Cinq morts dans un mouvement de panique dans le Bas-Congo

Publié le par Cornelis Nlandu-Tsasa

  
Cinq morts dans un mouvement de panique dans le Bas-Congo
 
Kinshasa - Cinq personnes ont été tuées samedi, fauchées par un véhicule de la police qui tentait de s’échapper face à une menace des adeptes d’un mouvement politico-religieux dans la province du Bas-Congo, a-t-on appris dimanche de source policière.
«L’adjoint de l’inspecteur provincial de la police du Bas-Congo, qui rentrait d’une mission dans le territoire de Seke-Banza, s’est vu empêcher de continuer sa route devant une barrière dressée par des adeptes de Bundu dia Kongo», a affirmé le porte-parole de la police, le lieutenant Jacques Njondo.
«Face à la foule qui devenait menaçante, le commandant Dieudonné Odimba Okito a ordonné à son chauffeur de démarrer en trombe. Et c’est dans ce mouvement de panique que cinq personnes, dont un agent des services de renseignement ANR, ont été fauchées», a-t-il ajouté.
Bundu dia Kongo est un mouvement politico-religieux dont le chef spirituel, le député Ne Muanda Nsemi, est très actif à Seke-Banza, à environ 70 km au Nord-Ouest de Matadi, chef-lieu du Bas-Congo.
Des témoins ont indiqué que des coups de feu à balles réelles ont été tirés en l’air pour tenter de disperser les adeptes armés de pierres et de bâtons. Selon la police, l’inspecteur provincial adjoint a été blessé à l’oeil droit et un agent de la police grièvement blessé à la jambe. «Depuis ce matin (dimanche), aucun autre incident n’a été enregistré dans le secteur», a précisé le porte-parole de la police du Bas-Congo.
En janvier 2007, des échauffourées entre forces de l’ordre et adeptes de Bundu dia Kongo, suivies d'un véritable massacre de civils par l'armée régulière et les forces de l'ordre, parfois à l'arme lourde, avaient fait plus de cent morts dans quatre villes du Bas-Congo, selon le décompte de l’ONU.
 

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