d’années”.

“Le Président Kabila a invité le Pape Benoît XVI a se rendre en République démocratique du Congo”.

SOURCE : Vatican Information Service (VIS)


Le Signal du Continent

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Jeudi 19 juin 2008

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INFOS NATIONALES

 


Bientôt la création d’un Tribunal pénal spécial sur la RDC ?


militaires----l-est.jpg Kinshasa – L’Association africaine de défense des Droits de l’homme (ASADHO) a encouragé la création d’un Tribunal pénal spécial sur la République démocratique du Congo (RDC), selon un communiqué reçu mercredi. Cette institution judiciaire, qui devrait emprunter le modèle du Tribunal spécial sur la Sierra Leone, serait chargée de « poursuivre les auteurs des crimes commis entre 1996 et 2002 », précise la source. 1996 est l'année du début de la première en RDC, avec l'entrée de l'AFDL, convoyée par des hodes rwandaises sous la botte de Paul Kagame, avec les nombreux massacres aussi bien des réfugiés hutu que des intellectuels congolais, parmi lesquels Mgr Munzihirwa. Mais on se demande pourquoi s'arrêter à 2002 alors que les massacres des Congolais et les violations de tous ordres se sont poursuivis depuis, jusqu'à aujourd'hui.

Néanmoins, l’Asadho demande aux membres du Parlement de surseoir immédiatement à l’examen de la loi d’amnistie couvrant « les faits de guerre et insurrectionnels » commis dans la seule province du Kivu caractérisée par les violations graves et massives des droits de l’homme et du droit international humanitaire. Jugé sélectif, ce projet de loi tente de minimiser les violations graves des droits humains commises dans les provinces du Katanga, de l’Equateur et du Bas-Congo, selon cette institution judiciaire.

« L’inclusion des faits de guerre comme condition d’amnistie est une astuce juridique qui donne cours à l’interprétation extérieure selon laquelle des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et les actes de génocide qui sont des faits de guerre peuvent être amnistiés », affirme l’Asadho. Elle recommande aux deux chambres du Parlement d’adopter deux lois portant la mise en œuvre du statut de la Cour pénale internationale (CPI) et la création du Tribunal pénal spécial sur la RDC.


Près de 6 millions de dollars de financement de la France au profit de la PIR


Kinshasa - Le bilan de la coopération française en faveur de la Légion nationale de la PIR (Police d’intervention rapide) s’élève à près de six millions de dollars américains. Avec ces moyens, la France a pu doter la Police nationale congolaise des bataillons bien formés et utilement équipés et à même de pérenniser sa capacité opérationnelle, a souligné, mercredi, l’ambassadeur de France en RDC, Bernard Prévost, à l’occasion de l’inauguration du Centre médico-chirurgical et de l’armurerie centrale de la PIR, capable d’accueillir 2.500 armes. Un réseau informatique a été également installé pour faciliter les communications entre différents chefs d’opérations. Cela fait partie de trois projets soutenus par la France au profit de la PNC, et qui sont de l’ordre de 380 millions de dollars.

La France qui a déjà formé plus de 4.500 policiers congolais, dont 2.000 au Centre de Kasapa (Katanga), privilégie le respect des manifestants et l’usage de l’armement non létal dans le maintien de l’ordre public, contrairement à l'usage fait dans le massacre du Bas-Congo où des armes lourdes et des lance-flamme ont été utilisés, dans un but délibéré de tuer et de détruire. La Coopération française s’est tournée vers des actions de renforcement de capacités.

Le vice-ministre de l’Intérieur, Joseph Mpango Okundo, qui a coupé le ruban symbolique du centre médico-chirurgical et de l’armurerie centrale de la PIR, a rendu hommage au nom du gouvernement, à la coopération fructueuse entre la France et la RDC, marquée par des réalisations sur les plans de la formation en matière de maintien et du rétablissement de l’ordre public. La fourniture de véhicules et de matériels de maintenance, la construction d’un laboratoire scientifique pour la Police judiciaire constituent également le fruit de cette coopération.

La PIR est dirigée par le général Muchail. L’inspecteur général adjoint de la PNC chargé de la maintenance et de la logistique, le général Bisengimana, et des officiers généraux de la police ont assisté à cette cérémonie.


Trois morts et trois blessés dans des accrochages en RDC


Kinshasa - Trois chefs de groupes armés ont été tués et trois autres blessés dans des accrochages avec les Forces de la République démocratique du Congo (FARDC) dans la province du Nord-Kivu, a rapporté l’AFP. Ces accrochages ont opposé mardi soir et tôt mercredi les éléments de la 15e brigade des FARDC aux Maï Maï Pareco (Patriotes résistants congolais) du "général" Lafontaine à Kamandi, localité située au bord du lac Edouard, à environ 190 km de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu a affirmé à l'AFP le "colonel" Ngulu Muhombo, chef d'état-majour de Pareco.

"Ils (les FARDC) nous ont tendu une embuscade près de Kamandi. Deux capitaines et un major de notre mouvement ont été tués au cours des affrontements", a déclaré ce chef Pareco joint dans les collines de Mbingi, dans le territoire de Lubero. Trois miliciens ont été blessés et plusieurs capturés par les FARDC, selon le "colonel" Ngulu, expliquant que ses hommes étaient venus dans cette localité répondre à une invitation des FARDC pour participer à une réunion d'harmonisation sur la perception des taxes dans le secteur du lac Edouard. Aucun responsable des FARDC dans la région n'était joignable mercredi en début de soirée.

Ces affrontements ont été confirmés par les autorités de Lubero qui affirmaient que plusieurs dizaines de familles ont fui Kamandi pour trouver refuge à Kirumba, distant d'environ 15 km. Un calme précaire était observé mercredi dans la journée à Kamandi, selon l'administrateur adjoint de Lubero, Sylvestre Lusenge. Des accrochages opposent régulièrement les groupes armés locaux entre eux ou aux éléments de l'armée régulière, en violation du cessez-le-feu de janvier signé à Goma.


Palu : Le groupe parlementaire prend acte de l’exclusion de Mayobo


Kinshasa - Le groupe parlementaire du Parti lumumbiste unifié (Palu), parti du Premier ministre Antoine Gizenga, a confirmé, mardi, la radiation du ministre Godefroid Mayobo de cette formation politique, au cours d’une réunion tenue au siège du parti dans la commune de Lemba, à Kinshasa, a rapporté Radio Okapi. Selon le président de ce groupe parlementaire, le député national Zénon Mukwakani, le Premier ministre Antoine Gizenga Fundji, autorité morale du parti, a été informé et a aussi pris acte de cette mesure.

"Le Premier ministre est le chef moral du parti. Ses fonctions de Premier ministre sont incompatibles avec celles qu’il pourrait éventuellement occuper au sein du parti. Il a pris acte comme n’importe qui", a déclaré à Radio Okapi le président du groupe parlementaire du Palu. "Le groupe parlementaire du Parti lumumbiste unifié a pris acte de la décision du secrétariat national radiant le ministre Mayobo et demande au parti de continuer les activités dans la sereinité, et aux militants, à partir de cet acte de Mayobo, considéré comme un acte de trahison, d’être vigilants et de dénoncer tout déviationnisme au sein du parti", a-t-il souligné.

Par contre, un autre député du même parti, Seraphin Zimba Zimba, s’est inscrit en faux contre l’exclusion de Godefroid Mayobo, et a estimé que la dernière décision revenait au chef du Palu, le Premier ministre Antoine Gizenga. " J’adhère à ce qu’a dit le Premier ministre Gizenga de surseoir à la décision de radiation du ministre Godefroid Mayobo", a-t-il déclaré à son tour sur Radio Okapi.


Parc des Virunga : 23 éléphants abattus depuis le début de 2008


Kinshasa – Un vingt-troisième éléphant a été abattu au Parc de Virunga, depuis le début de l’année 2008. Les restes, encore frais du pachyderme, ont été retrouvés, lundi à Kasese, à environ 5 km de la station de Kabaraza, en plein Parc national des Virunga, dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu, a rapporté Radio Okapi.

Selon les premières enquêtes de l’ONG «Innovation pour le développement et la protection de l’environnement», l’animal aurait été abattu par des militaires FARDC de la 15e brigade, pour des fins alimentaires. Les statistiques de cette ONG basée à Goma précisent que c’est le 23e éléphant, victime du braconnage pratiqué dans cette réserve. La même source ajoute que deux autres éléphants ont été blessés par balle, lors de cette opération de braconnage, mais ils seraient parvenus à s’échapper.

 


PROVINCES


Clôture de la session ordinaire de mars 2008 à l’Assemblée provinciale du Bas-Congo


matadi4.jpg Matadi - Le président de l’Assemblée provinciale du Bas-Congo, François Kimasi Matuiku Basaula, a présidé la clôture, lundi dans la salle des banquets de l’hôtel Ledya à Matadi, de la session ordinaire de mars 2008 de son institution en présence du ministre de l’Economie et finances, Kuku di Mayeye, représentant le gouverneur de province empêché, et des notables locaux. 

Dans le mot de clôture lu par la vice-présidente, Josiane Mfulu Massaka, l’Assemblée provinciale a remercié les notabilités locales dont la présence nombreuse, selon elle, était une preuve de l’intérêt que la population du Bas-Congo témoigne en cette jeune institution ainsi qu’à ses animateurs et à son action. Mme Mfulu Massaka a ensuite fait observer une minute de silence en mémoire de l’ancien gouverneur du Bas-Congo, feu César Tsasa di Ntumba, et des victimes des événements de BDK (Bundu dia Kongo) dans la province, avant de dresser le bilan des travaux de son institution au cours de cette session.

Elle a, dans ce contexte, fait état notamment de la production législative, des enquêtes et contrôles diligentés à travers la province, des questions orales et interpellations adressées aux membres du gouvernement ainsi que des missions d’information menées dans certains coins de la province. 

S’agissant particulièrement de la production législative, Mme Mfulu Massaka a mis en exergue les deux édits examinés et adoptés par l’Assemblée provinciale portant l’un sur la création des taxes provinciales et leurs modalités de perception, et l’autre sur la rectification du budget de la province pour l’exercice 2008. Dans le cadre de sa fonction de contrôle, l’Assemblée provinciale avait diligenté des enquêtes et contrôles au mois de mai sur le péage, les affrontements entre les adeptes de BDK et les éléments de la police nationale et sur la gestion des fonds mis à la disposition des ETD (Entités territoriales décentralisées) par l’Exécutif provincial.


Les recommandations de l’Assemblée peu suivies par l’exécutif provincial à Matadi


Les recommandations de l’Assemblée provinciale du Bas-Congo sont peu suivies par l’Exécutif provincial, selon la vice-présidente de l’Assemblée provinciale, Marie Josée Mfulu dans son discours à la clôture de la session ordinaire. Elle a reconnu que les recommandations faites par le législatif provincial n’ont pas été suivies entièrement par le gouvernement du Bas-Congo, soulignant en revanche, que le travail abattu par son institution était largement positif.

Au total, deux questions d’actualité ont été adressées aux membres du gouvernement provincial, 5 questions orales avec débats, 3 missions d’information diligentées et une interpellation pendant cette session de mars qui vient de s’achever. Marie-José Mfulu Massaka a par ailleurs plaidé pour la tenue d’un forum pour la paix et le développement, avec la participation de toutes les forces vives de la province. A son avis, ce rendez-vous représentera une voie de sortie pour le développement du Bas-Congo.

Les fonctionnaires et agents de Kikwit réclament leurs salaires du mois d’avril 2008


Kikwit - Les fonctionnaires et agents de l’Administration publique de la ville de Kikwit ont manifesté samedi sur les artères de la ville pour réclamer le paiement de la totalité de leurs salaires du mois d’avril 2008. Cette marche pacifique s’est terminée à la mairie où ils ont déposé leur mémo à l’autorité urbaine.

Selon certains fonctionnaires, ce paiement traîne à cause du déficit de 6.000.000 de francs congolais constaté sur l’enveloppe salariale. Cette situation entraînerait une perte de 6.000 franc congolais à chaque fonctionnaire de la ville de Kikwit, ont-ils souligné. D’après d’autres sources, l’ordonnateur délégué provincial à la base de cette situation serait déjà aux arrêts à Bandundu.

Grève des agents et fonctionnaires de l’Administration urbaine de Kinshasa


Kinshasa - Les agents et fonctionnaires de l’administration urbaine de Kinshasa ont eux aussi déclenché un mouvement de grève mardi, marqué par des manifestations devant l’Hôtel de ville où ils ont scandé des slogans hostiles à l’exécutif provincial. Les manifestants accusent le gouverneur de la ville, André Kimbuta, de bloquer leur prime de deux mois et le non aboutissement des négociations entreprises à ce sujet entre le cabinet du gouverneur et la coordination syndicale du personnel.

Selon les informations recueillies au gouvernorat, ce retard de paiement concerne non seulement ces agents et cadres, mais aussi les membres du cabinet du gouverneur, du gouvernement provincial et de l’Assemblée provinciale. Il en est de même du personnel de la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK), une régie financière provinciale censée doter l’Exécutif urbain des moyens de sa politique. Selon le ministère provincial de l’Economie et finances, ce retard s’explique par le fait que le forfait alloué à la ville par le gouvernement central en lieu et place de la rétrocession de 40% prévue par la Constitution est insignifiant. C’est avec cette rétrocession libérée également en retard que le gouvernement provincial paie les salaires au personnel concerné, signale-t-on.

Des condamnations pour viols à Kananga


Kananga - Quatre (4) personnes ont été condamnées pour viols, au cours du 1er semestre de l’année 2008, à des peines allant de 5 à 10 ans de servitude pénale et au paiement des amendes de l’ordre de 100.000 FC par le Tribunal de grande instance de Kananga, au Kasaï Occidental, a déclaré mercredi M. Tshibangu Mutombo, président de cette juridiction. Pour la même période, a-t-il ajouté, vingt-sept (27) cas de viol ont été enregistrés, précisant que vingt (20) d’entre eux sont en cours d’instruction. Dans le même contexte, une affaire a été déclarée irrecevable faute des preuves matérielles probants, tandis que deux (2) autres cas ont abouti à l’acquittement des prévenus.

M. Tshibangu Mutombo a rappelé avec insistance, par ailleurs, que la lutte contre le viol des femmes et des jeunes filles passe d’abord par la dénonciation des malfaiteurs devant les OPJ (Officiers de police judiciaire) et les OM (Officiers du ministère public) pour parvenir à décourager leurs auteurs et à les punir conformément à la loi. Il a invité la presse à accompagner la justice dans l’accomplissement de cette tâche sociale pour extirper ce fléau au nom de l’honneur et de la dignité de la femme.

Dix cas de violences sexuelles enregistrés en mai à Kananga


Kananga - Dix cas de violences sexuelles ont été enregistrés en mai dernier à l’antenne de la Ligue de la zone Afrique pour la défense des droits des enfants et élèves (LIZADEEL), à Kananga, chef-lieu du Kasaï Occidental, a déclaré mercredi l’avocat conseil de cette structure, Me Jean Malhis Lungala. Les victimes de ces actes sont les femmes de 19 à 33 ans et les filles de 4 à 17 ans, tandis que les violeurs se recrutent parmi les hommes de 19 à 60 ans. La majorité des cas de viols ont été commis dans la ville de Kananga et quelques uns dans le territoire de Demba, a-t-il précisé.

Les victimes qui ont été amenées à la LIZADEEL par les membres de leurs familles ont été accompagnées sur le plan médical et psycho-social par cette structure. Quelques auteurs de viols sont traduits en justice et d’autres ont fui dans la nature. Face à la recrudescence des cas de violences sexuelles au Kasaï Occidental, Me Lungala a plaidé pour une grande action de sensibilisation de la population pour dénoncer leurs auteurs. La vulgarisation de la loi sur les violences sexuelles est aussi d’une importance capitale, a-t-il dit.



ECONOMIE


RDC/FMI : L'Occident ne décolère pas sur les contrats passés avec la Chine


RDC/FMI : L'Occident ne décolère pas sur les contrats passés avec la Chine


Kinshasa – Le Fonds monétaire international (FMI) entend obtenir du gouvernement « la clarification » sur «les grands projets chinois» discutés début mai 2008 au niveau de l’Assemblée nationale, a indiqué mercredi à la presse le chef de division au département Afrique du FMI, Brian Ames. « Concernant les prêts (chinois), il y a une question de garantie au niveau du gouvernement », a-t-il précisé à l’issue d’une séance marathon de travail que la délégation du FMI, arrivée mardi à Kinshasa, a eue avec la troïka congolaise conduite par le ministre des Finances, Athanase Matenda Kyelu.

Le ministre du Budget, Adolphe Muzito, le vice-ministre du Budget, Célestin Mbuyu et le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Jean-Claude Masangu Mulongo, ont pris part à ces discussions consacrées à la politique du gouvernement sur la stabilisation du cadre macro-économique. Le gouvernement a demandé « des conseils concernant les grands projets chinois », a souligné Brian Ames, ajoutant que le FMI est venu à Kinshasa discuter de ces projets, des implications sur le cadre macro-économique et de l’insoutenabilité de la dette à l’avenir. « Il faut clarifier et discuter » de ces prêts chinois, a dit le chef de la délégation du FMI.

Par ailleurs, le Fonds monétaire international va, après l’appréciation, relancer les discussions autour d’un programme triennal avec le gouvernement du Premier ministre Antoine Gizenga. « On ne peut pas dire qu’il y a quelque chose qui était suspendu jusqu’à aujourd’hui » entre la RDC et le FMI, a indiqué M. Ames, affirmant qu’il y a « un processus où on était en train de discuter d’un programme commun ». La mise en œuvre de ce programme triennal a été au menu de discussions entre la troïka congolaise et la délégation du FMI qui considère la politique du gouvernement comme « un grand sujet », selon M. Ames.

La plus grande question pour le moment, c’est l’implication du prix du pétrole et des produits alimentaires, a estimé Brian Ames qui a fait état des mesures que le gouvernement congolais entend mettre en place pour résoudre ce grand problème.

Les Libanais impliqués dans la vente des batteries avariées à Kinshasa


undefined Kinshasa - Les batteries avariées sont commercialisées dans les maisons de pièces de rechange, au centre ville de Kinshasa, a-t-on appris, mercredi, des automobilistes de taxi et de taxi-bus. Ces derniers révèlent que sur cinq batteries vendues par les maisons de pièces de rechange libanaises au centre ville de Kinshasa, quatre batteries sont de mauvaise qualité et la durée est très courte.

Ainsi, indique la source, une nouvelle batterie ne dure que deux semaines au lieu de dix ou douze mois de longévité pour une batterie de bonne qualité. D’où la préférence de nombreux automobilistes pour les batteries d’occasion d’Europe.

La même source précise que bon nombre des importateurs de batteries sont des Libanais et leur source d’apprivoisement de ces produits recherchés n’est autre que Hong-Kong et Dubaï en Asie. Les automobilistes fustigent enfin la spéculation pratiquée par ces importateurs autour de ces batteries recherchées par les utilisateurs congolais.

Un train de l’Onatra immobilisé par des «Shégués»


Kinshasa – un train de l’Office national de transport (Onatra), desservant la ligne gare centrale-Kasangulu, a été immobilisé à Kinshasa, mardi, par des jeunes désœuvrés, communément appelés « Shégués » afin de dévaliser les passagers, qui allaient au grand marché pour vendre leurs marchandises au centre-ville. Plusieurs passagers se sont vu arracher montres, chaînettes, portables et autres biens de valeur, a-t-on constaté.

L’incident s’est produit à l’arrêt des « Anciens combattants » dans la commune de Kisenso, où les malfaiteurs ont dû sectionner un boyau (dispositif reliant la locomotive à la voiture) pour immobiliser le train et accéder à bord. Pour échapper à l’agression des voyous, certains passagers ont trouvé refuge dans des maisons environnantes.



AFRIQUE


L'armée tchadienne annonce une "victoire décisive" à Am Zoer


L'armée tchadienne annonce une "victoire décisive" à Am Zoer

Kinshasa - L'armée tchadienne a remporté mardi "une victoire décisive" sur la rébellion à Am Zoer (Est) et tué 162 rebelles, a affirmé mercredi le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Touka Ramadan Koré, à des journalistes en présentant les lieux des combats, ont rapporté des stations de radio étrangères captées à Kinshasa mercredi. "C'est une victoire décisive remporté à Am Zoer (80 km au Nord Est d'Abéché, la ville la plus importante de l'Est). Il n'y aura plus de ville prise, les mercenaires soudanais de l'Alliance nationale (qui regroupe les diverses factions de la rébellion tchadienne) ont fui ou sont morts", a déclaré le général.

Il a indiqué qu'il y avait eu "162 rebelles tués recensés et sans doute plus" au cours des combats et que l'armée tchadienne avait détruit et récupéré une quarantaine de véhicules et "fait plusieurs dizaines de prisonniers". L'armée a compté trois morts dans ses propres rangs, a affirmé le général. Une vingtaine de prisonniers, dont cinq blessés, ont aussi été présentés à la presse par les autorités.

Par ailleurs, le Soudan a démenti mercredi les accusations du Tchad selon lesquelles des soldats et hélicoptères de Khartoum ont attaqué une garnison tchadienne à la frontière des deux pays en soutien à l'offensive de la rébellion tchadienne. Le porte-parole de l'armée, le général Othman Mohammed al-Agbash, a déclaré à l'agence nationale Suna que les forces armées soudanaises ne jouaient aucun rôle dans le conflit chez son voisin. "Il n'y a pas de relation entre l'armée soudanaise et l'opposition tchadienne", a-t-il dit à Suna. Le Tchad a affirmé avoir été attaqué mardi par l'armée soudanaise à la frontière.

"Les colonnes de mercenaires envoyés en territoire tchadien ayant échoué à s'implanter dans des points stratégiques, l'armée soudanaise est entrée elle-même en action en attaquant la garnison de l'armée à Adé avec des troupes au sol appuyées par des hélicoptères", a affirmé le gouvernement tchadien.


Le Zimbabwe assouplit la suspension des ONG


mugabe.jpg Kinshasa - Le Zimbabwe a envoyé mercredi des signaux contradictoires, assouplissant l'interdiction d'exercer des organisations humanitaires tout en expulsant un fonctionnaire des Nations Unies, à neuf jours du second tour de l'élection présidentielle. Dans le même temps, relèvent des médias étrangers, l'activité diplomatique dans le pays était intense avec la présence d'un haut représentant de l'
ONU et du président sud-africain Thabo Mbeki. Le régime avait suspendu, début juin, l'accréditation de toutes les organisations non gouvernementales (ONG) présentes dans le pays, accusées de "faire de la politique" avant le duel entre le président Robert Mugabe, 84 ans, au pouvoir depuis 1980, et le leader de l'opposition, Morgan Tsvangirai, 56 ans.

Mais "cette suspension ne prive pas les malades sous traitement (antirétroviral) des programmes d'aide à domicile et des médicaments, et l'aide alimentaire n'est pas concernée par la suspension", a précisé le secrétaire d'Etat pour la sécurité sociale, Sydney Mhishi, cité mercredi par le quotidien d'Etat The Herald.


Simon Mann échappe à la peine de mort en Guinée équatoriale

 

 

 


Kinshasa - Trente ans de prison ont été requis mardi à Malabo contre le mercenaire britannique Simon Mann, accusé d'être le "cerveau" d'un coup d'Etat déjoué en 2004 contre le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, ont indiqué des médias internationaux reçus à Kinshasa mercredi. Le procureur du tribunal de Malabo, où sont jugés depuis mardi matin Simon Mann avec ses coaccusés, a, dans son réquisitoire, estimé que le mercenaire était à la tête d'un groupe voulant "renverser le gouvernement légal".

 

Le procureur général de l'Etat, Jose Olo Obono a expliqué qu'il ne pouvait demander la peine capitale, car le Zimbabwe, d'où Simon Mann a été extradé en février, avait demandé à la Guinée équatoriale qui s'y était engagée, de ne pas le condamner à mort. "La peine de mort est toujours en vigueur dans le pays et ce délit est passible de la peine de mort, mais nous ne demanderons pas cette peine parce que la Guinée équatoriale l'a promis au Zimbabwe lorsque nous avions demandé son extradition", a affirmé M. Obono. Mais, a-t-il poursuivi, "Simon Francis Mann reste l'accusé fondamental de ce procès, car il est au centre de cette tentative de coup d'Etat".

Pour le procureur, "c'est lui qui a accepté la proposition d'exécuter ce coup d'Etat, c'est lui qui a recruté (le Sud-Africain) Nick Du toit", qui dirigeait un groupe de 15 mercenaires à Malabo, et qui depuis purge 34 ans de prison en Guinée équatoriale.

"C'est encore lui qui contacte Mark Thatcher, le fils de l'ancien Premier ministre Britannique Margaret Thatcher pour qu'il finance l'opération de coup d'Etat et ce dernier a même payé toute l'opération aérienne utilisé durant les préparatifs de l'opération de coup d'Etat", a souligné M. Obono dans son long réquisitoire.

Le procureur note que Mark Thatcher, contre lequel un mandat d'arrêt international a été lancé, "était l'un des financiers de l'opération". Le procureur relève encore que "c'est Simon Francis Mann qui signe, pour réaliser l'opération, les contrats de participation de 15 millions de dollars avec Severo Moto Nsa", un opposant au régime du président Obiang, condamné à plusieurs années de prison en Guinée équatoriale.

 

SPORTS

Dragons et Motema Pembe se neutralisent (1-1) au play-off de l’EPFKIN


Kinshasa - L’AS Dragons et le DC Motema Pembe se sont neutralisés sur le score de 1-1, mercredi au stade Tata Raphaël, en match comptant pour la 7ème journée du play-off de l’Entente provinciale de football de Kinshasa (EPFKIN). Le DC Motema Pembe était le premier à ouvrir le score par Ebengo (55ème) de la tête sur centre de Deo Kanda, avant que le capitaine Jerry Tondelua (81ème) prolongeant le tir de Bali, pour l’AS Dragons, ne rétablisse l'équilibre.

 

Signalons que le joueur Tshilembie de l’AS Dragons a écopé d’un carton rouge pour avoir donné un coup volontaire à Kimvaki de DC Motema Pembe. Avec ce match nul, l’AS Dragons compte désormais 9 points pour 6 sorties et monte de la 6ème à la 5ème place, tandis que son adversaire en compte 3 pour le même nombre des sorties et reste la lanterne rouge.

En premier match, l’Olympic club de Kinshasa et le FC les Stars se sont également séparés dos à dos sur la marque de 2-2, grâce aux buts de Nsiomba Masiala (5ème) et Kalupumbu (88ème) pour l’Olympic, de Mbala (7ème) et Inasawa (48ème) pour FC les Stars. Ce jeudi, au stade Tata Raphaël pour le compte de la même journée, l’AS V.Club devrait recevoir le SC Inter.

Le Signal du Continent/ACP/APA

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Jeudi 19 juin 2008

Une folle emporte les recettes journalières d’une station service à Matadi

Matadi - Une folle dénommée Marie, non autrement identifiée, vivant dans les couloirs d’un des pavillons de l’HGR (Hôpital général de référence de Kinkanda) à Matadi dans le Bas-Congo, réservé aux militaires, est franc-cogolais.jpg parvenu à emporter récemment un sac contenant plusieurs millions de FC représentant les recettes journalières d’une station service. La scène a eu lieu dans la soirée, au moment où le gérant de la station service qui s’apprêtait à clôturer ses comptes, s’est aperçu de la disparition du sac (modèle sac de riz de 50 kg) où il range habituellement les recettes du jour avant le versement.

L’alerte a été immédiatement donnée par le gérant qui, bien qu’affolé et désespéré, s’est mis à la recherche du voleur. C’est alors que deux changeurs de monnaie qui se trouvaient dans les environs ont révélé au gérant, une heure après le forfait, avoir aperçu une femme transportant un sac plein. Après recoupement des informations recueillies, le gérant qui était déjà en instance d’arrestation, a fait irruption vers 5 h00 du matin, en compagnie des policiers, au lieu d’hébergement de la folle Marie où il a retrouvé le sac et son contenu intacts, pendant que la folle dormait paisiblement. Surpris d’appendre la nature du contenu de ce sac qui a séjourné toute la nuit dans le pavillon de l’hôpital, les militaires ont vivement regretté de n’avoir accordé aucun intérêt à ce colis pendant que la folle a continué à mener sa vie comme par le passé. Ces agents de l'ordre passés plutôt maîtres en désordre continuent encore à s'en mordre les doigts.

Le Signal/ACP

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Mercredi 18 juin 2008

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NATIONALES

 

Massacres au Bas-Congo

Le gouvernement congolais parle de manipulation, malgré la découverte des fosses communes

 

Kinshasa - Le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, M. Emile Bongeli a animé, mardi une conférence de presse au cours de laquelle il a relevé certaines observations au sujet du rapport spécial de la MONUC sur les massacres perpétrés par Kinshasa sur les adeptes de Bundu dia Kongo (BDK) et la population civile au mois de février et mars de l’année en cours dans la province du Bas-Congo.

Selon le ministre Bongeli, le gouvernement s’étonne de la publication tardive de ce rapport aux « allures tendancieuses et manipulatrices dans lequel le conditionnel est utilisé à souhait pour dissimuler le mensonge, passant même sous silence la persécution des victimes par des adeptes de cette secte. Le porte-parole du gouvernement note, dans son intervention, que la bilan de 100 morts avancé par la MONUC ne reposait sur aucune preuve si ce n’est que des « allégations relatives à la présence des fosses communes ». Alors même qu'ici il ne s'agit plus depuis longtemps d'allégations, puisque des preuves de l'existence de fosses communes ont été produites par une enquête de la province.

Pour le porte-parole et caisse de résonnance du gouvernement, il s'agit d'une "volonté manifeste de la MONUC de « culpabiliser » toujours le gouvernement et à travers un rapport établi de « manière très légère » en parlant de l’insuffisance des preuves, confirmant par la même occasion la présence des fosses communes et le largage des corps dans le fleuve Congo". M. Bongeli a, en outre, indiqué que ce rapport "tendancieux" ne signale pas le débordement des forces de police provinciales par la milice BDK mais il se contente d’appuyer la thèse de la disproportion des forces en insistant sur la police venue de Kinshasa qui a utilisé « des armes non appropriées » pour des opérations de maintien de l’ordre public.

Une fois de plus, le porte-parole du gouvernement a relevé « le caractère nuisible, sinon malhonnête » du rapport qui a qualifié « d’illégitime » l’intervention de l’Etat porté à la protection et à la sécurisation de la population et du territoire national en péril, oubliant que la police a plus tué, violé, volé et détruit qu'elle n'a protégé.

Le gouvernementattend protester avec la dernière énergie auprès du secrétaire général de l’ONU contre la légèreté de ce rapport, l’instrumentalisation de ce dossier et la politisation à outrance de cette situation par les auteurs du rapport pendant que le gouvernement entretien des relations étroites de collaboration, a affirmé le ministre de la Communication et des Médias à qui seuls les naïfs prêtent encore l'oreille.

 

180 réfugiés congolais rapatriés de la Zambie

 

UNHCR-refugies.jpg Kinshasa - Cent quatre vingt (180) réfugiés congolais rapatriés de la Zambie sont rentrés au pays, par la cité frontalière de Kasumbalesa à 90 kilomètres au Sud de Lubumbashi au Katanga, ont annoncé les médias congolais captés mardi à Kinshasa.

La majorité de ces réfugiés avaient fui il y a près de 10 ans, à cause des guerres à répétition qu’a connues une partie de la RDC. Le séjour dans les camps de réfugiés en Zambie leur a permis d’apprendre au moins quelques métiers qui faciliteront une réinsertion sociale rapide, a indiqué la source, ajoutant que ces réfugiés ont fait plusieurs kilomètres à pied, avant d’atteindre Kasumbalesa.

 

 

PROVINCES

 

Un faux vice-ministre de l’EPSP mis aux arrêts à Kamina

 

Kamina - Kabongo Kashala Etienne, qui se passait pour le vice-ministre de l’EPSP et fils du ministre d’Etat Denis Kalume Numbi dans le terriroire de Malemba Nkulu, a été arrêté samedi 8 juin dernier à Kabondo Dianda en territoire de Bakama par l’auditorat militaire de Kamina. Transféré à Kamina le 9 juin, le dossier est en instruction au PGI (Parquet de Grande Instance). L’escroc Kabongo Kashala Etienne usait de l’influence à Malemba Nkulu pour bénéficier de nombreuses faveurs et services notamment de véhicule officiel de l’A.T. de Malemba pour le transport de l’escroc jusqu’à Lubumbashi.

 

Un escroquait opérait avec une carte de membre de la famille présidentielle

 

Par ailleurs, le tribunal de paix de Lubumbashi-Kamalondo, siégeant en matière répressive au premier degré, a condamné le prévenu David Mahamba Kalumbi à 36 mois de SPP pour usage de faux et à 6 mois pour escroquerie et contrefaçon. Ce dernier qui se faisait passer pour un membre de la famille présidentielle a été appréhendé au gouvernorat de province en possession d’une carte de membre de la famille présidentielle avec laquelle il a obtenu beaucoup des biens et certains documents litigieux. Mais si une telle carte existe réellement, alors personne ne sait dans quelle république bananière la RDC s'est engagée.

 

Le célèbre trou « Libulu Manzengele » maîtrisé

 

Kinshasa - Le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango, s’est rendu personnellement compte de la disparition du célèbre trou de l’avenue Manzengele, célèbre sous le nom de "Libulu Manzengele" dans la commune de Ngaba à Kinshasa, après les travaux qui y ont été effectués par l’entreprise AFRITEC sur fonds propres de la ville. Le numéro un de la capitale était agréablement surpris de constater que ce trou, situé ou croisement des Avenues Manzengele et Université n’existe plus que de nom, rapporte un communiqué de l’Hôtel de ville reçu lundi. Les ingénieurs de l’AFRITEC sont parvenus à le maîtriser grâce aux moellons et à la caillasse placés sur le site à titre provisoire en attendant les grands travaux à exécuter par le gouvernement central. Ce trou avait longtemps constitué un calvaire pour les automobilistes qui ne pouvaient plus relier directement le rond-point Ngaba et le centre-ville, rappelle-t-on.

 

De l’eau potable pour la population de camp Luka à Kinshasa/Ngaliema

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Kinshasa - Le gouverneur de la ville province de Kinshasa, André Kimbuta Yango, a procédé au lancement des travaux de canalisation des tuyaux de la REGIDESO dans le quartier Camp Luka, commune de Ngaliema, qui seront exécutés par les agents de cette entreprise nationale de distribution d’eau potable. Ainsi, aussi curieux que cela puisse paraître, certaines personnes n'ont pas accès à la petite eau potable en pleine capitale congolais et en plein 21ème siècle, alors que d'autres chantent et dansent en toute impunité après avoir pioché dans les caisses de l'Etat. Qui pouvait le croire ?

Le ministre provincial chargé des Transports, Mines et Energie, Emmanuel Mangwana Nzolameso, a rassuré à cette occasion, la population de la fin des travaux dans plus ou moins trente cinq jours permettant ainsi à environ cinquante mille âmes d’avoir enfin accès à l’eau potable.

 

Mauvaise gouvernance dans le territoire de Songololo

 

Matadi - La commission d’enquête de l’Assemblée provinciale du Bas-Congo déployée à travers les districts de la Lukaya et des Cataractes sous la direction de député Léonard Nsimba Nzungila pour contrôler la gestion des entités territoriales décentralisées (ETD), particulièrement des fonds d’investissement alloués dernièrement aux territoires par l’Exécutif provincial, a dénoncé vendredi en plénière la mégestion constatée dans le territoire de Songololo.

En  comparaison de quelques irrégularités enregistrées dans la gestion de certains territoires, la mauvaise gouvernance constatée dans le territoire de Songololo lors des différentes interventions des députés en plénière, était d’une « extrême gravité » en raison de l’implication des élus du peuple dans la mégestion des fonds affectés à la réalisation des projets de développement dans la cité de Kimpese et le centre de Songololo.

Selon  la commission d’enquête  qui rapportait des témoignages recueillis sur place, deux députés de cette entité, l’un national et l’autre provincial, dont les identités n’ont pas été révélées, avaient initié à l’insu de la population des projets d’électrification de la cité de Kimpese et d’adduction d’eau potable au centre de Songololo. Sans tenir compte de la primauté des autres projets en raison de leur impact sur le vécu quotidien de la population, les projets présentés par les deux dignitaires ont été agréés et financés par l’autorité provinciale « sans ménagement », au point que les justifications sur l’exécution des travaux posent actuellement problème auprès de la hiérarchie locale en raison de l’implication de ces députés dans la gestion des fonds. Au terme d’un débat houleux, la  plénière a accepté de transférer le dossier au comité des sages qui devra entendre le député provincial incriminé et statuer éventuellement sur son cas.

 

 

ECONOMIE

 

L'évolution de la construction de la première autoroute congolaise est satisfaisante, selon Moïse Katumbi

 

Lubumbashi - M. Moïse Katumbi Chapwe, gouverneur du Katanga, a effectué récemment une visite d’inspection au chantier de construction de l’autoroute de Kasumbalesa, la première en RDC, en vue de se rendre compte de l’évolution des travaux. Accompagné du ministre provincial des Infrastructures, il a parcouru 70 km de route pour inspecter les travaux qu'une société chinoise est en train de réaliser depuis le lancement de ces travaux le 13 avril 2008 par le président Joseph Kabila dans le cadre d’un suivi.

Auparavant, le gouverneur du Katanga avait suivi les explications du responsables de la société CREC qui asphalte au moins 2 km de route par jour. Pour la première phase, CREC construit une route de 7 m de largeur avec une épaisseur de 4 cm de couche compactée de bitume. Après les explications, le gouverneur et sa suite ont visité l’usine de production de bitume, d'une capacité de 60 tonnes par heure. Aussitôt après, le gouverneur est monté lui-même sur un engin pour asphalter une partie de l’autoroute, dont les travaux pourront prendre fin dans un délai prévu de 24 mois, estime-t-on.

 

Le Bas-Congo révise son budget pour l’exercice 2008

 

Matadi - Les députés provinciaux du Bas-Congo réunis vendredi en plénière sous la direction de la vice-présidente de l’assemblée provinciale, Josiane Mfulu Massaka, ont adopté à l’unanimité le budget révisé de la province pour l’exercice 2008, de l’ordre de 62.273. 477. 804,18 FC (Soixante-deux milliards deux cent septante-trois millions quatre cent septante-sept mille huit cent et quatre francs congolais dix-huit centimes). L’adoption de ce budget, qui remplace celui présenté et défendu devant l’assemblée provinciale à la session budgétaire de décembre 2007 par le gouverneur Simon Mbatshi Batshia, met fin à la divergence des vues qui avait prévalu au sein de cette institution au début de la semaine.

M. François Kimasi
Président de l'Assemblée provinciale

PICT0086.JPG Faisant l’économie de ce budget, le député Nzamasumu Ngolo, président de la commission économico-financière, a fait savoir dans son exposé devant l’assemblée que ce budget qui est passé de 124.659.469.568,98 FC (Cent vingt-quatre milliards six cent cinquante-neuf millions quatre cent soixante-neuf mille cinq cent soixante-huit francs congolais nonante-huit centimes) à 62.273.477.804,18 FC, a connu une diminution de 50,05% en raison des contraintes liées à l’allocation par le gouvernement central d’un montant forfaitaire aux provinces en lieu et place des 40 % des recettes à caractère national prévus par la constitution.

Dans ce contexte, a-t-il poursuivi, les recettes allouées à la province du Bas-Congo pour l’exercice en cours se chiffrent à 40.491.496.809 FC (Quarante milliards quatre cent nonante et un millions quatre cent nonante-six mille huit cent et neuf francs congolais), le reliquat étant complété par les recettes locales pour un montant de 21.781.980.995,18 FC (Vingt et un milliards sept cent quatre-vingt-un millions neuf cent quatre-vingt mille neuf cent nonante-cinq francs congolais dix-huit centimes).

D’autre part, le député Nzamasumu a soutenu qu’en dépit de la circulaire 002/CAB/MIN BUDGET/2008 du 15 janvier 2008 fixant la clé de répartition des recettes nationales entre la province et les Entités territoriales décentralisées ( ETD ), soit 60% à la province et 40% aux ETD, l’assemblée provinciale et le gouvernement provincial se sont convenus pour une répartition équitable des recettes nationales provenant du gouvernement central en vue de disponibiliser davantage de moyens en faveur des ETD locales pour l’exercice en cours.

 

AFRIQUE

 

Les rebelles tchadiens affirment avoir pris Am Zoer

 

Kinshasa - Un officier tchadien a été fait prisonnier par les rebelles qui ont lancé une offensive mardi matin en prenant la localité d’Am Zoer, ont affirmés les médias étrangers reçus à Kinshasa. "Nous avons pris Am Zoer après de violents combats. Nous avons fait prisonnier le chef de la garnison. C'est un officier supérieur et nous vous communiquerons son nom après identification", a affirmé Ali Gueddei, porte-parole de l'Alliance nationale, regroupant les diverses factions rebelles, joint par téléphone depuis N'Djamena.

"Nous avons aussi pris un (canon de) 14,5", a poursuivi M. Gueddei, précisant que les rebelles avaient quitté Biltine à une soixantaine de kilomètres à l'ouest dans la matinée. La veille, le ministre de la Communication tchadien Mahamat Hissène avait estimé que les rebelles tentaient de s'extraire du Tchad en se dirigeant vers le Soudan. La ville d'Am Zoer est à l'est de Biltine, prise lundi, elle-même à l'est d'Am-Dam prise dimanche. Abéché, la ville la plus importante de l'est tchadien, est la principale garnison de l'armée régulière et c'est là que sont notamment stationnés les hélicoptères de combat.

 

Le Signal/ACP

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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Mardi 17 juin 2008

Report au 10 juillet prochain du procès de 20 adeptes de BDK du Bas-Fleuve

 

Matadi Le tribunal de grande instance (TGI) de Matadi, siégeant jeudi dernier au premier degré en matière répressive dans la salle d’audience de la Cour d’appel du Bas-Congo, sous la présidence du juge Bopengo, a reporté au 10 juillet 2008, à la requête de la partie défenderesse, le procès opposant le ministère public représenté par l’Officier du ministère public (OMP) Kalonda à vingt adeptes de Bundu dia Kongo (BDK) provenant du district du Bas-Fleuve. Avant de décider ce report, le TGI de Matadi avait procédé à l’identification des détenus, dont un était décédé en détention et trois autres hospitalisés à l’hôpital général de référence de Kinkanda à Matadi.

Dans l’énumération des charges retenues contre chaque détenu pris individuellement, le ministère public a fait état d’association de malfaiteurs (BDK) pour attenter aux personnes et à leurs biens, d’érection des barricades pour entraver l’exercice de la force publique, de rébellion et d’atteinte à l’autorité de l’Etat ainsi que de mouvement insurrectionnel et de détention d’armes de guerre. S’agissant de la délocalisation de la salle de la salle d’audience du TGI de Matadi à la Cour d’appel du Bas-Congo, le président du TGI a déclaré que cette décision avait été prise pour des raisons de sécurité et qu’elle n’allait pas influer, dans le sens de mettre en péril l’indépendance des juges, sur le prononcé du jugement par le tribunal.

 

Des détenus fatigués, mal nourris et malades et qui appellent à la compassion

 

Plusieurs observateurs présents à l’audience du TGI/Matadi, parmi lesquels des activistes des droits de l’homme, ont élevé la voix pour solliciter du Président Kabila, une mesure de grâce générale en faveur des détenus BDK. En effet, la présence de ces 16 détenus a ému plus d’une personne dans la salle d’audience en raison de l’extrême fragilité psychique et physique dont ils faisaient montre, la plupart d’entre eux accusant des signes de fatigue, de malnutrition voire de maladie. Leur bas niveau d’instruction manifeste semble en outre prouver que ces inculpés, pour les observateurs sur place, étaient des « illuminés » habilement manipulés, agissant sous l’impulsion de croyances élémentaires. L’assistance a eu la nette impression de se trouver devant des détenus qui réalisaient enfin la gravité de leurs actes. « Ils sont si jeunes et même trop naïfs pour être envoyés en prison à cause de cette « idylle » religieuse passagère qui a obscurci leur entendement », a déclaré un psychologue de Matadi qui a requis l’anonymat. Plutôt que de poursuivre ce procès, l’Etat congolais rendrait de précieux services à ces jeunes pères de famille en les regroupant pour une session de réarmement moral en vue de les ramener à la vie normale de responsabilité, a-t-il poursuivi.

Mais on est en droit de se demander ce que le ministère public attend pour déférer l'autre partie, policiers et leurs commanditaires, devant les juridictions, après toutes ces révélations de massacres de la population civiles, vols, viols et destructions méchantes perpétrés à vaste échelle par ceux-là même qui sont censés assurer la protection des personnes et biens. Au cas contraire, comment ne pas croire que la justice congolaise n'est pas juste, mais inféodée à souhait.

 

Le Signal/ACP

Par Cornelis Nlandu-Tsasa
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