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Quotidien du mercrdi 7 novembre 2007
RDC – INFOS NATIONALES
Des députés pour une révision de la Constitution permettant au Président de siéger au CSM
Kinshasa - Trois cent dix députés issus de la majorité présidentielle demandent une révision de la Constitution dans une pétition déposée au Bureau de
l’Assemblée, ont indiqué mardi des initiateurs du projet qui comptent obtenir la révision de l’article 152 et permettre que le président de la République et le ministre de la Justice fassent
partie du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).
L’initiateur de cette proposition, Tshibangu Kalala (député indépendant proche de l’AMP), a expliqué qu’il souhaitait voir aussi entrer au CSM des
représentants de la société civile (avocats, universitaires, militants des droits de l’Homme). «Nous devons moderniser cette institution, comme c’est le cas dans d’autres pays comme la France ou
la Belgique. Le CSM ne doit pas être un simple syndicat de la magistrature», a-t-il plaidé.
Selon la Constitution promulguée en février 2006, le CSM n’est constitué que de magistrats. La loi organique devant déterminer l’organisation et le
fonctionnement du CSM n’a pas encore été adoptée.
La proposition de révision n’a été signée par aucun élu de l’opposition. «La tentative de nos collègues s’inscrit dans une logique de violation de
la Constitution. Revoir ce texte de loi dans ce sens serait remettre en cause l’indépendance du pouvoir judiciaire par rapport au pouvoir exécutif», a déclaré Fidèle Babala, député du Mouvement
de libération du Congo (MLC).
Les députés signataires demandent aussi la révision de l’article 110 de la Constitution, pour permettre à un député de récupérer son mandat après avoir
exercé d’autres fonctions, ainsi que de l’article 197, pour faire bénéficier aux députés provinciaux, eux aussi élus au suffrage universel, d’une immunité au même titre que les députés nationaux
pendant la durée de leur mandat.
Des magistrats opposés à la présence du chef de l’Etat au CSM
Le principal syndicat de magistrats s’est opposé mardi à une proposition de révision de la Constitution qui permettrait au président de la République de
siéger au Conseil supérieur de la magistrature (CSM).
«La présence du chef de l’Etat et du ministre de la Justice au sein du CSM telle que demandée par des députés de l’Alliance de la majorité présidentielle
(AMP) serait une violation de la Constitution et remettrait en cause l’indépendance du pouvoir judiciaire», a déclaré le président du Syndicat national autonome des magistrats du Congo (Synamac),
Nsambayi Mutenda.
M. Mutenda a mis en garde contre les risques de mise sous tutelle de la magistrature congolaise. Cette proposition remettrait en cause «l’indépendance de
la justice que nous voulons bâtir», a-t-il affirmé. Il a estimé que cette révision allait à l’encontre de l’article 220 de la Constitution, qui stipule que «l’indépendance du pouvoir judiciaire»
ne peut «faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle».
Des ministres appelés à s’expliquer mercredi à l’Assemblée nationale
Kinshasa – Le ministre d’Etat aux Infrastructures, travaux publics et reconstruction, Pierre Lumbi Okongo, et le ministre de l’Urbanisme et habitat, Laurent-Simon Ikenge, étaient
attendus à la plénière convoquée ce mercredi à l’Assemblée nationale où ils devront s’expliquer sur des questions d’actualité.
Le ministre d’Etat Pierre Lumbi répondra aux préoccupations des députés sur la dégradation totale de la voirie urbaine dans la capitale, tandis que le
ministre Ikenge devra fournir des explications sur les constructions anarchiques, considérées comme quelques unes des principales causes des catastrophes et dégâts enregistrés lors des récentes
pluies diluviennes.
La question orale avec débat destinée à ces deux hommes d’Etat a été initiée par le député Kanku, dont la motion a été acceptée par la plénière. Un autre
ministre d’Etat attendu est celui des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Antipas Mbusa Nyamwisi, qui s’expliquera, en même temps que le ministre du Budget, Adolphe Muzitu,
sur la non mise en circulation des passeports biométriques.
Grève dans l’Administration publique
Kinshasa - Les principaux syndicats de la fonction publique ont déclenché lundi une grève de sept jours pour exiger l’application d’un barème
salarial négocié en 2004, a-t-on appris mardi de source syndicale.
«A la demande de notre base, nous avons décidé d’observer une grève de sept jours sur toute l’étendue du pays pour demander au gouvernement de respecter
la parole donnée, c’est-à-dire l’application de l’accord de Mbudi»,a déclaré à la presse Romain Mutumoyi Tamundele, président de la plate-forme syndicale de l’Administration
publique.
Le mot d’ordre de grève était largement suivi mardi dans les différentes administrations de Kinshasa et dans les ministères, où de nombreux
fonctionnaires étaient rassemblés à l’extérieur de leurs bureaux. Le mouvement était inégalement suivi en province.
En 2004, gouvernement et syndicats s’étaient mis d’accord à Mbudi (localité proche de Kinshasa) sur un nouveau barème salarial qui fixait le traitement
mensuel d’un huissier - la plus basse catégorie de fonctionnaires - à 208 dollars et celui d’un secrétaire général d’administration à 2.080 USD.
Ce barème n’avait toutefois pas été appliqué et au terme de nouvelles négociations fin 2006, le gouvernement avait accepté d’augmenter progressivement
les salaires sur une fourchette allant de 70 à 700 USD.
Selon M. Mutumoyi, les huissiers sont payés depuis septembre 70 USD à Kinshasa et 62 USD en province, mais l’augmentation progressive n’est toujours pas
appliquée pour les autres catégories de personnel.
«En dépit de toutes les promesses données, nous n’avons rien vu venir. Si à l’expiration des sept jours, le gouvernement fait la sourde oreille, nous
allons tirer la conclusion de sa mauvaise foi et la grève va continuer», a-t-il prévenu.
Les syndicats, qui estiment à plus de 500.000 les agents de la Fonction publique en RDC, exigent aussi l’uniformisation des salaires entre Kinshasa et
l’intérieur du pays.
Don de 10 camions
de la Chine aux FARDC
Kinshasa - La République populaire de Chine a fait un don de 10 (dix) véhicules militaires aux Forces armées de la République Démocratique du Congo
(FARDC), au cours d’une manifestation qui s’est déroulée mardi à la Base logistique centrale (BLOG), sous la présidence du ministre de la Défense nationale et des anciens combattants, Chikez
Diemu.
Ce dernier a déclaré que la RDC vient d’amorcer un tournant décisif qui la place face à des défis qui exigent des profondes réformes pour les relever et
atteindre des résultats substantiels.
Le ministre Chikez a, en outre, qualifié la Chine de « modèle de partenariat » pour ces actes et actions en RDC toujours mis en exergue, citant
en guise d’illustration, l’accompagnement de la RDC par Chine en toutes circonstances, de joie ou de peine.
Pour sa part, l’ambassadeur de Chine M. Wu Zexian a qualifié ce don de geste amical de son pays en faveur de la RDC. La signature de l’accord s’est
déroulée devant le commandant de la Force terrestre, le général Gabriel Amisi ainsi que des commandants d’autres forces. Ces véhicules 6x6 sont en mesure de tracter des
canons.
PROVINCES
Les députés UN pour la démission du chef de l’Assemblée du Kasaï Occidental
Kinshasa - Onze députés du groupe parlementaire de la plate-forme politique UN (Union pour la nation) ont signé une déclaration politique exigeant la
destitution du président de l’Assemblée provinciale. Au cours d’un point de presse tenue lundi à Kananga, ces députés ont accusé Omer Mijimbu, lui aussi membre de l’UN,
d’«incompétence».
Pour sa part, le président de l’Assemblée estime que les députés doivent agir en se referant aux textes qui les régissent. Quatre griefs sont portés
contre le président de l’Assemblée provinciale, dont trois se rapportent à la mauvaise gestion.
Pour les signataires, Omer Mijimbu «gère les plénières de manière dictatoriale et émotionnelle» en violation de la Constitution et du règlement
intérieur. Ils mentionnent aussi la mauvaise gestion des ressources financières et humaines qui, selon eux, est caractérisée par les détournements de fonds.
Toutefois, les députés de l’UN, signataires de la déclaration, ont promis de continuer à siéger à l’Assemblée.
Une centaine de maisons écroulées à Memkao après une pluie torrentielle
Kinshasa - Une centaine de maisons, la plupart construites en briques adobes, se sont écroulées lundi, à Menkao, cité urbano-rurale située à quelque 120
km du centre ville de Kinshasa dans la commune de Maluku, à la suite de la pluie torrentielle qui s’est abattue toute la nuit, laissant de nombreuses familles sans abri.
La pluie diluvienne qui n’a pas causé de perte en vie humaine, a cependant provoqué d’importants dégâts matériels ainsi que des inondations sans pareille
sur tout le plateau de Menkao. Pour la toute première fois, ces inondations ont charrié de nombreux poissons qui ont permis à quelques habitants de se livrer, à cœur joie, à leur ramassage au
moment où d’autres familles déploraient la disparition de leurs effets.
C’est jusqu’aux environs de 11 heures que des voyageurs et automobilistes sur la nationale n°1 qui, apeurés par des crues d’eaux, ont du s’arrêter en
attendant la fin de la pluie qui a ravagé plusieurs hectares de champs de maïs, de manioc et d’arachides.
« C’est depuis 9 ans que j’habite la cité de Menkao sans connaître une telle pluie », s’est exclamée Adèle, épouse d’un vieux notable décédé.
Elle a appelé quelques personnalités du pays qui fréquentent ce coin agricole à songer aux caniveaux sur la nationale n°1 qui traverse cette cité et y construire des digues pour sécuriser la
population.
M. Mengi, secrétaire du quartier, s’emploie à enregistrer le nombre des sinistrés en vue d’adresser un rapport à la hiérarchie. Menkao, centre agricole
réputé de la commune de Maluku, est dépourvu de l’eau potable. Il ne dispose que d’un groupe électrogène, don de feu Président Laurent-Désiré Kabila, qui alimente la cité en électricité pendant
deux heures la nuit.
Comparution de Yves Kawa Mandro à Bunia
Kinshas - L’ancien seigneur de guerre du groupe armé Pusic (Parti pour l’union et la sauvegarde de l’intégrité du Congo) a comparu devant la Cour
d’appel de Kisangani, siégeant en chambre foraine à Bunia, chef-lieu du district de l’Ituri.
Il est poursuivi pour arrestation arbitraire de l’ancien ministre des Droits humains Tumba Lwaba, association
de malfaiteurs et meurtres, selon une source onusienne.
Costume trois pièces de couleur grise, cheveux longs, Kawa Panga Mandro, s’est présenté serein, devant la cour. En première partie du dossier, la cour
s’est penchée sur le meurtre des civils, en janvier 2003 dans la localité de Kpabu dont le prévenu a nié son implication.
S’agissant de l’association de malfaiteurs dénommés Zimbabwéens, supposés auteurs de meurtre de plusieurs civils vers Datule au bord du lac Albert,
Kawa a déclaré que c’est une histoire montée de toute pièce par le ministère public.
La Cour a accordé 48 heures à la partie civile pour lui permettre de donner sa conclusion et à la défense de présenter des témoins.
Concernant l’arrestation arbitraire de Tumba Luaba en 2003, l’accusé a dit avoir agi ainsi pour obtenir la libération de Thomas Lubanga et autres
membres dirigeants de l’UPC (Union des patriotes congolais), arrêtés à l’époque par le gouvernement central.
Des pécheurs rwandais arrêtés à Bukavu
Bukavu – Des pêcheurs rwandais ont été arrêtés par les éléments de la Force navale des FARDC à Bukavu pendant qu’ils opéraient dans le lac Kivu en cette
période interdite de la pêche par la coordination provinciale de l’Environnement, en collaboration avec la Synergie des pêcheurs.
Ces pêcheurs en complicité avec certains éléments des FARDC ont eu à violer les instructions congolaises. Cinq lampes Coleman, des filets et matériels de
pêche ont été saisies à cette occasion.
Le 31 octobre dernier, 24 pêcheurs congolais étaient arrêtés puis libérés par les services des migrations du Rwanda de la préfecture de Nyamasheke, après
négociations avec les autorités de Bukavu.
Cinq enfants morts de malnutrition à Mobayi Mbongo
Kinshasa - Cinq enfants sont morts de malnutrition en l’espace d’une semaine à Simbala, localité située à 55 km de Gbadolite, dans la province de
l’Equateur, a annoncé le médecin chef de district du Nord-Ubangi en mission d’évaluation dans cette localité. Il a ajouté que 62 autres enfants souffrent de malnutrition aiguë.
Le Dr José Bienzeli, médecin chef de zone de santé de Mobayi- Mbongo, attribue cette malnutrition aux mauvaises habitudes alimentaires des habitants de
la région. «Ils ne mangent que du fufu (farine de manioc) et du pondu ( feuilles de manioc) de mauvaise qualité. Ces habitants pensent qu’il s’agit d’un mauvais sort, alors que la zone de santé
de Mobayi Mbongo manque d’assistance.
Face à cette situation, Dr Bienzeli a alerté des ONGD qui s’occupent plus du domaine nutritionnel. «Nous avons essayé de contacter la FAO, le Pronalut et
nous attendons», a-t-il affirmé.
ECONOMIE
60 millions de dollars de la Chine pour la réhabilitation des Télécom en RDC
Kinshasa – La Chine vient de disposer une enveloppe de 60 (soixante) millions de dollars pour la réhabilitation du
secteur des télécommunications, a déclaré M. Wu Zexian, ambassadeur de la Chine en RDC, au cours de la manifestation de remise de 10 (dix) véhicules chinois aux FARDC. M. Zexian a souligné que
son pays est décidé d’accompagner la RDc dans ses efforts de reconstruction natiionale.
Il a, en outre, indiqué que cette enveloppe a été conclue dans le cadre du prêt préférentiel consenti par la Chine à la RDC. Pour M. Zexian, ce
partenariat s’étendra à travers toute l’Afrique.
Par ailleurs, il a également annoncé la mise à disposition d’un montant de cinq millions de dollars pour revitaliser le secteur alimentaire. Selon M.
Zexian, la Chine ne se départira pas de sa ligne de conduite en ce qui concerne le partenariat avec la RDC.
La MIGA disposée à sécuriser les investissements étrangers en RDC
Kinshasa - L’ Agence multilatérale de garantie des investissements (Miga) est disposée à sécuriser le potentiel d’investissements étrangers en RDC, a
rassuré mardi la vice-présidente de cette institution, Yukiko Omura, au terme d’une visite de travail de 48 heures à Kinshasa. « Il y a beaucoup d’investisseurs étrangers qui sont
intéressés dans le domaine des mines », a-t-elle indiqué au cours d’une conférence de presse organisée à la représentation de la Banque mondiale en RDC .
Elle a affirmé n’avoir pas été au courant du rapport sur la révisitation des contrats miniers initiée par le gouvernement congolais. La vice-présidente
de la Miga a réitéré l’engagement de son institution d’offrir ses garanties aux investissements étrangers directs face aux risques politiques dans le pays.
La Miga compte ainsi mobiliser un nombre important d’investisseurs pour la RDC dans les domaines des mines, de l’électricité, de l’eau et des
infrastructures.
Yukiko Omura a évoqué avec le ministre des Finances les possibilités d’élargir le portefeuille d’investissements de la Miga dans le pays.
Le gouvernement interdit la commercialisation des mitrailles
Kinshasa – Le gouvernement congolais vient d’interdire la commercialisation des mitrailles ferreuses et non ferreuses sur toute l’étendue du territoire
national, dans un arrêté interministériel signé le 25 octobre
2007 dernier par le ministre de l’Industrie, Simon Mboso Kiamputu, et son collègue du Commerce extérieur, Denis Mbuyu
Manga.
Aux termes de cet arrêté reçu mardi, cette interdiction vise principalement l’achat et la vente à l’étranger de ces matières, et réduit leur transaction
au profit des industries locales pour une transformation destinée à la consommation intérieure.
Le gouvernement met en garde tout contrevenant et promet des sanctions et une amende équivalant au double de la valeur de la quantité des produits
saisis. La commercialisation de ces produits opérée en grande partie par des expatriés a favorisé l’exportation frauduleuse des mitrailles et d’autres minerais congolais.
23 cabines électriques hors service à Kinshasa, selon la SNEL
Kinshasa – Vingt-trois (23) cabines électriques des sept cents (700) du réseau domestique de la ville de Kinshasa sont hors service, a indiqué le
week-end dernier l’administrateur-délégué général adjoint de la SNEL (Société nationale d’électricité), Bernadette Tokwaulu Aena, au cours d’une visite d’inspection dans quelques installations
électriques de la capitale.
L’ADGA de la SNEL qui s’exprimait ainsi devant les populations de Lemba et de Kingabwa, a souligné que la SNEL a des nombreux défis à relever et compte
sur l’implication de la population dans la protection et la gestion des installations électriques dans leurs juridictions.
Elle a préconisé que les abonnés devront travailler main dans la main avec les CIQ (Comités d’initiatives des quartiers) dans le cadre de la politique de
proximité instaurée par la SNEL. « Il faut un peu de discipline. La SNEL n’a pas que Lemba et Kingabwa », a-t-elle dit avant d’insister sur la protection des équipements et le respect
du patrimoine commun.
AFRIQUE
Visite du Roi d'Espagne à Melilla sur fond de vives tension avec Rabat
Kinshasa - Le Roi d'Espagne, Juan Carlos, a effectué mardi à Melilla le deuxième volet de sa visite dans les deux enclaves espagnoles au Nord du
Maroc, à l'origine d'une vive tension diplomatique avec Rabat qui revendique ces territoires, ont rapporté des stations de radio étrangères reçues mardi. 24
heures après une visite de cinq heures à Ceuta, le Roi, accompagné de la Reine Sofia, s'est déplacé à Melilla, pour la première fois depuis son accession au trône en 1975.
Le souverain a été acclamé, à la mi-journée, sur la grand-place de cette ville portuaire de 70.000 habitants, située au Nord-Est du Maroc, par une foule
compacte, aux cris de "Viva España!", "Melilla espagnole!", "Vive le Roi!". La cité, avec statut de ville autonome, arborait pour l'occasion une mer de drapeaux espagnols. Très peu de musulmans, qui composent environ la moitié de la population locale, étaient visibles dans la foule sur la "Plaza de España".
Le Roi a donné ensuite un discours à la mairie devant les autorités locales, dans lequel il a repris une bonne partie des paroles très protocolaires déjà
prononcées la veille à Ceuta, l'autre enclave espagnole du Nord du Maroc. «En tant que Roi pour tous les Espagnols, je me devais de visiter Melilla avec la Reine », a-t-il expliqué,
remerciant les habitants pour leur accueil, sans faire la moindre allusion à la colère exprimée par Rabat.
Sa visite à Ceuta et Melilla a suscité une forte tension avec le Maroc. "L'Espagne doit comprendre que le temps du
colonialisme est révolu, et irrévocablement", a déclaré lundi soir le Premier ministre marocain Abbas El Fassi. "Ceuta et Melilla font partie intégrante du territoire national et leur
récupération se fera par des négociations directes comme ce fut la cas pour Tarfaya, Sidi Ifni et pour le Sahara marocain", a-t-il ajouté.
Le Premier ministre marocain, chef du parti nationaliste Istiqlal, a averti que la visite de Juan Carlos était "de nature à influer sur les relations
entre les deux pays et sur la sécurité et la stabilité dans la région méditerranéenne".
La chambre marocaine des représentants a, de son côté, appelé lundi soir l'Espagne à un "dialogue sérieux et responsable" sur "l'occupation" de terres
marocaines. Le Roi du Maroc, Mohamed VI, avait rappelé, vendredi, son ambassadeur en Espagne pour consultations.
SPORTS
L’entraîneur de Mazembe en stage de remise à niveau à Marseille
Kinshasa – L’entraîneur du TP Mazembe Englebert de Lubumbashi, Mutubile Santos, est arrivé lundi à Marseille en France, où il passera 45 jours de stage de remise à
niveau au sein de l’Olympic de Marseille, club évoluant au championnat d’élite français, a-t-on appris mardi du secrétariat exécutif de cette entité sportive.
Pendant un mois et demi, avec le concours du staff technique de Marseille, Mutubile va se perfectionner et s’imprégner de nouvelles techniques de
football sur terrain, lesquelles seront avantageuses pour l’équipe de Mazembe à son retour. Pour avoir joué dans ce club, Mutubile n’est pas un nouveau venu dans Marseille. Les frais du séjour et
les titres de voyage ont été payés par le président sponsor de Mazembe, le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, indique-t-on.
Il est à rappeler que Mazembe est l’une des équipes représentantes de la RDC à la 12ème Ligue des champions de football de la Confédération
africaine de football (CAF).
Le Signal du Continent
Avec l’ACP et l’APA