Imbroglio dans l’organisation de la presse lors de la visite de Kadhafi

Publié le par Cornelis Nlandu-Tsasa

Imbroglio total dans l’organisation de la presse à la visite du Président Kadhafi en France
 
Yalale-et-policiers-copie-1.jpgBruxelles - L’Organisation de la Presse africaine (OPA), qui organise les accréditations ainsi que le travail des journalistes à l’occasion de la visite officielle qu’effectue le Président Mouamar Kadhafi en France du 10 au 15 décembre, fait preuve d’un amateurisme sans précédant.
Alors que tous les six journalistes venus de Bruxelles pour assurer la couverture de l'événement étaient déjà repartis lundi, après avoir été informés qu’à la suite de la polémique née autour de cette visite, les activités du Guide libyen étaient réduites aux seuls contacts avec les officiels français, voici que le secrétaire général de l’OPA, invisible du peloton jusque là, diffuse mercredi un communiqué selon lequel il « vient de rejoindre la délégation libyenne à Paris et est en relation constante avec le Directeur général des Relations extérieures de la Libye ».
Il ajoute sans rire à l’attention des journalistes qu’il « se tient à votre disposition afin de répondre à l’ensemble de vos questions », ajoutant même : « Comme vous le savez, la date, l’heure et le lieu de la rencontre-débat du Guide Libyen n’ont pas encore été communiqués ».
On se pose la question de savoir où était passé cet homme sensé coordonner la presse depuis le début de la visite du Président libyen lundi, pour n’apparaître que deux jours plus tard, de surcroît via un communiqué, alors que les journalistes accrédités étaient dans l’entre-temps abandonnés à la merci des amateurs, comme s’ils étaient simplement venus grossir les rangs de ces « applaudisseurs » qui avaient été recrutés en nombre, moyennant 200 euros.
PICT0047.JPGPour rappel, il était initialement prévu une conférence de presse et une rencontre avec la Diaspora africaine d’Europe avec le Guide de la Jamahiriya libyenne, lesquelles, selon les précisions glanées sur place, avaient été toutes deux décommandées à cause des protestations grandissantes en France aussi bien au sein de l’opposition que dans les propres rangs de Nicolas Sarkozy accusant le président libyen d’atteinte aux droits de l’Homme dans son pays.
Un cérémonial compliqué avait pourtant été monté par l’Organisation de la Presse africaine avant le déplacement de Paris, réclamant aux journalistes une « demande d’accréditation écrite » ainsi qu’une « demande d’interview à n’envoyer que sur papier en-tête, scannée et par mail ».
 
Cornelis Nlandu

 

Commenter cet article